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Samuel a dix ans, et ses danses et son journal intime ont été vues par des millions d’internautes dans le monde. Samuel, c’est le titre d’une série animée créée par une jeune Française de moins de 30 ans, Émilie Tronche. Les 21 épisodes courts, d’abord diffusés sur la plateforme internet de la chaîne Arte et ses réseaux sociaux en mars dernier, sont devenus un phénomène de l’année 2024, cumulant 18 millions de vues, tous supports confondus.
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Sa bande dessinée sur le scandale écologique et sanitaire des algues vertes en Bretagne s'est vendue à plus de 150 000 exemplaires. Inès Léraud revient en librairie avec un nouveau roman graphique intitulé Champs de bataille : l'histoire enfouie du remembrement publié chez Delcourt. La journaliste et autrice revient sur le grand plan de modernisation agricole qui a bouleversé les paysages et les écosystèmes en France.
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Il a conquis le monde avec les doigts de sa main gauche. Maxime Zecchini, pourtant droitier, est l'un des rares pianistes à briller dans un répertoire dédié à la main gauche. Après avoir voué 15 ans de sa vie à réaliser une anthologie en dix volumes, le globetrotteur français repart, à 45 ans, En voyage ... sur la main gauche. C'est le nom de son 11ᵉ album où il parcourt les cinq continents aux cinq doigts de la main gauche avec, en partie, des créations mondiales dédiées à son honneur.
Notre invitée culture aujourd'hui est la cinéaste Anne-Sophie Bailly. Dans son premier film, Mon Inséparable, sorti en salles ce mercredi 25 décembre, elle brosse le portrait d’une mère célibataire, Laure Calamy, ébranlée par le désir d’indépendance de son fils, un jeune adulte handicapé.
Pour en savoir plus sur ce film, cliquez ici
Un écrivain fauché, William Lebghil, tombe amoureux, sans la reconnaître, d'une star de cinéma jouée par la chanteuse Clara Luciani. Des quiproquos vont compliquer leurs retrouvailles, tandis qu'autour d'eux, du producteur de cinéma à la femme de ménage, les personnages vivent toutes les formes d'amour contrariées. Mais toujours en chanson. La comédie musicale Joli Joli, réalisée par Diastème et mise en musique par Alex Beaupain, assume son côté kitch et rétro.
Pour en savoir plus sur la comédie musicale, cliquez ici
Rencontre avec le cinéaste haïtien Raoul Peck. Dans son nouveau film, Ernest Cole, photographe, il reconstitue le destin tragique du photographe Ernest Cole, mort dans l’oubli (en 1990) après avoir documenté la barbarie de l’apartheid, en Afrique du Sud (son pays natal) et la ségrégation aux États-Unis. C'est aussi l'errance de ce lanceur d'alerte, obligé de s'exiler après la publication, en 1967, de son ouvrage, que raconte Raoul Peck.
RFI : Est-ce que vous vous souvenez de la première photo d'Ernest Cole que vous avez vue ?
Raoul Peck : Alors, je me souviens des premières photos, c'était il y a très longtemps à Berlin quand j'étudiais. Le combat anti-apartheid commençait et les photos de d'Ernest Cole circulaient beaucoup parce que c'était la première fois qu'on découvrait les horreurs de l'apartheid à niveau d'homme, à hauteur d'homme et de femme, puisqu’il photographiait son monde à lui.
Et en 1966, il quitte l'Afrique du Sud. À jamais, il le sait, il part travailler aux États-Unis. Sauf que sa vie aux États-Unis va être beaucoup moins florissante, beaucoup plus triste.
Il est vu, perçu comme photographe noir alors qu’il se veut photographe, comme l'une de ses idoles, Cartier-Bresson. Et son ambition à Ernest Cole, c'était aussi de photographier, comme il dit, la condition humaine. Et pour ça, il faut pouvoir bouger. Or, on ne lui a pas permis de bouger.
Vous, Raoul Peck, vous vous êtes mis dans la peau, littéralement, pendant des mois, voire des années, d'Ernest Cool. Vous avez plongé au plus intime de son être, y compris quand vous lui faites dire, mais c'est basé sur votre enquête qu'il a voulu à un certain moment se suicider. Quel portrait avez-vous gardé d’Ernest Cole ? C'est un homme en colère ?
C'est un homme en colère, mais c'est un homme, comme beaucoup d'hommes et de femmes que j'ai connus en exil, qui sont perturbés, qui sont tiraillés, brisés par l’éloignement de leur pays, qui souffre très souvent. Donc, il est aussi isolé dans cette société.
Que vous soyez en France ou aux États-Unis, Raoul Peck, Haïti vous habite un peu comme l'Afrique du Sud habitait Ernest Cole. Quel regard aujourd'hui, en tant que citoyen, mais aussi en tant que cinéaste, vous portez sur les événements récents en Haïti et le chaos dans lequel le pays est tombé ?
Ce n'est même pas un regard que je porte, c'est quelque chose que je vis tous les jours. J'ai des conversations tous les jours avec ce qui se passe, avec des amis, des militants, des acteurs de la société civile en Haïti qui se battent depuis plus de sept ans pour trouver un accord politique qui permette au pays de sortir de cette non-constitutionnalité que nous vivons. Nous n'avons pas eu d'élections depuis plus de sept ans et donc la société civile a tenté et avec beaucoup de difficultés à trouver des solutions politiques pour pouvoir sortir de cette passe. Malheureusement, les partenaires qu'on a en face, y compris les États-Unis, je ne peux même pas dire la France, parce que la France est totalement hors-jeu de cette bataille. Il y a beaucoup de paroles, mais très peu de faits, et on ne comprend pas trop l'attitude de soi-disant des amis d'Haïti, comme se prénomment les États-Unis, l'Europe, la France, le Canada, qui ont bien sûr peur d'entrer dans un bourbier, mais qu'ils ont eux-mêmes favorisé pendant de longues années.
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Le plasticien kényan Evans Mbugua expose actuellement à Paris, à la galerie ART-Z. Célèbre pour ses peintures sur plexiglas, il a révolutionné sa technique en adoptant notamment celle du vitrage. Une façon symbolique de briser et de réparer les histoires de ses personnages ainsi que celle de son pays. Evans Mbugua est l'invité d'Olivier Rogez.
RFI : Bonjour Evans Mbugua, vous exposez vos œuvres jusqu’en janvier prochain à la galerie ART-Z d'Olivier Sultan à Paris. On vous connaît pour vos peintures sur plexiglas. Aujourd'hui, ce qu'on constate, c'est que vous avez brisé ces plexiglas pour les reconstituer. Est-ce que vous voulez en faire des vitraux ?
Evans Mbugua : Oui, en fait, je travaille avec ce support, le plexiglas, depuis le début dans cet objectif d’atteindre un jour le stade du vitrail. En fait, à un moment, l’un de mes tableaux s’est cassé, littéralement cassé en deux.
C’est donc un hasard alors ?
Alors, c'était à la fois un hasard, mais cela faisait un moment déjà que je me demandais si je n’allais pas, un jour, couper mes tableaux. Mais je n'osais pas, j'avais peur et je me disais « quel sacrilège ! Ce n’est pas possible ! ». Et là, hop, il y a un tableau qui se casse. Or, je venais de rentrer d’un séjour en Espagne où j’avais pu voir de près un panneau de vitrail qui était en réparation. Et j'avais remarqué qu’en fait, il y avait plusieurs techniques dessus. Il y avait le plomb, comme on le voit sur l’armature des vitraux, il y avait aussi du fil de fer qui venait renforcer et tenir des morceaux ensemble, etc. Et de retour dans mon atelier à Paris, je me suis mis à utiliser du fil de fer pour réparer et pour assembler les différents morceaux des tableaux que j'avais coupés. Et finalement, je me retrouve à la fois avec ma propre technique de vitrail, et je me retrouve aussi à revisiter le Kintsugi qui est l’ancienne technique japonaise de réparation des pots cassés. Et j'ai vraiment aimé toutes ces influences du monde, des cultures, des traditions qui se sont retrouvées dans mon atelier et sur lesquelles je m'en suis appuyé pour composer les tableaux que je présente ici aujourd'hui.
Symboliquement et visuellement, on a le sentiment que vous réparez des personnages puisque les personnes que vous avez peintes sont brisées et reconstituées. Est-ce qu’il s’agit symboliquement de réparer. Vous voulez quoi ? Symboliquement, réparer les blessures de ces gens que vous avez peints ?
Je suis en quête d'une certaine réparation personnelle qui est liée à une histoire assez récente que j'ai découvert dans ma famille, qui est aussi liée à l'histoire de mon pays du Kenya, qui est liée au colonialisme et à tout le mal que l'être humain a pu faire dans le passé. Je pense que l’on est amené aujourd'hui à devoir revenir sur le passé. Au lieu de cacher certaines informations, au lieu de vouloir nier certaines histoires, je pense que nous avons le devoir collectivement de revoir l'histoire et de l'assumer, parce qu’elle fait partie de notre ADN. Ce que je veux dire, c'est que je me suis rendu compte qu'il y avait certaines choses qui se sont passées dans les années 1950, 1960, 1970, dans l’histoire de mon pays dont on ne parle pas, dont on ne veut pas parler. Et moi, je veux qu'on puisse en parler, que l’on puisse se réparer psychologiquement les uns et les autres. Parce que, plus on avance et plus les générations futures vont nous poser des questions sur les raisons pour lesquelles nous avons caché des choses. Pourquoi n’avons-nous pas assumé des choses ? Et c’est ce travail de reconstruction de nos identités que je nous invite à faire aujourd’hui.
► Vous pouvez regarder le travail du Kényan, Evans Mbugua sur son site personnel : www.evansmbugua.com
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Papillon Noir, c'est le nom de la nouvelle collection que lancent les éditions Gallimard en cette fin d'année. Des livres graphiques et trois ouvrages pour démarrer. Deux d'entre eux appartiennent au répertoire littéraire. Il s'agit de l'unique roman d'Oscar Wilde : Le portrait de Dorian Gray et de Carmen, de Prosper Mérimée. Le troisième est une création : Les sorcières de Venise. Benjamin Lacombe, à l'origine de cette collection, est notre invité.
Benjamin Lacombe est également l'invité de l'émission Littérature sans frontières sur RFI.
Est-il un magicien ou un psychologue ? Viktor Vincent est mentaliste, actuellement en tournée en France et à l'Olympia à Paris pour deux dates (les 22 et 23 décembre). Il bluffe le public avec son nouveau spectacle intitulé Fantastik, un voyage dans le temps, dans la seconde moitié du XIXe siècle.
Une femme peut-elle chanter la liberté et vivre comme elle l'entend dans le Maroc actuel ? Avec son nouveau film Everybody loves Touda qui sort ce mercredi en salles en France, le réalisateur franco-marocain Nabil Ayouch dresse le portrait d'une «cheikha». Une artiste qui chante la « aïta », un chant marocain traditionnel de résistance, au départ chanté par des hommes et depuis la fin du XIXe siècle par des femmes aussi adulées que, depuis peu, méprisées.
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Du lundi au vendredi, un journaliste du Service Culture reçoit un acteur de la vie culturelle, pour aborder son actualité et réagir aux initiatives artistiques en France et dans le monde.

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