
Sign up to save your podcasts
Or


En football, l'équipe de France est à Bruxelles pour y affronter la Belgique. Match comptant pour la Ligue des Nations. Les Bleus de Zinédine Zidane tenteront de confirmer leur victoire obtenue en Turquie vendredi (1-0). Le nouveau sélectionneur commence à prendre ses marques. Il faudra du temps pour voir les conséquences sur le terrain, mais pour l'instant, tout va bien pour l'ancien numéro 10 des Bleus. Belgique - France, coup d'envoi ce lundi à 18h45 TU. Les Bleus affronteront ensuite l'Italie vendredi puis de nouveau la Belgique lundi prochain au Stade de France.
Izmit n'est pas la destination la plus accessible quand on vit en France : 3 000 kilomètres à peu près en partant de Paris. Mais ils étaient quelques centaines à avoir fait le déplacement vendredi pour soutenir les Bleus et leur nouveau sélectionneur, Zinédine Zidane.
« On était un peu haut, donc on l'a vu de loin. C'est le top du top. Zidane, ça fait toujours quelque chose. Il représente tout, 98, les deux buts en finale. Il représente aussi 2006, un magicien. On est tous fans depuis tout petit, donc c'est énorme », affirme Franck. « C'est clair que Zidane, ça représente énormément pour nous et pour le foot français. C'est quand même un moment très spécial… », ajoute Julie.
Ce match contre la Turquie, moment historique pour le champion du monde 1998 qui rêvait depuis longtemps de prendre en main les Bleus, en tant que sélectionneur. L'histoire retiendra que, pour sa première, Zidane et une partie du staff sont arrivés en retard au moment des hymnes. « Le protocole, ça a été plus vite que prévu, j'ai eu un petit retard à l'allumage. J'aurais préféré arriver avec le début », déclare Zinédine Zidane. Peut-être le signe d'une certaine nervosité, malgré le palmarès et l'aura de la star.
« Cette victoire est pour lui »La France n'a pas été transcendante face à la Turquie mais elle s'est imposée 1-0 grâce à un but de son capitaine Kylian Mbappé. Et pour Rayan Cherki, titularisé au milieu, c'est l'essentiel. Il fallait bien lancer cette nouvelle ère. « Franchement, c'est un pur plaisir. Parce qu'on connaît son passé de joueur. On connaît son passé d'entraîneur. On avait à cœur de commencer cette nouvelle aventure avec une victoire. Commencer avec une victoire comme celle-ci, c'est vraiment bon à prendre. Parce que le match n'était vraiment pas facile au vu des circonstances. Donc, on est vraiment content. Cette victoire, elle est pour lui », raconte le joueur.
À lire aussiLigue des nations: en équipe de France, l'ère Zidane s'ouvre vendredi en Turquie
Cherki partage avec son coach le goût pour l'art de la passe, du contrôle, et des espaces impossibles à trouver pour les autres. Mais il n'était pas né en 1998. Il a donc vu les exploits de Zidane joueur, sur des vidéos. Pour cette génération aussi, le Marseillais est une légende vivante, comme l'explique Adrien Rabiot :
« Je pense que c'est quand même un peu le cas. On connaît très bien l'importance qu'il a eue au niveau du foot français. En tant que joueur, maintenant en tant que coach, il était très attendu. Évidemment, du fait de son aura, il prend beaucoup de place. Les gens en attendent beaucoup et c'est normal. Je pense que lui, il essaie de se mettre en retrait le plus possible. Pour laisser cet aspect-là aux joueurs. Laisser les joueurs s'exprimer au maximum. »
Un entraîneur discret, malgré les succèsL'ancien numéro 10 succède à Didier Deschamps, qui aura passé 14 ans sur le banc tricolore. Et sa nomination était très attendue. Tous les regards sont donc tournés vers lui, il doit bien l'accepter. « Oui, ça m'agace, regrette Zidane. Je crois qu'il faut juste accepter comme les choses sont faites. Après, je ne cherche pas ça et je ne suis pas là pour ça. Je vais essayer de faire mon travail avec mes joueurs. Essayer de mettre quelque chose en place, qu'on puisse gagner des matchs. Et ça, c'est ce qui m'intéresse le plus… »
Tout au long de sa carrière de joueur, puis d'entraîneur du Real Madrid, avec qui il a gagné trois Ligue des Champions de 2016 à 2018, Zidane a cultivé l'art de la discrétion, malgré les succès. Et il n'entend pas changer de méthode. « Je ne le connaissais pas personnellement. Mais j'ai l'impression que c'était quelqu'un d'assez discret, assez réservé, qui se montre peu. Et qui aime garder les choses dans l'intime. C'est un peu ce qui se passe en équipe de France. J'ai l'impression qu'il est avec nous comme il est à l'extérieur… », souligne Adrien Rabiot.
À lire aussiLigue des nations: Zinédine Zidane commence par une victoire contre la Turquie pour sa première sur le banc français
C'est pour cette raison qu'il s'est entouré d'un noyau de fidèles, limitant au maximum les intervenants extérieurs. Et personne ne viendra le contester. Pour les supporters, il est l'homme de la situation. « C'est une légende. Maintenant, on attend la suite et on est confiant. Et puis on compte sur lui. Avec une belle équipe, du sang nouveau, ça va être bien », déclare Kaya, supporter.
Des choix forts, une identité de jeu plus assumée. La patte Zidane commence à s'exprimer. Son statut d'icône le rend intouchable. En tout cas, tant que les Bleus continuent à gagner.
À lire aussiZinédine Zidane: «L'équipe de France, c'est la seule chose que je voulais faire»
Alors que le pape est attendu au Stade de France ce 25 septembre au soir, l'évêque de Saint-Denis, Mgr Étienne Guillet, souhaite que cet événement ne soit pas une fête que pour les catholiques. Les jeunes de 17 à 35 ans seront à l'honneur pour une veillée de prière avec le souverain pontife. Le pèlerinage diocésain de Notre-Dame-des-Anges à Clichy-sous-Bois est un grand rendez-vous catholique de la Seine-Saint-Denis. Il a pour but de lancer la rentrée pastorale. Ce dimanche 14 septembre, ce pèlerinage avait une couleur particulière, les jeunes fidèles se préparaient à la venue du pape dans la joie.
Grand gabarit, col romain et croix sur la poitrine, le sémillant évêque de Saint-Denis, Mgr Étienne Guillet, attend la venue du pape avec impatience. « Je crois que la venue du pape en Seine-Saint-Denis, au Stade de France, c’est une très grande fierté pour les gens, se réjouit-il. Moi, je l’entends : "Le pape vient chez nous ! Le pape vient chez nous !" »
La Seine-Saint-Denis, département le plus pauvre de France, plus de 130 nationalités différentes, forte présence musulmane, a du mal à se défaire de certains préjugés. Tresses rouges qui tombent sur les épaules, Ivana en est sûre, la présence du souverain pontife au Stade de France est un événement qui dépassera les seuls catholiques. « C’est hyper important qu’il vienne parce qu’il y a toutes les origines, toutes les religions. C’est cosmopolite. Du coup, qu’il vienne, c’est vraiment pour nous montrer que la jeunesse, on est aussi important que les autres et que la religion n’a pas de couleur, affirme la jeune fille. Le fait qu’il vienne, ça montre vraiment qu’il s’intéresse à nous, qu’on n’est pas mis de côté et que finalement, on est tous Français. Le fait qu’il nous accorde de son temps dans le 93, c’est beau. »
Le plus jeune évêque de France se démène justement pour qu’il y ait un dialogue entre les religions dans son département de Seine-Saint-Denis. « Ce n’est pas la guerre des religions. Ça ne veut pas dire qu’on est naïf, ça ne veut pas dire qu’on ne dit pas qu’il n’y a pas de problèmes. De temps en temps, il y en a et s’il y a des problèmes, il faut pouvoir le dire. Mais l’essentiel, c’est qu’on puisse vivre en paix et qu’on se reconnaisse, souligne l'évêque. Et il n’y a rien de tel que de se rencontrer. C’est pour ça que ce qui nous a paru important au Stade de France, c’est qu’aussi certains de nos jeunes invitent certains de leurs amis qui ne sont pas chrétiens. Il y aura des musulmans, il y aura des hindous, il y aura des bouddhistes, il y aura des sikhs, il n’y aura pas beaucoup de juifs parce que le vendredi soir, c’est shabbat. Et pour nous, c’était important qu’ils soient aussi présents, cette diversité de la Seine-Saint-Denis au Stade de France, parce que c’est ainsi que vivent tous nos jeunes. »
À lire aussiDix choses à savoir sur la visite du pape Léon XIV en France
Faire confiance à la jeunesseOriginaire du Cameroun, Marc, 28 ans, est venu en famille au pèlerinage de Clichy-sous-Bois. Il veut croire à un catholicisme vivant dans le 93. « On a l’impression que les jeunes ne vont plus à l’église, que c’est que des vieux et que les églises se vident. Mais on voit quand même que depuis à peu près cinq ou dix ans, des jeunes demandent de plus en plus le baptême, et je pense que c’est un signe, affirme-t-il. Et la venue du pape pourra aussi un peu redonner envie à ceux qui hésitent de pouvoir s’engager et servir le Seigneur. »
Dans le diocèse de Saint-Denis, l’Église de France ne recense pourtant qu’un peu plus de 1 % de catholiques pratiquants. Madeleine porte un foulard noué sur la nuque, des socquettes et des sandales. Elle commente la devise du pape. « Le thème, c’est : "Pour que le monde ait la vie", on voit bien ce que ça vient faire dans le contexte politique. Donc j’imagine qu’il va insister sur tout ce qui permet la vie, sur le fait que le Christ nous donne la vie, qu’il faut protéger la vie. Et effectivement, vu les événements récents en France, on comprend bien qu’il veuille appuyer là-dessus. Moi, ça me paraît aussi extrêmement important. »
Ivana se dirige vers la messe. Elle voudrait que le pape fasse confiance aux jeunes. « La jeunesse, on a tellement de trucs à dire, tellement de trucs à faire, on est tellement intelligents que ce serait beau qu’on fasse, je sais pas, un projet ou je sais pas. »
Alors pour rien au monde elle n’aurait cédé sa place au Stade de France.
À lire aussiL'engouement pour la venue du pape Léon XIV, reflet d'un regain du catholicisme en France?
Le pape Léon XIV est attendu à partir de vendredi en France pour une visite officielle de quatre jours, la première d'un chef de l'Église catholique depuis celle de Benoît XVI en 2008. Il se rendra à Lourdes, dans le Sud-Ouest samedi et dimanche, où il rencontrera sept victimes de violences sexuelles commises au sein de l’Église. Une rencontre en petit comité avec des profils variés, des hommes et des femmes, mineurs et majeurs au moment des faits, et ce alors que Léon XIV a promis de mieux lutter contre le fléau des violences sexuelles. Mais alors qu’attendent les autres victimes de ce voyage en France du Pape, celles qui ne rencontreront pas Léon XIV ? Le témoignage de trois victimes.
À lire aussiLéon XIV en France : une visite officielle comme une autre?
Alors que le pape Léon XIV arrive en France vendredi 25 septembre pour la première visite d'État d'un pontife dans l'Hexagone en 18 ans, sa venue abordera les domaines de la géopolitique mais aussi de la spiritualité, avec une journée dans la ville sainte de Lourdes, et une séquence solidarité. Pour cela, Léon XIV se rendra à la Maison Bakhita, une association catholique, lieu de ressource et d'accompagnement des exilés.
« Le pape arrivera par le haut de la rue, fenêtres fermées. Ce ne sera pas la papamobile et il rentrera directement dans la maison. Maison Bakhita, diocèse de Paris. » Dans un quartier populaire du nord de Paris, la Maison Bakhita accueille depuis cinq ans des exilés de façon inconditionnelle, quels que soient leur religion et leur statut administratif. Certains viennent y chercher un moment de convivialité, des loisirs, d'autres des cours de français, des formations aux métiers de la menuiserie, de la couture ou de la cuisine.
Valérie Moniot est la présidente de l'association : « Donc là, je pense que nous l'accueillerons avec Monseigneur Ulrich, l'archevêque de Paris ici, et il y aura un comité d'accueil avec différentes associations. Et nous allons prendre l'escalier parce que les ascenseurs pour les déplacements du pape, on n'aime pas trop ça, on ne sait jamais, un ascenseur reste coincé. »
Son équipe a eu à peine plus d'un mois pour préparer cette visite, qui ne doit durer qu'une demi-heure. Au détour d'un couloir, elle croise Thierry Desjuzeur. Il préside l'une des autres associations que Léon XIV vient rencontrer ce samedi. Tous les moments sont bons pour peaufiner les derniers détails : « Dans le mot d'accueil, je vais mettre des mots clés en décrivant un petit peu l'association et à la tienne et je ne sais pas quels mots : "Nos valeurs, c’est la gratuité, la fidélité, l’inconditionnalité" »
Son association « Aux Captifs, la libération » anime l'atelier couture au sein de la Maison Bakhita. L'ONG tend la main aux plus vulnérables, les personnes à la rue, les prostituées. Ce jour-là, cinq jeunes femmes nigérianes s'affairent sur des machines à coudre. Sunday assemble consciencieusement deux rectangles de tissu : « C'est un étui pour avoir vos lunettes toujours bien protégées. »
L'Atelier Bakhita répond à des commandes d'entreprises de particuliers. En retour, Sunday touche un petit pécule, mais cette activité lui apporte bien plus. « Tous les jours, je dois me préparer, venir travailler. Ça m'aide à être occupée. Je ne peux plus me permettre de dormir toute la journée. Cela a beaucoup changé mon quotidien. «
Sunday et les autres n'auront pas la chance de rencontrer le Pape. Seules quelques accueillies pourront s'entretenir avec Léon XIV. Une chance inestimable pour Thierry Desjuzeur : « Pour les personnes, cette rencontre peut vraiment être un moment de bascule et un déclic dans leur parcours de vie. »
Une visite vécue comme un honneurMême pour les autres habitués de la Maison Bakhita, la visite du pape est vécue comme un honneur, une source de joie. Charlotte, une quinquagénaire originaire de Côte d'Ivoire, vient ici chaque semaine suivre des cours de peinture : « Le pape va venir à nous. Habituellement, c'est nous qui partons chercher le pape, mais il viendra à nous. Je vais voir ça à la télévision, mais ça me fait bien qu'il sera ici quand même. On va marcher sur ses pas. Sa bénédiction va nous contaminer. »
Des pas qui mèneront le pape jusque dans la salle de convivialité de la maison : « Qui est assez vaste, vous voyez ? Et là, il y aura une quarantaine de personnes, ajoute Valérie Moniot. Mais lui-même fera une allocution pour le monde. Et là, j'imagine que son message sera d'oser la rencontre interpersonnelle avec l'étranger, avec le SDF dans la rue. Après les convictions politiques même de tout un chacun, reconnaissez en l'autre, non pas un problème social, mais un autre vous-même. »
Ce message accompagnera Léon XIV jusqu'à Lourdes ce dimanche où il rencontrera plus de 500 personnes en grande précarité.
À lire aussiVisite du pape Léon XIV en France : quels enjeux pour le catholicisme, quelles attentes?
À Marseille, la consommation de crack a fortement augmenté ces derniers mois avec de plus en plus de consommateurs dans la rue. Après un été caniculaire, les habitants du Ier arrondissement de la ville sont à bout, tous les jours témoins de prostitution et de consommation de drogue à ciel ouvert. Ils réclament l’ouverture d’une Halte soins addiction (HSA) pour prendre en charge les consommateurs qui vivent dans la rue, deux ans après l’abandon du projet.
De notre correspondante à Marseille,
En ce dimanche matin de septembre, les habitants du square Labadié ont décidé d’organiser un vide-greniers sur une place d’ordinaire plus utilisée pour la consommation de crack et le trafic de drogue. « Avec la canicule, on a dû ouvrir nos fenêtres et dormir les fenêtres ouvertes, avec des cris de douleur à toute heure de la nuit, soudains et brusques, des filles qui se font ramasser, qu’on retrouve en sang, sans les dents, des gens qu’on retrouve complètement inanimés sur le pas de nos portes, en plein soleil », déplore Jacques-Antoine, habitant du quartier.
Des exemples, Jacques-Antoine en a plein. À son stand d’information, il écoute patiemment les souffrances de ses voisins : « Ça tape aussi sur les nerfs de tout le monde. Je discute avec des gens qui sont au bord du burn-out. »
Le Sleep In, qui disposait de 15 places d’hébergement et proposait des consultations médicales dans le quartier de la gare, a fermé en mai pour travaux, sans offrir de solution alternative. Pour Josette, qui habite le quartier depuis 1974, cette fermeture a provoqué un déclic : « C’est le résultat de la fermeture. Donc, pour ceux qui ne veulent pas qu’il y ait des lieux comme ça, ils ont bien tort, parce que ça permet quand même de prendre en charge les personnes en très grande difficulté. Je ne voudrais pas de la répression, mais qu’on s’occupe de ces personnes, qu’on les accompagne, qu’il y ait d’autres Sleep In. »
Impuissants face à la situation, les habitants se sentent abandonnés. Ils subissent au quotidien des images violentes, des cris, et voient, sur le pas de leur porte, des personnes à la rue extrêmement vulnérables. Murielle milite pour l’ouverture d’une Halte soins addictions (HSA), une salle de consommation de drogues, et a décidé de s’engager dans une association qui effectue des maraudes : « Il y a un dispositif qui offre quelques logements, quelques hébergements, qui vient d’ouvrir, et on peut observer à quel point ça va vite, beaucoup mieux. J’en connais certains qui, en l’espace d’une semaine, se sont transformés et vont beaucoup mieux. Et ça, ça fait plaisir et ça démontre que l’accès au logement est la priorité. »
« Quand on vit dans la rue, consommer une substance qui va nous faire oublier cette situation, c’est une logique de survie »De son côté, Hassin a été cantonnier dans le quartier. Lors de ses tournées, il collectait systématiquement des seringues et d’autres matériels usagés : « Quand j'étais au chômage, je ramassais une moyenne de 10 seringues par jour. C'est une catastrophe. Ce n'est pas passible de ne pas s'en occuper. Il faut protéger nos enfants et nos animaux. »
Les consommateurs de crack sont de plus en plus jeunes, avec de plus en plus de femmes, remarque Marianne Poisson, coordinatrice de Tempo pour Médecins du Monde, un dispositif qui vise à réunir et à coordonner toutes les structures d’aide socio-médicale : « La consommation de substances est une échappatoire, c’est une logique de survie, en fait, dans la rue. C’est totalement corrélé à la précarité, à la vulnérabilité croissante des publics concernés. Quand on vit dans la rue, qu’on n’a pas d’autre perspective que la rue, la débrouille, etc., ben honnêtement, consommer une substance qui va nous faire oublier cette situation, c’est une logique de vie. En fait, c’est une logique de survie. »
Le maire divers gauche de la ville, Benoît Payan, a saisi le Premier ministre avant l’été pour demander la mise en place d’un plan interministériel dédié à la prise en charge des scènes de consommation à Marseille… Une lettre restée, pour l’instant, sans réponse.
À lire aussiDrogue à Marseille, anatomie d’un système urbain
Trois millions d'étudiants font leur rentrée en France, dans l'enthousiasme, mais aussi dans le stress pour trouver un logement. Face à une demande croissante, l'offre ne suit pas et les prix ne cessent d'augmenter. Résultat : de nombreux jeunes peinent encore à trouver un logement abordable dans les grandes villes. Selon une étude de l’association de consommateurs Que choisir publiée en juillet 2026, les propriétaires de studio ou petit T2 reçoivent en moyenne entre 750 et 1 000 demandes. Cassiopée Etchevers a rencontré ces étudiants toujours à la recherche d’un appartement.
À lire aussiLa France prive les étudiants étrangers et non-boursiers d’aide au logement
Le week-end du 19 septembre, la France fêtera les Journées du patrimoine, l'occasion de découvrir ou redécouvrir des bâtiments historiques, mais aussi des jardins, des parcs et des forêts. Alors que, selon l'institut de statistiques Insee, environ 80 % des habitants en France habitent dans des espaces urbains, les visites guidées dans des espaces verts seront nombreuses cette année. À Paris, des balades sont organisées dans le parc des Buttes-Chaumont pour découvrir des plantes sauvages comestibles.
Autour d'un arbre, une vingtaine de personnes regardent avec intensité des petits fruits rouges. Ils écoutent Christophe de Hody, qui tient un fruit dans sa main. « La graine à l'intérieur, si j'en mange plusieurs, je meurs… La seule partie qui se mange, c'est la partie rouge qui entoure la graine, mais la graine est mortelle, vous avez compris les enfants ? » Les enfants, assis dans l'herbe, le regardent avec de grands yeux. Autour d'eux, le groupe est composé de personnes de tous âges. Ils sont venus l'écouter pour apprendre à identifier les plantes sauvages comestibles dans un parc au milieu de Paris.
La balade fait partie du programme gratuit du Chemin de la nature, l'entreprise de Christoph de Hody, qui propose des formations sur la biodiversité en France. Il y a seulement une ou deux générations, savoir reconnaître les plantes faisait partie du quotidien. « La transmission de génération en génération s'est un peu arrêtée, et c'est ce qui marchait le mieux finalement pour répandre la connaissance, pointe-t-il. C'est un savoir qui se perd de plus en plus au niveau de la population, de moins en moins de gens vont connaître des espèces, savoir les identifier, connaître leurs usages, les cueillir, les consommer. »
Et mieux connaitre peut aussi dire mieux savoir protéger notre environnement, poursuit Christophe de Hody. « Plus on connaîtra la nature – identifier les espèces, connaître leurs usages, et donc leur valeur directe pour l'humain, en plus de leur valeur pour les écosystèmes –, plus on la comprendra, plus on saura comment la protéger, comment l'utiliser sans l'abîmer, argumente-t-il. Toutes ces connaissances-là mèneraient forcément à vouloir la préserver, à vouloir qu'elle aille de mieux en mieux, parce que finalement, on en fait partie. »
À lire aussiMicropousses et fleurs comestibles: quand la nature a bon goût
Cueillir des plantes sauvagesAu pied d'une petite colline baignée de soleil, Christophe de Hody montre des carottes sauvages puis fait passer une fleur. Lisa a 26 ans, elle découvre pour la première fois la flore sauvage à Paris. « Moi, je trouve ça super génial de comprendre un petit peu plus le monde qui nous entoure, de voir que même en plein milieu de Paris, de voir qu'il y a quand même des plantes consommables, c'est surprenant », s'enthousiasme la vingtenaire.
Les plantes que l'on peut manger dans Paris, pour Kira aussi c'est une surprise. Mais en France, il y a plus de 6 000 espèces végétales. Alors pour éviter celles qui sont toxiques, il faut être sûr de soi quand on identifie une plante. Pour apprendre, Christophe de Hody a fait plusieurs formations de botanique. Mais une fois l'apprentissage effectué, il faut pratiquer sur le terrain. « Un bon lieu pour cueillir, c'est déjà un lieu où c'est autorisé : pas chez quelqu'un et pas dans les parcs de Paris. Et c'est un lieu qui n'est pas dans un endroit dont on sait qu'il est pollué. Pas au bord de la route, pas dans une décharge, pas autour d'une usine. pas trop dans les champs cultivés non plus, liste Christophe de Hody. Et donc c'est un endroit qui est éloigné de ces zones. »
Pour cet amoureux de la nature, le meilleur avantage de son métier, c'est son bureau au milieu des plantes. Aujourd'hui aussi la journée se termine sous les branches d'un grand arbre, avec une liqueur de camomille sauvage pour le groupe.
À lire aussiNouveaux rapports à la nature: le jardin partagé Stalingrad à Paris
Familièrement appelé proto, gaz hilarant ou ballon, le protoxyde d'azote fait des ravages en France. Sa consommation fait partie des infractions dites « du quotidien », contre lesquelles le gouvernement entend lutter avec son projet de loi RIPOST, adopté cet été. Son usage détourné sera davantage encadré et considéré comme un délit. Les mineurs représentent 10% des signalements alors même que la vente leur est interdite. À Paris, un centre de loisirs, géré cet été par des policiers dans le cadre des Journées républicaines de la jeunesse, a sensibilisé les adolescents à ces dangers.
Assis en demi-cercle, une vingtaine d’adolescents âgés de 12 à 17 ans écoutent avec un grand intérêt la présentation sur les dangers du protoxyde d'azote. Certains passent tous leurs étés dans ce centre gratuit où le directeur Zakaria Fosso, brigadier-chef de police, leur propose des activités sportives, des voyages, mais veut aussi les protéger des dangers comme le protoxyde d’azote. « On sait que c’est encore un peu tôt pour pouvoir consommer ce produit, mais le but pour nous, la prévention, c’est que si un jour ils sont amenés à le rencontrer, ils se disent : le policier qu’on connaît m’en a parlé. Je sais quel est le risque derrière, explique le directeur. On cherche à planter cette petite graine qui fait que plus tard, ils auront ce message-là. Quoi qu’il arrive. »
Attirés par les effets euphorisants du produit, les consommateurs s’exposent à d’autres effets moins désirables, comme un manque d’oxygène ou une perte de connaissance et, à plus long terme, des troubles de la mémoire ou encore une perte de sensibilité. Après avoir bien intégré ces risques, chaque enfant se munit d’un casque de réalité virtuelle immergé dans une soirée a priori banale. Ce garçon de quatorze ans est dans la peau d’un personnage. Il doit prendre des décisions : « Alors soit je reste à la soirée, soit je rentre. La personne, elle est bourrée, c’est elle qui conduit. Pour moi, c’est risqué, mais j’ai envie d’essayer pour voir ce qui se passe quand quelqu’un conduit avec du protoxyde. Et donc là, j’ai pris la voiture. Celui qui conduit, il est en train de prendre du protoxyde. »
Malheureusement, tous les choix mènent à une issue tragique : « On s’est fait écraser parce qu’il pouvait plus utiliser ses pieds. Il était complètement paralysé. Le camion nous a foncé dessus », poursuit l'adolescent.
À lire aussiDe nombreuses bouteilles de protoxyde d'azote explosent dans les usines d'incinération
Un jeune sur dix a déjà inhalé du protoxydeC’est Maxence Berthon, de la Fondation VINCI Autoroutes, qui propose cette expérience. Il insiste sur une réalité : un jeune sur dix parmi les moins de 35 ans a déjà inhalé cette substance. Et parmi eux, la moitié était au volant d’une voiture. « L'idée, c'était de pouvoir faire prendre conscience aux jeunes à travers ce film, de jouer un peu sur leurs émotions aussi et de faire en sorte que, en sept minutes top chrono, ce qu’est la durée du film, ils repartent vraiment avec le sentiment d’avoir été sensibilisés, insiste Maxence Berthon, et aussi peut-être qu'ils se sentent porteurs de message auprès d’autres camarades qui pourraient soit prendre du protoxyde d’azote, soit être tentés à l’occasion d’une soirée. »
L’atelier a convaincu ce groupe de filles. « Moi, je trouve que c’était bien, c’était bien fait et c’était vraiment réaliste, approuve l'une. Je n’ai jamais testé, ça m’a juste fait réaliser que c’est dangereux, on peut être paralysé, on peut mourir. » L'atelier l'a convaincue de ne jamais en prendre. « La ville où j’habite, par exemple, je vais passer le soir avec ma sœur en voiture vers 23 h et je les vois dans un coin, dans des parcs où il y a des enfants et tout, raconte une autre. Moi, ça me dégoûte, c’est dégueulasse. On les voit, ils marchent comme ça et tout. On dirait des zombies. »
Même si la vente est interdite aux mineurs, il est relativement facile pour n’importe qui de détourner l’usage de ce produit, que l’on trouve notamment dans les siphons de chantilly. En 2022, le nombre d’intoxications a triplé sur l’année et continue d’augmenter. Alors, la vigilance du directeur Zakaria Fosso ne s’arrête pas à cette matinée de prévention. « C’est un fléau où, pour certains, une fois qu’ils sont dedans, ils ne s’en rendent pas compte, souligne-t-il. Nous, notre rôle aussi, quelque part, c’est de dire : si jamais il y a des questions, si jamais il y a des interrogations, s’il y avait un problème, on est là pour vous. »
En cas d’urgence, il est crucial d’être pris en charge rapidement. Le gouvernement conseille de contacter les secours ou le numéro d’aide Drogues Info Service : 0 800 23 13 13. Le volet protoxyde d'azote de la loi RIPOST prendra effet le 1ᵉʳ février prochain.
À lire aussiDrogues: l'agence européenne alerte sur des produits «de plus en plus variés»
C'est un lancement réussi pour la fusée Vega-C, au port spatial européen à Kourou, en Guyane française, un lancement qui a eu lieu dans la nuit du lundi 14 septembre. Vega-C emportait avec elle deux satellites. Le premier est chargé de surveiller la santé des plantes, l’autre doit observer les océans et les terres émergées.
De notre envoyée spéciale à Kourou,
Ces satellites sont désormais en orbite basse, à 815 km au-dessus de nos têtes. Alors que le changement climatique s’aggrave, les données fournies par les satellites sont devenues essentielles pour comprendre notre impact sur la planète et réagir face aux catastrophes qui se multiplient.
À quelques minutes du lancement, la tension était palpable sur la terrasse du centre de contrôle Jupiter. Et le ciel nocturne s’est soudain illuminé sous le feu du propulseur de la fusée. Vega-C s’est élancée au-dessus de la forêt tropicale. « La fusée a été tellement rapide ! Je ne m’attendais pas à ça !, s'exclame Marco Celesti, l’un des scientifiques de la mission. Et quand vous entendez "le bang sonique", là vous réalisez que ce n’est pas juste une lumière qui s’élève dans le ciel mais une fusée qui transporte des satellites tout là-haut ! C'est vraiment incroyable. Fabuleux. »
Cela fait 13 ans qu’il travaille sur ce projet et dans quelques jours, les satellites enverront les premiers relevés. « Et c’est là que commencera le vrai voyage pour les chercheurs : analyser les données et faire les découvertes scientifiques qu’on espère avec cette mission », s'enthousiasme le chercheur.
Les deux satellites vont voler en tandem. Si le premier est plus expérimental, le second, Sentinel 3-C, complète une série de satellites d’observation de la Terre déjà en orbite : les satellites du programme européen Copernicus, qui compte d’ailleurs déjà d’autres Sentinel-3.
Comprendre le changement climatiqueEt c’est Eumetsat, aux côtés de l’Agence spatiale européenne, qui va opérer le satellite pendant tout son séjour dans l’espace et récupérer ses données, essentielles pour comprendre le changement climatique. « La série de satellites Sentinel-3 fournit des observations extrêmement utiles face au changement climatique et à ses conséquences. Cette année, les Sentinel-3 ont été très importants pour observer les feux de forêt, souligne Phil Evans, directeur général d’Eumetsat. Ils montrent où débutent les feux et leur intensité. Et plus tôt les services de secours peuvent détecter ces feux, plus vite ils peuvent déployer les moyens de les éteindre et donc éviter des catastrophes. »
Sentinel-3 est aussi un champion de l’observation de l’océan. « L’océan joue un rôle central par rapport au changement climatique. C’est lui qui entraîne les évènements météos, poursuit Phil Evans. El Niño, par exemple, est très fort cette année et sera peut-être le plus fort jamais enregistré. Et il se forme par un réchauffement de l’océan Pacifique qui va changer la météo partout sur Terre. Et comme Sentinel-3 mesure la température de l’océan, il peut directement mesurer El Niño. Et il est aussi équipé d’un altimètre, et cela peut être utilisé pour calculer très précisément les courants et les mouvements de l’eau. Sentinel-3 est donc un outil très important pour suivre le développement d’El Niño. »
À lire aussiAu sommet sur l'espace à Paris, la gouvernance mondiale spatiale au cœur des échanges
Une quantité énorme de donnéesChaque jour, la dizaine de satellites du programme Copernicus fournit près de 25 térabits de données, toutes en accès libre et gratuit. « On a le système d'observation de la Terre qui est probablement le meilleur au monde, avec une quantité de données énormes qui sont générées par des satellites, se réjouit Mauro Facchini, chef du programme Copernicus à la Commission européenne. C'est très important d'avoir une souveraineté en Europe parce que les choses peuvent changer très rapidement et on doit être maîtres de notre technologie et ne pas être dépendants des autres. Parce que celui qui est un ami aujourd'hui peut ne pas l'être demain. C'est bien de coopérer, mais en même temps, c'est important d'avoir nos capacités propres et une indépendance. »
Deux heures après leur lancement, les satellites sont arrivés en orbite et ont commencé à prendre le pouls de notre planète.
À lire aussiEspace: satellites et débris s’accumulent autour de la Terre, l’ESA alerte sur les risques de collision
Le projet d’un méga-incinérateur de déchets, baptisé « Thermo-sur-Seine », suscite l’inquiétude des habitants et associations à Vitry-sur-Seine, dans le Val-de-Marne. Le 16 juillet, ils ont manifesté devant l’Hôtel de Ville pour faire part de leur opposition. L’installation doit contribuer à alimenter en chaleur des logements et des établissements, notamment des hôpitaux, à Paris et en petite couronne. Ses défenseurs estiment que le projet participera « à la décarbonation du réseau de chaleur francilien ». Pour la mairie de Paris, à l'initiative du projet, c'est un « pilier de la transition énergétique du réseau », mais se pose la question de la santé et de l'environnement.
« C’est contre l’incinérateur qu’ils veulent construire… » Dans les rues de Vitry-sur-Seine, Lucie, membre du collectif ACID-Vitry, distribue des tracts aux passants sans relâche : « On souhaite que le maximum de personnes soit au courant, afin qu’elles s’expriment sur le sujet auprès de la mairie, car elle a mis en place une forme de concertation », explique-t-elle.
Le projet d'incinérateur, porté par la Ville de Paris, est présenté comme un moyen pour « verdir son réseau de chauffage urbain ». L'usine a pour but de produire de la vapeur en chauffant de l’eau pompée dans la Seine en brûlant notamment du bois faiblement traité et des CSR – des combustibles solides de récupération –, comprenez ici des déchets textiles, plastiques ou cartons. Pas de quoi rassurer cette autre habitante de Vitry nommée Lucie : « On ne peut pas me faire croire que les combustibles solides de récupération ne vont pas polluer », raconte-t-elle à la sortie de la gare du RER sur son vélo. « Cela n’a pas de sens, on peut très bien prendre le problème à la racine et réduire nos déchets. Je suis préoccupée par le projet, car cela va impacter la santé de ma fille, c’est sûr et certain ».
Ce projet d'incinérateur n'est pas le premier dans la région. Le département du Val-de-Marne en possède déjà trois, dont un qui a fait l’objet de plusieurs études et où la présence de PFAS – de polluants éternels – proche du site industriel a été notamment démontrée. « Pour certains habitants, c'est une injustice sociale et environnementale de plus », souligne ainsi Amélie, membre du collectif 3R, qui a donné rendez-vous à RFI devant la gare RER des Ardoines. « Ici, c’est une ancienne zone industrielle en pleine reconversion urbaine. Vous pouvez voir les nouveaux bâtiments et également ceux en construction... Ce qu’on dénonce, c’est un phénomène cumulatif car les habitants de Vitry vont respirer non seulement l’air de l’incinérateur de Vitry, mais aussi la pollution de l’incinérateur d'Ivry qui est la ville juste à côté, et également celui de Créteil… »
À lire aussiDans un centre de tri des déchets: il «commence chez le particulier, le travail fait ici ce n'est que la fin»
« Nous sommes vraiment très inquiets par ces effets cocktails »À ses côtés, Myriam Goujjane, co-présidente de l'association ACID-Vitry, acquiesce : « Ce projet veut se construire sur des terrains qui ont déjà extrêmement souffert, et qui sont déjà pollués. Nous avons peur de "l’effet cocktail", c’est-à-dire le fait de mettre de nouvelles pollutions qu’on ne connaît pas vraiment. On nous fait croire que l’on connaît tout ça, que tout ça est maîtrisé... Mais le CSR concerne des produits relativement nouveaux et il n’y a pas tant de retours d’expérience que ça, alerte-t-elle. Donc on ne sait pas exactement ce qu’on va brûler et ce que ça va faire de brûler ces produits. On va mélanger cette pollution à d’autres pollutions plus anciennes... Nous sommes vraiment très inquiets par ces effets cocktails. »
Depuis le début du mois de septembre, une période de consultation a été lancée jusqu'à fin octobre. Pour Benoît Guiblin, représentant du projet de Thermo-sur-Seine, cela va permettre de répondre aux inquiétudes des habitants pour « faire connaître le projet ». « D'abord, ce n’est pas un incinérateur d’ordures ménagères, c’est une chaufferie. Elle a pour vocation de produire de la chaleur et de l’eau chaude sanitaire, autrement dit de la vapeur. Deuxième élément : c’est un combustible normé. C’est-à-dire qu’il est trié et qu’il répond à des normes définies par des décrets », a-t-il répondu à RFI. « Donc la concertation est un ensemble de moments où on invite l’ensemble de la population, des citoyens, des parties prenantes et des entreprises à s’exprimer et à faire part de leurs questionnements pour donner toute l’information et toute la transparence sur le projet. Cela va se dérouler pendant les deux prochains mois, mais il y aura également un suivi derrière avec un bilan qui sera établi à l’issue de cette concertation. » Ce 15 septembre, une réunion publique a lieu à Vitry pour informer les riverains et répondre à leurs interrogations. Pas de quoi convaincre pour l'instant celles et ceux opposés au projet.
À écouter dans 8 milliards de voisinsDéchets urbains : ce que le propre et le sale disent de nos sociétés
From the publisher's feed
Du lundi au vendredi, un reportage pour mieux connaître la société française et comprendre ses débats.

5 Listeners

20 Listeners

4 Listeners

1 Listeners

13 Listeners

0 Listeners

181 Listeners

25 Listeners

2 Listeners

1 Listeners

3 Listeners

2 Listeners

0 Listeners

20 Listeners

0 Listeners

2 Listeners

4 Listeners

1 Listeners

4 Listeners

0 Listeners

1 Listeners

0 Listeners

0 Listeners

0 Listeners

0 Listeners