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« Il aura fallu moins de deux mois à Donald Trump et Elon Musk pour transformer la première puissance mondiale en Etat paria, constate Libération à Paris. Et, par ricochet, unir et renforcer ceux qu’ils croyaient affaiblir, voire asservir. Après les Européens, qui ont soudain compris qu’ils avaient tout intérêt à limiter au minimum leur dépendance aux États-Unis et à bâtir une défense commune, c’est le Canada qui refuse de tomber sous la coupe de son puissant voisin et cherche par tous les moyens à couper les ponts, en se rapprochant notamment de l’Europe. Ce n’est pas un hasard, poursuit Libération, si, à peine entré en fonction, le Premier ministre canadien par intérim se précipite ce lundi à Paris pour rencontrer Emmanuel Macron. Réagissant aux provocations de Trump qui a affirmé à plusieurs reprises vouloir faire du Canada « le 51e Etat américain », Mark Carney a annoncé la couleur dès son premier discours officiel : « Nous ne ferons jamais partie des États-Unis ». Et cet ancien banquier central, novice en politique, est massivement suivi par la population canadienne qui éprouve soudain un sentiment de fierté nationale qui la pousse à multiplier les “gestes de résistance“, comme le boycott des produits américains. »
Se rapprocher de l’Europe…Pour Le Devoir à Québec, « Mark Carney, est un Premier ministre de guerre… commerciale. »Et« au-delà des paroles, le rapprochement économique avec les pays de l’Union européenne est une voie de passage incontournable comme rempart dans les défenses anti-trumpistes. Qu’il nous plaise ou non, le pivot américain vers l’isolationnisme et le protectionnisme aveugle ne sera pas de courte durée, prédit Le Devoir. Il revêt une saveur particulièrement indigeste sous la présidence de Donald Trump, qui sera un jour relégué aux aberrations de l’Histoire. »
Le National Post, autre quotidien canadien, publie des commentaires plutôt acerbes de ses lecteurs envers Trump. En voici un extrait : « Trump ne se contente pas de reproduire les tactiques de Poutine, il les reprend sans détours, affirme ce lecteur donc du National Post Le mépris de la démocratie, le mépris de la liberté de la presse et une tolérance complaisante envers la corruption oligarchique les caractérisent tous deux. Poutine envahit l’Ukraine ; Trump rêve de marchander au Groenland et de faire du Canada le 51e État américain. Il ne s’agit pas du vieil évangile conservateur de l’État limité, des libertés individuelles et du libre marché ; il s’agit d’une puissance brutale aux visées expansionnistes, avec comme armes les droits de douane, le tout enveloppé dans l’étendard de l’impérialisme américain trumpiste du droit du plus fort. »
Le même National Post titrait récemment « Buy Canada. Bye America » (Achetez canadien, au revoir l’Amérique). C’est ce que relève Le Figaro à Paris pour qui « les menaces répétées et désordonnées de Donald Trump d’imposer des droits de douane aux produits canadiens et d’annexer le Canada pour en faire le 51e État américain ont uni les Canadiens, comme cela a été rarement le cas dans l’histoire de la confédération. Le sentiment nationaliste a été exacerbé ces dernières semaines. »
… et réduire les échanges avec les États-UnisAlors, sur le plan politique, comme sur le plan économique, le Canada doit désormais prendre ses distances avec les États-Unis. C’est ce que souligne dans le Guardian à Londres, Daniel Béland, professeur de science politique à l’Université McGill à Montréal : « il est absolument essentiel, affirme-t-il, que le Canada diversifie ses échanges commerciaux dans le contexte de la guerre commerciale avec les États-Unis. Plus de 75 % des exportations canadiennes sont destinées aux États-Unis. La souveraineté dans l’Arctique est un enjeu clé pour le Canada, estime encore l’universitaire canadien. Le discours agressif du président Trump à l'égard du Canada et du Groenland, ainsi que le rapprochement apparent entre la Russie, une puissance arctique puissante, et les États-Unis sous Trump, ont accru les inquiétudes quant à notre contrôle sur cette région éloignée, mais hautement stratégique. »
Enfin, toujours dans les colonnes du Guardian, pour Robert Bothwell, professeur de relations internationales à l’Université de Toronto, le nouveau premier ministre « Mark Carney a eu raison de ne pas rendre visite à Trump. Il est inutile d’aller à Washington. Comme le montre le traitement réservé à [l'ancien Premier ministre Justin] Trudeau, cela n’aboutirait qu’à une tentative grossière de Trump d’humilier ses invités. Trump exige le respect, mais c’est souvent une voie à sens unique, car il demande aux autres de mettre de côté leur amour-propre pour se plier à sa volonté. »
By RFI4.2
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« Il aura fallu moins de deux mois à Donald Trump et Elon Musk pour transformer la première puissance mondiale en Etat paria, constate Libération à Paris. Et, par ricochet, unir et renforcer ceux qu’ils croyaient affaiblir, voire asservir. Après les Européens, qui ont soudain compris qu’ils avaient tout intérêt à limiter au minimum leur dépendance aux États-Unis et à bâtir une défense commune, c’est le Canada qui refuse de tomber sous la coupe de son puissant voisin et cherche par tous les moyens à couper les ponts, en se rapprochant notamment de l’Europe. Ce n’est pas un hasard, poursuit Libération, si, à peine entré en fonction, le Premier ministre canadien par intérim se précipite ce lundi à Paris pour rencontrer Emmanuel Macron. Réagissant aux provocations de Trump qui a affirmé à plusieurs reprises vouloir faire du Canada « le 51e Etat américain », Mark Carney a annoncé la couleur dès son premier discours officiel : « Nous ne ferons jamais partie des États-Unis ». Et cet ancien banquier central, novice en politique, est massivement suivi par la population canadienne qui éprouve soudain un sentiment de fierté nationale qui la pousse à multiplier les “gestes de résistance“, comme le boycott des produits américains. »
Se rapprocher de l’Europe…Pour Le Devoir à Québec, « Mark Carney, est un Premier ministre de guerre… commerciale. »Et« au-delà des paroles, le rapprochement économique avec les pays de l’Union européenne est une voie de passage incontournable comme rempart dans les défenses anti-trumpistes. Qu’il nous plaise ou non, le pivot américain vers l’isolationnisme et le protectionnisme aveugle ne sera pas de courte durée, prédit Le Devoir. Il revêt une saveur particulièrement indigeste sous la présidence de Donald Trump, qui sera un jour relégué aux aberrations de l’Histoire. »
Le National Post, autre quotidien canadien, publie des commentaires plutôt acerbes de ses lecteurs envers Trump. En voici un extrait : « Trump ne se contente pas de reproduire les tactiques de Poutine, il les reprend sans détours, affirme ce lecteur donc du National Post Le mépris de la démocratie, le mépris de la liberté de la presse et une tolérance complaisante envers la corruption oligarchique les caractérisent tous deux. Poutine envahit l’Ukraine ; Trump rêve de marchander au Groenland et de faire du Canada le 51e État américain. Il ne s’agit pas du vieil évangile conservateur de l’État limité, des libertés individuelles et du libre marché ; il s’agit d’une puissance brutale aux visées expansionnistes, avec comme armes les droits de douane, le tout enveloppé dans l’étendard de l’impérialisme américain trumpiste du droit du plus fort. »
Le même National Post titrait récemment « Buy Canada. Bye America » (Achetez canadien, au revoir l’Amérique). C’est ce que relève Le Figaro à Paris pour qui « les menaces répétées et désordonnées de Donald Trump d’imposer des droits de douane aux produits canadiens et d’annexer le Canada pour en faire le 51e État américain ont uni les Canadiens, comme cela a été rarement le cas dans l’histoire de la confédération. Le sentiment nationaliste a été exacerbé ces dernières semaines. »
… et réduire les échanges avec les États-UnisAlors, sur le plan politique, comme sur le plan économique, le Canada doit désormais prendre ses distances avec les États-Unis. C’est ce que souligne dans le Guardian à Londres, Daniel Béland, professeur de science politique à l’Université McGill à Montréal : « il est absolument essentiel, affirme-t-il, que le Canada diversifie ses échanges commerciaux dans le contexte de la guerre commerciale avec les États-Unis. Plus de 75 % des exportations canadiennes sont destinées aux États-Unis. La souveraineté dans l’Arctique est un enjeu clé pour le Canada, estime encore l’universitaire canadien. Le discours agressif du président Trump à l'égard du Canada et du Groenland, ainsi que le rapprochement apparent entre la Russie, une puissance arctique puissante, et les États-Unis sous Trump, ont accru les inquiétudes quant à notre contrôle sur cette région éloignée, mais hautement stratégique. »
Enfin, toujours dans les colonnes du Guardian, pour Robert Bothwell, professeur de relations internationales à l’Université de Toronto, le nouveau premier ministre « Mark Carney a eu raison de ne pas rendre visite à Trump. Il est inutile d’aller à Washington. Comme le montre le traitement réservé à [l'ancien Premier ministre Justin] Trudeau, cela n’aboutirait qu’à une tentative grossière de Trump d’humilier ses invités. Trump exige le respect, mais c’est souvent une voie à sens unique, car il demande aux autres de mettre de côté leur amour-propre pour se plier à sa volonté. »

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