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« Ostracisé par l’Occident, qualifié de possible criminel de guerre par la Cour pénale internationale, Vladimir Poutine accueille (pourtant) en ce moment pas moins 36 dirigeants de pays tels que la Chine, l’Inde et l’Iran ». C’est ce que constate le Guardian à Londres. C’est dans le cadre du sommet des Brics, « destiné à montrer que Moscou est tout sauf isolé. »
Même le secrétaire général de l’ONU, António Guterres, est présent à ce sommet, « comme l’année dernière. Sa décision a suscité la colère de nombreux Occidentaux, relève encore le quotidien britannique. Même si l’ONU a déclaré qu’il réitérerait son point de vue selon lequel l’invasion de l’Ukraine constituait une violation de la charte des Nations unies ».
Il n’empêche : « Guterres et ses Nations unies ont perdu la boule », s’insurge le Times, toujours à Londres. « Guterres tourne en dérision la charte de l’ONU (…). À l’heure où "l’opération militaire spéciale" de Poutine en Ukraine, jugée illégale et immorale par le monde libre, y provoque d’indicibles souffrances, cette visite du chef de l’ONU en Russie montre un manque de respect total pour l’ordre fondé sur la primauté du droit international ».
Pas à une contradiction près…En tout cas, pointe Le Figaro à Paris, « pour un paria de la communauté des nations, frappé de sanctions et poursuivi par la justice internationale, la photo n’a pas de prix. En accueillant chez lui les dirigeants des Brics et de nombreux pays aspirant à les rejoindre, Vladimir Poutine démontre avec éclat qu’il n’est pas seul, tant s’en faut ». Et il n’y a« rien d’étonnant, poursuit Le Figaro, à ce que ce club du "Sud global" ait le vent en poupe. La guerre en Ukraine a montré l’inefficacité des sanctions décrétées par un seul camp. La Chine et l’Inde absorbent désormais 80 % des exportations russes d’hydrocarbures, payées pour l’essentiel en monnaies locales. Poutine veut en profiter pour consolider politiquement "son camp", promettant "un multilatéralisme juste et sans diktats". Formule savoureuse, commente le quotidien français, venant d’un chef d’État qui envahit ses voisins, élimine ses opposants et déstabilise autant qu’il le peut les démocraties ».
Présidentielle américaine : le coup de boost de Musk en faveur de Trump…À la Une également, Elon Musk, soutien de poids pour Donald Trump…
Le Washington Post ne prend pas de gants : attention, écrit-il, « l’influence du milliardaire est vaste et de plus en plus dangereuse. Elon Musk essaie d’acheter cette présidentielle pour Donald Trump, et tous ceux qui aiment notre pays devraient s’en inquiéter. (…) Elon Musk souffre du syndrome du "je sais tout", une maladie qui semble viser les milliardaires de la tech. Ils se révèlent brillants dans le domaine des paiements électroniques, de la conception de fusées ou autres, et en concluent qu’ils le sont dans tous les domaines, y compris la politique. Ils ont tort, s’exclame encore le Washington Post. Pour atteindre des objectifs dans une démocratie, il faut forger un consensus public, et Musk ne sait même pas ce que cela signifie. Cette ignorance le rend dangereux ».
Objectif : contrôler les agences fédérales qui le contrôlent…« Musk, c’est Trump avec un empire et une puissance de feu », lance Le Soir à Bruxelles.« Musk a sorti un bazooka de sa manche, avec sa loterie où il promet chaque jour un million de dollars à un électeur de Pennsylvanie ayant signé sa pétition pour la liberté d’expression et le droit de porter des armes, à condition d’être inscrit sur les listes électorales. Illégal ! Musk achète ici carrément les votes ? Le créateur de Tesla et Space X n’en a cure puisque le seul objectif envisageable pour ce "clone de président" désormais aussi en campagne, est de gagner l’élection parce qu’alors, tout sera permis, ou effacé ».
En effet, précise Le Temps à Genève : « si Donald Trump l’emporte, ce dernier a d’ores et déjà annoncé qu’il envisageait de placer Elon Musk à la tête de la commission sur l’efficacité du gouvernement. Il aurait ainsi son mot à dire sur le fonctionnement des agences fédérales, celle sur l’aviation, l’environnement, la finance ou les télécommunications. Autant d’institutions actuellement en litige avec ses multiples sociétés – SpaceX avec le gendarme du ciel, Tesla avec celui de la finance et X avec celui des télécommunications. Voilà qui provoquerait d’énormes conflits d’intérêts, relève encore Le Temps, puisque Elon Musk serait en mesure d’avantager ses entreprises en remodelant certaines régulations ».
By RFI4.2
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« Ostracisé par l’Occident, qualifié de possible criminel de guerre par la Cour pénale internationale, Vladimir Poutine accueille (pourtant) en ce moment pas moins 36 dirigeants de pays tels que la Chine, l’Inde et l’Iran ». C’est ce que constate le Guardian à Londres. C’est dans le cadre du sommet des Brics, « destiné à montrer que Moscou est tout sauf isolé. »
Même le secrétaire général de l’ONU, António Guterres, est présent à ce sommet, « comme l’année dernière. Sa décision a suscité la colère de nombreux Occidentaux, relève encore le quotidien britannique. Même si l’ONU a déclaré qu’il réitérerait son point de vue selon lequel l’invasion de l’Ukraine constituait une violation de la charte des Nations unies ».
Il n’empêche : « Guterres et ses Nations unies ont perdu la boule », s’insurge le Times, toujours à Londres. « Guterres tourne en dérision la charte de l’ONU (…). À l’heure où "l’opération militaire spéciale" de Poutine en Ukraine, jugée illégale et immorale par le monde libre, y provoque d’indicibles souffrances, cette visite du chef de l’ONU en Russie montre un manque de respect total pour l’ordre fondé sur la primauté du droit international ».
Pas à une contradiction près…En tout cas, pointe Le Figaro à Paris, « pour un paria de la communauté des nations, frappé de sanctions et poursuivi par la justice internationale, la photo n’a pas de prix. En accueillant chez lui les dirigeants des Brics et de nombreux pays aspirant à les rejoindre, Vladimir Poutine démontre avec éclat qu’il n’est pas seul, tant s’en faut ». Et il n’y a« rien d’étonnant, poursuit Le Figaro, à ce que ce club du "Sud global" ait le vent en poupe. La guerre en Ukraine a montré l’inefficacité des sanctions décrétées par un seul camp. La Chine et l’Inde absorbent désormais 80 % des exportations russes d’hydrocarbures, payées pour l’essentiel en monnaies locales. Poutine veut en profiter pour consolider politiquement "son camp", promettant "un multilatéralisme juste et sans diktats". Formule savoureuse, commente le quotidien français, venant d’un chef d’État qui envahit ses voisins, élimine ses opposants et déstabilise autant qu’il le peut les démocraties ».
Présidentielle américaine : le coup de boost de Musk en faveur de Trump…À la Une également, Elon Musk, soutien de poids pour Donald Trump…
Le Washington Post ne prend pas de gants : attention, écrit-il, « l’influence du milliardaire est vaste et de plus en plus dangereuse. Elon Musk essaie d’acheter cette présidentielle pour Donald Trump, et tous ceux qui aiment notre pays devraient s’en inquiéter. (…) Elon Musk souffre du syndrome du "je sais tout", une maladie qui semble viser les milliardaires de la tech. Ils se révèlent brillants dans le domaine des paiements électroniques, de la conception de fusées ou autres, et en concluent qu’ils le sont dans tous les domaines, y compris la politique. Ils ont tort, s’exclame encore le Washington Post. Pour atteindre des objectifs dans une démocratie, il faut forger un consensus public, et Musk ne sait même pas ce que cela signifie. Cette ignorance le rend dangereux ».
Objectif : contrôler les agences fédérales qui le contrôlent…« Musk, c’est Trump avec un empire et une puissance de feu », lance Le Soir à Bruxelles.« Musk a sorti un bazooka de sa manche, avec sa loterie où il promet chaque jour un million de dollars à un électeur de Pennsylvanie ayant signé sa pétition pour la liberté d’expression et le droit de porter des armes, à condition d’être inscrit sur les listes électorales. Illégal ! Musk achète ici carrément les votes ? Le créateur de Tesla et Space X n’en a cure puisque le seul objectif envisageable pour ce "clone de président" désormais aussi en campagne, est de gagner l’élection parce qu’alors, tout sera permis, ou effacé ».
En effet, précise Le Temps à Genève : « si Donald Trump l’emporte, ce dernier a d’ores et déjà annoncé qu’il envisageait de placer Elon Musk à la tête de la commission sur l’efficacité du gouvernement. Il aurait ainsi son mot à dire sur le fonctionnement des agences fédérales, celle sur l’aviation, l’environnement, la finance ou les télécommunications. Autant d’institutions actuellement en litige avec ses multiples sociétés – SpaceX avec le gendarme du ciel, Tesla avec celui de la finance et X avec celui des télécommunications. Voilà qui provoquerait d’énormes conflits d’intérêts, relève encore Le Temps, puisque Elon Musk serait en mesure d’avantager ses entreprises en remodelant certaines régulations ».

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