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« Vous êtes contaminés », s’exclame le New York Times. Le plastique est partout et même en nous…
« Lorsque les scientifiques testent la neige de l’Antarctique ou les glaces du l’Everest, les plastiques sont là. En 2019, lorsqu’un explorateur a atteint les plus grandes profondeurs de l’océan, dans la fosse des Mariannes, il a constaté que les plastiques l’avaient battu là aussi, à des kilomètres au-delà de la portée de la lumière naturelle. Le plastique est désormais présent dans la chair des poissons, où il interfère avec la reproduction ; dans les tiges des plantes, où il interfère avec la photosynthèse ; et dans bien d’autres choses que nous plaçons dans nos assiettes.
Il y a peut-être du plastique dans votre salive, pointe encore le New York Times, et presque certainement dans votre sang. On a trouvé du plastique dans les cœurs et les reins de l’homme et dans d’autres organes, mais aussi dans le lait maternel. Et comme du plastique a été trouvé aussi dans le fluide folliculaire ovarien et dans le tissu testiculaire, ainsi que dans la majorité des échantillons de sperme humain, il est déjà présent non seulement chez les enfants à naître, mais aussi chez ceux qui n’ont pas encore été conçus ».
Fantastique, mais…C’est dire, soupire Le Soir à Bruxelles, si « la pression est maximale sur les délégués de près de 180 pays réunis à partir de ce mardi à Genève pour tenter de conclure un traité international pour ralentir la pollution plastique qui étouffe notre planète et… nos organismes ».
C’est vrai, poursuit le quotidien belge, « le plastique, c’est fantastique : il a été le support d’un nombre incalculable de progrès, en médecine, en ingénierie, en électronique… À l’image du pétrole et du gaz, dont il est un dérivé, il a rendu et rend encore notre vie plus confortable, plus facile. Mais ce progrès a un prix. Un prix terrible, s’exclame Le Soir. Selon un rapport publié hier par la revue médicale britannique The Lancet, trois des substances les plus utilisées – le bisphénol A, les polybromodiphényléthers et les phtalates – auraient des conséquences sur la santé qui se chiffreraient à… 1 500 milliards de dollars par an ! »
« C’est pourquoi, insiste le quotidien suisse Le Temps, les États réunis à Genève jusqu’au 14 août doivent réussir à s’accorder sur un traité, afin de ralentir ce fléau qui rend malades la planète et les humains ».
La réunion de la dernière chance ?Reste que les discussions s’annoncent difficiles, prévient pour sa part Le Monde à Paris. « Organisée dans un contexte géopolitique tendu, cette réunion de Genève apparaît comme la réunion de la dernière chance pour parvenir à un accord entre deux blocs dont les positions n’ont jamais paru aussi éloignées : d’un côté une centaine de pays, dont ceux de l’Union européenne, poussent pour un traité ambitieux qui s’attaque au problème à la source en fermant le robinet d’une production de plastiques aujourd’hui hors de contrôle ; de l’autre, pointe Le Monde, un petit groupe de pays producteurs de pétrole et de gaz emmenés par l’Arabie saoudite, l’Iran et la Russie et soutenus par la Chine et les États-Unis s’y oppose fermement et veut cantonner le périmètre du traité à la question de la gestion des déchets et du recyclage ».
Quelques conseils…Enfin, en attendant, Le Figaro donne des « conseils pour limiter son exposition quotidienne aux microplastiques : bien que nous n’ayons pas encore assez de distance et de résultats concrets pour attester des effets nocifs, ou non, de la présence impromptue de ces plastiques, beaucoup de chercheurs appellent au principe de précaution », pointe le journal. Alors, « un des premiers gestes simples à adopter est d’arrêter de boire de l’eau contenue dans des bouteilles en plastique car leur emballage tout comme leur bouchon peuvent libérer des particules dans l’eau (…) ; il faut éviter de faire chauffer au micro-ondes des aliments dans des contenants en plastique ;il faut surveiller sa consommation de poisson et de fruits de mer - exemple : un plat de moules peut ainsi contenir jusqu’à 90 particules de plastique ; ou encore pour les vêtements, il faut choisir des matériaux naturels et éviter les produits synthétiques ».
By RFI4.2
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« Vous êtes contaminés », s’exclame le New York Times. Le plastique est partout et même en nous…
« Lorsque les scientifiques testent la neige de l’Antarctique ou les glaces du l’Everest, les plastiques sont là. En 2019, lorsqu’un explorateur a atteint les plus grandes profondeurs de l’océan, dans la fosse des Mariannes, il a constaté que les plastiques l’avaient battu là aussi, à des kilomètres au-delà de la portée de la lumière naturelle. Le plastique est désormais présent dans la chair des poissons, où il interfère avec la reproduction ; dans les tiges des plantes, où il interfère avec la photosynthèse ; et dans bien d’autres choses que nous plaçons dans nos assiettes.
Il y a peut-être du plastique dans votre salive, pointe encore le New York Times, et presque certainement dans votre sang. On a trouvé du plastique dans les cœurs et les reins de l’homme et dans d’autres organes, mais aussi dans le lait maternel. Et comme du plastique a été trouvé aussi dans le fluide folliculaire ovarien et dans le tissu testiculaire, ainsi que dans la majorité des échantillons de sperme humain, il est déjà présent non seulement chez les enfants à naître, mais aussi chez ceux qui n’ont pas encore été conçus ».
Fantastique, mais…C’est dire, soupire Le Soir à Bruxelles, si « la pression est maximale sur les délégués de près de 180 pays réunis à partir de ce mardi à Genève pour tenter de conclure un traité international pour ralentir la pollution plastique qui étouffe notre planète et… nos organismes ».
C’est vrai, poursuit le quotidien belge, « le plastique, c’est fantastique : il a été le support d’un nombre incalculable de progrès, en médecine, en ingénierie, en électronique… À l’image du pétrole et du gaz, dont il est un dérivé, il a rendu et rend encore notre vie plus confortable, plus facile. Mais ce progrès a un prix. Un prix terrible, s’exclame Le Soir. Selon un rapport publié hier par la revue médicale britannique The Lancet, trois des substances les plus utilisées – le bisphénol A, les polybromodiphényléthers et les phtalates – auraient des conséquences sur la santé qui se chiffreraient à… 1 500 milliards de dollars par an ! »
« C’est pourquoi, insiste le quotidien suisse Le Temps, les États réunis à Genève jusqu’au 14 août doivent réussir à s’accorder sur un traité, afin de ralentir ce fléau qui rend malades la planète et les humains ».
La réunion de la dernière chance ?Reste que les discussions s’annoncent difficiles, prévient pour sa part Le Monde à Paris. « Organisée dans un contexte géopolitique tendu, cette réunion de Genève apparaît comme la réunion de la dernière chance pour parvenir à un accord entre deux blocs dont les positions n’ont jamais paru aussi éloignées : d’un côté une centaine de pays, dont ceux de l’Union européenne, poussent pour un traité ambitieux qui s’attaque au problème à la source en fermant le robinet d’une production de plastiques aujourd’hui hors de contrôle ; de l’autre, pointe Le Monde, un petit groupe de pays producteurs de pétrole et de gaz emmenés par l’Arabie saoudite, l’Iran et la Russie et soutenus par la Chine et les États-Unis s’y oppose fermement et veut cantonner le périmètre du traité à la question de la gestion des déchets et du recyclage ».
Quelques conseils…Enfin, en attendant, Le Figaro donne des « conseils pour limiter son exposition quotidienne aux microplastiques : bien que nous n’ayons pas encore assez de distance et de résultats concrets pour attester des effets nocifs, ou non, de la présence impromptue de ces plastiques, beaucoup de chercheurs appellent au principe de précaution », pointe le journal. Alors, « un des premiers gestes simples à adopter est d’arrêter de boire de l’eau contenue dans des bouteilles en plastique car leur emballage tout comme leur bouchon peuvent libérer des particules dans l’eau (…) ; il faut éviter de faire chauffer au micro-ondes des aliments dans des contenants en plastique ;il faut surveiller sa consommation de poisson et de fruits de mer - exemple : un plat de moules peut ainsi contenir jusqu’à 90 particules de plastique ; ou encore pour les vêtements, il faut choisir des matériaux naturels et éviter les produits synthétiques ».

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