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L’aéroport stratégique de Kisangani, grande ville du nord-est de la RDC, a été ciblé ce week-end par une attaque de drones kamikazes. Huit d’entre eux ont pu être abattus. L’attaque n’a pas été revendiquée mais les autorités locales accusent le M23 et Kigali d’en être à l’origine.
Que cherchent le Rwanda et le mouvement rebelle ? Pour Ledjely à Conakry, « loin de chercher une véritable désescalade, ils semblent plutôt engagés dans une stratégie visant à affaiblir méthodiquement les capacités militaires du camp adverse. Le choix de cibler l’aéroport de Kisangani n’a, à cet égard, rien d’anodin. Cette infrastructure constitue un maillon stratégique essentiel dans le dispositif de riposte des autorités congolaises. C’est notamment depuis cette plateforme que décollent les aéronefs et les avions de chasse utilisés par les forces armées de la RDC pour frapper les positions tenues par les rebelles soutenus par le Rwanda. »
Et « le fait qu’un mouvement rebelle soit en mesure de se procurer et de déployer des drones kamikazes est très inquiétant, souligne encore Ledjely. Cette évolution marque un saut qualitatif préoccupant dans l’arsenal du M23 et révèle l’ampleur des soutiens dont il bénéficie. Elle en dit long sur les ambitions de l’ennemi auquel le président Félix Tshisekedi est confronté et sur la complexité croissante du conflit. »
Le retour de la diplomatie continentale ?Sur le plan diplomatique, « c’est le grand flou », s’exclame Afrikarabia. « Aux abonnés absents depuis l’échec des processus de paix de Nairobi et Luanda, l’Union africaine et l’Angola font de nouveau entendre leur voix dans la crise congolaise. »
Pour le site spécialisé sur la RDC, « ce retour de l’Afrique dans le conflit qui secoue l’Est de la RDC signe d’abord les échecs des processus de paix de Washington entre la RDC et le Rwanda, et de celui de Doha entre le gouvernement congolais et les rebelles de l’AFC/M23. La situation militaire s’est largement dégradée sur le terrain avec la prise d’Uvira par la rébellion en décembre, même si le M23 s’est récemment retiré de la deuxième ville du Sud-Kivu. Le come-back de l’Angola et de l’Union africaine sonne aussi comme un retour à la case départ. Dos au mur et sans solution militaire, constate Afrikarabia, Félix Tshisekedi a donc décidé de relancer ses “frères africains“ pour tenter de peser à nouveau sur les rebelles et leur soutien rwandais. »
Contrats tous azimuts !Le président congolais qui joue également les VRP, « avec dans ses valises de juteux contrats miniers. » C’est ce que relève Aujourd’hui à Ouagadougou. « Première escale hier : les Emirats Arabes Unis, avec un contrat sur l’exploitation d’or. Et deuxième séjour aux États-Unis demain pour ressusciter l’accord mort-né de décembre dernier qui devait faire taire les armes. » Et pour réactiver les contrats miniers qui allaient de pair…
En effet, à Washington, Félix Tshisekedi devrait retrouver ses homologues kenyan et guinéen pour un sommet sur les ressources stratégiques.
L’ogre américain…Commentaire du quotidien Le Pays, toujours au Burkina Faso : « la présence de pays africains à ce sommet de Washington est bien la preuve que dans la “merde“, il y a aussi de bonnes choses à tirer (référence à la fameuse phrase de Donald Trump qualifiant les nations du continent de “pays de merde“). Et ce n’est pas Donald Trump qui dira le contraire, poursuit le quotidien burkinabé. Lui qui conditionne son aide à la sécurisation de l’Est de la RDC, contre une facilité d’accès de son pays aux minerais rares de ce vaste pays d’Afrique centrale. »
Reste à savoir maintenant, pointe encore Le Pays, « si la RDC, le Kenya et la Guinée sauront défendre leurs intérêts devant l’ogre américain. La question est d’autant plus fondée que l’Afrique a souvent souffert du déséquilibre des accords dans ses rapports de coopération avec les pays occidentaux. Et quand, dans le meilleur des cas, le continent noir ne se retrouve pas avec la portion congrue du gâteau, c’est souvent pour assister, impuissant, au pillage de ses ressources naturelles par les grandes puissances. »
En tout cas, pour en revenir à la RDC, cette tournée de Félix Tshikekedi aux Emirats Arabes Unis et aux États-Unis, « montre sa volonté de transformer le conflit à l’Est en une lutte pour la souveraineté économique. » C’est ce que souligne Afrik.com : « en renforçant les liens directs avec les destinations finales de ses richesses naturelles, le pouvoir congolais mise sur la diplomatie commerciale. L’objectif, pointe le site panafricain, est d’affaiblir les réseaux de financement des groupes armés. Cette stratégie vise aussi à stabiliser durablement les frontières tout en développant l’économie nationale. »
By RFI5
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L’aéroport stratégique de Kisangani, grande ville du nord-est de la RDC, a été ciblé ce week-end par une attaque de drones kamikazes. Huit d’entre eux ont pu être abattus. L’attaque n’a pas été revendiquée mais les autorités locales accusent le M23 et Kigali d’en être à l’origine.
Que cherchent le Rwanda et le mouvement rebelle ? Pour Ledjely à Conakry, « loin de chercher une véritable désescalade, ils semblent plutôt engagés dans une stratégie visant à affaiblir méthodiquement les capacités militaires du camp adverse. Le choix de cibler l’aéroport de Kisangani n’a, à cet égard, rien d’anodin. Cette infrastructure constitue un maillon stratégique essentiel dans le dispositif de riposte des autorités congolaises. C’est notamment depuis cette plateforme que décollent les aéronefs et les avions de chasse utilisés par les forces armées de la RDC pour frapper les positions tenues par les rebelles soutenus par le Rwanda. »
Et « le fait qu’un mouvement rebelle soit en mesure de se procurer et de déployer des drones kamikazes est très inquiétant, souligne encore Ledjely. Cette évolution marque un saut qualitatif préoccupant dans l’arsenal du M23 et révèle l’ampleur des soutiens dont il bénéficie. Elle en dit long sur les ambitions de l’ennemi auquel le président Félix Tshisekedi est confronté et sur la complexité croissante du conflit. »
Le retour de la diplomatie continentale ?Sur le plan diplomatique, « c’est le grand flou », s’exclame Afrikarabia. « Aux abonnés absents depuis l’échec des processus de paix de Nairobi et Luanda, l’Union africaine et l’Angola font de nouveau entendre leur voix dans la crise congolaise. »
Pour le site spécialisé sur la RDC, « ce retour de l’Afrique dans le conflit qui secoue l’Est de la RDC signe d’abord les échecs des processus de paix de Washington entre la RDC et le Rwanda, et de celui de Doha entre le gouvernement congolais et les rebelles de l’AFC/M23. La situation militaire s’est largement dégradée sur le terrain avec la prise d’Uvira par la rébellion en décembre, même si le M23 s’est récemment retiré de la deuxième ville du Sud-Kivu. Le come-back de l’Angola et de l’Union africaine sonne aussi comme un retour à la case départ. Dos au mur et sans solution militaire, constate Afrikarabia, Félix Tshisekedi a donc décidé de relancer ses “frères africains“ pour tenter de peser à nouveau sur les rebelles et leur soutien rwandais. »
Contrats tous azimuts !Le président congolais qui joue également les VRP, « avec dans ses valises de juteux contrats miniers. » C’est ce que relève Aujourd’hui à Ouagadougou. « Première escale hier : les Emirats Arabes Unis, avec un contrat sur l’exploitation d’or. Et deuxième séjour aux États-Unis demain pour ressusciter l’accord mort-né de décembre dernier qui devait faire taire les armes. » Et pour réactiver les contrats miniers qui allaient de pair…
En effet, à Washington, Félix Tshisekedi devrait retrouver ses homologues kenyan et guinéen pour un sommet sur les ressources stratégiques.
L’ogre américain…Commentaire du quotidien Le Pays, toujours au Burkina Faso : « la présence de pays africains à ce sommet de Washington est bien la preuve que dans la “merde“, il y a aussi de bonnes choses à tirer (référence à la fameuse phrase de Donald Trump qualifiant les nations du continent de “pays de merde“). Et ce n’est pas Donald Trump qui dira le contraire, poursuit le quotidien burkinabé. Lui qui conditionne son aide à la sécurisation de l’Est de la RDC, contre une facilité d’accès de son pays aux minerais rares de ce vaste pays d’Afrique centrale. »
Reste à savoir maintenant, pointe encore Le Pays, « si la RDC, le Kenya et la Guinée sauront défendre leurs intérêts devant l’ogre américain. La question est d’autant plus fondée que l’Afrique a souvent souffert du déséquilibre des accords dans ses rapports de coopération avec les pays occidentaux. Et quand, dans le meilleur des cas, le continent noir ne se retrouve pas avec la portion congrue du gâteau, c’est souvent pour assister, impuissant, au pillage de ses ressources naturelles par les grandes puissances. »
En tout cas, pour en revenir à la RDC, cette tournée de Félix Tshikekedi aux Emirats Arabes Unis et aux États-Unis, « montre sa volonté de transformer le conflit à l’Est en une lutte pour la souveraineté économique. » C’est ce que souligne Afrik.com : « en renforçant les liens directs avec les destinations finales de ses richesses naturelles, le pouvoir congolais mise sur la diplomatie commerciale. L’objectif, pointe le site panafricain, est d’affaiblir les réseaux de financement des groupes armés. Cette stratégie vise aussi à stabiliser durablement les frontières tout en développant l’économie nationale. »

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