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En France, le gouvernement affiche sa volonté de « redresser » les finances publiques en présentant son projet de budget pour 2027, avec une série de mesures d'économies, notamment en voulant taxer les pensions de retraites. Dans le pays, ils sont 18 millions de retraités, et certains gardent un pied dans une activité professionnelle pour arrondir leur fin de mois. Cette jeune entreprise parisienne, Oma&Opa-Les re.traiteurs, a monté un service traiteur en employant uniquement des retraités. Une manière également de lutter contre l'exclusion des personnes âgées.
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Cela fait trois ans que la mesure était dans les tiroirs. À partir du jeudi 1er octobre, les protections hygiéniques réutilisables sont intégralement ou partiellement remboursées pour toutes les femmes de moins de 26 ans et pour les plus précaires. Près de 7 millions de personnes peuvent récupérer des culottes ou des cups menstruelles en pharmacie. Le gouvernement justifie le remboursement de ces produits par leur caractère « écologique ». Chez les étudiantes de l'université Paris Nanterre, la mesure convainc, mais pas totalement.
Tampons, serviettes, antidouleurs : avoir ses règles coûte cher. En France, une personne menstruée peut débourser 10 à 15 euros par mois. À l'université Paris Nanterre, l'épicerie solidaire offre une alternative aux étudiantes. « Ce qu'on propose aux bénéficiaires : on a des kits d'hygiène, des serviettes hygiéniques, des tampons, des culottes menstruelles... », égrène Yacinia, étudiante sur le campus mais aussi bénévole à l'épicerie. « On a des cups aussi ! Il ne nous en reste pas beaucoup, mais on en a », explique-t-elle.
Yacinia sait qu'ici, les prix défient toute concurrence. « C'est vraiment 20 centimes, 30 centimes… Par exemple, la boîte de tampons ou le paquet de serviettes hygiéniques, c'est 30 centimes, alors qu'en magasin, ça coûte beaucoup plus cher », détaille-t-elle.
Elle a appris que les culottes et les cups menstruelles seraient entièrement ou partiellement remboursées « sur les réseaux sociaux ». « Je trouve ça très intéressant et surtout très important, parce que vu le prix des culottes menstruelles et des cups, on ne peut pas se permettre de payer ça, encore moins quand on est étudiante », estime-t-elle. Avec la nouvelle mesure, Yacinia aimerait tester les culottes menstruelles, mais pas les cups, qu'elle ne sait pas utiliser.
Tout comme Isabel. « Moi, ce que j'avais entendu, c'est que c'était compliqué à gérer, la cup, quand on a une vie, entre guillemets, active, qu'on est étudiant ou qu'on travaille, etc., et que c'est bien quand on est à la maison », raconte-t-elle.
Pas convaincue par la mesurePendant leurs règles, les personnes menstruées utilisent encore largement des protections jetables. D'après l'association de lutte contre la précarité menstruelle Règles Élémentaires, les culottes et les cups représentaient moins de 10 % des produits utilisés en 2023. « C'est un réflexe d'aller à Carrefour et d'acheter un paquet de serviettes hygiéniques quand tu as tes règles, tu ne penses pas directement à prendre une cup ou une culotte menstruelle », reconnaît Isabel.
Catherine Athénaïs n'est pas convaincue par la mesure, qui ne la fera pas changer ses habitudes. « Je pense que c'est pas super super utile. Je vais majoritairement rester sur les tampons et les serviettes hygiéniques », tranche-t-elle.
Les moins de 26 ans et les bénéficiaires de la complémentaire santé solidaire pourront obtenir deux produits par an en pharmacie. « Deux protections par an, c'est pas des masses et ça ne va pas changer non plus grand-chose à notre vie. Moi, j'utilise pas de culotte ni de cup », juge-t-elle. Eya aimerait que la mesure aille plus loin. « Je pense qu'il devrait y avoir la gratuité de toutes les protections hygiéniques pour les femmes », plaide-t-elle.
En France, les associations de lutte contre la précarité menstruelle demandent un accès gratuit aux produits périodiques depuis plusieurs années. Pour l'heure, aucune mesure de ce type n'a vu le jour, ni en France ni ailleurs.
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Ils sont essentiels au développement de l'intelligence artificielle (IA) : les data centers, ou centres de données, s'implantent désormais hors des grandes agglomérations, aux États-Unis mais aussi en France. Objectif : du foncier peu cher et un accès facilité aux infrastructures électriques. Google est actuellement en discussion pour installer son premier méga data center sur une commune rurale près de Châteauroux. Un projet piloté par la métropole, qui promet d'importantes retombées en termes d'emploi. Mais des élus de la petite ville d'Étrechet et un collectif citoyen s'inquiètent des conséquences environnementales. Ils dénoncent un projet qui se décide dans l'opacité.
De notre envoyée spéciale à Étrechet,
« On est exactement sur la zone qui devrait être vendue effectivement à Google », explique-t-il. Francis Martinet est l'un des membres du collectif Ozans dire non. Face à lui, à perte de vue, des terres agricoles, rachetées il y a plusieurs années par la métropole : l'équivalent de 300 terrains de football, où Google projette de construire huit à dix bâtiments alimentés par des pylônes électriques.
« C'est vrai que nous sommes dans un territoire agricole. Nous, les grands bâtiments, les grandes surfaces, c'est quelque chose que l'on ne connaît pas bien. Bien sûr, il y a des usines sur Châteauroux, mais cela n'a rien à voir avec ces dimensions », souligne Marie-Pierre Chabenat-Canals, adjointe à la mairie d'Étrechet depuis le mois de mars. « Vous allez avoir les pylônes qui vont passer ici, avec 80 décibels... 80 décibels, je rappelle que c'est une tondeuse à gazon en permanence », prévient-elle.
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Avec trois autres élus (dont la maire), elle a récemment claqué la porte du conseil municipal. Des élus qui n'ont aucun pouvoir décisionnel depuis le transfert de la compétence d'urbanisme à la métropole il y a plusieurs années, et qui affirment avoir découvert le projet après les élections municipales. « Il nous a fallu comprendre de quoi on parlait. On s'est mis en lien avec le Shift Project, et dans le quart d'heure suivant, ils nous ont répondu immédiatement. Monsieur Gieste, qui est chercheur, nous a dit immédiatement : ''Je mets mes chercheurs à votre disposition'' », raconte-t-elle.
Selon les projections du groupe de réflexion français, le site représentera à terme « 63% de la puissance électrique des centre de données raccordée actuellement au réseau français ». Une puissance électrique pouvant aller, selon les projections, jusqu'à la consommation d'un réacteur nucléaire standard. Le projet prévoit également la création d'au moins une nouvelle ligne à haute tension.
Mais pour Gil Avérous, maire de Châteauroux et président de la métropole, ce gigantisme se justifie par des promesses d'emplois. « C'est a minima 1 500 emplois pérennes directs sur le site, qui s'ajoutent à ceux qui vont être liés à la construction pendant toute la phase chantier. Il y aura des emplois moins pérennes, mais qui seront en plus de ces 1 500 à terme, détaille-t-il. La référence, elle est assez simple : Google exploite déjà des centres de données en Belgique, à Charleroi, donc il suffit de voir quels sont les nombres d'employés là-bas, de ramener en proportion de ce qui va se faire ici pour avoir ce chiffre-là. On ne part pas de rien. Ce n'est pas une estimation au doigt mouillé. » Contactée par RFI, la filiale française de Google se refuse à confirmer ces chiffres.
Pour Marie-Pierre Chabenat-Canals, l'argument économique ne peut pas faire oublier les préoccupations environnementales. « On nous dit : ''Vous devriez vous estimer heureux.'' C'est la réponse qui nous a été faite en conseil, séance enregistrée. Eh bien non, j'ai beaucoup de mal à entendre cela et à me contenter de ce discours. On veut des études chiffrées et indépendantes », insiste-t-elle.
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Des études chiffrées et indépendantes concernant notamment la consommation en eau du site ou le risque de rejet de PFAS, des polluants éternels. Des questions qui seront posées lors de la réunion publique de la Commission nationale du débat public, prévue le 9 novembre.
Reste la question de la soutenabilité de ces centre de données géants face aux objectifs de sobriété énergétique. Jérémie Godet est vice-président écologiste de la région Centre-Val de Loire, en charge du climat : « La consommation énergétique totale, comprenant y compris les énergies fossiles, de la région en 2025, c'était 63 térawattheures. Juste le data center, ce serait 10 térawattheures, donc on est sur 1/6e. Moi, quand j'ai pris conscience de cette proportion-là, je me suis dit : en fait, on ne peut pas rester sans rien faire et sans rien dire, comme si ça allait créer quelques centaines d'emplois », s'alarme-t-il.
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À deux jours de la présentation du budget pour 2027, plus de 150 manifestations sont prévues à travers la France ce mardi 29 septembre. Les défilés s'accompagneront de mouvements de grèves dans les services publics comme les établissements scolaires. À l'école élémentaire Paul Cézanne, à Pontoise, à une trentaine de kilomètres au nord-ouest de Paris, la grève est particulièrement bien suivie. Elle illustre les effets d'un budget toujours revu à la baisse.
Dans cette école, au moins huit enseignants sur dix ont prévu de faire grève ce mardi. C’est le cas de cette institutrice qui presse le pas pour être à l’heure dans sa classe. Elle est déjà épuisée, moins d’un mois après la rentrée. « Personne ne réalise ce qui se passe dans une classe, c’est tellement difficile de faire classe, tout simplement. On ne demande même pas de salaire, juste des moyens pour bien faire notre travail, déplore l'enseignante. Et puis en plus, il y a un manque de volonté évident, je pense qu’ils n’en ont plus rien à faire. Je m’arrêterai là… »
Une rentrée particulièrement difficile dans cet établissement qui accueille depuis le début du mois dix enfants souffrant de troubles autistiques. Le dispositif Ulis a pour but d’inclure des élèves handicapés dans des classes ordinaires, mais les moyens n’ont pas suivi. « Nous ne refusons pas l’inclusion. Nous voulons simplement une inclusion de qualité, souligne Olivier Delouze, instituteur et représentant syndical. Alors, il y a un bon côté qui est affiché en termes de com' par un gouvernement où il nous faut une société inclusive. Ça, nous sommes tout à fait d’accord. Or, ça suppose des actes professionnels qui ne sont absolument pas ceux qui ont été mis en place. Et donc vous avez une explosion des souffrances au travail, par exemple pour les personnels. Et ici, c’est ce qui mobilise principalement pour la grève. »
Lisa fait partie des grévistes également. Elle n’est pas enseignante mais AESH, c'est-à-dire accompagnante des élèves en situation de handicap. C’est l’une des rares professionnelles de cette école à accompagner spécifiquement les élèves handicapés. « Avec ma collègue, on est deux pour dix enfants répartis dans plusieurs classes. En fait, on passe notre temps à courir et à essayer de parer l’urgence uniquement, entre celui qui va vous taper dessus, celui qui va s’enfuir parce que ça ne va pas non plus… Et donc du coup, on court de crise en crise pour essayer que ça ne déborde pas et que ça impacte le moins possible les autres, déplore-t-elle. On nous demandait d’accompagner les enfants, maintenant on nous demande juste qu’il n’y ait pas de conséquences sur les autres enfants ou sur les collègues. »
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« Je ne vous cache pas que c’est épuisant »À l’entrée de l’école, la collègue de Lisa et une surveillante accueillent justement l’une de ces élèves autistes. La petite fille aux longues tresses semble calme, mais lorsqu’il est question de rejoindre sa classe, c’est la crise. Elle refuse d’être touchée. Des enseignants viennent à la rescousse. Une situation banale dans cette école. « Nous, on le voit au quotidien le manque de moyens pour pouvoir enseigner correctement auprès des élèves de cette école, explique Stéphanie Crislip, la mère de deux élèves. Et avec des promesses qui avaient été faites par l’inspection académique pour pouvoir implanter ce dispositif correctement et des promesses qui ne sont pas tenues. On a l’impression que constamment, il faut lutter pour obtenir des conditions d’enseignement dignes pour nos enfants. Et c’est… Je ne vous cache pas que c’est épuisant. »
Un avis partagé par les familles rencontrées devant les grilles de l’établissement, même si le mouvement pèse sur leur quotidien. « Ça va être un peu compliqué. J’ai trois enfants et il faudra pas que ça dure parce que beaucoup de choses seront vraiment bloquées », dit l'une. « On reste à la maison, en télétravail par exemple, c’est pas forcément évident », commente un autre. « C’est des compétences qui s’apprennent, ça fait des années avec le Covid et tout ça. On a à peu près l’habitude. Si c’est une journée comme ça, ça peut passer », précise l'un. « Ils sont mal payés, mal considérés, donc il y a que ça qui permet de faire bouger les choses », finit un autre.
En juin dernier, enseignants et parents de l’école Paul Cézanne se sont déjà battus pour éviter la fermeture d’une classe. Sans leur mobilisation, les effectifs seraient passés à 26, voire 27 élèves par enseignant au lieu de 24 aujourd’hui.
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En football, l'équipe de France est à Bruxelles pour y affronter la Belgique. Match comptant pour la Ligue des Nations. Les Bleus de Zinédine Zidane tenteront de confirmer leur victoire obtenue en Turquie vendredi (1-0). Le nouveau sélectionneur commence à prendre ses marques. Il faudra du temps pour voir les conséquences sur le terrain, mais pour l'instant, tout va bien pour l'ancien numéro 10 des Bleus. Belgique - France, coup d'envoi ce lundi à 18h45 TU. Les Bleus affronteront ensuite l'Italie vendredi puis de nouveau la Belgique lundi prochain au Stade de France.
Izmit n'est pas la destination la plus accessible quand on vit en France : 3 000 kilomètres à peu près en partant de Paris. Mais ils étaient quelques centaines à avoir fait le déplacement vendredi pour soutenir les Bleus et leur nouveau sélectionneur, Zinédine Zidane.
« On était un peu haut, donc on l'a vu de loin. C'est le top du top. Zidane, ça fait toujours quelque chose. Il représente tout, 98, les deux buts en finale. Il représente aussi 2006, un magicien. On est tous fans depuis tout petit, donc c'est énorme », affirme Franck. « C'est clair que Zidane, ça représente énormément pour nous et pour le foot français. C'est quand même un moment très spécial… », ajoute Julie.
Ce match contre la Turquie, moment historique pour le champion du monde 1998 qui rêvait depuis longtemps de prendre en main les Bleus, en tant que sélectionneur. L'histoire retiendra que, pour sa première, Zidane et une partie du staff sont arrivés en retard au moment des hymnes. « Le protocole, ça a été plus vite que prévu, j'ai eu un petit retard à l'allumage. J'aurais préféré arriver avec le début », déclare Zinédine Zidane. Peut-être le signe d'une certaine nervosité, malgré le palmarès et l'aura de la star.
« Cette victoire est pour lui »La France n'a pas été transcendante face à la Turquie mais elle s'est imposée 1-0 grâce à un but de son capitaine Kylian Mbappé. Et pour Rayan Cherki, titularisé au milieu, c'est l'essentiel. Il fallait bien lancer cette nouvelle ère. « Franchement, c'est un pur plaisir. Parce qu'on connaît son passé de joueur. On connaît son passé d'entraîneur. On avait à cœur de commencer cette nouvelle aventure avec une victoire. Commencer avec une victoire comme celle-ci, c'est vraiment bon à prendre. Parce que le match n'était vraiment pas facile au vu des circonstances. Donc, on est vraiment content. Cette victoire, elle est pour lui », raconte le joueur.
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Cherki partage avec son coach le goût pour l'art de la passe, du contrôle, et des espaces impossibles à trouver pour les autres. Mais il n'était pas né en 1998. Il a donc vu les exploits de Zidane joueur, sur des vidéos. Pour cette génération aussi, le Marseillais est une légende vivante, comme l'explique Adrien Rabiot :
« Je pense que c'est quand même un peu le cas. On connaît très bien l'importance qu'il a eue au niveau du foot français. En tant que joueur, maintenant en tant que coach, il était très attendu. Évidemment, du fait de son aura, il prend beaucoup de place. Les gens en attendent beaucoup et c'est normal. Je pense que lui, il essaie de se mettre en retrait le plus possible. Pour laisser cet aspect-là aux joueurs. Laisser les joueurs s'exprimer au maximum. »
Un entraîneur discret, malgré les succèsL'ancien numéro 10 succède à Didier Deschamps, qui aura passé 14 ans sur le banc tricolore. Et sa nomination était très attendue. Tous les regards sont donc tournés vers lui, il doit bien l'accepter. « Oui, ça m'agace, regrette Zidane. Je crois qu'il faut juste accepter comme les choses sont faites. Après, je ne cherche pas ça et je ne suis pas là pour ça. Je vais essayer de faire mon travail avec mes joueurs. Essayer de mettre quelque chose en place, qu'on puisse gagner des matchs. Et ça, c'est ce qui m'intéresse le plus… »
Tout au long de sa carrière de joueur, puis d'entraîneur du Real Madrid, avec qui il a gagné trois Ligue des Champions de 2016 à 2018, Zidane a cultivé l'art de la discrétion, malgré les succès. Et il n'entend pas changer de méthode. « Je ne le connaissais pas personnellement. Mais j'ai l'impression que c'était quelqu'un d'assez discret, assez réservé, qui se montre peu. Et qui aime garder les choses dans l'intime. C'est un peu ce qui se passe en équipe de France. J'ai l'impression qu'il est avec nous comme il est à l'extérieur… », souligne Adrien Rabiot.
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C'est pour cette raison qu'il s'est entouré d'un noyau de fidèles, limitant au maximum les intervenants extérieurs. Et personne ne viendra le contester. Pour les supporters, il est l'homme de la situation. « C'est une légende. Maintenant, on attend la suite et on est confiant. Et puis on compte sur lui. Avec une belle équipe, du sang nouveau, ça va être bien », déclare Kaya, supporter.
Des choix forts, une identité de jeu plus assumée. La patte Zidane commence à s'exprimer. Son statut d'icône le rend intouchable. En tout cas, tant que les Bleus continuent à gagner.
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Alors que le pape est attendu au Stade de France ce 25 septembre au soir, l'évêque de Saint-Denis, Mgr Étienne Guillet, souhaite que cet événement ne soit pas une fête que pour les catholiques. Les jeunes de 17 à 35 ans seront à l'honneur pour une veillée de prière avec le souverain pontife. Le pèlerinage diocésain de Notre-Dame-des-Anges à Clichy-sous-Bois est un grand rendez-vous catholique de la Seine-Saint-Denis. Il a pour but de lancer la rentrée pastorale. Ce dimanche 14 septembre, ce pèlerinage avait une couleur particulière, les jeunes fidèles se préparaient à la venue du pape dans la joie.
Grand gabarit, col romain et croix sur la poitrine, le sémillant évêque de Saint-Denis, Mgr Étienne Guillet, attend la venue du pape avec impatience. « Je crois que la venue du pape en Seine-Saint-Denis, au Stade de France, c’est une très grande fierté pour les gens, se réjouit-il. Moi, je l’entends : "Le pape vient chez nous ! Le pape vient chez nous !" »
La Seine-Saint-Denis, département le plus pauvre de France, plus de 130 nationalités différentes, forte présence musulmane, a du mal à se défaire de certains préjugés. Tresses rouges qui tombent sur les épaules, Ivana en est sûre, la présence du souverain pontife au Stade de France est un événement qui dépassera les seuls catholiques. « C’est hyper important qu’il vienne parce qu’il y a toutes les origines, toutes les religions. C’est cosmopolite. Du coup, qu’il vienne, c’est vraiment pour nous montrer que la jeunesse, on est aussi important que les autres et que la religion n’a pas de couleur, affirme la jeune fille. Le fait qu’il vienne, ça montre vraiment qu’il s’intéresse à nous, qu’on n’est pas mis de côté et que finalement, on est tous Français. Le fait qu’il nous accorde de son temps dans le 93, c’est beau. »
Le plus jeune évêque de France se démène justement pour qu’il y ait un dialogue entre les religions dans son département de Seine-Saint-Denis. « Ce n’est pas la guerre des religions. Ça ne veut pas dire qu’on est naïf, ça ne veut pas dire qu’on ne dit pas qu’il n’y a pas de problèmes. De temps en temps, il y en a et s’il y a des problèmes, il faut pouvoir le dire. Mais l’essentiel, c’est qu’on puisse vivre en paix et qu’on se reconnaisse, souligne l'évêque. Et il n’y a rien de tel que de se rencontrer. C’est pour ça que ce qui nous a paru important au Stade de France, c’est qu’aussi certains de nos jeunes invitent certains de leurs amis qui ne sont pas chrétiens. Il y aura des musulmans, il y aura des hindous, il y aura des bouddhistes, il y aura des sikhs, il n’y aura pas beaucoup de juifs parce que le vendredi soir, c’est shabbat. Et pour nous, c’était important qu’ils soient aussi présents, cette diversité de la Seine-Saint-Denis au Stade de France, parce que c’est ainsi que vivent tous nos jeunes. »
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Faire confiance à la jeunesseOriginaire du Cameroun, Marc, 28 ans, est venu en famille au pèlerinage de Clichy-sous-Bois. Il veut croire à un catholicisme vivant dans le 93. « On a l’impression que les jeunes ne vont plus à l’église, que c’est que des vieux et que les églises se vident. Mais on voit quand même que depuis à peu près cinq ou dix ans, des jeunes demandent de plus en plus le baptême, et je pense que c’est un signe, affirme-t-il. Et la venue du pape pourra aussi un peu redonner envie à ceux qui hésitent de pouvoir s’engager et servir le Seigneur. »
Dans le diocèse de Saint-Denis, l’Église de France ne recense pourtant qu’un peu plus de 1 % de catholiques pratiquants. Madeleine porte un foulard noué sur la nuque, des socquettes et des sandales. Elle commente la devise du pape. « Le thème, c’est : "Pour que le monde ait la vie", on voit bien ce que ça vient faire dans le contexte politique. Donc j’imagine qu’il va insister sur tout ce qui permet la vie, sur le fait que le Christ nous donne la vie, qu’il faut protéger la vie. Et effectivement, vu les événements récents en France, on comprend bien qu’il veuille appuyer là-dessus. Moi, ça me paraît aussi extrêmement important. »
Ivana se dirige vers la messe. Elle voudrait que le pape fasse confiance aux jeunes. « La jeunesse, on a tellement de trucs à dire, tellement de trucs à faire, on est tellement intelligents que ce serait beau qu’on fasse, je sais pas, un projet ou je sais pas. »
Alors pour rien au monde elle n’aurait cédé sa place au Stade de France.
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Le pape Léon XIV est attendu à partir de vendredi en France pour une visite officielle de quatre jours, la première d'un chef de l'Église catholique depuis celle de Benoît XVI en 2008. Il se rendra à Lourdes, dans le Sud-Ouest samedi et dimanche, où il rencontrera sept victimes de violences sexuelles commises au sein de l’Église. Une rencontre en petit comité avec des profils variés, des hommes et des femmes, mineurs et majeurs au moment des faits, et ce alors que Léon XIV a promis de mieux lutter contre le fléau des violences sexuelles. Mais alors qu’attendent les autres victimes de ce voyage en France du Pape, celles qui ne rencontreront pas Léon XIV ? Le témoignage de trois victimes.
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Alors que le pape Léon XIV arrive en France vendredi 25 septembre pour la première visite d'État d'un pontife dans l'Hexagone en 18 ans, sa venue abordera les domaines de la géopolitique mais aussi de la spiritualité, avec une journée dans la ville sainte de Lourdes, et une séquence solidarité. Pour cela, Léon XIV se rendra à la Maison Bakhita, une association catholique, lieu de ressource et d'accompagnement des exilés.
« Le pape arrivera par le haut de la rue, fenêtres fermées. Ce ne sera pas la papamobile et il rentrera directement dans la maison. Maison Bakhita, diocèse de Paris. » Dans un quartier populaire du nord de Paris, la Maison Bakhita accueille depuis cinq ans des exilés de façon inconditionnelle, quels que soient leur religion et leur statut administratif. Certains viennent y chercher un moment de convivialité, des loisirs, d'autres des cours de français, des formations aux métiers de la menuiserie, de la couture ou de la cuisine.
Valérie Moniot est la présidente de l'association : « Donc là, je pense que nous l'accueillerons avec Monseigneur Ulrich, l'archevêque de Paris ici, et il y aura un comité d'accueil avec différentes associations. Et nous allons prendre l'escalier parce que les ascenseurs pour les déplacements du pape, on n'aime pas trop ça, on ne sait jamais, un ascenseur reste coincé. »
Son équipe a eu à peine plus d'un mois pour préparer cette visite, qui ne doit durer qu'une demi-heure. Au détour d'un couloir, elle croise Thierry Desjuzeur. Il préside l'une des autres associations que Léon XIV vient rencontrer ce samedi. Tous les moments sont bons pour peaufiner les derniers détails : « Dans le mot d'accueil, je vais mettre des mots clés en décrivant un petit peu l'association et à la tienne et je ne sais pas quels mots : "Nos valeurs, c’est la gratuité, la fidélité, l’inconditionnalité" »
Son association « Aux Captifs, la libération » anime l'atelier couture au sein de la Maison Bakhita. L'ONG tend la main aux plus vulnérables, les personnes à la rue, les prostituées. Ce jour-là, cinq jeunes femmes nigérianes s'affairent sur des machines à coudre. Sunday assemble consciencieusement deux rectangles de tissu : « C'est un étui pour avoir vos lunettes toujours bien protégées. »
L'Atelier Bakhita répond à des commandes d'entreprises de particuliers. En retour, Sunday touche un petit pécule, mais cette activité lui apporte bien plus. « Tous les jours, je dois me préparer, venir travailler. Ça m'aide à être occupée. Je ne peux plus me permettre de dormir toute la journée. Cela a beaucoup changé mon quotidien. «
Sunday et les autres n'auront pas la chance de rencontrer le Pape. Seules quelques accueillies pourront s'entretenir avec Léon XIV. Une chance inestimable pour Thierry Desjuzeur : « Pour les personnes, cette rencontre peut vraiment être un moment de bascule et un déclic dans leur parcours de vie. »
Une visite vécue comme un honneurMême pour les autres habitués de la Maison Bakhita, la visite du pape est vécue comme un honneur, une source de joie. Charlotte, une quinquagénaire originaire de Côte d'Ivoire, vient ici chaque semaine suivre des cours de peinture : « Le pape va venir à nous. Habituellement, c'est nous qui partons chercher le pape, mais il viendra à nous. Je vais voir ça à la télévision, mais ça me fait bien qu'il sera ici quand même. On va marcher sur ses pas. Sa bénédiction va nous contaminer. »
Des pas qui mèneront le pape jusque dans la salle de convivialité de la maison : « Qui est assez vaste, vous voyez ? Et là, il y aura une quarantaine de personnes, ajoute Valérie Moniot. Mais lui-même fera une allocution pour le monde. Et là, j'imagine que son message sera d'oser la rencontre interpersonnelle avec l'étranger, avec le SDF dans la rue. Après les convictions politiques même de tout un chacun, reconnaissez en l'autre, non pas un problème social, mais un autre vous-même. »
Ce message accompagnera Léon XIV jusqu'à Lourdes ce dimanche où il rencontrera plus de 500 personnes en grande précarité.
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À Marseille, la consommation de crack a fortement augmenté ces derniers mois avec de plus en plus de consommateurs dans la rue. Après un été caniculaire, les habitants du Ier arrondissement de la ville sont à bout, tous les jours témoins de prostitution et de consommation de drogue à ciel ouvert. Ils réclament l’ouverture d’une Halte soins addiction (HSA) pour prendre en charge les consommateurs qui vivent dans la rue, deux ans après l’abandon du projet.
De notre correspondante à Marseille,
En ce dimanche matin de septembre, les habitants du square Labadié ont décidé d’organiser un vide-greniers sur une place d’ordinaire plus utilisée pour la consommation de crack et le trafic de drogue. « Avec la canicule, on a dû ouvrir nos fenêtres et dormir les fenêtres ouvertes, avec des cris de douleur à toute heure de la nuit, soudains et brusques, des filles qui se font ramasser, qu’on retrouve en sang, sans les dents, des gens qu’on retrouve complètement inanimés sur le pas de nos portes, en plein soleil », déplore Jacques-Antoine, habitant du quartier.
Des exemples, Jacques-Antoine en a plein. À son stand d’information, il écoute patiemment les souffrances de ses voisins : « Ça tape aussi sur les nerfs de tout le monde. Je discute avec des gens qui sont au bord du burn-out. »
Le Sleep In, qui disposait de 15 places d’hébergement et proposait des consultations médicales dans le quartier de la gare, a fermé en mai pour travaux, sans offrir de solution alternative. Pour Josette, qui habite le quartier depuis 1974, cette fermeture a provoqué un déclic : « C’est le résultat de la fermeture. Donc, pour ceux qui ne veulent pas qu’il y ait des lieux comme ça, ils ont bien tort, parce que ça permet quand même de prendre en charge les personnes en très grande difficulté. Je ne voudrais pas de la répression, mais qu’on s’occupe de ces personnes, qu’on les accompagne, qu’il y ait d’autres Sleep In. »
Impuissants face à la situation, les habitants se sentent abandonnés. Ils subissent au quotidien des images violentes, des cris, et voient, sur le pas de leur porte, des personnes à la rue extrêmement vulnérables. Murielle milite pour l’ouverture d’une Halte soins addictions (HSA), une salle de consommation de drogues, et a décidé de s’engager dans une association qui effectue des maraudes : « Il y a un dispositif qui offre quelques logements, quelques hébergements, qui vient d’ouvrir, et on peut observer à quel point ça va vite, beaucoup mieux. J’en connais certains qui, en l’espace d’une semaine, se sont transformés et vont beaucoup mieux. Et ça, ça fait plaisir et ça démontre que l’accès au logement est la priorité. »
« Quand on vit dans la rue, consommer une substance qui va nous faire oublier cette situation, c’est une logique de survie »De son côté, Hassin a été cantonnier dans le quartier. Lors de ses tournées, il collectait systématiquement des seringues et d’autres matériels usagés : « Quand j'étais au chômage, je ramassais une moyenne de 10 seringues par jour. C'est une catastrophe. Ce n'est pas passible de ne pas s'en occuper. Il faut protéger nos enfants et nos animaux. »
Les consommateurs de crack sont de plus en plus jeunes, avec de plus en plus de femmes, remarque Marianne Poisson, coordinatrice de Tempo pour Médecins du Monde, un dispositif qui vise à réunir et à coordonner toutes les structures d’aide socio-médicale : « La consommation de substances est une échappatoire, c’est une logique de survie, en fait, dans la rue. C’est totalement corrélé à la précarité, à la vulnérabilité croissante des publics concernés. Quand on vit dans la rue, qu’on n’a pas d’autre perspective que la rue, la débrouille, etc., ben honnêtement, consommer une substance qui va nous faire oublier cette situation, c’est une logique de vie. En fait, c’est une logique de survie. »
Le maire divers gauche de la ville, Benoît Payan, a saisi le Premier ministre avant l’été pour demander la mise en place d’un plan interministériel dédié à la prise en charge des scènes de consommation à Marseille… Une lettre restée, pour l’instant, sans réponse.
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Trois millions d'étudiants font leur rentrée en France, dans l'enthousiasme, mais aussi dans le stress pour trouver un logement. Face à une demande croissante, l'offre ne suit pas et les prix ne cessent d'augmenter. Résultat : de nombreux jeunes peinent encore à trouver un logement abordable dans les grandes villes. Selon une étude de l’association de consommateurs Que choisir publiée en juillet 2026, les propriétaires de studio ou petit T2 reçoivent en moyenne entre 750 et 1 000 demandes. Cassiopée Etchevers a rencontré ces étudiants toujours à la recherche d’un appartement.
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