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Ce 1ᵉʳ janvier se tient le traditionnel concert du Nouvel An de l’Orchestre philharmonique de Vienne, dirigé cette année par Yannick Nézet-Séguin. Suivi par des millions de téléspectateurs à travers le monde, c’est le plus grand événement de musique classique. Pour la première fois, deux compositrices sont au programme. Réputés conservateurs, l’Orchestre philharmonique de Vienne et le concert du Nouvel An veulent aujourd’hui davantage s’ouvrir aux femmes, compositrices et musiciennes.
C’est lors de la dernière édition du concert du Nouvel An que, pour la première fois, une compositrice a été jouée. Cette année, le programme va plus loin en incluant deux œuvres de deux compositrices. La Rainbow Waltz de l'Afro-Américaine Florence Price et le Sirenen Lieder de l'Autrichienne Josephine Weinlich, qu’on entend ici jouée par quatre musiciens de l’Orchestre philharmonique de Vienne : Lara Kusztrich, Raimund Lissy, Robert Bauerstatter et Raphael Flieder. Cela montre une volonté d’ouverture, selon le directeur de l’Orchestre philharmonique de Vienne Daniel Froschauer.
« Nous voulons montrer cette diversité. Il y a beaucoup d’excellentes cheffes d'orchestre et compositrices. Et il n'y a aucune raison de ne pas ajouter au concert du Nouvel An toutes ces couleurs qui sont intéressantes, et qui méritent d’y figurer. Il est réjouissant de pouvoir présenter encore davantage de compositrices. Cela va continuer à se développer », affirme-t-il.
Une évolution que salue l’historien Oliver Rathkolb, mais en soulignant qu’elle arrive tard. Selon lui, en Autriche, ce ne sont pas uniquement les orchestres, mais tout un système qui a conduit à l’exclusion des femmes musiciennes et compositrices. « Il a fallu beaucoup de temps avant que la musicologie, y compris dans le milieu universitaire, ne s'intéresse à ce sujet, et on constate que très peu de compositions ont été conservées. Aujourd’hui, on est à la recherche d’archives. On voit qu’il y a donc plusieurs aspects à cette question de l’exclusion des femmes du monde de la musique, qui concerne le domaine de la composition, mais aussi celui de l’appartenance à un orchestre. Mais c’est en train d’évoluer », explique-t-il.
À lire aussiEn Autriche, des concerts thérapeutiques pour les personnes atteintes de démence
Lara Kusztrich, jeune violoniste de 31 ans, est l’une des 24 femmes des 148 membres de l’Orchestre philharmonique de Vienne et jouera lors du concert du Nouvel An. Si les femmes sont encore peu nombreuses au sein de l’orchestre, cela est en train de changer selon la musicienne.
« J’ai des collègues qui ont été les toutes premières femmes à rejoindre l'orchestre. C’est dû au fait que cette ouverture a eu lieu relativement tard. Et aussi au fait qu’un poste se libère uniquement lorsque quelqu'un prend sa retraite ou quitte l'orchestre. Il ne peut donc pas y avoir beaucoup de nouvelles recrues en peu de temps. Mais ma génération a passé des auditions à une époque où cela n'était plus un sujet. On constate lors des auditions qu’il y a aujourd’hui un équilibre entre hommes et femmes. Je dirais que c'est environ 50-50 pour les nouveaux postes à pourvoir », estime-t-elle. Le concert du Nouvel An n’a encore jamais été dirigé par une femme-cheffe.
À lire aussiChristian Merlin et la légende du Philharmonique de Vienne
By RFI5
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Ce 1ᵉʳ janvier se tient le traditionnel concert du Nouvel An de l’Orchestre philharmonique de Vienne, dirigé cette année par Yannick Nézet-Séguin. Suivi par des millions de téléspectateurs à travers le monde, c’est le plus grand événement de musique classique. Pour la première fois, deux compositrices sont au programme. Réputés conservateurs, l’Orchestre philharmonique de Vienne et le concert du Nouvel An veulent aujourd’hui davantage s’ouvrir aux femmes, compositrices et musiciennes.
C’est lors de la dernière édition du concert du Nouvel An que, pour la première fois, une compositrice a été jouée. Cette année, le programme va plus loin en incluant deux œuvres de deux compositrices. La Rainbow Waltz de l'Afro-Américaine Florence Price et le Sirenen Lieder de l'Autrichienne Josephine Weinlich, qu’on entend ici jouée par quatre musiciens de l’Orchestre philharmonique de Vienne : Lara Kusztrich, Raimund Lissy, Robert Bauerstatter et Raphael Flieder. Cela montre une volonté d’ouverture, selon le directeur de l’Orchestre philharmonique de Vienne Daniel Froschauer.
« Nous voulons montrer cette diversité. Il y a beaucoup d’excellentes cheffes d'orchestre et compositrices. Et il n'y a aucune raison de ne pas ajouter au concert du Nouvel An toutes ces couleurs qui sont intéressantes, et qui méritent d’y figurer. Il est réjouissant de pouvoir présenter encore davantage de compositrices. Cela va continuer à se développer », affirme-t-il.
Une évolution que salue l’historien Oliver Rathkolb, mais en soulignant qu’elle arrive tard. Selon lui, en Autriche, ce ne sont pas uniquement les orchestres, mais tout un système qui a conduit à l’exclusion des femmes musiciennes et compositrices. « Il a fallu beaucoup de temps avant que la musicologie, y compris dans le milieu universitaire, ne s'intéresse à ce sujet, et on constate que très peu de compositions ont été conservées. Aujourd’hui, on est à la recherche d’archives. On voit qu’il y a donc plusieurs aspects à cette question de l’exclusion des femmes du monde de la musique, qui concerne le domaine de la composition, mais aussi celui de l’appartenance à un orchestre. Mais c’est en train d’évoluer », explique-t-il.
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Lara Kusztrich, jeune violoniste de 31 ans, est l’une des 24 femmes des 148 membres de l’Orchestre philharmonique de Vienne et jouera lors du concert du Nouvel An. Si les femmes sont encore peu nombreuses au sein de l’orchestre, cela est en train de changer selon la musicienne.
« J’ai des collègues qui ont été les toutes premières femmes à rejoindre l'orchestre. C’est dû au fait que cette ouverture a eu lieu relativement tard. Et aussi au fait qu’un poste se libère uniquement lorsque quelqu'un prend sa retraite ou quitte l'orchestre. Il ne peut donc pas y avoir beaucoup de nouvelles recrues en peu de temps. Mais ma génération a passé des auditions à une époque où cela n'était plus un sujet. On constate lors des auditions qu’il y a aujourd’hui un équilibre entre hommes et femmes. Je dirais que c'est environ 50-50 pour les nouveaux postes à pourvoir », estime-t-elle. Le concert du Nouvel An n’a encore jamais été dirigé par une femme-cheffe.
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