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C’est le journal Le Devoir, au Canada, qui nous rappelle qu’en 2015, le monde a découvert « la photo d’un bambin syrien de trois ans, vêtu d’un bermuda bleu et d’un t-shirt rouge, mort noyé, qui gît face contre terre sur le sable balayé par la mer ». « Une photo qui crève le cœur, tant elle est insoutenable », soupire le Devoir, selon lequel cette photo « a changé des millions de vies ». Le journal a interrogé Paul Clark, qui à l’époque était à la tête de l’organisation Action Réfugiés Montréal. Il est « catégorique ». Il y a eu « un avant » et « un après » la mort du petit garçon. Avant, « la moitié de la population ne savait pas ce qu’était un réfugié, et l’autre moitié était partagée entre ceux qui désiraient les accueillir et ceux qui n’en voulaient pas. »
Mais, le 3 septembre 2015, explique Paul Clark, « il y a eu un changement total de perception ». « Les médias voulaient savoir, le public voulait faire sa part (…) On recevait des appels de partout (…) Tout le monde voulait parrainer une famille syrienne ». Qu’en est-il dix ans plus tard ? A Montréal, le responsable du HCR, le Haut-Commissariat des Nations Unies pour les réfugiés reconnaît que « cet élan de solidarité s’est étiolé », il parle de « fatigue compassionnelle ». Les gens « sont empathiques », mais « ne passent pas à l’action ». Paul Clark, ancien responsable d’Action réfugiés Montréal constate, de son côté, que « les crises mondiales empirent. Et nous, on met encore plus de murs. Ça serait bon que ça change, sans qu’on ait besoin d’une autre photo ».
Interdiction d'aller à New YorkÀ la Une également, pas de visa pour les dirigeants de l’Autorité Palestinienne à l’ONU. Le Times Of Israël titre ce matin : « Les États-Unis annoncent qu’ils interdiront à Abbas de l’Autorité Palestinienne et à 80 autres responsables de participer à l’Assemblée Générale de Nations Unies » qui aura lieu en septembre à New York. Pourtant, remarque le quotidien israélien, « les États-Unis sont en principe tenus d’autoriser l’accès des diplomates étrangers au siège de l’ONU à New York » mais le département d’État américain accuse l’OLP et l’Autorité Palestinienne, d’être responsables (...) de la dégradation des perspectives de paix ».
Il y a un précédent, rappelle de son côté le Jerusalem Post : « En 1988, les États-Unis avaient refusé de délivrer un visa au chef de l’OLP Yasser Arafat. Cette année-là, l’assemblée générale des Nations Unies s’était réunie cette année-là à Genève, au lieu de New York, afin qu’il puisse s’exprimer ». A Londres, le Guardian estime « que cette mesure aligne davantage l’administration de Donald Trump sur le gouvernement de droite israélien, qui rejette catégoriquement la création d’un État palestinien », que plusieurs pays, dont la France, ont prévu de reconnaître à New York.
Mauvaise publicitéEnfin, en France, une information de Mediapart, pourrait mettre François Bayrou en difficulté. En effet, selon le journal en ligne, le premier ministre « a engagé pendant l’été des travaux de rénovation pour son bureau à Pau (ville dont il est le maire NDLR). Montant de la facture : 40 000 euros », selon les informations de Mediapart qui parle « d’une dépense politiquement inflammable en plein plan d’austérité et dans une commune où la dette a explosé, depuis qu’elle est dirigée par François Bayrou ». « Cette opération n’a fait l’objet d’aucune communication officielle », ajoute Mediapart, selon lequel « les travaux décidés par la mairie de Pau, auraient pour objet 'de redonner la splendeur' d’origine au bureau de François Bayrou », pour « la bagatelle », donc, de 40 000 euros. Une bien mauvaise publicité pour le Premier ministre qui, le 15 juillet dernier, estimait que « l’État et les collectivités locales » devaient « montrer l’exemple en réduisant leur train de vie », rappelle Mediapart.
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C’est le journal Le Devoir, au Canada, qui nous rappelle qu’en 2015, le monde a découvert « la photo d’un bambin syrien de trois ans, vêtu d’un bermuda bleu et d’un t-shirt rouge, mort noyé, qui gît face contre terre sur le sable balayé par la mer ». « Une photo qui crève le cœur, tant elle est insoutenable », soupire le Devoir, selon lequel cette photo « a changé des millions de vies ». Le journal a interrogé Paul Clark, qui à l’époque était à la tête de l’organisation Action Réfugiés Montréal. Il est « catégorique ». Il y a eu « un avant » et « un après » la mort du petit garçon. Avant, « la moitié de la population ne savait pas ce qu’était un réfugié, et l’autre moitié était partagée entre ceux qui désiraient les accueillir et ceux qui n’en voulaient pas. »
Mais, le 3 septembre 2015, explique Paul Clark, « il y a eu un changement total de perception ». « Les médias voulaient savoir, le public voulait faire sa part (…) On recevait des appels de partout (…) Tout le monde voulait parrainer une famille syrienne ». Qu’en est-il dix ans plus tard ? A Montréal, le responsable du HCR, le Haut-Commissariat des Nations Unies pour les réfugiés reconnaît que « cet élan de solidarité s’est étiolé », il parle de « fatigue compassionnelle ». Les gens « sont empathiques », mais « ne passent pas à l’action ». Paul Clark, ancien responsable d’Action réfugiés Montréal constate, de son côté, que « les crises mondiales empirent. Et nous, on met encore plus de murs. Ça serait bon que ça change, sans qu’on ait besoin d’une autre photo ».
Interdiction d'aller à New YorkÀ la Une également, pas de visa pour les dirigeants de l’Autorité Palestinienne à l’ONU. Le Times Of Israël titre ce matin : « Les États-Unis annoncent qu’ils interdiront à Abbas de l’Autorité Palestinienne et à 80 autres responsables de participer à l’Assemblée Générale de Nations Unies » qui aura lieu en septembre à New York. Pourtant, remarque le quotidien israélien, « les États-Unis sont en principe tenus d’autoriser l’accès des diplomates étrangers au siège de l’ONU à New York » mais le département d’État américain accuse l’OLP et l’Autorité Palestinienne, d’être responsables (...) de la dégradation des perspectives de paix ».
Il y a un précédent, rappelle de son côté le Jerusalem Post : « En 1988, les États-Unis avaient refusé de délivrer un visa au chef de l’OLP Yasser Arafat. Cette année-là, l’assemblée générale des Nations Unies s’était réunie cette année-là à Genève, au lieu de New York, afin qu’il puisse s’exprimer ». A Londres, le Guardian estime « que cette mesure aligne davantage l’administration de Donald Trump sur le gouvernement de droite israélien, qui rejette catégoriquement la création d’un État palestinien », que plusieurs pays, dont la France, ont prévu de reconnaître à New York.
Mauvaise publicitéEnfin, en France, une information de Mediapart, pourrait mettre François Bayrou en difficulté. En effet, selon le journal en ligne, le premier ministre « a engagé pendant l’été des travaux de rénovation pour son bureau à Pau (ville dont il est le maire NDLR). Montant de la facture : 40 000 euros », selon les informations de Mediapart qui parle « d’une dépense politiquement inflammable en plein plan d’austérité et dans une commune où la dette a explosé, depuis qu’elle est dirigée par François Bayrou ». « Cette opération n’a fait l’objet d’aucune communication officielle », ajoute Mediapart, selon lequel « les travaux décidés par la mairie de Pau, auraient pour objet 'de redonner la splendeur' d’origine au bureau de François Bayrou », pour « la bagatelle », donc, de 40 000 euros. Une bien mauvaise publicité pour le Premier ministre qui, le 15 juillet dernier, estimait que « l’État et les collectivités locales » devaient « montrer l’exemple en réduisant leur train de vie », rappelle Mediapart.
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