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Dans son dernier livre en date, «De la bêtise artificielle» (Allia) notre invitée, Anne Alombert, s’inquiète. Selon elle, «la notion d’«intelligence artificielle» recouvre une nouvelle révolution industrielle, qui implique le risque de l’automatisation et de la prolétarisation de la pensée». Elle est l’invitée de ce numéro du magazine IDÉES.
Spécialiste de la pensée de Bernard Stiegler qu’elle est venue expliquer dans l’émission, professeure de Philosophie, spécialiste des nouvelles technologies et de leur impact anthropologique, Anne Alombert analyse à sa façon, claire et précise, notre servitude volontaire face à l’IA.
Selon elle, ce qui caractérisait notre époque, ce serait la naissance d’une forme de bêtise artificielle née de la prolétarisation de nos capacités expressives (écrire, parler, créer) par les machines. Le risque est l’appauvrissement de nos capacités intellectuelles.
En nous laissant croire à l’existence de «machines pensantes», le terme d’intelligence artificielle nous empêche de penser véritablement. Il dissimule l’idéologie des grandes entreprises qui se sont approprié ces technologies, leurs infrastructures et leurs modèles économiques.
L’usage massif des IA génératives entraîne une disruption des relations humaines et une délégation de l’expression à des systèmes algorithmiques. Cela conduit à une uniformisation et une perte de singularité dans nos échanges.
Plutôt que d’opposer machines et humains, la jeune chercheuse propose d’interroger leur évolution afin de comprendre les effets des automates sur nos esprits, nos cultures et nos sociétés.
Malgré ce constat critique, Anne Alombert ne fait pas montre de pessimisme. Elle affirme qu’il est possible de réorienter ces technologies pour les mettre au service de l’intelligence collective et de la démocratisation de l’espace médiatique, à condition de les concevoir comme des outils de contribution, et non d’imitation ou d’automatisation.
Cet essai est à la fois lucide et stimulant. Il invite à repenser notre rapport aux technologies et à préserver notre capacité à penser, créer et dialoguer en tant qu’êtres singuliers sous peine de devenir les esclaves consentants de la machine.
Ses explications au micro de Pierre-Édouard Deldique sont une forme d’avertissement. À nous de l’écouter.
Programmation musicale
Angel Brothers - Lost In The Loop.
By RFI5
22 ratings
Dans son dernier livre en date, «De la bêtise artificielle» (Allia) notre invitée, Anne Alombert, s’inquiète. Selon elle, «la notion d’«intelligence artificielle» recouvre une nouvelle révolution industrielle, qui implique le risque de l’automatisation et de la prolétarisation de la pensée». Elle est l’invitée de ce numéro du magazine IDÉES.
Spécialiste de la pensée de Bernard Stiegler qu’elle est venue expliquer dans l’émission, professeure de Philosophie, spécialiste des nouvelles technologies et de leur impact anthropologique, Anne Alombert analyse à sa façon, claire et précise, notre servitude volontaire face à l’IA.
Selon elle, ce qui caractérisait notre époque, ce serait la naissance d’une forme de bêtise artificielle née de la prolétarisation de nos capacités expressives (écrire, parler, créer) par les machines. Le risque est l’appauvrissement de nos capacités intellectuelles.
En nous laissant croire à l’existence de «machines pensantes», le terme d’intelligence artificielle nous empêche de penser véritablement. Il dissimule l’idéologie des grandes entreprises qui se sont approprié ces technologies, leurs infrastructures et leurs modèles économiques.
L’usage massif des IA génératives entraîne une disruption des relations humaines et une délégation de l’expression à des systèmes algorithmiques. Cela conduit à une uniformisation et une perte de singularité dans nos échanges.
Plutôt que d’opposer machines et humains, la jeune chercheuse propose d’interroger leur évolution afin de comprendre les effets des automates sur nos esprits, nos cultures et nos sociétés.
Malgré ce constat critique, Anne Alombert ne fait pas montre de pessimisme. Elle affirme qu’il est possible de réorienter ces technologies pour les mettre au service de l’intelligence collective et de la démocratisation de l’espace médiatique, à condition de les concevoir comme des outils de contribution, et non d’imitation ou d’automatisation.
Cet essai est à la fois lucide et stimulant. Il invite à repenser notre rapport aux technologies et à préserver notre capacité à penser, créer et dialoguer en tant qu’êtres singuliers sous peine de devenir les esclaves consentants de la machine.
Ses explications au micro de Pierre-Édouard Deldique sont une forme d’avertissement. À nous de l’écouter.
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