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Va-t-on arriver à un accord de cessez-le-feu à Gaza ? « Depuis des mois, constate le New York Times, le Premier ministre israélien refuse de proposer un calendrier pour mettre fin à la guerre contre le Hamas, une position que ses détracteurs considèrent comme une tactique politique. Mais il a été mis sur sellette après l’annonce du président Biden, qui a présenté une proposition de trêve. (…) Une proposition qui comporte trois phases, précise le journal : des groupes d’otages seraient libérés en échange de centaines de prisonniers palestiniens, un cessez-le-feu temporaire (de 6 semaines) se transformerait en une cessation permanente des hostilités et un effort soutenu par la communauté internationale serait lancé pour reconstruire Gaza. »
Désormais, poursuit le New York Times, « Benyamin Netanyahu est au pied du mur » : d’un côté « pris en otage par les membres d’extrême droite de sa coalition gouvernementale, qui s’opposent à toute concession au Hamas et qui assurent sa survie politique. » De l’autre, confronté « aux partis d’opposition qui ont commencé à s’organiser pour tenter de renverser le gouvernement » et aux « familles des otages qui réclament un accord de cessez-le-feu immédiat. »
Bref, s’exclame encore le quotidien américain, « c’est l’heure de vérité pour Bibi… »
En effet, renchérit le Washington Post, « le plan de cessez-le-feu de Biden resserre l’étau politique autour de Netanyahu. (…) La pression politique s’accroît sur le Premier ministre israélien, alors que plus de 100 000 Israéliens ont envahi les rues de Tel-Aviv samedi soir pour lui demander d’accepter l’accord de cessez-le-feu à Gaza négocié par les États-Unis, tandis que les membres de sa coalition d’extrême droite ont menacé de faire tomber le gouvernement si une telle décision était prise. »
Beaucoup de détails à régler et des questions en suspens…D’après un conseiller du Premier ministre israélien, Ophir Falk, Israël aurait accepté le plan américain, « le décrivant toutefois comme imparfait et nécessitant beaucoup plus de travail. » C’est du moins ce qu’annonce le quotidien britannique Sunday Times, cité notamment par le quotidien libanais L’Orient-Le Jour. « Ce n’est pas un bon accord, mais nous souhaitons ardemment la libération des otages, de tous les otages », a affirmé Ophir Falk. « Il y a beaucoup de détails à régler », a-t-il ajouté, précisant que les conditions israéliennes, notamment « la libération des otages et la destruction du Hamas en tant qu’organisation terroriste génocidaire », n’avaient pas changé.
En tout cas, pointe le quotidien de gauche israélien Haaretz, beaucoup de questions dans ce projet d’accord restent en suspens… Et « sans un plan réaliste pour le “jour d’après", cette nouvelle proposition de libération des otages et d’établissement d’un cessez-le-feu a peu de chances d’aboutir. L’administration américaine ne peut pas se fier aux intentions et aux capacités du gouvernement israélien, qui a déjà démontré son inefficacité, estime Haaretz. Les États-Unis devraient compléter cet effort en modifiant leur politique à l’égard de l’Autorité palestinienne, en la reconnaissant comme l’entité légitime pour gouverner Gaza, et en faisant de cette reconnaissance une condition et une partie intégrante des négociations entre le Hamas et Israël, avec la médiation d’autres États. Une telle démarche nécessiterait la participation active du Qatar, de l’Égypte et d’autres États arabes pour faire pression sur le Hamas afin qu’il accepte la participation de l’Autorité palestinienne. »
Netanyahu bientôt devant le Congrès américainPour sa part, le Jerusalem Post, quotidien israélien proche du pouvoir, souligne que Benyamin Netanyahu va prochainement se rendre à Washington, à l’invitation du Congrès américain, pour s’exprimer devant les deux chambres. « Que va-t-il dire au Congrès, que va-t-il dire qu’il ne dira pas auparavant à Israël ? », s’interroge le journal. « Benyamin Netanyahu n’a pas accordé d’interview à un journaliste israélien depuis le 7 octobre et il n’a toujours pas présenté un aperçu clair de la direction prise par Israël dans la guerre, au-delà de la "victoire totale" sur le Hamas. Alors, ne doit-il pas réserver à ses concitoyens la primeur de nouvelles annonces ? » Et le Jerusalem Post de prévenir : « si le Premier ministre ne présente pas son plan pour le jour d’après avant d’embarquer pour Washington, il aura alors insulté tout un pays. »
By RFI4.2
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Va-t-on arriver à un accord de cessez-le-feu à Gaza ? « Depuis des mois, constate le New York Times, le Premier ministre israélien refuse de proposer un calendrier pour mettre fin à la guerre contre le Hamas, une position que ses détracteurs considèrent comme une tactique politique. Mais il a été mis sur sellette après l’annonce du président Biden, qui a présenté une proposition de trêve. (…) Une proposition qui comporte trois phases, précise le journal : des groupes d’otages seraient libérés en échange de centaines de prisonniers palestiniens, un cessez-le-feu temporaire (de 6 semaines) se transformerait en une cessation permanente des hostilités et un effort soutenu par la communauté internationale serait lancé pour reconstruire Gaza. »
Désormais, poursuit le New York Times, « Benyamin Netanyahu est au pied du mur » : d’un côté « pris en otage par les membres d’extrême droite de sa coalition gouvernementale, qui s’opposent à toute concession au Hamas et qui assurent sa survie politique. » De l’autre, confronté « aux partis d’opposition qui ont commencé à s’organiser pour tenter de renverser le gouvernement » et aux « familles des otages qui réclament un accord de cessez-le-feu immédiat. »
Bref, s’exclame encore le quotidien américain, « c’est l’heure de vérité pour Bibi… »
En effet, renchérit le Washington Post, « le plan de cessez-le-feu de Biden resserre l’étau politique autour de Netanyahu. (…) La pression politique s’accroît sur le Premier ministre israélien, alors que plus de 100 000 Israéliens ont envahi les rues de Tel-Aviv samedi soir pour lui demander d’accepter l’accord de cessez-le-feu à Gaza négocié par les États-Unis, tandis que les membres de sa coalition d’extrême droite ont menacé de faire tomber le gouvernement si une telle décision était prise. »
Beaucoup de détails à régler et des questions en suspens…D’après un conseiller du Premier ministre israélien, Ophir Falk, Israël aurait accepté le plan américain, « le décrivant toutefois comme imparfait et nécessitant beaucoup plus de travail. » C’est du moins ce qu’annonce le quotidien britannique Sunday Times, cité notamment par le quotidien libanais L’Orient-Le Jour. « Ce n’est pas un bon accord, mais nous souhaitons ardemment la libération des otages, de tous les otages », a affirmé Ophir Falk. « Il y a beaucoup de détails à régler », a-t-il ajouté, précisant que les conditions israéliennes, notamment « la libération des otages et la destruction du Hamas en tant qu’organisation terroriste génocidaire », n’avaient pas changé.
En tout cas, pointe le quotidien de gauche israélien Haaretz, beaucoup de questions dans ce projet d’accord restent en suspens… Et « sans un plan réaliste pour le “jour d’après", cette nouvelle proposition de libération des otages et d’établissement d’un cessez-le-feu a peu de chances d’aboutir. L’administration américaine ne peut pas se fier aux intentions et aux capacités du gouvernement israélien, qui a déjà démontré son inefficacité, estime Haaretz. Les États-Unis devraient compléter cet effort en modifiant leur politique à l’égard de l’Autorité palestinienne, en la reconnaissant comme l’entité légitime pour gouverner Gaza, et en faisant de cette reconnaissance une condition et une partie intégrante des négociations entre le Hamas et Israël, avec la médiation d’autres États. Une telle démarche nécessiterait la participation active du Qatar, de l’Égypte et d’autres États arabes pour faire pression sur le Hamas afin qu’il accepte la participation de l’Autorité palestinienne. »
Netanyahu bientôt devant le Congrès américainPour sa part, le Jerusalem Post, quotidien israélien proche du pouvoir, souligne que Benyamin Netanyahu va prochainement se rendre à Washington, à l’invitation du Congrès américain, pour s’exprimer devant les deux chambres. « Que va-t-il dire au Congrès, que va-t-il dire qu’il ne dira pas auparavant à Israël ? », s’interroge le journal. « Benyamin Netanyahu n’a pas accordé d’interview à un journaliste israélien depuis le 7 octobre et il n’a toujours pas présenté un aperçu clair de la direction prise par Israël dans la guerre, au-delà de la "victoire totale" sur le Hamas. Alors, ne doit-il pas réserver à ses concitoyens la primeur de nouvelles annonces ? » Et le Jerusalem Post de prévenir : « si le Premier ministre ne présente pas son plan pour le jour d’après avant d’embarquer pour Washington, il aura alors insulté tout un pays. »

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