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24 heures après le débat Trump-Harris, tous les journaux ou presque sont d’accord sur un point : la candidate démocrate a pris le dessus.
Même les médias américains conservateurs le reconnaissent : « Trump a été secoué », s’exclame le New York Post, tout en affirmant que Kamala Harris a été « bien aidée par les modérateurs du débat ».
« Sur Fox News, rapporte le Guardian à Londres, les commentaires des experts après le débat étaient plutôt moroses. L’un d’entre eux a reconnu que Kamala Harris "s’en était plutôt bien sortie". (…) "C’était dur", a déclaré un autre qui a rajouté : "toutes les répliques mémorables étaient de Donald Trump". Pas faux », ironise le Guardian. « Même Elon Musk, poursuit le quotidien britannique, a admis que Trump avait passé une mauvaise nuit et que Kamala Harris avait "dépassé les attentes de la plupart des gens". Des propos dits à contrecœur, pointe le Guardian, mais qui correspondent à la réalité ».
Alors maintenant cette question qui agite les plumes de tous les commentateurs : Ce débat aura-t-il un effet sur l’élection ?
« Oui, répond le Wall Street Journal, mais peut-être pas autant que l’espère l’équipe Harris ou que le craint l’équipe Trump. Toutefois, poursuit le journal, il est impossible de mettre du rouge à lèvres sur la bouche du cochon. Donald Trump a été dominé par une femme qu’il considérait auparavant comme "bête comme ses pieds". Ce qui soulève la question suivante : qu’est-ce que cela montre de lui ? »
Pour le Washington Post, « Harris a encore un long chemin à parcourir ».
« Ce débat n’est pas susceptible de modifier radicalement la course, renchérit le New York Times ; mais Kamala Harris conservera probablement son élan et sa trajectoire actuels. Elle a clairement remporté la victoire. Trump, quant à lui, n’a laissé aucun doute sur ses limites ».
Le coup de pouce de Taylor Swift…Plus que le débat, c’est le soutien public apporté hier à Kamala Harris par la chanteuse Taylor Swift, qui pourrait être déterminant…
C’est du moins l’opinion du Boston Globe. « Taylor Swift est probablement la personne la plus connue de la planète et son message sur Instagram, où elle compte 283 millions d’abonnés, pourrait influer sur le vote, (…) attirer l’attention des électeurs indécis. Et cela pourrait être particulièrement vrai pour les jeunes ».
Libération à Paris précise que Taylor Swift n’a pas appelé directement ses fans à voter pour Kamala Harris mais à aller s’inscrire pour voter…« "C’est à vous de faire vos recherches et c’est à vous de faire votre choix", a-t-elle dit. Un message innocent et parfaitement neutre ? Pas si sûr, pointe Libé. L’année dernière, à la suite d’un appel similaire de la trentenaire, le site vote.org enregistrait plus de 35 000 nouvelles inscriptions en vingt-quatre heures. Un raz-de-marée qui pourrait tout à fait bénéficier à Kamala Harris s’il se reproduit. En déplaçant les foules, la vedette pourrait en effet amener aux urnes un jeune électorat abstentionniste que les démocrates peinent à faire voter. Tout en renforçant l’engagement dans la campagne de ses "Swifties" déjà convaincus. »
Pas de quoi s’emballer ?Toutefois, « le plus dur reste à faire » : c’est Le Figaro qui l’affirme. « Poussée par une vague d’enthousiasme - et de soutien médiatique - après son preste remplacement du vieux président sortant, Kamala Harris plafonne désormais dans les sondages et peine à faire la différence dans les sept États clés de cette présidentielle. Le collège électoral favorisant les États ruraux, plus nombreux, moins peuplés et plus conservateurs, les démocrates doivent remporter le vote populaire avec une avance d’au moins 4 % pour avoir une chance de conquérir la Maison-Blanche. On n’y est pas, affirme Le Figaro. Même si elle a troqué le marathon électoral contre un sprint, les derniers mètres s’annoncent comme les plus difficiles pour la championne des démocrates ».
Le Soir à Bruxelles renchérit : en effet, « pas de quoi s’emballer. Tout reste à faire d’ici à l’élection, sachant que les Trumpistes n’ont pas changé d’avis, qu’ils se moquent des mensonges et des excès de leur héros dès lors qu’il continue à leur faire partager les mêmes émotions. Les analystes le rappellent : les faits ne collent pas à la réalité ? Aucune importance. Ce qui compte pour ses fans, c’est que "l’impression" soit la bonne. Peu importe le flacon trumpiste, pourvu qu’ils en aient l’ivresse ».
By RFI4.2
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24 heures après le débat Trump-Harris, tous les journaux ou presque sont d’accord sur un point : la candidate démocrate a pris le dessus.
Même les médias américains conservateurs le reconnaissent : « Trump a été secoué », s’exclame le New York Post, tout en affirmant que Kamala Harris a été « bien aidée par les modérateurs du débat ».
« Sur Fox News, rapporte le Guardian à Londres, les commentaires des experts après le débat étaient plutôt moroses. L’un d’entre eux a reconnu que Kamala Harris "s’en était plutôt bien sortie". (…) "C’était dur", a déclaré un autre qui a rajouté : "toutes les répliques mémorables étaient de Donald Trump". Pas faux », ironise le Guardian. « Même Elon Musk, poursuit le quotidien britannique, a admis que Trump avait passé une mauvaise nuit et que Kamala Harris avait "dépassé les attentes de la plupart des gens". Des propos dits à contrecœur, pointe le Guardian, mais qui correspondent à la réalité ».
Alors maintenant cette question qui agite les plumes de tous les commentateurs : Ce débat aura-t-il un effet sur l’élection ?
« Oui, répond le Wall Street Journal, mais peut-être pas autant que l’espère l’équipe Harris ou que le craint l’équipe Trump. Toutefois, poursuit le journal, il est impossible de mettre du rouge à lèvres sur la bouche du cochon. Donald Trump a été dominé par une femme qu’il considérait auparavant comme "bête comme ses pieds". Ce qui soulève la question suivante : qu’est-ce que cela montre de lui ? »
Pour le Washington Post, « Harris a encore un long chemin à parcourir ».
« Ce débat n’est pas susceptible de modifier radicalement la course, renchérit le New York Times ; mais Kamala Harris conservera probablement son élan et sa trajectoire actuels. Elle a clairement remporté la victoire. Trump, quant à lui, n’a laissé aucun doute sur ses limites ».
Le coup de pouce de Taylor Swift…Plus que le débat, c’est le soutien public apporté hier à Kamala Harris par la chanteuse Taylor Swift, qui pourrait être déterminant…
C’est du moins l’opinion du Boston Globe. « Taylor Swift est probablement la personne la plus connue de la planète et son message sur Instagram, où elle compte 283 millions d’abonnés, pourrait influer sur le vote, (…) attirer l’attention des électeurs indécis. Et cela pourrait être particulièrement vrai pour les jeunes ».
Libération à Paris précise que Taylor Swift n’a pas appelé directement ses fans à voter pour Kamala Harris mais à aller s’inscrire pour voter…« "C’est à vous de faire vos recherches et c’est à vous de faire votre choix", a-t-elle dit. Un message innocent et parfaitement neutre ? Pas si sûr, pointe Libé. L’année dernière, à la suite d’un appel similaire de la trentenaire, le site vote.org enregistrait plus de 35 000 nouvelles inscriptions en vingt-quatre heures. Un raz-de-marée qui pourrait tout à fait bénéficier à Kamala Harris s’il se reproduit. En déplaçant les foules, la vedette pourrait en effet amener aux urnes un jeune électorat abstentionniste que les démocrates peinent à faire voter. Tout en renforçant l’engagement dans la campagne de ses "Swifties" déjà convaincus. »
Pas de quoi s’emballer ?Toutefois, « le plus dur reste à faire » : c’est Le Figaro qui l’affirme. « Poussée par une vague d’enthousiasme - et de soutien médiatique - après son preste remplacement du vieux président sortant, Kamala Harris plafonne désormais dans les sondages et peine à faire la différence dans les sept États clés de cette présidentielle. Le collège électoral favorisant les États ruraux, plus nombreux, moins peuplés et plus conservateurs, les démocrates doivent remporter le vote populaire avec une avance d’au moins 4 % pour avoir une chance de conquérir la Maison-Blanche. On n’y est pas, affirme Le Figaro. Même si elle a troqué le marathon électoral contre un sprint, les derniers mètres s’annoncent comme les plus difficiles pour la championne des démocrates ».
Le Soir à Bruxelles renchérit : en effet, « pas de quoi s’emballer. Tout reste à faire d’ici à l’élection, sachant que les Trumpistes n’ont pas changé d’avis, qu’ils se moquent des mensonges et des excès de leur héros dès lors qu’il continue à leur faire partager les mêmes émotions. Les analystes le rappellent : les faits ne collent pas à la réalité ? Aucune importance. Ce qui compte pour ses fans, c’est que "l’impression" soit la bonne. Peu importe le flacon trumpiste, pourvu qu’ils en aient l’ivresse ».

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