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« Ukraine/Russie : le bras de fer », titre Libération, « après dix jours d'incursion au-delà de leur frontière, les forces armées ukrainiennes confirment leur intention de porter la guerre en Russie », précise le quotidien français, qui voit dans cette initiative un « rééquilibrage », mais qui reste prudent : car « si cette avancée constitue bien une forme d'humiliation pour le Kremlin, et surtout pour les chefs militaires qui n'ont rien vu venir, elle ne signifie pas pour autant que les Russes sont défaits : ceux-ci ne cessent de progresser dans le Donbass ». Quelles sont les intentions de l'Ukraine ? Le Guardian cite un conseiller du président Volodymyr Zelensky, selon lequel l'incursion de Koursk « vise à persuader Moscou d'engager des discussions équitables sur sa guerre en Ukraine ». « Nous devons », ajoute-t-il, « infliger des défaites tactiques importantes à la Russie ». Newsweek, de son côté, a consulté les informations diffusées par les médias d'état russes, selon lesquels ce serait Volodymyr Zelensky, qui « serait tombé, dans un piège tendu par Vladimir Poutine ». Ainsi, nous dit-on, « Ria Novosti a écrit dans une tribune publiée une semaine après le lancement de l'opération de Kiev, que les "forces russes prenaient le contrôle de la situation". (...) La veille, le journal pro-Kremlin Tsargrad avait écrit que les brigades ukrainiennes étaient « tombées dans un piège » et avaient subi de lourdes pertes ».
À lire aussiRussie: l'offensive ukrainienne dans la région de Koursk suscite de multiples interrogations
Pourquoi ?Autre conflit dont la presse internationale se fait l'écho ce matin : la guerre à Gaza. C'est la Republica, en Italie, qui publie « le témoignage de Rita Baroud », « étudiante à Gaza, déplacée à Deir al-Balah », qui fait le compte de ses amis disparus. Comme Sarah, qui avait peur mais elle l'avait convaincue de la rejoindre dans le sud de la Bande de Gaza. « Je me souviens », dit-elle, « qu'elle était très heureuse. Elle avait acheté un jeu de société pour qu'on joue ensemble à son arrivée et elle avait aussi caché des boissons énergisantes qui me plaisaient. Mais soudain la ligne a été coupée... j'ai appris quelques heures plus tard que son corps avait été retrouvé sous les décombres ». Évoquant ses proches, Rita Baroud, oscille entre désespoir et questionnement : « Leur image reste gravée dans mon esprit, l'écho de leurs voix, leur souvenir qui ne me laissent aucune échappatoire. Je m'en souviens comme faisant partie de ma vie, comme faisant partie de mon âme », explique-t-elle. « Parfois, je me demande : pourquoi nous ? Pourquoi cette terre ? Pourquoi ces gens ? Pourquoi sommes-nous ceux qui devons vivre cette tragédie ? »
Virage à gaucheEnfin, Kamala Harris occupe une nouvelle fois une large part de la presse internationale. La vice-présidente américaine a présenté hier son programme économique, celui qu'elle appliquerait si elle devient présidente. Un programme à destination des classes moyennes, elle a déclaré vouloir « réduire les coûts pour les familles américaines », nous dit le Washington Post, qui évoque notamment son « projet de crédit d'impôt de 6000 dollars par enfant pendant la première année de vie du bébé ». Le Wall Street Journal, lui, ne retient pas ses critiques : « Nous avons écrit vendredi que Kamala Harris allait probablement poursuivre en mieux le programme de reconstruction entamé par le président Biden, mais il s'avère que nous étions bien trop optimistes. Les priorités politiques énoncées par la vice-présidente sont bien pires, notamment son plan visant à imposer des contrôles sur le prix des aliments et des produits d'épicerie ». En Allemagne, die Welt n'est guère plus tendre, le quotidien évoque les « fausses promesses de Kamala Harris »... « au lieu de se concentrer sur les opportunités pour les travailleurs et les entrepreneurs qui travaillent dur, le programme de cette femme de 59 ans promet avant tout une chose : des dépenses sociales coûteuses et des interventions dans l'économie ». Enfin, le Monde parle d'un « virage à gauche », et d'une « sorte de rattrapage dans un pays qui fait progressivement de la couverture santé un droit, et augmente lentement la protection sociale ». Le quotidien français estime toutefois que les propositions de Kamala Harris sont faites « hors de tout cadrage budgétaire sérieux, alors que les déficits publics sont hors de contrôle ».
À lire aussiPrésidentielle aux Etats-Unis: Kamala Harris présente son programme économique
By RFI4.2
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« Ukraine/Russie : le bras de fer », titre Libération, « après dix jours d'incursion au-delà de leur frontière, les forces armées ukrainiennes confirment leur intention de porter la guerre en Russie », précise le quotidien français, qui voit dans cette initiative un « rééquilibrage », mais qui reste prudent : car « si cette avancée constitue bien une forme d'humiliation pour le Kremlin, et surtout pour les chefs militaires qui n'ont rien vu venir, elle ne signifie pas pour autant que les Russes sont défaits : ceux-ci ne cessent de progresser dans le Donbass ». Quelles sont les intentions de l'Ukraine ? Le Guardian cite un conseiller du président Volodymyr Zelensky, selon lequel l'incursion de Koursk « vise à persuader Moscou d'engager des discussions équitables sur sa guerre en Ukraine ». « Nous devons », ajoute-t-il, « infliger des défaites tactiques importantes à la Russie ». Newsweek, de son côté, a consulté les informations diffusées par les médias d'état russes, selon lesquels ce serait Volodymyr Zelensky, qui « serait tombé, dans un piège tendu par Vladimir Poutine ». Ainsi, nous dit-on, « Ria Novosti a écrit dans une tribune publiée une semaine après le lancement de l'opération de Kiev, que les "forces russes prenaient le contrôle de la situation". (...) La veille, le journal pro-Kremlin Tsargrad avait écrit que les brigades ukrainiennes étaient « tombées dans un piège » et avaient subi de lourdes pertes ».
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Pourquoi ?Autre conflit dont la presse internationale se fait l'écho ce matin : la guerre à Gaza. C'est la Republica, en Italie, qui publie « le témoignage de Rita Baroud », « étudiante à Gaza, déplacée à Deir al-Balah », qui fait le compte de ses amis disparus. Comme Sarah, qui avait peur mais elle l'avait convaincue de la rejoindre dans le sud de la Bande de Gaza. « Je me souviens », dit-elle, « qu'elle était très heureuse. Elle avait acheté un jeu de société pour qu'on joue ensemble à son arrivée et elle avait aussi caché des boissons énergisantes qui me plaisaient. Mais soudain la ligne a été coupée... j'ai appris quelques heures plus tard que son corps avait été retrouvé sous les décombres ». Évoquant ses proches, Rita Baroud, oscille entre désespoir et questionnement : « Leur image reste gravée dans mon esprit, l'écho de leurs voix, leur souvenir qui ne me laissent aucune échappatoire. Je m'en souviens comme faisant partie de ma vie, comme faisant partie de mon âme », explique-t-elle. « Parfois, je me demande : pourquoi nous ? Pourquoi cette terre ? Pourquoi ces gens ? Pourquoi sommes-nous ceux qui devons vivre cette tragédie ? »
Virage à gaucheEnfin, Kamala Harris occupe une nouvelle fois une large part de la presse internationale. La vice-présidente américaine a présenté hier son programme économique, celui qu'elle appliquerait si elle devient présidente. Un programme à destination des classes moyennes, elle a déclaré vouloir « réduire les coûts pour les familles américaines », nous dit le Washington Post, qui évoque notamment son « projet de crédit d'impôt de 6000 dollars par enfant pendant la première année de vie du bébé ». Le Wall Street Journal, lui, ne retient pas ses critiques : « Nous avons écrit vendredi que Kamala Harris allait probablement poursuivre en mieux le programme de reconstruction entamé par le président Biden, mais il s'avère que nous étions bien trop optimistes. Les priorités politiques énoncées par la vice-présidente sont bien pires, notamment son plan visant à imposer des contrôles sur le prix des aliments et des produits d'épicerie ». En Allemagne, die Welt n'est guère plus tendre, le quotidien évoque les « fausses promesses de Kamala Harris »... « au lieu de se concentrer sur les opportunités pour les travailleurs et les entrepreneurs qui travaillent dur, le programme de cette femme de 59 ans promet avant tout une chose : des dépenses sociales coûteuses et des interventions dans l'économie ». Enfin, le Monde parle d'un « virage à gauche », et d'une « sorte de rattrapage dans un pays qui fait progressivement de la couverture santé un droit, et augmente lentement la protection sociale ». Le quotidien français estime toutefois que les propositions de Kamala Harris sont faites « hors de tout cadrage budgétaire sérieux, alors que les déficits publics sont hors de contrôle ».
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