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« Inondations au centre de l’Europe : la peur est toujours là », s’exclame le Süddeutsche Zeitung. « Des régions entières de la Roumanie à la Pologne en passant par la République tchèque et l’Autriche, sont submergées. Les rues et les champs sont inondés, les caves et les maisons pleines d’eau, les barrages et les digues partiellement détruits. Et en Allemagne, les riverains de l’Oder et de l’Elbe doivent se préparer à une montée des eaux provoquée par celle des cours d’eaux affluents des pays voisins. »
En effet, « L’Allemagne se prépare », titre Die Welt à Berlin. « Après des pluies dévastatrices et continues, des milliers de personnes ont tout perdu. Et ce fléau arrive également dans notre pays. »
La tempête Boris a tué au moins 18 personnes en Europe centrale et orientale, faisant aussi de nombreux sinistrés et d’immenses dégâts encore difficiles à estimer.
En cause : le réchauffement climatique…Pourquoi une telle intensité ? « Les climatologues ne sont pas surpris par la puissance de cette tempête, pointe leGuardian à Londres. “Les précipitations catastrophiques qui frappent l’Europe centrale sont la conséquence du changement climatique“, affirme une experte de l’Imperial College de Londres. Les morts et les dégâts en Asie, en Afrique et en Europe montrent “à quel point le monde est mal préparé à de telles inondations“, poursuit-elle. (…) De nombreux facteurs interviennent dans le cycle de l’eau », relève encore le Guardian. Mais d’après une climatologue suisse, citée également par le quotidien britannique, « le déluge qui s’abat en Europe centrale est dû à d’immenses quantités de vapeur d’eau qui proviennent de la mer Noire et de la Méditerranée, toutes deux devenues plus chaudes en raison du réchauffement climatique d’origine humaine. »
Le Soir à Bruxelles précise : « c’est la profonde dépression située dans la tempête Boris qui a servi de “moteur“ aux précipitations, relèvent les climatologues. Avec deux facteurs aggravants : cette zone de basse pression a entraîné sur son passage de l’air chaud et humide stationné sur la Méditerranée et sur la mer Noire. En rencontrant les reliefs et un air plus froid, les masses d’air remontant du sud-est ont largué l’eau précipitable qu’elles contenaient. Autre mauvaise configuration, la dépression a été ralentie par des zones de hautes pressions à l’est et à l’ouest et s’est déplacée très lentement sur les zones affectées, contribuant à des cumuls de précipitation catastrophiques. »
Et, relève encore Le Soir, « ces schémas sont (bien) les marqueurs du réchauffement climatique, notent les scientifiques. Dans son dernier rapport paru en 2021, le Giec constatait déjà une tendance à l’augmentation des crues fluviales en Europe occidentale et centrale, et projetait que cette augmentation des précipitations intenses associées à des inondations allait se poursuivre avec “une grande certitude“ en cas de réchauffement mondial supérieur à 1,5 degrés. » Eh bien, on y est…
Démission de Thierry Breton : la France aux ordres de Bruxelles ?A la Une également : la démission du commissaire européen de la France Thierry Breton. Pour Libération à Paris, « l’annonce fracassante de cette démission met en lumière la fébrilité d’Emmanuel Macron, qui capitule face à la présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, et place un de ses proches, le ministre des Affaires étrangères démissionnaire, Stéphane Séjourné. »
« La France aux ordres de Bruxelles », déplore pour sa part Le Figaro. « Cédant au chantage de la présidente de la Commission européenne, Emmanuel Macron désavoue le commissaire français Thierry Breton, qu’il avait pourtant officiellement reconduit fin juillet. Remplaçant les angles aigus de l’ancien capitaine d’industrie par les arrondis de son actuel ministre des Affaires étrangères, Stéphane Séjourné, il s’incline surtout devant l’autoritarisme de l’Allemande et l’allergie qu’elle professe envers l’activiste français. (…) C’est peu dire que l’épisode ternit le prestige de la France, soupire encore Le Figaro. Voilà le champion de “l’autonomie stratégique“ du continent ouvertement traité à Bruxelles comme un “petit“ pays, d’autant moins respectable qu’il ne tient pas ses engagements budgétaires. L’Allemagne peut s’en passer pour gouverner l’Europe. »
By RFI4.2
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« Inondations au centre de l’Europe : la peur est toujours là », s’exclame le Süddeutsche Zeitung. « Des régions entières de la Roumanie à la Pologne en passant par la République tchèque et l’Autriche, sont submergées. Les rues et les champs sont inondés, les caves et les maisons pleines d’eau, les barrages et les digues partiellement détruits. Et en Allemagne, les riverains de l’Oder et de l’Elbe doivent se préparer à une montée des eaux provoquée par celle des cours d’eaux affluents des pays voisins. »
En effet, « L’Allemagne se prépare », titre Die Welt à Berlin. « Après des pluies dévastatrices et continues, des milliers de personnes ont tout perdu. Et ce fléau arrive également dans notre pays. »
La tempête Boris a tué au moins 18 personnes en Europe centrale et orientale, faisant aussi de nombreux sinistrés et d’immenses dégâts encore difficiles à estimer.
En cause : le réchauffement climatique…Pourquoi une telle intensité ? « Les climatologues ne sont pas surpris par la puissance de cette tempête, pointe leGuardian à Londres. “Les précipitations catastrophiques qui frappent l’Europe centrale sont la conséquence du changement climatique“, affirme une experte de l’Imperial College de Londres. Les morts et les dégâts en Asie, en Afrique et en Europe montrent “à quel point le monde est mal préparé à de telles inondations“, poursuit-elle. (…) De nombreux facteurs interviennent dans le cycle de l’eau », relève encore le Guardian. Mais d’après une climatologue suisse, citée également par le quotidien britannique, « le déluge qui s’abat en Europe centrale est dû à d’immenses quantités de vapeur d’eau qui proviennent de la mer Noire et de la Méditerranée, toutes deux devenues plus chaudes en raison du réchauffement climatique d’origine humaine. »
Le Soir à Bruxelles précise : « c’est la profonde dépression située dans la tempête Boris qui a servi de “moteur“ aux précipitations, relèvent les climatologues. Avec deux facteurs aggravants : cette zone de basse pression a entraîné sur son passage de l’air chaud et humide stationné sur la Méditerranée et sur la mer Noire. En rencontrant les reliefs et un air plus froid, les masses d’air remontant du sud-est ont largué l’eau précipitable qu’elles contenaient. Autre mauvaise configuration, la dépression a été ralentie par des zones de hautes pressions à l’est et à l’ouest et s’est déplacée très lentement sur les zones affectées, contribuant à des cumuls de précipitation catastrophiques. »
Et, relève encore Le Soir, « ces schémas sont (bien) les marqueurs du réchauffement climatique, notent les scientifiques. Dans son dernier rapport paru en 2021, le Giec constatait déjà une tendance à l’augmentation des crues fluviales en Europe occidentale et centrale, et projetait que cette augmentation des précipitations intenses associées à des inondations allait se poursuivre avec “une grande certitude“ en cas de réchauffement mondial supérieur à 1,5 degrés. » Eh bien, on y est…
Démission de Thierry Breton : la France aux ordres de Bruxelles ?A la Une également : la démission du commissaire européen de la France Thierry Breton. Pour Libération à Paris, « l’annonce fracassante de cette démission met en lumière la fébrilité d’Emmanuel Macron, qui capitule face à la présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, et place un de ses proches, le ministre des Affaires étrangères démissionnaire, Stéphane Séjourné. »
« La France aux ordres de Bruxelles », déplore pour sa part Le Figaro. « Cédant au chantage de la présidente de la Commission européenne, Emmanuel Macron désavoue le commissaire français Thierry Breton, qu’il avait pourtant officiellement reconduit fin juillet. Remplaçant les angles aigus de l’ancien capitaine d’industrie par les arrondis de son actuel ministre des Affaires étrangères, Stéphane Séjourné, il s’incline surtout devant l’autoritarisme de l’Allemande et l’allergie qu’elle professe envers l’activiste français. (…) C’est peu dire que l’épisode ternit le prestige de la France, soupire encore Le Figaro. Voilà le champion de “l’autonomie stratégique“ du continent ouvertement traité à Bruxelles comme un “petit“ pays, d’autant moins respectable qu’il ne tient pas ses engagements budgétaires. L’Allemagne peut s’en passer pour gouverner l’Europe. »

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