
Sign up to save your podcasts
Or


« Israël accule le Hezbollah à la capitulation ou… la guerre totale », s'exclame d'entrée de jeu l'Orient-Le Jour. « Plus rien ne sera désormais comme avant », constate le quotidien francophone libanais. Car « en bombardant avec cette intensité la banlieue Sud (...) ce qui pourrait avoir fait des centaines de morts, Israël fait le choix d'une guerre totale avec le Hezbollah. En ciblant son secrétaire général, Hassan Nasrallah, dont le sort est encore inconnu, il démontre qu’il n’a plus aucune limite dans sa volonté d’écraser la formation pro-iranienne ».
L'Orient-Le Jour ajoute que « les inconnues sont encore très nombreuses à l'heure qu'il est, mais qu'il paraît très difficile d'envisager un scénario où le Hezbollah ne réponde pas avec force à cette attaque ».
La tactique du HezbollahToutefois, cette éventuelle contre-attaque fait débat. En Allemagne, die Welt se demande « pourquoi le Hezbollah ne lance pas une attaque majeure contre Israël ». « La milice aurait, dit-il, pu depuis longtemps mener des attaques à grande échelle avec des centaines de roquettes et des essaims de drones contre le "régime sioniste" détesté, submergeant ainsi les défenses aériennes d'Israël ». « Mais », estime le quotidien allemand, « ce n’est pas la tactique du Hezbollah. Elle se base sur le comportement de l’adversaire et recherche un équilibre de dissuasion ».
« Quant à l'Iran », assure die Welt, « il semble actuellement vouloir éviter la confrontation avec Israël et l'Occident. La situation économique du pays est catastrophique, et le mécontentement des Iraniens grandit face à la brutalité croissante du régime ».
La détermination d'IsraëlIsraël semble en revanche prêt à continuer sur sa lancée. « Si vous nous frappez, nous vous frapperons », a lancé le Premier ministre israélien Benyamin Netanyahou à l'Iran, depuis la tribune de l'Assemblée générale des Nations Unies. « Il n'y a aucun endroit en Iran, que le long bras d'Israël ne peut atteindre », a ajouté le Premier ministre israélien. Des propos repris par le journal canadien le Devoir, ou encore le quotidien brésilien O Globo. « Israël fait peut-être le calcul qu’un coup aussi sévère entraînera le Hezbollah et son parrain iranien à arrêter cette guerre, indépendamment de ce qui se passe à Gaza, et à accepter un accord de cessez-le-feu », suppose de son côté l'Orient-Le Jour.
« Le Hezbollah peut-il tenir tête à Israël ? » interroge le Monde, en France, rappelant que « lors de la précédente guerre entre Israël et le Liban, en 2006, le Hezbollah avait tenu en échec l’armée israélienne au sol. Aujourd’hui, la milice chiite espère réitérer ce qu’elle avait qualifié de "victoire divine", mais elle fait face à une armée israélienne qui a retenu les leçons du passé », conclut le Monde.
Discrétion légendaireEnfin, la presse internationale s'attache à dresser le portait du chef du Hezbollah Hassan Nasrallah, dont le sort reste incertain, après les bombardements de vendredi. « Il est à la tête du Hezbollah depuis 1992 », rappelle le Japan Times, « depuis que son prédécesseur Abbas Al Muwasi a été tué par les Israéliens ». Le New York Times le décrit ainsi : « La barbe sous le turban noir qui le caractérise comme religieux chiite est devenue presque blanche au cours de ses 32 années à la tête du Hezbollah, période au cours de laquelle Hassan Nasrallah, 64 ans, a fait de ce parti une force puissante. Le Hezbollah est devenu à la fois une organisation politique qui domine un Liban divisé et une armée équipée de missiles balistiques qui peuvent menacer Tel-Aviv ».
Libération de son côté, fait allusion à sa « discrétion légendaire », alors que des sources proches du Hezbollah assurent qu'il est vivant. Selon le quotidien français, « le grand chef du Hezbollah, qui est aussi probablement l'homme le plus puissant du Liban, serait passé à travers les bombes de Tsahal, lui qui vit toujours caché et fuit le public comme une ombre, de peur d'être assassiné ».
By RFI4.2
55 ratings
« Israël accule le Hezbollah à la capitulation ou… la guerre totale », s'exclame d'entrée de jeu l'Orient-Le Jour. « Plus rien ne sera désormais comme avant », constate le quotidien francophone libanais. Car « en bombardant avec cette intensité la banlieue Sud (...) ce qui pourrait avoir fait des centaines de morts, Israël fait le choix d'une guerre totale avec le Hezbollah. En ciblant son secrétaire général, Hassan Nasrallah, dont le sort est encore inconnu, il démontre qu’il n’a plus aucune limite dans sa volonté d’écraser la formation pro-iranienne ».
L'Orient-Le Jour ajoute que « les inconnues sont encore très nombreuses à l'heure qu'il est, mais qu'il paraît très difficile d'envisager un scénario où le Hezbollah ne réponde pas avec force à cette attaque ».
La tactique du HezbollahToutefois, cette éventuelle contre-attaque fait débat. En Allemagne, die Welt se demande « pourquoi le Hezbollah ne lance pas une attaque majeure contre Israël ». « La milice aurait, dit-il, pu depuis longtemps mener des attaques à grande échelle avec des centaines de roquettes et des essaims de drones contre le "régime sioniste" détesté, submergeant ainsi les défenses aériennes d'Israël ». « Mais », estime le quotidien allemand, « ce n’est pas la tactique du Hezbollah. Elle se base sur le comportement de l’adversaire et recherche un équilibre de dissuasion ».
« Quant à l'Iran », assure die Welt, « il semble actuellement vouloir éviter la confrontation avec Israël et l'Occident. La situation économique du pays est catastrophique, et le mécontentement des Iraniens grandit face à la brutalité croissante du régime ».
La détermination d'IsraëlIsraël semble en revanche prêt à continuer sur sa lancée. « Si vous nous frappez, nous vous frapperons », a lancé le Premier ministre israélien Benyamin Netanyahou à l'Iran, depuis la tribune de l'Assemblée générale des Nations Unies. « Il n'y a aucun endroit en Iran, que le long bras d'Israël ne peut atteindre », a ajouté le Premier ministre israélien. Des propos repris par le journal canadien le Devoir, ou encore le quotidien brésilien O Globo. « Israël fait peut-être le calcul qu’un coup aussi sévère entraînera le Hezbollah et son parrain iranien à arrêter cette guerre, indépendamment de ce qui se passe à Gaza, et à accepter un accord de cessez-le-feu », suppose de son côté l'Orient-Le Jour.
« Le Hezbollah peut-il tenir tête à Israël ? » interroge le Monde, en France, rappelant que « lors de la précédente guerre entre Israël et le Liban, en 2006, le Hezbollah avait tenu en échec l’armée israélienne au sol. Aujourd’hui, la milice chiite espère réitérer ce qu’elle avait qualifié de "victoire divine", mais elle fait face à une armée israélienne qui a retenu les leçons du passé », conclut le Monde.
Discrétion légendaireEnfin, la presse internationale s'attache à dresser le portait du chef du Hezbollah Hassan Nasrallah, dont le sort reste incertain, après les bombardements de vendredi. « Il est à la tête du Hezbollah depuis 1992 », rappelle le Japan Times, « depuis que son prédécesseur Abbas Al Muwasi a été tué par les Israéliens ». Le New York Times le décrit ainsi : « La barbe sous le turban noir qui le caractérise comme religieux chiite est devenue presque blanche au cours de ses 32 années à la tête du Hezbollah, période au cours de laquelle Hassan Nasrallah, 64 ans, a fait de ce parti une force puissante. Le Hezbollah est devenu à la fois une organisation politique qui domine un Liban divisé et une armée équipée de missiles balistiques qui peuvent menacer Tel-Aviv ».
Libération de son côté, fait allusion à sa « discrétion légendaire », alors que des sources proches du Hezbollah assurent qu'il est vivant. Selon le quotidien français, « le grand chef du Hezbollah, qui est aussi probablement l'homme le plus puissant du Liban, serait passé à travers les bombes de Tsahal, lui qui vit toujours caché et fuit le public comme une ombre, de peur d'être assassiné ».

129 Listeners

10 Listeners

31 Listeners

41 Listeners

198 Listeners

8 Listeners

16 Listeners

27 Listeners

31 Listeners

36 Listeners

36 Listeners

14 Listeners

27 Listeners

32 Listeners

3 Listeners

1 Listeners

15 Listeners

0 Listeners

24 Listeners

3 Listeners

2 Listeners

0 Listeners

29 Listeners

22 Listeners

0 Listeners

2 Listeners

4 Listeners

1 Listeners

4 Listeners

0 Listeners

1 Listeners

0 Listeners

0 Listeners

0 Listeners

0 Listeners