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C’est un dessin de presse publié par Le Soir en Belgique : on y voit un couple d’Américains dans un supermarché portant des casquettes pro-Trump. Ce couple constate que les prix ont bien augmenté et il s’interroge : « Qu'est-ce qu’il fout Trump ? Il pourrait élargir le détroit d’Ormuz… »
Et c’est bien là le problème, relève Le Monde à Paris… Ce détroit stratégique pour la circulation maritime, « ne mesure que 29 milles marins de large (54 kilomètres) entre les côtes de l’Iran et du sultanat d’Oman. Et les deux couloirs de navigation empruntés par les pétroliers sont encore plus étroits (environ 3,7 kilomètres chacun). En multipliant les attaques de navires dans la zone, Téhéran ferme de facto cette artère où transitent traditionnellement 20 % à 25 % du pétrole et du gaz naturel liquéfié produits mondialement. Avec un objectif, pointe Le Monde : faire bondir les prix de l’essence et imposer un coût économique intolérable au président américain, Donald Trump. »
« Des navires touchés et coulés : la bataille navale dans le détroit d’Ormuz a commencé », s’exclame la Repubblica à Rome. « Hier, les États-Unis ont annoncé avoir “neutralisé“ 16 mouilleurs de mines iraniens. Mais les Pasdaran ne l’ont pas entendu de cette oreille. Ils ont attaqué trois navires. (…) “Tout navire ou cargaison de pétrole appartenant à Israël, aux États-Unis et à leurs alliés sera considéré comme une cible légitime“, a tonné la Garde révolutionnaire : “pas un seul litre de pétrole ne traversera le détroit. Préparez-vous à payer 200 dollars le baril“. »
Ça n’est que le début ?Et cette bataille navale devrait durer, pronostique le Wall Street Journal… « Les transporteurs maritimes se préparent à une fermeture prolongée de la voie navigable, où le trafic pourrait mettre longtemps à se rétablir même après la fin du conflit, pointe le quotidien économique américain. “Cela prendra du temps, affirme ce patron grec d’une entreprise spécialisée dans le transport du gaz naturel liquéfié. Il ne suffit pas que les hostilités cessent, il faut aussi que les armateurs constatent une réduction significative des risques pour les personnes à bord et pour les navires. Prenons l’exemple de la mer Rouge, poursuit-il : six mois après l’arrêt des attaques des Houthis, le trafic maritime n’est toujours pas revenu à la normale. Tout repose sur le sentiment de sécurité. Et nous en sommes encore loin“. »
Une intervention terrestre ?Alors « comment protéger le détroit d’Ormuz ? », s’interroge le Times à Londres. « Ce détroit est un véritable enfer pour tout navire qui ose s’y aventurer. (…) Et le sécuriser ne sera pas chose facile, ni aujourd’hui, ni demain, préviennent les experts, car l’Iran y réfléchit et s’y prépare depuis des décennies. »
En effet, pointe le Times, « l’Iran dispose de plus de 5 000 mines dans son arsenal et d’un millier de petites embarcations prêtes à les déployer. Pour de nombreux observateurs, en l’absence de changement de régime à Téhéran, il n’y a qu’un seul moyen de garantir le passage des navires : la présence de troupes au sol. Neutraliser pleinement les menaces des Gardiens de la révolution, telles que les batteries de missiles sur les côtes, les opérations de minage maritime ou les sites de lancement, exige une présence militaire soutenue à terre, qu’elle soit assurée par les forces partenaires ou par des opérations spéciales ciblées et limitées. Concrètement, précise encore le Times, la technologie et la puissance des navires de guerre peuvent contenir et gérer une crise en mer, mais la sécurité durable des points de passage maritimes critiques nécessite un certain contrôle à terre, même sans déploiement terrestre conventionnel à grande échelle. »
Poutine… roi du pétrole ?Et pendant ce temps, spectatrice, la Russie se frotte les mains… C’est ce que souligne notamment Libération à Paris : « la flambée des prix du pétrole et du gaz est tout à son avantage. Surtout, cette nouvelle guerre, qui mobilise tant de ressources et vampirise l’espace médiatique, détourne l’attention occidentale, et notamment américaine, du front ukrainien. »
Et Libération de poursuivre l’analyse dans son éditorial : « Déjà isolé sur la scène internationale, Poutine a perdu trois alliés de taille en une quinzaine de mois : Bachar el-Assad en Syrie, Nicolas Maduro au Venezuela et Ali Khamenei en Iran. Et pourtant, il est en passe de (re)devenir le roi du pétrole. Avec la paralysie du détroit d’Ormuz (…), les ressources énergétiques russes sont soudain convoitées par le monde entier. Et notamment par les Européens qui, manque de chance, venaient d’acter la fin de leurs importations de gaz russe afin de priver Moscou de revenus pour financer sa guerre en Ukraine. Dans le chaos mondial actuel, Vladimir Poutine est donc le seul dirigeant, ou presque, à rester impassible, conclut Libération. Il n’a pas besoin de s’agiter, les dollars pleuvent tout seuls et, avec eux, une possible réintégration dans le jeu international, du moins l’espère-t-il. »
By RFI4.2
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C’est un dessin de presse publié par Le Soir en Belgique : on y voit un couple d’Américains dans un supermarché portant des casquettes pro-Trump. Ce couple constate que les prix ont bien augmenté et il s’interroge : « Qu'est-ce qu’il fout Trump ? Il pourrait élargir le détroit d’Ormuz… »
Et c’est bien là le problème, relève Le Monde à Paris… Ce détroit stratégique pour la circulation maritime, « ne mesure que 29 milles marins de large (54 kilomètres) entre les côtes de l’Iran et du sultanat d’Oman. Et les deux couloirs de navigation empruntés par les pétroliers sont encore plus étroits (environ 3,7 kilomètres chacun). En multipliant les attaques de navires dans la zone, Téhéran ferme de facto cette artère où transitent traditionnellement 20 % à 25 % du pétrole et du gaz naturel liquéfié produits mondialement. Avec un objectif, pointe Le Monde : faire bondir les prix de l’essence et imposer un coût économique intolérable au président américain, Donald Trump. »
« Des navires touchés et coulés : la bataille navale dans le détroit d’Ormuz a commencé », s’exclame la Repubblica à Rome. « Hier, les États-Unis ont annoncé avoir “neutralisé“ 16 mouilleurs de mines iraniens. Mais les Pasdaran ne l’ont pas entendu de cette oreille. Ils ont attaqué trois navires. (…) “Tout navire ou cargaison de pétrole appartenant à Israël, aux États-Unis et à leurs alliés sera considéré comme une cible légitime“, a tonné la Garde révolutionnaire : “pas un seul litre de pétrole ne traversera le détroit. Préparez-vous à payer 200 dollars le baril“. »
Ça n’est que le début ?Et cette bataille navale devrait durer, pronostique le Wall Street Journal… « Les transporteurs maritimes se préparent à une fermeture prolongée de la voie navigable, où le trafic pourrait mettre longtemps à se rétablir même après la fin du conflit, pointe le quotidien économique américain. “Cela prendra du temps, affirme ce patron grec d’une entreprise spécialisée dans le transport du gaz naturel liquéfié. Il ne suffit pas que les hostilités cessent, il faut aussi que les armateurs constatent une réduction significative des risques pour les personnes à bord et pour les navires. Prenons l’exemple de la mer Rouge, poursuit-il : six mois après l’arrêt des attaques des Houthis, le trafic maritime n’est toujours pas revenu à la normale. Tout repose sur le sentiment de sécurité. Et nous en sommes encore loin“. »
Une intervention terrestre ?Alors « comment protéger le détroit d’Ormuz ? », s’interroge le Times à Londres. « Ce détroit est un véritable enfer pour tout navire qui ose s’y aventurer. (…) Et le sécuriser ne sera pas chose facile, ni aujourd’hui, ni demain, préviennent les experts, car l’Iran y réfléchit et s’y prépare depuis des décennies. »
En effet, pointe le Times, « l’Iran dispose de plus de 5 000 mines dans son arsenal et d’un millier de petites embarcations prêtes à les déployer. Pour de nombreux observateurs, en l’absence de changement de régime à Téhéran, il n’y a qu’un seul moyen de garantir le passage des navires : la présence de troupes au sol. Neutraliser pleinement les menaces des Gardiens de la révolution, telles que les batteries de missiles sur les côtes, les opérations de minage maritime ou les sites de lancement, exige une présence militaire soutenue à terre, qu’elle soit assurée par les forces partenaires ou par des opérations spéciales ciblées et limitées. Concrètement, précise encore le Times, la technologie et la puissance des navires de guerre peuvent contenir et gérer une crise en mer, mais la sécurité durable des points de passage maritimes critiques nécessite un certain contrôle à terre, même sans déploiement terrestre conventionnel à grande échelle. »
Poutine… roi du pétrole ?Et pendant ce temps, spectatrice, la Russie se frotte les mains… C’est ce que souligne notamment Libération à Paris : « la flambée des prix du pétrole et du gaz est tout à son avantage. Surtout, cette nouvelle guerre, qui mobilise tant de ressources et vampirise l’espace médiatique, détourne l’attention occidentale, et notamment américaine, du front ukrainien. »
Et Libération de poursuivre l’analyse dans son éditorial : « Déjà isolé sur la scène internationale, Poutine a perdu trois alliés de taille en une quinzaine de mois : Bachar el-Assad en Syrie, Nicolas Maduro au Venezuela et Ali Khamenei en Iran. Et pourtant, il est en passe de (re)devenir le roi du pétrole. Avec la paralysie du détroit d’Ormuz (…), les ressources énergétiques russes sont soudain convoitées par le monde entier. Et notamment par les Européens qui, manque de chance, venaient d’acter la fin de leurs importations de gaz russe afin de priver Moscou de revenus pour financer sa guerre en Ukraine. Dans le chaos mondial actuel, Vladimir Poutine est donc le seul dirigeant, ou presque, à rester impassible, conclut Libération. Il n’a pas besoin de s’agiter, les dollars pleuvent tout seuls et, avec eux, une possible réintégration dans le jeu international, du moins l’espère-t-il. »

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