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Or


Ce sont des territoires lointains, aux extrémités du globe mais qui se retrouvent, aujourd’hui, au centre des préoccupations des grandes puissances mondiales, à tel point que la France vient de réviser, début décembre 2025, sa stratégie polaire.
Au nord : l’Arctique, le plus petit océan de la planète, devenu «l’un des terrains de jeu mondiaux les plus stratégiques et inflammables», peut-on lire dans ce nouveau document du ministère français des Affaires étrangères. Au sud : l’Antarctique, terrain de recherches scientifiques et sanctuaire pour la biodiversité, désormais menacé, aussi, par les bouleversements du monde. La guerre en Ukraine, la Russie de Vladimir Poutine, les États-Unis de Donald Trump, les ambitions chinoises et européennes, autant d'éléments qui ont donc poussé la France à mettre rapidement à jour sa stratégie jusqu’en 2040. Pourquoi les pôles sont-ils aujourd’hui tant convoités ? Quel rôle pour Paris face aux intérêts de Washington et de Moscou ? Quels risques pour la science et l’environnement ?
Avec notre invité :
Mikaa Blugeon-Mered, chercheur senior en Géopolitique de la Transition énergétique à la Chaire de recherche du Canada sur l’hydrogène propre à l’Université du Québec à Trois Rivières, spécialiste des pôles. Auteur de la préface de l’ouvrage d’Elizabeth Buchanan «Alors tu veux acheter le Groenland…», aux éditions Saint Simon.
C’est une première, en Corée du Sud : le gouvernement a récemment reconnu, début octobre 2025, sa responsabilité dans l’adoption abusive de dizaines de milliers d’enfants envoyés à l’étranger.
Au moins 140 000 enfants sud-coréens ont été adoptés entre 1955 et 1999, parfois en violation des droits humains, selon les conclusions d’une commission mise en place en Corée du Sud, justement pour révéler l’ampleur de ces pratiques frauduleuses : des falsifications d’identité, par exemple, ou des manquements dans les procédures légales de consentement des parents biologiques. Des pratiques identiques dans d’autres Etats et qui pointent, aussi, la responsabilité des pays occidentaux ayant accueilli ces enfants. Comment expliquer ces dérives ? Pourquoi n’en prend-on connaissance que maintenant ? Faut-il aller jusqu’à interdire les adoptions internationales ?
Avec nos invités :
- Christine Tournadre, co-autrice et co-réalisatrice du documentaire «Adoption Internationale, un Scandale Planétaire».
- Fabio Macedo, chercheur, historien à l’Université d’Angers, co-auteur avec Yves Denéchère de l’«Étude historique sur les pratiques illicites dans l’adoption internationale en France».
Son élection était attendue, elle a largement été confirmée dans les urnes : avec 58% des suffrages, José Antonio Kast a été élu président du Chili. Succédant à la gauche de Gabriel Boric, il devient le premier chef d'État d'extrême droite depuis la fin de la dictature d'Augusto Pinochet, que José Antonio Kast ne se cache d'ailleurs pas d'admirer. Alors pourquoi les Chiliens ont-ils fait ce choix ?
Après l'Argentine, le Salvador et l'Équateur, jusqu'où le populisme et l'extrême droite s'étendront-ils en Amérique latine ? Comment expliquer cette tendance ?
Avec notre invité :
- Olivier Compagnon, professeur d’Histoire contemporaine à l’Université Sorbonne Nouvelle/Institut des Hautes Études d’Amérique latine, chercheur au CREDA
- Mathilde Allain, enseignante chercheuse à l’Institut des Hautes Études de l'Amérique Latine et au Centre de Recherche et de Documentation sur les Amériques et au CREDA.
Pendant 2 500 ans, des scientifiques, des astronomes et des navigateurs ont utilisé les méridiens pour mesurer le monde. Les méridiens qui sont aussi des instruments de pouvoir et de domination quand il s'agit de partager le monde et d'établir des frontières. Enfin les méridiens ont imposé des mesures du temps et le système métrique.
Avec :
- Fabrice Argounès, géographe et géohistorien rattaché à l’INSPE et à l’Université de Rouen, auteur de Méridiens - mesurer, partager, dominer le monde (CNRS éditions).
Les Français sont plusieurs dizaines de milliers à Dubaï. Ils représentent l’une des 200 communautés étrangères de l’Émirat, considéré comme un paradis fiscal et une destination de rêve pour l’émigration. Dubaï n’attire pas que les influenceurs qui échappent à l’impôt ou ceux qui profitent de l’immobilier pour placer ou blanchir de l’argent, les lois ont d’ailleurs changé récemment.
L’Émirat plait pour son dynamisme économique et les opportunités qu’il offre, notamment à ces jeunes Français musulmans et diplômés qui quittent la France parce qu’ils ne supportent plus la façon dont on y parle de l’islam.
Avec :
- Olivier Estèves, professeur à l’Université de Lille, spécialiste du racisme et de l’ethnicité, co-auteur de La France, tu l’aimes mais tu la quittes - Enquête sur la diaspora française musulmane (Seuil)
Avec la participation de Jennifer Selby, professeure au Memorial University of Newfoundland au Canada, et Mounir, un entrepreneur qui vit à Dubaï depuis neuf ans.
Il y a un an tout juste, en Syrie, les rebelles islamistes et leur coalition prenaient le pouvoir à Damas, mettant fin à un demi-siècle de dictature du clan Assad. Ahmed El Charaa s’installait à Damas, en promettant de garder toutes les communautés qui composent la Syrie. Un an plus tard, l’ancien rebelle a obtenu de véritables victoires diplomatiques. Cependant, les divisions persistent en Syrie et les affrontements armés sont réguliers, notamment dans le nord-est.
C’est là que se trouvent les Kurdes syriens. Ils ont eu un rôle déterminant en luttant contre l’organisation de l’État islamique en 2019. Ils ont gagné des territoires.
Mais l’autonomie dont ils rêvent n’est pas venue avec la signature de l’accord de mars 2025. Les Kurdes craignent d’être absorbés sans droits dans un État centralisé. Et ils n’ont pas pu voter aux élections d’octobre.
Avec :
- Iris Lambert, doctorante au CERI (Sciences Po/CNRS), elle fait une thèse sur le PKK, journaliste indépendante en Irak et envoyée spéciale en Syrie, de retour de Syrie.
Il y a presque un an, le 8 décembre 2024, Notre-Dame de Paris rouvrait ses portes. Le chantier de sa reconstruction, à l’identique, avait duré cinq ans. La cathédrale est un joyau architectural, qui a toujours été géographiquement et intimement lié à l’histoire du pays. Aujourd’hui, elle est le le monument le plus visité de France. Ceux qui viennent ne sont plus seulement des pèlerins et des amateurs de Victor Hugo. Ce sont aussi des admirateurs de la qualité de la reconstruction.
Avec :
- Linda Lainé, rédactrice en chef du magazine L'écho Touristique, co-autrice avec Jean Viard de Quand le tourisme s’éveillera (éditions de l’Aube)
- Marie-Hélène Chevrier, enseignant-chercheur en géographie à l’Institut Catholique de Paris, autrice de Espaces sacrés, tourisme et sécularisation dans les lieux de pèlerinage catholiques (collection Géographie et cultures de L’Harmattan).
C’est ce mercredi 3 décembre 2025, dans les journaux, les télés et les radios : une campagne publicitaire lancée par les filières de la volaille française. Le message, c’est que si l’on a moins consommé de foie gras depuis cinq ans, ce n’était pas un choix, c’était à cause de la grippe aviaire. 95% des Français se disent sensibles au bien-être animal.
Mais si rien n’est trop beau pour les animaux domestiques qui ont droit à des calendriers de l’Avent, les animaux que l’on mange sont majoritairement issus de l’élevage intensif.
Depuis une quinzaine d’années, des associations comme L214 rendent publiques des images volées dans les abattoirs où la maltraitance animale est visible. Des images qui choquent, mais qui ne révolutionnent ni les pratiques d’un secteur qui pèse lourd dans l’économie, ni le contenu des assiettes. Après les droits civiques au XIXè, les droits des femmes au XXè, le XXIè siècle sera-t-il celui des droits des animaux ?
Avec :
- Réjane Sénac, directrice de recherche CNRS au Cevipof et enseignante à Sciences Po, autrice de Par effraction, Rendre visible la question animale (Stock)
- Romain Espinosa, chercheur en économie au CNRS, spécialiste des sujets liés à la condition animale, auteur de Comment sauver les animaux ? Une économie de la condition animale (PUF).
C’est le premier voyage apostolique de Léon XIV. Après quatre jours en Turquie, le pape est au Liban jusqu’à demain. Un premier déplacement est forcément riche en symboles et scruté à la loupe. Comme d’autres papes avant lui, Léon XIV vient parler paix et unité. Il ne parle pas italien mais anglais et français. Il est prudent dans ses gestes et ses déclarations. Qu’est-ce que tout cela nous dit du pape et des priorités de son pontificat ?
Avec :
- François Mabille, chercheur au CNRS, directeur de l’Observatoire géopolitique du religieux à l’IRIS, auteur de Le Vatican. La papauté face à un monde en crise (Eyrolles)
- Arnaud Alibert, rédacteur en chef de La Croix et prêtre assomptionniste.
À lire aussiDans quel Liban éprouvé arrive le pape Léon XIV ?
Le 18 novembre 2025, un sondage publié par l’Ifop affirmait que 33% des musulmans de France éprouveraient une forme de sympathie pour des mouvements islamistes. Un chiffre choc, parmi d’autres, largement relayé dans les médias et utilisé dans l’arène politique, jusqu’à être repris comme argument électoral.
Mais très vite, les critiques ont fusé. Questions floues, absence de définitions, commanditaire opaque, biais méthodologiques… Des chercheurs, des associations, des élus ont dénoncé ce qu’ils considèrent comme une opération politique sous couverture statistique. Quatre Conseils départementaux du culte musulman ont même porté plainte contre X. Face à eux, l’Ifop se défend et annonce à son tour des poursuites pour diffamation.
Au-delà de cette affaire, ce sont les sondages eux-mêmes qui se retrouvent sur la sellette. Qui les commande, comment sont-ils produits, à quelles fins sont-ils utilisés ? À l’heure où les chiffres envahissent l’espace médiatique, quel pouvoir réel ont-ils sur nos représentations et nos décisions collectives ? Et peut-on encore parler d’«opinion publique» ou faut-il plutôt y voir une construction politique ?
D’où cette question ce soir : les sondages fabriquent-ils l'opinion ?
Avec :
- Hugo Touzet, sociologue, auteur de Produire l’opinion (Éditions Ehess).
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L'émission est remplacée à partir du 30/3/2026 par Le Grand Entretien du soir. Diffusions les lundis, mercredis, jeudis et vendredis... Réécoutez les émissions Décryptage précédentes sur le…

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