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« Paras est une fête » : c’est le grand titre de L’Equipe. « Paras » pour Paris et pour paralympique, vous l’aurez compris… « Les Jeux paralympiques s’ouvrent (donc) ce soir place de la Concorde. Avec l’espoir, pointe le quotidien sportif, de retrouver la magie olympique et des Bleus qui brillent ».
Dans son édito, L’Equipe tient à faire cette mise au point, en préalable à la compétition : « les athlètes paralympiques eux-mêmes sont les premiers à le dire : ils ne sont pas des super-héros, juste des athlètes de haut niveau. Il faut débarrasser notre regard de tout misérabilisme pour se concentrer sur leurs performances. Pas de pathos, mais de l’analyse ».
Game [is not] over…Le Guardian à Londres a remarqué ce slogan en franglais placardé sur les murs de toutes les stations de métro parisiennes : « Game [is not] over » : le jeu n’est pas terminé. « Pour ceux qui ne connaissent pas le jargon des salles de jeux vidéo des années 80, "game over" était le message annonçant le moment où une machine dévorait votre argent (la partie était terminée). Le grammaticalement tortueux "is not" a été utilisé par les organisateurs de Paris 2024, relève le quotidien britannique, pour rappeler aux Parisiens et aux visiteurs que l’été de l’excellence sportive va se poursuivre ».
Et « après des mois d’inquiétudes quant à la faiblesse des ventes de billets et à l’adhésion du public au handisport, les nouvelles de ces derniers jours sont bonnes, pointe encore le Guardian. Plus de 2 millions de billets ont déjà été vendus sur 2 millions et demi, et plusieurs épreuves affichent complet ».
Un record de délégationsEl Pais à Madrid a fait les comptes : « la 17e édition des Jeux Paralympiques envahira la capitale française avec une participation record de délégations. Entre ce mercredi 28 août, avec la cérémonie d’ouverture, et le 8 septembre, quelque 4400 athlètes s’affronteront dans 548 épreuves sportives. L’organisation de l’événement prévoit que 2,8 millions de spectateurs rempliront les tribunes des 18 sites de compétition autorisés. À Paris, 1983 femmes concourront, soit 45% du nombre total d’athlètes, ce qui dépasse la précédente proportion de 42% établie à Tokyo 2020 ».
Une athlète pour 6 épreuves…Bien sûr les quotidiens dans chaque pays évaluent les chances de médailles de leurs athlètes… Exemple Le Temps à Genève qui relève que « la délégation nationale de 27 athlètes, dont 19 femmes, est très gourmande: elle vise pas moins de 14 médailles ». Et « c’est surtout en athlétisme que la Suisse est ambitieuse, note Le Temps, grâce notamment à Catherine Debrunner. Cette dernière va réaliser un exploit unique : concourir sur six distances différentes: 100 m, 400 m, 800 m, 1500 m, 5000 m et marathon. “Beaucoup de gens disent que je suis folle, affirme-t-elle. Durant le Covid, j’avais beaucoup de temps, alors je me suis lancé de nouveaux défis. Je dois exercer à la fois l’explosivité et l’endurance“ ».
« Le niveau a explosé… »Autre athlète, française celle-là : Nantenin Keïta, sprinteuse sur 100 et 400 m, porte-drapeau tricolore… Nantenin Keïta est longuement interviewée ce matin dans Libération.
À 39 ans, l’athlète, atteinte d’albinisme et malvoyante, va vivre sa cinquième et dernière paralympiade. C’est la fille du chanteur et homme politique malien Salif Keïta. « Je vise la meilleure place possible et ce n’est pas forcément l’or, affirme-t-elle. (…) Le niveau a explosé en termes de performance pure, mais aussi en termes de densité : sur certaines disciplines, il n’y a certes pas 40 athlètes au départ, mais seulement 12, et elles sont toutes potentiellement médaillables. Ça veut dire qu’il y a une densité très forte et que la performance attire la performance ».
À la question de Libération, « quels acquis attendez-vous après Paris 2024 ? », Nantenin Keïta répond : « pour moi, c’est vraiment la possibilité de pratiquer une activité physique, quel que soit son handicap. C’est l’héritage le plus important. Il faut créer les conditions pour que la pratique d’une activité physique, quel que soit son type de handicap, soit possible. On ne fera pas des champions et des championnes paralympiques de toutes les personnes qui vont pratiquer. Mais, à travers le sport, les personnes en situation de handicap peuvent développer des compétences, créer du lien social mais aussi améliorer leur condition physique et donc améliorer les pathologies de leur handicap ».
By RFI4.2
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« Paras est une fête » : c’est le grand titre de L’Equipe. « Paras » pour Paris et pour paralympique, vous l’aurez compris… « Les Jeux paralympiques s’ouvrent (donc) ce soir place de la Concorde. Avec l’espoir, pointe le quotidien sportif, de retrouver la magie olympique et des Bleus qui brillent ».
Dans son édito, L’Equipe tient à faire cette mise au point, en préalable à la compétition : « les athlètes paralympiques eux-mêmes sont les premiers à le dire : ils ne sont pas des super-héros, juste des athlètes de haut niveau. Il faut débarrasser notre regard de tout misérabilisme pour se concentrer sur leurs performances. Pas de pathos, mais de l’analyse ».
Game [is not] over…Le Guardian à Londres a remarqué ce slogan en franglais placardé sur les murs de toutes les stations de métro parisiennes : « Game [is not] over » : le jeu n’est pas terminé. « Pour ceux qui ne connaissent pas le jargon des salles de jeux vidéo des années 80, "game over" était le message annonçant le moment où une machine dévorait votre argent (la partie était terminée). Le grammaticalement tortueux "is not" a été utilisé par les organisateurs de Paris 2024, relève le quotidien britannique, pour rappeler aux Parisiens et aux visiteurs que l’été de l’excellence sportive va se poursuivre ».
Et « après des mois d’inquiétudes quant à la faiblesse des ventes de billets et à l’adhésion du public au handisport, les nouvelles de ces derniers jours sont bonnes, pointe encore le Guardian. Plus de 2 millions de billets ont déjà été vendus sur 2 millions et demi, et plusieurs épreuves affichent complet ».
Un record de délégationsEl Pais à Madrid a fait les comptes : « la 17e édition des Jeux Paralympiques envahira la capitale française avec une participation record de délégations. Entre ce mercredi 28 août, avec la cérémonie d’ouverture, et le 8 septembre, quelque 4400 athlètes s’affronteront dans 548 épreuves sportives. L’organisation de l’événement prévoit que 2,8 millions de spectateurs rempliront les tribunes des 18 sites de compétition autorisés. À Paris, 1983 femmes concourront, soit 45% du nombre total d’athlètes, ce qui dépasse la précédente proportion de 42% établie à Tokyo 2020 ».
Une athlète pour 6 épreuves…Bien sûr les quotidiens dans chaque pays évaluent les chances de médailles de leurs athlètes… Exemple Le Temps à Genève qui relève que « la délégation nationale de 27 athlètes, dont 19 femmes, est très gourmande: elle vise pas moins de 14 médailles ». Et « c’est surtout en athlétisme que la Suisse est ambitieuse, note Le Temps, grâce notamment à Catherine Debrunner. Cette dernière va réaliser un exploit unique : concourir sur six distances différentes: 100 m, 400 m, 800 m, 1500 m, 5000 m et marathon. “Beaucoup de gens disent que je suis folle, affirme-t-elle. Durant le Covid, j’avais beaucoup de temps, alors je me suis lancé de nouveaux défis. Je dois exercer à la fois l’explosivité et l’endurance“ ».
« Le niveau a explosé… »Autre athlète, française celle-là : Nantenin Keïta, sprinteuse sur 100 et 400 m, porte-drapeau tricolore… Nantenin Keïta est longuement interviewée ce matin dans Libération.
À 39 ans, l’athlète, atteinte d’albinisme et malvoyante, va vivre sa cinquième et dernière paralympiade. C’est la fille du chanteur et homme politique malien Salif Keïta. « Je vise la meilleure place possible et ce n’est pas forcément l’or, affirme-t-elle. (…) Le niveau a explosé en termes de performance pure, mais aussi en termes de densité : sur certaines disciplines, il n’y a certes pas 40 athlètes au départ, mais seulement 12, et elles sont toutes potentiellement médaillables. Ça veut dire qu’il y a une densité très forte et que la performance attire la performance ».
À la question de Libération, « quels acquis attendez-vous après Paris 2024 ? », Nantenin Keïta répond : « pour moi, c’est vraiment la possibilité de pratiquer une activité physique, quel que soit son handicap. C’est l’héritage le plus important. Il faut créer les conditions pour que la pratique d’une activité physique, quel que soit son type de handicap, soit possible. On ne fera pas des champions et des championnes paralympiques de toutes les personnes qui vont pratiquer. Mais, à travers le sport, les personnes en situation de handicap peuvent développer des compétences, créer du lien social mais aussi améliorer leur condition physique et donc améliorer les pathologies de leur handicap ».

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