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« C’est une nouvelle qui glace le sang, s’exclame Le Journal de Kinshasa, une nouvelle venue des forêts de l’est congolais. Vendredi, le Centre africain de contrôle et de prévention des maladies déclare officiellement une épidémie de maladie à virus Ebola dans la province de l’Ituri. Et ce n’est pas une simple formalité administrative : l’institution parle d’un risque élevé de propagation régionale. » Dimanche 17 mai, l’OMS a déclenché une alerte internationale.
Le virus a déjà tué 88 personnes. Et il ne s’arrêtera sans doute pas là, alerte encore Le Journal de Kinshasa. En effet, explique-t-il, « plusieurs facteurs font de cette épidémie une bombe à retardement ; la mobilité des populations, les travailleurs miniers circulent sans cesse entre l’Ituri, l’Ouganda et le Soudan du Sud. L’insécurité locale : certaines zones sont encore en proie à des groupes armés, rendant les interventions sanitaires périlleuses. Et la densité urbaine : Bunia, avec ses quartiers entassés, est un terrain de jeu idéal pour un virus hautement contagieux ».
« Sur l’axe Bunia-Mongbwalu, dans la province de l’Ituri, constate le site de Radio Okapi, de nombreux voyageurs continuent de négliger les mesures barrières contre cette épidémie. Entassés dans des camions de transport, plusieurs passagers ne portent pas de cache‑nez et n’utilisent pas de désinfectants (…). Beaucoup évoquent la protection divine, tandis que d’autres doutent de la réalité même de l’épidémie. »
Croyances localesDans cette région de Mongbwalu, « la psychose s’est rapidement installée, constate Le Point Afrique. (…) L’épidémie s’est déclarée début avril. Et depuis, l’hôpital général de Mongbwalu a enregistré 55 décès sur 245 patients admis. Le taux de mortalité est passé de 9 % en avril à 31 % en mai. Les autorités sanitaires signalent également la mort de quatre professionnels de santé en seulement quatre jours, un élément qui renforce les inquiétudes autour d’une éventuelle transmission nosocomiale. (…) Les autorités rapportent également, poursuit Le Point Afrique, que certaines rumeurs attribuent les décès à des causes mystiques. Dans une même famille, quinze personnes seraient mortes en l’espace de deux semaines après une réunion familiale. Selon des témoignages recueillis sur place, certains habitants évoquent un “Tumu“, un fétiche qui aurait été brûlé par un pasteur, provoquant selon les croyances locales une série de morts inexpliquées ».
Kinshasa préservée ?À Kinshasa, rapporte pour sa part le site Media Congo, « face aux rumeurs qui enflamment les réseaux sociaux, l’Institut national de santé publique est sorti de son silence hier. Il a fermement démenti tout cas de maladie à virus Ebola dans la capitale congolaise ».
En effet, pointe Media Congo, « alors que le pays a les yeux rivés sur l’Ituri, des campagnes de désinformation sur les réseaux sociaux ont tenté de semer la panique au sein de la plus grande métropole d’Afrique francophone. Une tentative de manipulation rapidement étouffée par les autorités sanitaires nationales ».
Nouvelle souche du virusCe qui est sûr, c’est que le virus ne connait pas les frontières… En effet, relève Afrik.com, « deux cas confirmés ont été signalés à Kampala, la capitale ougandaise, chez des personnes arrivées de RDC. L’une d’elles est décédée. (…) Le virus a donc quitté son foyer initial pour emprunter les routes, les flux commerciaux et les déplacements qui relient l’est congolais aux grandes villes de la région ».
Qui plus est, relève encore Afrik.com, « la nature du virus complique encore la riposte. L’épidémie actuelle est due à la souche Ebola Bundibugyo, et non à Ebola-Zaïre, la souche la mieux connue. Pour cette dernière, des vaccins et des traitements à base d’anticorps monoclonaux ont déjà été homologués et utilisés. Pour Bundibugyo, la situation est différente. Aucun vaccin ni traitement spécifique n’existe contre cette souche. Les autorités sanitaires doivent donc s’appuyer sur les outils classiques de lutte contre Ebola et suivre la procédure : isolement rapide des malades, soins de soutien, traçage des contacts, protection du personnel soignant, sécurisation des funérailles et surveillance active dans les zones touchées ».
« L’Afrique retient son souffle, soupire pour sa part Le Pays au Burkina Faso. Chaque fois qu’on le croit enrayé, Ebola, à la surprise générale, renaît de ses cendres. (…) L’urgence est de voler au secours de la RDC ».
By RFI5
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« C’est une nouvelle qui glace le sang, s’exclame Le Journal de Kinshasa, une nouvelle venue des forêts de l’est congolais. Vendredi, le Centre africain de contrôle et de prévention des maladies déclare officiellement une épidémie de maladie à virus Ebola dans la province de l’Ituri. Et ce n’est pas une simple formalité administrative : l’institution parle d’un risque élevé de propagation régionale. » Dimanche 17 mai, l’OMS a déclenché une alerte internationale.
Le virus a déjà tué 88 personnes. Et il ne s’arrêtera sans doute pas là, alerte encore Le Journal de Kinshasa. En effet, explique-t-il, « plusieurs facteurs font de cette épidémie une bombe à retardement ; la mobilité des populations, les travailleurs miniers circulent sans cesse entre l’Ituri, l’Ouganda et le Soudan du Sud. L’insécurité locale : certaines zones sont encore en proie à des groupes armés, rendant les interventions sanitaires périlleuses. Et la densité urbaine : Bunia, avec ses quartiers entassés, est un terrain de jeu idéal pour un virus hautement contagieux ».
« Sur l’axe Bunia-Mongbwalu, dans la province de l’Ituri, constate le site de Radio Okapi, de nombreux voyageurs continuent de négliger les mesures barrières contre cette épidémie. Entassés dans des camions de transport, plusieurs passagers ne portent pas de cache‑nez et n’utilisent pas de désinfectants (…). Beaucoup évoquent la protection divine, tandis que d’autres doutent de la réalité même de l’épidémie. »
Croyances localesDans cette région de Mongbwalu, « la psychose s’est rapidement installée, constate Le Point Afrique. (…) L’épidémie s’est déclarée début avril. Et depuis, l’hôpital général de Mongbwalu a enregistré 55 décès sur 245 patients admis. Le taux de mortalité est passé de 9 % en avril à 31 % en mai. Les autorités sanitaires signalent également la mort de quatre professionnels de santé en seulement quatre jours, un élément qui renforce les inquiétudes autour d’une éventuelle transmission nosocomiale. (…) Les autorités rapportent également, poursuit Le Point Afrique, que certaines rumeurs attribuent les décès à des causes mystiques. Dans une même famille, quinze personnes seraient mortes en l’espace de deux semaines après une réunion familiale. Selon des témoignages recueillis sur place, certains habitants évoquent un “Tumu“, un fétiche qui aurait été brûlé par un pasteur, provoquant selon les croyances locales une série de morts inexpliquées ».
Kinshasa préservée ?À Kinshasa, rapporte pour sa part le site Media Congo, « face aux rumeurs qui enflamment les réseaux sociaux, l’Institut national de santé publique est sorti de son silence hier. Il a fermement démenti tout cas de maladie à virus Ebola dans la capitale congolaise ».
En effet, pointe Media Congo, « alors que le pays a les yeux rivés sur l’Ituri, des campagnes de désinformation sur les réseaux sociaux ont tenté de semer la panique au sein de la plus grande métropole d’Afrique francophone. Une tentative de manipulation rapidement étouffée par les autorités sanitaires nationales ».
Nouvelle souche du virusCe qui est sûr, c’est que le virus ne connait pas les frontières… En effet, relève Afrik.com, « deux cas confirmés ont été signalés à Kampala, la capitale ougandaise, chez des personnes arrivées de RDC. L’une d’elles est décédée. (…) Le virus a donc quitté son foyer initial pour emprunter les routes, les flux commerciaux et les déplacements qui relient l’est congolais aux grandes villes de la région ».
Qui plus est, relève encore Afrik.com, « la nature du virus complique encore la riposte. L’épidémie actuelle est due à la souche Ebola Bundibugyo, et non à Ebola-Zaïre, la souche la mieux connue. Pour cette dernière, des vaccins et des traitements à base d’anticorps monoclonaux ont déjà été homologués et utilisés. Pour Bundibugyo, la situation est différente. Aucun vaccin ni traitement spécifique n’existe contre cette souche. Les autorités sanitaires doivent donc s’appuyer sur les outils classiques de lutte contre Ebola et suivre la procédure : isolement rapide des malades, soins de soutien, traçage des contacts, protection du personnel soignant, sécurisation des funérailles et surveillance active dans les zones touchées ».
« L’Afrique retient son souffle, soupire pour sa part Le Pays au Burkina Faso. Chaque fois qu’on le croit enrayé, Ebola, à la surprise générale, renaît de ses cendres. (…) L’urgence est de voler au secours de la RDC ».

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