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« “Il faut que de l’aide arrive vite“. Coupé du monde à Petite-Terre, qui a été dévastée par Chido avec des vents mesurés à 226 km/h, Youssouf Bacar, interrogé par le journal Le Monde, est catégorique : “ici, dans quatre jours, il n’y aura plus rien à manger. Les jours qui viennent vont être très difficiles“, alerte cet entrepreneur installé à Dzaoudzi. “Jusque-là, chacun s’est débrouillé, mais dans quelques jours ? Et, sans courant, les produits congelés ne seront plus consommables à partir de demain. Donc, plus de réserve. Et on ne voit rien arriver“ ».
En effet, précise Le Monde, « les grandes surfaces et les petits commerces qui sont ouverts n’ont plus grand-chose à vendre, en raison des dommages causés dans les entrepôts, du manque d’électricité et des petites routes encore coupées. Dans certaines parties de l’île, l’état des stocks demeure inconnu. (…) En haut de la liste des urgences, se trouve (donc) l’approvisionnement en vivres. L’enjeu porte sur “la capacité à tenir durant les huit jours à venir“, reconnaît François-Noël Buffet, le ministre des Outre-mer démissionnaire. Huit jours, pointe encore le journal, pour que les rotations quotidiennes, commencées dimanche, se traduisent concrètement dans les dix-sept communes de l’île par des distributions à ceux qui n’ont plus rien ».
Impuissance…Et pendant ce temps, la polémique se poursuit à propos de l’attitude du nouveau Premier ministre, François Bayrou. Commentaire de Libération : « en préférant assister à un conseil municipal de sa ville de Pau, plutôt que de participer physiquement à la cellule de crise gérant la catastrophe, le Premier ministre a commis sa première faute, et elle n’est pas petite ».
En tout cas, souligne Le Figaro, « la présence ou l’absence de François Bayrou devant les caméras ne change absolument rien. À Mayotte, l’État est condamné d’abord à la compassion. (…) Devant un tel désastre, la cruelle vérité est que les pouvoirs publics sont complètement dépassés. Ils sont impuissants, comme nous tous, face à la violence arbitraire de la nature, mais aussi parce qu’ils ont renoncé avant le cyclone à empêcher que cet archipel ne se transforme en gigantesque bidonville ».
Investir !Alors, soupire La Croix, « la solidarité et les secours, souhaitables, auront beau battre son plein, un deuil national aura beau être décrété, l’émotion ne suffit pas – fût-elle légitime. La vulnérabilité de ces populations, françaises, est structurelle. Elle doit être considérée hors de l’urgence où se trouve aujourd’hui l’archipel ».
En effet, rebondissent Les Dernières Nouvelles d’Alsace, « préparer le futur de Mayotte, ce n’est pas simplement installer de nouveaux habitats précaires, s’en contenter et se désoler de voir la situation sanitaire, sociale et sécuritaire se dégrader. Préparer l’avenir de Mayotte, c’est investir comme on le ferait en Alsace, dans le Loiret, en Bretagne ou n’importe où sur le territoire métropolitain dans un cas pareil. Pour que cette terre que nous avons voulue française le soit enfin pleinement et que ses habitants bénéficient des mêmes droits, des mêmes devoirs et des mêmes chances ».
By RFI4.2
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« “Il faut que de l’aide arrive vite“. Coupé du monde à Petite-Terre, qui a été dévastée par Chido avec des vents mesurés à 226 km/h, Youssouf Bacar, interrogé par le journal Le Monde, est catégorique : “ici, dans quatre jours, il n’y aura plus rien à manger. Les jours qui viennent vont être très difficiles“, alerte cet entrepreneur installé à Dzaoudzi. “Jusque-là, chacun s’est débrouillé, mais dans quelques jours ? Et, sans courant, les produits congelés ne seront plus consommables à partir de demain. Donc, plus de réserve. Et on ne voit rien arriver“ ».
En effet, précise Le Monde, « les grandes surfaces et les petits commerces qui sont ouverts n’ont plus grand-chose à vendre, en raison des dommages causés dans les entrepôts, du manque d’électricité et des petites routes encore coupées. Dans certaines parties de l’île, l’état des stocks demeure inconnu. (…) En haut de la liste des urgences, se trouve (donc) l’approvisionnement en vivres. L’enjeu porte sur “la capacité à tenir durant les huit jours à venir“, reconnaît François-Noël Buffet, le ministre des Outre-mer démissionnaire. Huit jours, pointe encore le journal, pour que les rotations quotidiennes, commencées dimanche, se traduisent concrètement dans les dix-sept communes de l’île par des distributions à ceux qui n’ont plus rien ».
Impuissance…Et pendant ce temps, la polémique se poursuit à propos de l’attitude du nouveau Premier ministre, François Bayrou. Commentaire de Libération : « en préférant assister à un conseil municipal de sa ville de Pau, plutôt que de participer physiquement à la cellule de crise gérant la catastrophe, le Premier ministre a commis sa première faute, et elle n’est pas petite ».
En tout cas, souligne Le Figaro, « la présence ou l’absence de François Bayrou devant les caméras ne change absolument rien. À Mayotte, l’État est condamné d’abord à la compassion. (…) Devant un tel désastre, la cruelle vérité est que les pouvoirs publics sont complètement dépassés. Ils sont impuissants, comme nous tous, face à la violence arbitraire de la nature, mais aussi parce qu’ils ont renoncé avant le cyclone à empêcher que cet archipel ne se transforme en gigantesque bidonville ».
Investir !Alors, soupire La Croix, « la solidarité et les secours, souhaitables, auront beau battre son plein, un deuil national aura beau être décrété, l’émotion ne suffit pas – fût-elle légitime. La vulnérabilité de ces populations, françaises, est structurelle. Elle doit être considérée hors de l’urgence où se trouve aujourd’hui l’archipel ».
En effet, rebondissent Les Dernières Nouvelles d’Alsace, « préparer le futur de Mayotte, ce n’est pas simplement installer de nouveaux habitats précaires, s’en contenter et se désoler de voir la situation sanitaire, sociale et sécuritaire se dégrader. Préparer l’avenir de Mayotte, c’est investir comme on le ferait en Alsace, dans le Loiret, en Bretagne ou n’importe où sur le territoire métropolitain dans un cas pareil. Pour que cette terre que nous avons voulue française le soit enfin pleinement et que ses habitants bénéficient des mêmes droits, des mêmes devoirs et des mêmes chances ».

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