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L'épidémie d'Ebola préoccupe la presse congolaise. Particulièrement les évènements survenus hier en Ituri, et que rapporte Le Potentiel qui fait état « de violences survenues dans un site de prise en charge de l’ONG Alima ». « Selon des sources sanitaires locales, explique le journal, les installations déployées par l’organisation humanitaire ont été incendiées par des individus en colère, forçant les autorités à placer le personnel médical sous protection militaire ».
Que s’est-il passé exactement ? « D’après les premiers éléments recueillis, les membres de la famille d’un patient considéré comme suspect ont tenté de récupérer le corps contre l’avis du personnel soignant. Malgré les protocoles stricts imposés pour limiter la propagation du virus, poursuit Le Potentiel, la tension est rapidement montée sur le site, provoquant une situation de chaos. Au cours des affrontements, six patients ont réussi à prendre la fuite, parmi lesquels trois cas confirmés et trois cas suspects. »
Une situation qui renforce l’inquiétude générale. « Les autorités sanitaires rappellent que la manipulation des dépouilles demeure l’un des principaux vecteurs de contamination lors des flambées d’Ebola, nous dit Le Potentiel. Dans plusieurs communautés touchées, ajoute le journal congolais, les résistances aux procédures d’enterrement sécurisé continuent de compliquer les efforts de riposte, alimentées par la méfiance envers les structures médicales et les rumeurs autour de la maladie. »
À lire aussiEbola en RDC: un incident éclate au centre de soins de Rwampara, deux tentes mises à feu
InsécuritéLa question de la sécurité, durant l’épidémie, préoccupe également Radio Okapi. « Les mesures de protection contre le virus Ebola peinent à être appliquées sur le terrain, explique la radio de l’ONU en RDC. Dans plusieurs véhicules de transport en commun, comme les bus ou sur les motos, l’entassement des passagers reste fréquent. Sur place, il s’observe un faible nombre de passagers portant des cache-nez et l’absence de dispositif de lavage des mains. »
Par ailleurs, les chauffeurs parlent « de mesures prises sans tenir compte de la réalité de leur travail ». L’un d’eux explique ainsi qu’on « leur demande de transporter seulement quatre personnes », « sans aucune mesure d’accompagnement pour alléger les taxes » face au manque à gagner.
Autre préoccupation, dont le Journal de Kinshasa se fait l’écho : « Les capacités d’accueil sont saturées en Ituri. À Mongbwalu, le manque de lit et de matériel freine la riposte contre Ebola. » « Les centres de prise en charge débordent et plusieurs malades restent confinés à domicile, augmentant le risque de contamination dans leur entourage », poursuit le Journal de Kinshasa. « Le centre de traitement Ebola promis pour renforcer la riposte n’a toujours pas ouvert ses portes. En attendant, les petites structures de santé locales, déjà affaiblies par des années de conflit, sont débordées face à l’arrivée continue de nouveaux cas ».
À lire aussiEbola en RDC: une cargaison de matériel de MSF en route pour l'Ituri
Prudence en OugandaFace à l’épidémie qui frappe la RDC, l’Ouganda voisin prend des mesures. « L’Ouganda suspend les déplacements à sa frontière avec la RDC et interdit les rassemblements de masse pour endiguer la menace d’Ebola », titre Le Monitor. Le journal ougandais précise que « le gouvernement a suspendu les vols directs entre l’Ouganda et la RDC. Par ailleurs, le transport frontalier de passagers et les services de ferry public sur le fleuve Semuliki sont interrompus pour une durée de quatre semaines. Le ministère de la Santé a toutefois précisé que le transport de marchandises et de biens essentiels pourra se poursuivre sans interruption », ajoute Le Monitor.
Des mesures ont également été prises sur le plan intérieur. « Des restrictions strictes sont appliquées dans les zones frontalières à haut risque. Le gouvernement a temporairement suspendu les marchés hebdomadaires dans les sous-comtés frontaliers, ainsi que les festivités culturelles qui attirent des foules importantes dans les districts situés le long de la frontière entre l’Ouganda et la RDC. »
À lire aussiEbola: en Ouganda, l'état d'alerte et une vigilance renforcée après la confirmation de deux cas
By RFI5
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L'épidémie d'Ebola préoccupe la presse congolaise. Particulièrement les évènements survenus hier en Ituri, et que rapporte Le Potentiel qui fait état « de violences survenues dans un site de prise en charge de l’ONG Alima ». « Selon des sources sanitaires locales, explique le journal, les installations déployées par l’organisation humanitaire ont été incendiées par des individus en colère, forçant les autorités à placer le personnel médical sous protection militaire ».
Que s’est-il passé exactement ? « D’après les premiers éléments recueillis, les membres de la famille d’un patient considéré comme suspect ont tenté de récupérer le corps contre l’avis du personnel soignant. Malgré les protocoles stricts imposés pour limiter la propagation du virus, poursuit Le Potentiel, la tension est rapidement montée sur le site, provoquant une situation de chaos. Au cours des affrontements, six patients ont réussi à prendre la fuite, parmi lesquels trois cas confirmés et trois cas suspects. »
Une situation qui renforce l’inquiétude générale. « Les autorités sanitaires rappellent que la manipulation des dépouilles demeure l’un des principaux vecteurs de contamination lors des flambées d’Ebola, nous dit Le Potentiel. Dans plusieurs communautés touchées, ajoute le journal congolais, les résistances aux procédures d’enterrement sécurisé continuent de compliquer les efforts de riposte, alimentées par la méfiance envers les structures médicales et les rumeurs autour de la maladie. »
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InsécuritéLa question de la sécurité, durant l’épidémie, préoccupe également Radio Okapi. « Les mesures de protection contre le virus Ebola peinent à être appliquées sur le terrain, explique la radio de l’ONU en RDC. Dans plusieurs véhicules de transport en commun, comme les bus ou sur les motos, l’entassement des passagers reste fréquent. Sur place, il s’observe un faible nombre de passagers portant des cache-nez et l’absence de dispositif de lavage des mains. »
Par ailleurs, les chauffeurs parlent « de mesures prises sans tenir compte de la réalité de leur travail ». L’un d’eux explique ainsi qu’on « leur demande de transporter seulement quatre personnes », « sans aucune mesure d’accompagnement pour alléger les taxes » face au manque à gagner.
Autre préoccupation, dont le Journal de Kinshasa se fait l’écho : « Les capacités d’accueil sont saturées en Ituri. À Mongbwalu, le manque de lit et de matériel freine la riposte contre Ebola. » « Les centres de prise en charge débordent et plusieurs malades restent confinés à domicile, augmentant le risque de contamination dans leur entourage », poursuit le Journal de Kinshasa. « Le centre de traitement Ebola promis pour renforcer la riposte n’a toujours pas ouvert ses portes. En attendant, les petites structures de santé locales, déjà affaiblies par des années de conflit, sont débordées face à l’arrivée continue de nouveaux cas ».
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Prudence en OugandaFace à l’épidémie qui frappe la RDC, l’Ouganda voisin prend des mesures. « L’Ouganda suspend les déplacements à sa frontière avec la RDC et interdit les rassemblements de masse pour endiguer la menace d’Ebola », titre Le Monitor. Le journal ougandais précise que « le gouvernement a suspendu les vols directs entre l’Ouganda et la RDC. Par ailleurs, le transport frontalier de passagers et les services de ferry public sur le fleuve Semuliki sont interrompus pour une durée de quatre semaines. Le ministère de la Santé a toutefois précisé que le transport de marchandises et de biens essentiels pourra se poursuivre sans interruption », ajoute Le Monitor.
Des mesures ont également été prises sur le plan intérieur. « Des restrictions strictes sont appliquées dans les zones frontalières à haut risque. Le gouvernement a temporairement suspendu les marchés hebdomadaires dans les sous-comtés frontaliers, ainsi que les festivités culturelles qui attirent des foules importantes dans les districts situés le long de la frontière entre l’Ouganda et la RDC. »
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