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« Il est enfin sorti du bois, s’exclame Le Figaro. Alors que le second tour des élections législatives n’a dégagé aucune majorité claire, Emmanuel Macron, fidèle à son titre de "maître des horloges", a décidé de prendre son temps pour remanier son dispositif gouvernemental. Dans une lettre aux Français publiée hier, le président de la République a demandé aux "forces politiques se reconnaissant dans les institutions républicaines" de "bâtir une majorité solide". Et de trouver des "compromis" - préalable qu’il conditionne à la nomination d’un Premier ministre correspondant à cet arc parlementaire. Avec l’espoir d’accélérer la "clarification" qu’il a appelé de ses vœux, en écartant le Rassemblement national et La France Insoumise. »
Résultat, pointe le Times à Londres : « Colère à gauche et à droite ». Pour le Rassemblement national, « Macron est irresponsable » et pour la France insoumise, « le président n’a pas compris le caractère historique de la crise que traverse la France. Il est plus seul que jamais. » Commentaire du Monde à Paris : « la lettre d’Emmanuel Macron devait apaiser. Elle aura ravivé les tensions du pays, cultivant l’image d’un chef d’État incapable d’accepter la défaite et se contredisant d’une semaine sur l’autre. »
« Emmanuel Macron, le mauvais joueur », lance pour sa part Libération. « Avec sa lettre aux Français, le Président a lancé hier une nouvelle grenade dégoupillée dans un jeu politique déjà chaotique. Le geste d’un homme seul et en plein déni. »
Quelle coalition ?D’autant que dans sa lettre aux Français hier, Emmanuel Macron a estimé que « personne ne l’avait emporté » : « de quoi faire bondir les oppositions », relève Le Temps à Genève.
Le Temps qui en profite pour faire le point sur les négociations en cours afin de tenter de constituer une majorité. Il y a « la gauche qui veut y aller toute seule : le Nouveau Front populaire négocie en son sein pour proposer au plus vite le nom de son Premier ministre et tordre ainsi le bras au président tenté de favoriser une autre majorité, plus au centre ou même à droite ».Il y a « la gauche qui veut s’élargir vers le centre, pointe le quotidien suisse : de nombreux socialistes, et même la plupart des écologistes et des communistes, militent pour une majorité orientée à gauche mais qui intégrerait des macronistes. »
Mais il y a aussi« le centre qui veut s’élargir vers la gauche », relève encore Le Temps. Et aussi : « le centre qui veut s’élargir vers la gauche et la droite ».Ou encore : « le centre qui veut s’élargir vers la droite ».Ou encore : « la droite qui veut prendre le pouvoir en s’élargissant vers le centre. »
Bref, de quoi perdre son latin : « quatre jours après le second tour, on y voit à peine plus clair, soupire Le Temps. Dimanche, la surprise d’une gauche arrivée en tête peinait déjà à cacher un fait : la nouvelle Assemblée nationale est divisée en trois blocs quasi égaux qui rendent très compliquée la mise en place d’une majorité, même relative. »
Biden poussé vers la sortie…Plusieurs sénateurs démocrates suggèrent ou demandent clairement le retrait de la candidature du président sortant. Notamment Peter Welch, sénateur du Vermont, qui publie une tribune dans le Washington Post : « je comprends pourquoi le président Biden veut se présenter, écrit-il. Il nous a sauvés de Donald Trump une fois et veut le faire à nouveau. Mais il doit se demander s’il est le meilleur candidat pour le faire. À mon avis, il ne l’est pas. Pour le bien du pays, je demande au président Biden de se retirer de la course. »
Et puis il y a aussi l’appel du très influent George Clooney, acteur et réalisateur, cette fois dans le New York Times : « J’aime Joe Biden. Mais la seule bataille qu’il ne peut pas gagner est la lutte contre le temps. Nous ne gagnerons pas en novembre avec ce président. Joe Biden est un héros ; il a sauvé la démocratie en 2020. Nous avons besoin qu’il le fasse à nouveau en 2024. Nous avons besoin d'un nouveau candidat. »
« Les Américains veulent de nouveaux visages, renchérit le Wall Street Journal. Le courriel de collecte de fonds envoyé récemment par Joe Biden indique : "cette élection est plus importante que moi ou que vous". S’il le croit vraiment, le président devrait se retirer de la course. »
By RFI4.2
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« Il est enfin sorti du bois, s’exclame Le Figaro. Alors que le second tour des élections législatives n’a dégagé aucune majorité claire, Emmanuel Macron, fidèle à son titre de "maître des horloges", a décidé de prendre son temps pour remanier son dispositif gouvernemental. Dans une lettre aux Français publiée hier, le président de la République a demandé aux "forces politiques se reconnaissant dans les institutions républicaines" de "bâtir une majorité solide". Et de trouver des "compromis" - préalable qu’il conditionne à la nomination d’un Premier ministre correspondant à cet arc parlementaire. Avec l’espoir d’accélérer la "clarification" qu’il a appelé de ses vœux, en écartant le Rassemblement national et La France Insoumise. »
Résultat, pointe le Times à Londres : « Colère à gauche et à droite ». Pour le Rassemblement national, « Macron est irresponsable » et pour la France insoumise, « le président n’a pas compris le caractère historique de la crise que traverse la France. Il est plus seul que jamais. » Commentaire du Monde à Paris : « la lettre d’Emmanuel Macron devait apaiser. Elle aura ravivé les tensions du pays, cultivant l’image d’un chef d’État incapable d’accepter la défaite et se contredisant d’une semaine sur l’autre. »
« Emmanuel Macron, le mauvais joueur », lance pour sa part Libération. « Avec sa lettre aux Français, le Président a lancé hier une nouvelle grenade dégoupillée dans un jeu politique déjà chaotique. Le geste d’un homme seul et en plein déni. »
Quelle coalition ?D’autant que dans sa lettre aux Français hier, Emmanuel Macron a estimé que « personne ne l’avait emporté » : « de quoi faire bondir les oppositions », relève Le Temps à Genève.
Le Temps qui en profite pour faire le point sur les négociations en cours afin de tenter de constituer une majorité. Il y a « la gauche qui veut y aller toute seule : le Nouveau Front populaire négocie en son sein pour proposer au plus vite le nom de son Premier ministre et tordre ainsi le bras au président tenté de favoriser une autre majorité, plus au centre ou même à droite ».Il y a « la gauche qui veut s’élargir vers le centre, pointe le quotidien suisse : de nombreux socialistes, et même la plupart des écologistes et des communistes, militent pour une majorité orientée à gauche mais qui intégrerait des macronistes. »
Mais il y a aussi« le centre qui veut s’élargir vers la gauche », relève encore Le Temps. Et aussi : « le centre qui veut s’élargir vers la gauche et la droite ».Ou encore : « le centre qui veut s’élargir vers la droite ».Ou encore : « la droite qui veut prendre le pouvoir en s’élargissant vers le centre. »
Bref, de quoi perdre son latin : « quatre jours après le second tour, on y voit à peine plus clair, soupire Le Temps. Dimanche, la surprise d’une gauche arrivée en tête peinait déjà à cacher un fait : la nouvelle Assemblée nationale est divisée en trois blocs quasi égaux qui rendent très compliquée la mise en place d’une majorité, même relative. »
Biden poussé vers la sortie…Plusieurs sénateurs démocrates suggèrent ou demandent clairement le retrait de la candidature du président sortant. Notamment Peter Welch, sénateur du Vermont, qui publie une tribune dans le Washington Post : « je comprends pourquoi le président Biden veut se présenter, écrit-il. Il nous a sauvés de Donald Trump une fois et veut le faire à nouveau. Mais il doit se demander s’il est le meilleur candidat pour le faire. À mon avis, il ne l’est pas. Pour le bien du pays, je demande au président Biden de se retirer de la course. »
Et puis il y a aussi l’appel du très influent George Clooney, acteur et réalisateur, cette fois dans le New York Times : « J’aime Joe Biden. Mais la seule bataille qu’il ne peut pas gagner est la lutte contre le temps. Nous ne gagnerons pas en novembre avec ce président. Joe Biden est un héros ; il a sauvé la démocratie en 2020. Nous avons besoin qu’il le fasse à nouveau en 2024. Nous avons besoin d'un nouveau candidat. »
« Les Américains veulent de nouveaux visages, renchérit le Wall Street Journal. Le courriel de collecte de fonds envoyé récemment par Joe Biden indique : "cette élection est plus importante que moi ou que vous". S’il le croit vraiment, le président devrait se retirer de la course. »

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