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« Le Premier ministre sénégalais Ousmane Sonko est arrivé [lundi] au Maroc pour une visite officielle de 48 heures. Un déplacement, pointe Jeune Afrique, sur fond de reproches mutuels et de menaces de sanctions, une semaine après la finale de la Coupe d’Afrique des nations 2025, qui pourraient peser sur les Lions de la Téranga à quelques mois du Mondial. »
En effet, précise le site panafricain, « malgré les propos apaisants tenus de part et d’autre, dans un contexte où le mélodrame final de la compétition a laissé des blessures encore à vif, cette visite d’Ousmane Sonko se déroule sous haute tension. Dimanche, le président de la Fédération sénégalaise de football, Abdoulaye Fall, a tenu des propos ouvertement hostiles à la fois au Maroc et à la CAF. »
Accusant notamment Rabat « d’exercer une influence majeure sur l’instance dirigeante du football africain », (…) « ces déclarations au vitriol n’ont pas manqué d’entraîner une réaction à la fois indirecte et vigoureuse, du côté marocain, à travers un communiqué du Club des avocats au Maroc. Celui-ci accuse le président de la Fédération sénégalaise d’avoir “franchi le seuil de la critique sportive pour s’aventurer sur le terrain de la calomnie institutionnelle“. »
Le Sénégal déclaré perdant par forfait ?En outre, relève le site Afrik.com, « les voix se multiplient dans le royaume chérifien pour réclamer une sanction radicale. Une sanction qui pourrait, si elle était appliquée, changer l’issue officielle du tournoi. Des juristes et des médias influents s’appuient (en effet) sur les articles 82 et 84 du règlement de la CAF, précise Afrik.com, pour exiger que le Sénégal soit déclaré perdant par forfait. Selon cette lecture stricte des textes, tout refus de reprendre le jeu ou abandon de terrain doit entraîner une disqualification immédiate et définitive de la compétition en cours. La Fédération royale marocaine de football a officiellement porté plainte, espérant transformer le chaos de la finale en une victoire administrative qui rendrait le trophée aux Lions de l’Atlas. »
Alors, prochaine étape dans les prochaines heures ou les prochains jours.
C’est en effet à partir d’aujourd’hui que la Commission de discipline de la CAF se penche sur le dossier. « La CAF, pointe le site marocain Le Desk, devra arbitrer entre le droit pur et la gestion politique d’une finale continentale. Le Sénégal devrait plaider l’absence d’arrêt définitif du match par l’arbitre, le retour effectif des joueurs sur la pelouse, la présence continue de Sadio Mané sur le terrain, ou encore des préoccupations liées à la sécurité. Des arguments fragiles avancés pour tenter d’atténuer la sanction, sans pour autant effacer l’infraction, estime Le Desk. (…) Soit la CAF affirme l’intangibilité de ses règles, au risque d’une sanction aux conséquences sportives historiques, soit elle privilégie une approche pragmatique, limitée à des sanctions financières et disciplinaires ciblées. Dans tous les cas, la finale du 18 janvier 2026 restera comme un cas d’école rappelant que, en droit sportif, la passion ne suspend jamais la règle. »
Une lourde sanction pour Pape Thiaw ?Que pourrait décider la Commission de discipline de la CAF ? Réponse du site Afrik-foot : « Potentiellement, les champions d’Afrique risquent jusqu’à une défaite sur tapis vert, une déchéance du titre ou encore une exclusion des deux prochaines CAN, comme évoqué côté marocain. Même si cela paraît peu probable, en dépit des condamnations émises par le président de la Fifa, Gianni Infantino. De ce fait, une amende de 300 000 dollars est fort plausible, affirme Afrik-foot, assortie de lourdes sanctions individuelles visant principalement le sélectionneur des Lions, Pape Thiaw. »
En tout cas, la visite au Maroc d’Ousmane Sonko tombe à pic. C’est ce que relève notamment Le Pays au Burkina : « Là où la passion du sport a entraîné des débordements et provoqué des lézardes dans l’édifice des relations entre les deux peuples, la diplomatie vient à point pour colmater les brèches. »
Reste à savoir si les déclarations d’apaisement de part et d’autre suffiront à évacuer les rancœurs. Et, surtout, reste à connaître les conclusions de la commission de discipline de la CAF…
By RFI5
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« Le Premier ministre sénégalais Ousmane Sonko est arrivé [lundi] au Maroc pour une visite officielle de 48 heures. Un déplacement, pointe Jeune Afrique, sur fond de reproches mutuels et de menaces de sanctions, une semaine après la finale de la Coupe d’Afrique des nations 2025, qui pourraient peser sur les Lions de la Téranga à quelques mois du Mondial. »
En effet, précise le site panafricain, « malgré les propos apaisants tenus de part et d’autre, dans un contexte où le mélodrame final de la compétition a laissé des blessures encore à vif, cette visite d’Ousmane Sonko se déroule sous haute tension. Dimanche, le président de la Fédération sénégalaise de football, Abdoulaye Fall, a tenu des propos ouvertement hostiles à la fois au Maroc et à la CAF. »
Accusant notamment Rabat « d’exercer une influence majeure sur l’instance dirigeante du football africain », (…) « ces déclarations au vitriol n’ont pas manqué d’entraîner une réaction à la fois indirecte et vigoureuse, du côté marocain, à travers un communiqué du Club des avocats au Maroc. Celui-ci accuse le président de la Fédération sénégalaise d’avoir “franchi le seuil de la critique sportive pour s’aventurer sur le terrain de la calomnie institutionnelle“. »
Le Sénégal déclaré perdant par forfait ?En outre, relève le site Afrik.com, « les voix se multiplient dans le royaume chérifien pour réclamer une sanction radicale. Une sanction qui pourrait, si elle était appliquée, changer l’issue officielle du tournoi. Des juristes et des médias influents s’appuient (en effet) sur les articles 82 et 84 du règlement de la CAF, précise Afrik.com, pour exiger que le Sénégal soit déclaré perdant par forfait. Selon cette lecture stricte des textes, tout refus de reprendre le jeu ou abandon de terrain doit entraîner une disqualification immédiate et définitive de la compétition en cours. La Fédération royale marocaine de football a officiellement porté plainte, espérant transformer le chaos de la finale en une victoire administrative qui rendrait le trophée aux Lions de l’Atlas. »
Alors, prochaine étape dans les prochaines heures ou les prochains jours.
C’est en effet à partir d’aujourd’hui que la Commission de discipline de la CAF se penche sur le dossier. « La CAF, pointe le site marocain Le Desk, devra arbitrer entre le droit pur et la gestion politique d’une finale continentale. Le Sénégal devrait plaider l’absence d’arrêt définitif du match par l’arbitre, le retour effectif des joueurs sur la pelouse, la présence continue de Sadio Mané sur le terrain, ou encore des préoccupations liées à la sécurité. Des arguments fragiles avancés pour tenter d’atténuer la sanction, sans pour autant effacer l’infraction, estime Le Desk. (…) Soit la CAF affirme l’intangibilité de ses règles, au risque d’une sanction aux conséquences sportives historiques, soit elle privilégie une approche pragmatique, limitée à des sanctions financières et disciplinaires ciblées. Dans tous les cas, la finale du 18 janvier 2026 restera comme un cas d’école rappelant que, en droit sportif, la passion ne suspend jamais la règle. »
Une lourde sanction pour Pape Thiaw ?Que pourrait décider la Commission de discipline de la CAF ? Réponse du site Afrik-foot : « Potentiellement, les champions d’Afrique risquent jusqu’à une défaite sur tapis vert, une déchéance du titre ou encore une exclusion des deux prochaines CAN, comme évoqué côté marocain. Même si cela paraît peu probable, en dépit des condamnations émises par le président de la Fifa, Gianni Infantino. De ce fait, une amende de 300 000 dollars est fort plausible, affirme Afrik-foot, assortie de lourdes sanctions individuelles visant principalement le sélectionneur des Lions, Pape Thiaw. »
En tout cas, la visite au Maroc d’Ousmane Sonko tombe à pic. C’est ce que relève notamment Le Pays au Burkina : « Là où la passion du sport a entraîné des débordements et provoqué des lézardes dans l’édifice des relations entre les deux peuples, la diplomatie vient à point pour colmater les brèches. »
Reste à savoir si les déclarations d’apaisement de part et d’autre suffiront à évacuer les rancœurs. Et, surtout, reste à connaître les conclusions de la commission de discipline de la CAF…

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