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Or


C’était sa première grande interview télévisée sur CNN, en tant que candidate démocrate à la présidentielle américaine. Mais une semaine après avoir célébré son investiture à Chicago, Kamala Harris a moins convaincu une partie de la presse internationale.
Elle n'a « pas fait beaucoup de propositions concrètes », reconnaît le New York Times. Le quotidien américain estime qu'elle « s'est montrée méthodique et peu encline à prendre des risques ». « Pour sa première interview, Kamala Harris a vaincu sans péril », titre Le Temps. Le journal suisse regrette un entretien « rapidement complaisant », « qui a peu testé la vice-présidente » américaine, assise aux côtés de son colistier Tim Walz. Défense du bilan de Joe Biden, mesures économiques pour la classe moyenne, cessez-le-feu dans la bande de Gaza… Peu de nouvelles annonces si ce n'est, comme le titre le Washington Post, que Kamala Harris envisage de nommer un élu républicain dans son cabinet si elle est gagne l’élection. Elle « pioche dans le sac à malice d'Obama », remarque Der Spiegel en Allemagne, puisque l'ancien président américain avait déjà nommé des membres du camp adverse dans son cabinet.
« Seule révélation de la soirée », ironise Le Temps : « la vice-présidente faisait des pancakes et du bacon, quand elle a reçu un coup de fil de Joe Biden » pour lui annoncer qu'il renonçait. Bref, elle s'est comportée, selon le New York Times, « comme une tête de série dans les premiers tours du tournoi de tennis de l'US Open, en essayant de conserver son service, de survivre et de passer au tour suivant ». Le tour suivant, ce sera le débat face à Donald Trump, le 10 septembre. Son adversaire républicain n'a d’ailleurs pas manqué de réagir à l'interview de Kamala Harris, en estimant que c'était « ennuyeux ».
Emmanuel Macron en Serbie pour vendre des avions de combat
Le président français « vend des avions Rafale à la Serbie, en espérant faire rompre Belgrade avec Moscou », écrit Le Monde. En déplacement dans ce pays traditionnellement proche de la Russie, Emmanuel Macron a salué un « accord historique » et un « changement stratégique » pour la Serbie, qui s'est engagée à débourser près de trois milliards d'euros pour ce contrat. Cette vente, selon Le Monde, « correspond en réalité à un pari de la part de la diplomatie française qui assure que cela peut permettre "d’arrimer" ce pays de près de 6,7 millions d’habitants à l’Union européenne, alors que les négociations d’adhésion patinent depuis des années. » Le journal français rappelle aussi qu’Aleksandar Vucic, le président serbe, a pris ses distances avec la Russie depuis le début de la guerre en Ukraine : Belgrade a notamment voté plusieurs résolutions des Nations unies pour condamner l'invasion russe. Mais le président serbe, tempère Le Monde, laisse tout de même « les médias contrôlés par le pouvoir diffuser la propagande prorusse », sans réellement essayer de « convaincre son opinion qu'il faut rompre avec Moscou ».
Toujours pas de chef de gouvernement en France
« Face à une scène politique balkanisée en France, Emmanuel Macron file en Serbie » : c'est ce que titre Libération, en rappelant que le président de la République est parti à l'étranger sans avoir nommé de nouveau chef de gouvernement. Il pourrait se décider d'ici ce dimanche 1ᵉʳ septembre, d'après Libération, qui écrit que les ministres démissionnaires, eux, « ont renoncé à glaner des informations ». « Certains ont hâte d'être enfin délivrés, d'autres se prennent à rêver de rempiler ». L'éventuelle nomination du socialiste Bernard Cazeneuve n’est pas écartée par Libération, mais cette hypothèse « divise la gauche », selon Le Figaro. L'ancien Premier ministre de François Hollande aurait « très envie d'aller à Matignon », d’après l'un de ses proches, cité par le quotidien. Sauf que son nom « crispe » les Insoumis et les Écologistes. À l'université d'été du Parti socialiste, à Blois, dans le centre de la France, la question divise aussi les militants, raconte Le Parisien dans un reportage. Certains continuent de défendre Lucie Castets, la candidate initialement désignée par le Nouveau Front populaire. D'autres, en revanche, pensent que le PS doit « mettre de l'eau dans son vin » pour sortir de « l'impasse ». « La nomination de Bernard Cazeneuve pourrait, conclue Le Figaro, permettre au président de fractionner une gauche qui, tant qu’elle est unie, handicape son camp. »
By RFI4.2
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C’était sa première grande interview télévisée sur CNN, en tant que candidate démocrate à la présidentielle américaine. Mais une semaine après avoir célébré son investiture à Chicago, Kamala Harris a moins convaincu une partie de la presse internationale.
Elle n'a « pas fait beaucoup de propositions concrètes », reconnaît le New York Times. Le quotidien américain estime qu'elle « s'est montrée méthodique et peu encline à prendre des risques ». « Pour sa première interview, Kamala Harris a vaincu sans péril », titre Le Temps. Le journal suisse regrette un entretien « rapidement complaisant », « qui a peu testé la vice-présidente » américaine, assise aux côtés de son colistier Tim Walz. Défense du bilan de Joe Biden, mesures économiques pour la classe moyenne, cessez-le-feu dans la bande de Gaza… Peu de nouvelles annonces si ce n'est, comme le titre le Washington Post, que Kamala Harris envisage de nommer un élu républicain dans son cabinet si elle est gagne l’élection. Elle « pioche dans le sac à malice d'Obama », remarque Der Spiegel en Allemagne, puisque l'ancien président américain avait déjà nommé des membres du camp adverse dans son cabinet.
« Seule révélation de la soirée », ironise Le Temps : « la vice-présidente faisait des pancakes et du bacon, quand elle a reçu un coup de fil de Joe Biden » pour lui annoncer qu'il renonçait. Bref, elle s'est comportée, selon le New York Times, « comme une tête de série dans les premiers tours du tournoi de tennis de l'US Open, en essayant de conserver son service, de survivre et de passer au tour suivant ». Le tour suivant, ce sera le débat face à Donald Trump, le 10 septembre. Son adversaire républicain n'a d’ailleurs pas manqué de réagir à l'interview de Kamala Harris, en estimant que c'était « ennuyeux ».
Emmanuel Macron en Serbie pour vendre des avions de combat
Le président français « vend des avions Rafale à la Serbie, en espérant faire rompre Belgrade avec Moscou », écrit Le Monde. En déplacement dans ce pays traditionnellement proche de la Russie, Emmanuel Macron a salué un « accord historique » et un « changement stratégique » pour la Serbie, qui s'est engagée à débourser près de trois milliards d'euros pour ce contrat. Cette vente, selon Le Monde, « correspond en réalité à un pari de la part de la diplomatie française qui assure que cela peut permettre "d’arrimer" ce pays de près de 6,7 millions d’habitants à l’Union européenne, alors que les négociations d’adhésion patinent depuis des années. » Le journal français rappelle aussi qu’Aleksandar Vucic, le président serbe, a pris ses distances avec la Russie depuis le début de la guerre en Ukraine : Belgrade a notamment voté plusieurs résolutions des Nations unies pour condamner l'invasion russe. Mais le président serbe, tempère Le Monde, laisse tout de même « les médias contrôlés par le pouvoir diffuser la propagande prorusse », sans réellement essayer de « convaincre son opinion qu'il faut rompre avec Moscou ».
Toujours pas de chef de gouvernement en France
« Face à une scène politique balkanisée en France, Emmanuel Macron file en Serbie » : c'est ce que titre Libération, en rappelant que le président de la République est parti à l'étranger sans avoir nommé de nouveau chef de gouvernement. Il pourrait se décider d'ici ce dimanche 1ᵉʳ septembre, d'après Libération, qui écrit que les ministres démissionnaires, eux, « ont renoncé à glaner des informations ». « Certains ont hâte d'être enfin délivrés, d'autres se prennent à rêver de rempiler ». L'éventuelle nomination du socialiste Bernard Cazeneuve n’est pas écartée par Libération, mais cette hypothèse « divise la gauche », selon Le Figaro. L'ancien Premier ministre de François Hollande aurait « très envie d'aller à Matignon », d’après l'un de ses proches, cité par le quotidien. Sauf que son nom « crispe » les Insoumis et les Écologistes. À l'université d'été du Parti socialiste, à Blois, dans le centre de la France, la question divise aussi les militants, raconte Le Parisien dans un reportage. Certains continuent de défendre Lucie Castets, la candidate initialement désignée par le Nouveau Front populaire. D'autres, en revanche, pensent que le PS doit « mettre de l'eau dans son vin » pour sortir de « l'impasse ». « La nomination de Bernard Cazeneuve pourrait, conclue Le Figaro, permettre au président de fractionner une gauche qui, tant qu’elle est unie, handicape son camp. »

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