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Eh bien, « c’est le moment », s’exclame le Guardian à Londres. « Emmanuel Macron l’a dit simplement – et sans détour (en début de semaine). Face à un "monde en désarroi" et à un double défi potentiellement existentiel posé par les États-Unis et la Chine, il a déclaré : "L’Europe doit devenir une puissance". »
Et le quotidien britannique de relever que « deux événements clés pourraient donner un aperçu de la manière dont cette priorité pourrait se traduire en actes. Ce jeudi, dans un château du XVIe siècle situé dans la campagne belge, les dirigeants européens discuteront de mesures urgentes pour relancer l’économie européenne et la rendre plus compétitive. Et demain vendredi et durant le week-end, lors de la Conférence de Munich sur la sécurité, les mêmes dirigeants européens se joindront à d’autres leaders mondiaux, des responsables militaires et des experts pour débattre de la sécurité et de la défense européennes, ainsi que de l’avenir de la relation transatlantique. »
Un moment Alden Biesen ?« C’est un moment pivot, dans un monde de titans », s’exclame Le Soir à Bruxelles. « Le 2 février dernier à Louvain, Mario Draghi, ex-président de la Banque centrale européenne, appelait à nouveau l’Europe à se prendre en main, invoquant à titre de recette le moment "Groenland"(…). » Alors, s’interroge le quotidien belge : « Y aura-t-il ce jeudi un moment “Alden Biesen“, du nom de ce château limbourgeois qui accueille le conseil informel de l’Union européenne ? La menace directe à laquelle l’Europe doit cette fois répondre n’est pas territoriale façon Groenland, mais économique et industrielle, et donc aussi, c’est vrai, existentielle. Avec d’un côté les États-Unis et de l’autre la Chine, se profile un avenir où l’Europe risque d’être subordonnée, divisée et désindustrialisée, et dès lors incapable de préserver ses valeurs. Ces mises en garde ont pour but, conclut Le Soir, de secouer les Européens : la défaite n’est pas une fatalité, à condition d’agir. »
Protection et investissementsPour Le Monde à Paris, « si l’Europe veut survivre à la fois économiquement et politiquement, c’est bien conjointement dans deux directions – protection et investissement – qu’elle doit urgemment innover. La révolution technologique chinoise est issue du plan "Made in China 2025", adopté en 2015, qui visait explicitement le développement de secteurs prioritaires. Il est temps pour l’UE de surmonter ses divisions, martèle également Le Monde, afin de définir à son tour des mesures de protection de ses secteurs stratégiques et une politique industrielle s’appuyant sur un plan d’investissement commun et un renforcement de son système scolaire et universitaire. Ces impératifs ne sont pas nouveaux. La situation géopolitique et l’évolution des rapports de force économiques les rendent vitaux. »
Soutenir l’Ukraine !Demain, vendredi, la conférence de Munich, donc, sur la sécurité… « Les Européens au défi de riposter à Donald Trump et Vladimir Poutine », titre Le Temps à Genève. (…) Objectif principal : apporter une réponse commune au lâchage des Etats-Unis face à la menace persistante de la Russie (en Ukraine). »
Alors, est-ce la solution ? « Pour contrer Donald Trump, les Européens sont tentés de reparler à Vladimir Poutine », constate Le Figaro à Paris. Mais « qui pour discuter avec le maître du Kremlin ? », s’interroge le journal. « Le choix des émissaires anime les discussions dans les coulisses des capitales européennes, sur fond de rivalité pour le leadership européen. »
Et puis, prévient Le Figaro, « si la question d’une reprise des pourparlers avec le président russe est légitime, a fortiori en cas de lâchage de l’Europe par Trump, elle gagnerait à être adossée à certaines conditions. Que Poutine, par exemple, soit prêt à un cessez-le-feu. Mais elle gagnerait surtout à être menée en position de force, c’est-à-dire par une Europe unie, prête à déployer ses muscles et à offrir de fortes garanties de sécurité à l’Ukraine. »
Le prêt de 90 milliards d’euros à l’Ukraine entériné hier par le parlement européen pourrait être un premier pas en ce sens. Il y aura ensuite une négociation finale avec le Conseil, au plus tard début mars. Ces étapes franchies, la Commission pourra effectuer le premier versement début avril. Objectif pour l’Ukraine : acheter des armes, et de préférence en Europe.
By RFI4.2
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Eh bien, « c’est le moment », s’exclame le Guardian à Londres. « Emmanuel Macron l’a dit simplement – et sans détour (en début de semaine). Face à un "monde en désarroi" et à un double défi potentiellement existentiel posé par les États-Unis et la Chine, il a déclaré : "L’Europe doit devenir une puissance". »
Et le quotidien britannique de relever que « deux événements clés pourraient donner un aperçu de la manière dont cette priorité pourrait se traduire en actes. Ce jeudi, dans un château du XVIe siècle situé dans la campagne belge, les dirigeants européens discuteront de mesures urgentes pour relancer l’économie européenne et la rendre plus compétitive. Et demain vendredi et durant le week-end, lors de la Conférence de Munich sur la sécurité, les mêmes dirigeants européens se joindront à d’autres leaders mondiaux, des responsables militaires et des experts pour débattre de la sécurité et de la défense européennes, ainsi que de l’avenir de la relation transatlantique. »
Un moment Alden Biesen ?« C’est un moment pivot, dans un monde de titans », s’exclame Le Soir à Bruxelles. « Le 2 février dernier à Louvain, Mario Draghi, ex-président de la Banque centrale européenne, appelait à nouveau l’Europe à se prendre en main, invoquant à titre de recette le moment "Groenland"(…). » Alors, s’interroge le quotidien belge : « Y aura-t-il ce jeudi un moment “Alden Biesen“, du nom de ce château limbourgeois qui accueille le conseil informel de l’Union européenne ? La menace directe à laquelle l’Europe doit cette fois répondre n’est pas territoriale façon Groenland, mais économique et industrielle, et donc aussi, c’est vrai, existentielle. Avec d’un côté les États-Unis et de l’autre la Chine, se profile un avenir où l’Europe risque d’être subordonnée, divisée et désindustrialisée, et dès lors incapable de préserver ses valeurs. Ces mises en garde ont pour but, conclut Le Soir, de secouer les Européens : la défaite n’est pas une fatalité, à condition d’agir. »
Protection et investissementsPour Le Monde à Paris, « si l’Europe veut survivre à la fois économiquement et politiquement, c’est bien conjointement dans deux directions – protection et investissement – qu’elle doit urgemment innover. La révolution technologique chinoise est issue du plan "Made in China 2025", adopté en 2015, qui visait explicitement le développement de secteurs prioritaires. Il est temps pour l’UE de surmonter ses divisions, martèle également Le Monde, afin de définir à son tour des mesures de protection de ses secteurs stratégiques et une politique industrielle s’appuyant sur un plan d’investissement commun et un renforcement de son système scolaire et universitaire. Ces impératifs ne sont pas nouveaux. La situation géopolitique et l’évolution des rapports de force économiques les rendent vitaux. »
Soutenir l’Ukraine !Demain, vendredi, la conférence de Munich, donc, sur la sécurité… « Les Européens au défi de riposter à Donald Trump et Vladimir Poutine », titre Le Temps à Genève. (…) Objectif principal : apporter une réponse commune au lâchage des Etats-Unis face à la menace persistante de la Russie (en Ukraine). »
Alors, est-ce la solution ? « Pour contrer Donald Trump, les Européens sont tentés de reparler à Vladimir Poutine », constate Le Figaro à Paris. Mais « qui pour discuter avec le maître du Kremlin ? », s’interroge le journal. « Le choix des émissaires anime les discussions dans les coulisses des capitales européennes, sur fond de rivalité pour le leadership européen. »
Et puis, prévient Le Figaro, « si la question d’une reprise des pourparlers avec le président russe est légitime, a fortiori en cas de lâchage de l’Europe par Trump, elle gagnerait à être adossée à certaines conditions. Que Poutine, par exemple, soit prêt à un cessez-le-feu. Mais elle gagnerait surtout à être menée en position de force, c’est-à-dire par une Europe unie, prête à déployer ses muscles et à offrir de fortes garanties de sécurité à l’Ukraine. »
Le prêt de 90 milliards d’euros à l’Ukraine entériné hier par le parlement européen pourrait être un premier pas en ce sens. Il y aura ensuite une négociation finale avec le Conseil, au plus tard début mars. Ces étapes franchies, la Commission pourra effectuer le premier versement début avril. Objectif pour l’Ukraine : acheter des armes, et de préférence en Europe.

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