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En France, la gauche, unie avant les législatives, est arrivée en tête du scrutin, mais, désunie après, elle n’arrive pas à s’entendre sur le nom d’un Premier ministre…
Le Temps à Genève dresse ce constat sans concession : « alors que toute la gauche promettait un nom pour vendredi passé, puis pour le week-end, force est de constater, plus d’une semaine après les résultats du second tour, que les tensions sont de plus en plus visibles et explicitement exprimées. Le spectacle, un véritable feuilleton sans fin, digne de Dallas, donne un aperçu peu rassurant de ce à quoi pourrait ressembler le quotidien d’un gouvernement NFP. D’autant, relève le quotidien suisse, que l’on parle là d’un premier ministre qui n’aura de toute façon que peu de chances d’être nommé par Emmanuel Macron. Et s’il est nommé, de survivre aux motions de censure promises par certains macronistes si le moindre ministre Insoumis figure au gouvernement. Une intransigeance qui pourrait bien pousser les plus modérés du NFP dans les bras d’une autre alliance, plus centriste et dominée par les macronistes, pointe encore Le Temps. Ce que le président semble souhaiter, mais qui pourrait passer pour une trahison d’un vote des Français qui n’était clairement pas majoritairement macroniste. »
Trop tard ?Bref, « la gauche est dans l’impasse » et « la Macronie avance ses pions », pointe Le Soir à Bruxelles. « Plus les jours passent, et plus la gauche perd la main. Car le camp présidentiel ne perd pas de temps pour tenter de bâtir soit une coalition avec la droite, soit une équipe plus large qui inclurait des socio-démocrates en rupture avec Jean-Luc Mélenchon. »
« La gauche va-t-elle sortir du brouillard ? », s’interroge Libération à Paris. D’autres noms de premier-ministrables sont sortis du chapeau hier : Laurence Tubiana, ex-ambassadrice pour les négociations de la COP21 de Paris ou encore Cécile Duflot, ex-ministre écologiste du Logement et ancienne patronne des Verts, désormais présidente d’Oxfam France. « Mais, soupire Libération, après une semaine de discussions âpres et le spectacle d’une gauche incapable de se mettre d’accord, beaucoup se demandent si ce n’est pas déjà trop tard. »
Trump sur orbite…Donald Trump une nouvelle fois à la Une de la presse américaine… Deux jours après l’attentat qui a failli lui coûter la vie, le candidat républicain est arrivé à la Convention de son parti, hier à Milwaukee, avec l’oreille bandée, et sous les acclamations de ses partisans. Sans surprise, Donald Trump devrait être officiellement investi. Finalement, remarque le Wall Street Journal, « cette convention républicaine ressemblera davantage à un couronnement qu’à une nomination, avec un Donald Trump, martyr blessé dans la lutte contre la guerre légale des démocrates. Cela ouvre la voie à un nouveau et puissant thème de campagne : Donald Trump lutte (désormais) contre un “climat de haine et de division“ (ce sont ses propres termes). Les démocrates ont perdu le fond de leur discours. »
Pour le Washington Post, « Donald Trump n’a jamais été aussi proche de retourner à la Maison Blanche, où il a promis d’être un dictateur dès le premier jour, d’expulser des millions d'immigrés sans papiers, d’éradiquer le soi-disant “État profond“. » Et pendant ce temps, « l’ambiance est morose au sein du parti démocrate, où l’observe la trajectoire ascendante de Trump, alors que celle de Biden ne fait que décliner. »
Tenir trois mois et demi…En tout cas, pointe Le Figaro à Paris, « si, après avoir échappé à la mort, Trump renonce à la violence politique pour ne pas céder à Biden le rôle de “guérisseur de la nation“, il deviendra inattaquable sur le terrain des valeurs démocratiques. Cette transformation, si elle est sincère, le rendrait imbattable. Mais Donald Trump devra tenir trois mois et demi en empêchant son naturel de revenir au galop. La tâche sera d’autant plus ardue, relève encore Le Figaro, qu’il a purgé le parti Républicain de tous les conservateurs bon teint pour les remplacer par des trumpistes convaincus. Son candidat à la vice-présidence, J.D. Vance, a embrassé la thèse complotiste anti-Biden à propos de la tentative d’assassinat. Et lui-même se moquait récemment encore du mari de Nancy Pelosi… attaqué à coups de marteau à la tête par un de ses partisans fanatisés. C’est dire s’il reste du chemin. »
By RFI4.2
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En France, la gauche, unie avant les législatives, est arrivée en tête du scrutin, mais, désunie après, elle n’arrive pas à s’entendre sur le nom d’un Premier ministre…
Le Temps à Genève dresse ce constat sans concession : « alors que toute la gauche promettait un nom pour vendredi passé, puis pour le week-end, force est de constater, plus d’une semaine après les résultats du second tour, que les tensions sont de plus en plus visibles et explicitement exprimées. Le spectacle, un véritable feuilleton sans fin, digne de Dallas, donne un aperçu peu rassurant de ce à quoi pourrait ressembler le quotidien d’un gouvernement NFP. D’autant, relève le quotidien suisse, que l’on parle là d’un premier ministre qui n’aura de toute façon que peu de chances d’être nommé par Emmanuel Macron. Et s’il est nommé, de survivre aux motions de censure promises par certains macronistes si le moindre ministre Insoumis figure au gouvernement. Une intransigeance qui pourrait bien pousser les plus modérés du NFP dans les bras d’une autre alliance, plus centriste et dominée par les macronistes, pointe encore Le Temps. Ce que le président semble souhaiter, mais qui pourrait passer pour une trahison d’un vote des Français qui n’était clairement pas majoritairement macroniste. »
Trop tard ?Bref, « la gauche est dans l’impasse » et « la Macronie avance ses pions », pointe Le Soir à Bruxelles. « Plus les jours passent, et plus la gauche perd la main. Car le camp présidentiel ne perd pas de temps pour tenter de bâtir soit une coalition avec la droite, soit une équipe plus large qui inclurait des socio-démocrates en rupture avec Jean-Luc Mélenchon. »
« La gauche va-t-elle sortir du brouillard ? », s’interroge Libération à Paris. D’autres noms de premier-ministrables sont sortis du chapeau hier : Laurence Tubiana, ex-ambassadrice pour les négociations de la COP21 de Paris ou encore Cécile Duflot, ex-ministre écologiste du Logement et ancienne patronne des Verts, désormais présidente d’Oxfam France. « Mais, soupire Libération, après une semaine de discussions âpres et le spectacle d’une gauche incapable de se mettre d’accord, beaucoup se demandent si ce n’est pas déjà trop tard. »
Trump sur orbite…Donald Trump une nouvelle fois à la Une de la presse américaine… Deux jours après l’attentat qui a failli lui coûter la vie, le candidat républicain est arrivé à la Convention de son parti, hier à Milwaukee, avec l’oreille bandée, et sous les acclamations de ses partisans. Sans surprise, Donald Trump devrait être officiellement investi. Finalement, remarque le Wall Street Journal, « cette convention républicaine ressemblera davantage à un couronnement qu’à une nomination, avec un Donald Trump, martyr blessé dans la lutte contre la guerre légale des démocrates. Cela ouvre la voie à un nouveau et puissant thème de campagne : Donald Trump lutte (désormais) contre un “climat de haine et de division“ (ce sont ses propres termes). Les démocrates ont perdu le fond de leur discours. »
Pour le Washington Post, « Donald Trump n’a jamais été aussi proche de retourner à la Maison Blanche, où il a promis d’être un dictateur dès le premier jour, d’expulser des millions d'immigrés sans papiers, d’éradiquer le soi-disant “État profond“. » Et pendant ce temps, « l’ambiance est morose au sein du parti démocrate, où l’observe la trajectoire ascendante de Trump, alors que celle de Biden ne fait que décliner. »
Tenir trois mois et demi…En tout cas, pointe Le Figaro à Paris, « si, après avoir échappé à la mort, Trump renonce à la violence politique pour ne pas céder à Biden le rôle de “guérisseur de la nation“, il deviendra inattaquable sur le terrain des valeurs démocratiques. Cette transformation, si elle est sincère, le rendrait imbattable. Mais Donald Trump devra tenir trois mois et demi en empêchant son naturel de revenir au galop. La tâche sera d’autant plus ardue, relève encore Le Figaro, qu’il a purgé le parti Républicain de tous les conservateurs bon teint pour les remplacer par des trumpistes convaincus. Son candidat à la vice-présidence, J.D. Vance, a embrassé la thèse complotiste anti-Biden à propos de la tentative d’assassinat. Et lui-même se moquait récemment encore du mari de Nancy Pelosi… attaqué à coups de marteau à la tête par un de ses partisans fanatisés. C’est dire s’il reste du chemin. »

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