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« Azadi » veut dire liberté en persan. Et cette liberté, relève Le Figaro à Paris, « ce droit que nous tenons pour naturel, universel et irrémédiablement acquis, les Iraniens nous rappellent qu’il faut constamment se battre pour le conquérir ou le préserver. Pour gagner cette bataille, poursuit le journal, ils sont prêts à risquer leur vie. Par centaines de milliers, des citoyens ordinaires défient les mains vides une dictature absolue de droit divin nageant dans la corruption. Les mollahs ont achevé de ruiner le pays, économiquement et moralement, malgré sa richesse pétrolière et sa civilisation millénaire. Cette ploutocratie cléricale, s’insurge encore Le Figaro, n’a plus que la mitraille à opposer au peuple, et les morgues se remplissent de linceuls ».
Alors, la liberté va-t-elle l’emporter ?
« Une éphémère rébellion comme on en a vu tant en Iran, ou alors une révolution en règle ? », s’interroge L’Orient-Le Jour à Beyrouth.
« Face à une opposition divisée et à un consensus limité, pointe El Pais à Madrid, il est difficile de prédire si ces manifestations parviendront à se cristalliser en un mouvement capable de renverser le régime. Mais l’indignation populaire démontre avant tout que l’Iran a besoin d’une transformation profonde, à commencer par le respect des droits humains. Les Iraniens ont le droit de décider de leur propre avenir, sans tutelle ni ingérence, qu’elle soit interne ou externe ».
D’autant que, relève le Wall Street Journal, « la violence ne permettra pas de redresser la monnaie, de stabiliser les prix, ni de fournir l’électricité et l’eau. Les problèmes de l’Iran sont insolubles tant que ce régime restera en place, et les Iraniens le savent. (…) Les mollahs au pouvoir ont franchi la ligne rouge tracée par Trump ».
Quel type d’intervention ?Justement, que peut faire le président américain ? « Ce mardi, pointe Libération à Paris, Donald Trump et son équipe de sécurité nationale doivent examiner les options lors d’une réunion décisive à la Maison Blanche ». Il y aurait « plusieurs cibles potentielles et plusieurs options économiques : des cyberattaques contre des sites militaires et civils, la fourniture clandestine de terminaux Starlink pour avoir accès à internet, de nouvelles sanctions et des frappes militaires. (…) Enhardi par son succès au Venezuela et encouragé par les faucons, Trump doit désormais trancher. Contrairement à ses deux précédentes attaques contre l’Iran, l’élimination du puissant général Qassem Soleimani en 2020 et les frappes contre le programme nucléaire de juin, l’objectif semble cette fois beaucoup plus flou, relève Libération – et l’issue hautement incertaine ».
Un « État zombie »Pour le chercheur Farid Vahid, qui publie une tribune dans Le Monde, « plusieurs scénarios sont envisageables. D’une part, une poursuite des manifestations malgré l’intensification de la répression, avec l’apparition de fissures au sein de l’appareil sécuritaire et politique, nécessaires à la chute du régime. Mais la mobilisation ne peut perdurer indéfiniment face à un pouvoir n’hésitant pas à tuer pour se maintenir. Dans ce cas-ci, reste à voir si Donald Trump mettra ses menaces à exécution. À savoir une intervention militaire, qui serait extrêmement complexe à mettre en œuvre, et au résultat incertain : elle pourrait se solder par un affaiblissement considérable du régime, provoquant son effondrement, ou, à l’inverse, causer des effets contre-productifs et non souhaitables. La seule certitude dont nous disposons pour le moment, affirme encore Farid Vahid, est la non-viabilité de la situation actuelle. Un État qui qualifie sa propre jeunesse de "terroriste" ne peut perdurer. Il ne peut éternellement régner par la peur, d’autant qu’elle change de camp, comme le montre l’ampleur des manifestations malgré les menaces, les arrestations massives, les morts et la coupure d’Internet. La République islamique d’Iran entre dans sa phase finale, que l’on pourrait qualifier d’"État zombie". (…) Un État, sans légitimité, défaillant dans toutes ses fonctions vitales, qui se maintient en vie par l’emploi de la force létale. Et cette violence, conclut le chercheur, même si elle la retarde, n’est pas en mesure, in fine, d’empêcher sa mort clinique ».
By RFI4.2
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« Azadi » veut dire liberté en persan. Et cette liberté, relève Le Figaro à Paris, « ce droit que nous tenons pour naturel, universel et irrémédiablement acquis, les Iraniens nous rappellent qu’il faut constamment se battre pour le conquérir ou le préserver. Pour gagner cette bataille, poursuit le journal, ils sont prêts à risquer leur vie. Par centaines de milliers, des citoyens ordinaires défient les mains vides une dictature absolue de droit divin nageant dans la corruption. Les mollahs ont achevé de ruiner le pays, économiquement et moralement, malgré sa richesse pétrolière et sa civilisation millénaire. Cette ploutocratie cléricale, s’insurge encore Le Figaro, n’a plus que la mitraille à opposer au peuple, et les morgues se remplissent de linceuls ».
Alors, la liberté va-t-elle l’emporter ?
« Une éphémère rébellion comme on en a vu tant en Iran, ou alors une révolution en règle ? », s’interroge L’Orient-Le Jour à Beyrouth.
« Face à une opposition divisée et à un consensus limité, pointe El Pais à Madrid, il est difficile de prédire si ces manifestations parviendront à se cristalliser en un mouvement capable de renverser le régime. Mais l’indignation populaire démontre avant tout que l’Iran a besoin d’une transformation profonde, à commencer par le respect des droits humains. Les Iraniens ont le droit de décider de leur propre avenir, sans tutelle ni ingérence, qu’elle soit interne ou externe ».
D’autant que, relève le Wall Street Journal, « la violence ne permettra pas de redresser la monnaie, de stabiliser les prix, ni de fournir l’électricité et l’eau. Les problèmes de l’Iran sont insolubles tant que ce régime restera en place, et les Iraniens le savent. (…) Les mollahs au pouvoir ont franchi la ligne rouge tracée par Trump ».
Quel type d’intervention ?Justement, que peut faire le président américain ? « Ce mardi, pointe Libération à Paris, Donald Trump et son équipe de sécurité nationale doivent examiner les options lors d’une réunion décisive à la Maison Blanche ». Il y aurait « plusieurs cibles potentielles et plusieurs options économiques : des cyberattaques contre des sites militaires et civils, la fourniture clandestine de terminaux Starlink pour avoir accès à internet, de nouvelles sanctions et des frappes militaires. (…) Enhardi par son succès au Venezuela et encouragé par les faucons, Trump doit désormais trancher. Contrairement à ses deux précédentes attaques contre l’Iran, l’élimination du puissant général Qassem Soleimani en 2020 et les frappes contre le programme nucléaire de juin, l’objectif semble cette fois beaucoup plus flou, relève Libération – et l’issue hautement incertaine ».
Un « État zombie »Pour le chercheur Farid Vahid, qui publie une tribune dans Le Monde, « plusieurs scénarios sont envisageables. D’une part, une poursuite des manifestations malgré l’intensification de la répression, avec l’apparition de fissures au sein de l’appareil sécuritaire et politique, nécessaires à la chute du régime. Mais la mobilisation ne peut perdurer indéfiniment face à un pouvoir n’hésitant pas à tuer pour se maintenir. Dans ce cas-ci, reste à voir si Donald Trump mettra ses menaces à exécution. À savoir une intervention militaire, qui serait extrêmement complexe à mettre en œuvre, et au résultat incertain : elle pourrait se solder par un affaiblissement considérable du régime, provoquant son effondrement, ou, à l’inverse, causer des effets contre-productifs et non souhaitables. La seule certitude dont nous disposons pour le moment, affirme encore Farid Vahid, est la non-viabilité de la situation actuelle. Un État qui qualifie sa propre jeunesse de "terroriste" ne peut perdurer. Il ne peut éternellement régner par la peur, d’autant qu’elle change de camp, comme le montre l’ampleur des manifestations malgré les menaces, les arrestations massives, les morts et la coupure d’Internet. La République islamique d’Iran entre dans sa phase finale, que l’on pourrait qualifier d’"État zombie". (…) Un État, sans légitimité, défaillant dans toutes ses fonctions vitales, qui se maintient en vie par l’emploi de la force létale. Et cette violence, conclut le chercheur, même si elle la retarde, n’est pas en mesure, in fine, d’empêcher sa mort clinique ».

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