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Or


On l’a souvent présentée comme « l’armée la plus morale du monde ». Tsahal, ce mythe fondateur d’Israël, forgé autour de l’idée de la « pureté des armes » : combattre, mais pas n’importe comment, pas contre n’importe qui. Pendant longtemps, cette image a servi de bouclier moral, autant pour la société israélienne que pour ses dirigeants. Mais depuis octobre 2023 et la guerre déclenchée à Gaza, ce slogan vacille. Les bombardements massifs, les milliers de morts civils, les destructions à grande échelle brouillent cette frontière que l’État d’Israël revendiquait entre brutalité et retenue.
Du côté israélien aussi, les plaies sont béantes : plus de deux mille morts, des dizaines de milliers de blessés, dix mille volontaires supplémentaires, mais des réservistes épuisés, un suivi psychologique débordé, et surtout des familles de soldats en première ligne, partagées entre fierté, peur et colère. Dans ce climat, l’opinion publique pèse plus que jamais : elle exige protection, elle réclame parfois vengeance, et elle pousse l’armée à frapper fort. Israël se retrouve face à un dilemme : peut-on encore parler d’une armée morale quand la rage et la peur semblent emporter tout le reste ?
Avec notre invité Samy Cohen, directeur de recherche émérite au CERI/Sciences Po, auteur de Tuer ou laisser vivre. Israël et la morale de la guerre, publié aux éditions Flammarion.
By RFIOn l’a souvent présentée comme « l’armée la plus morale du monde ». Tsahal, ce mythe fondateur d’Israël, forgé autour de l’idée de la « pureté des armes » : combattre, mais pas n’importe comment, pas contre n’importe qui. Pendant longtemps, cette image a servi de bouclier moral, autant pour la société israélienne que pour ses dirigeants. Mais depuis octobre 2023 et la guerre déclenchée à Gaza, ce slogan vacille. Les bombardements massifs, les milliers de morts civils, les destructions à grande échelle brouillent cette frontière que l’État d’Israël revendiquait entre brutalité et retenue.
Du côté israélien aussi, les plaies sont béantes : plus de deux mille morts, des dizaines de milliers de blessés, dix mille volontaires supplémentaires, mais des réservistes épuisés, un suivi psychologique débordé, et surtout des familles de soldats en première ligne, partagées entre fierté, peur et colère. Dans ce climat, l’opinion publique pèse plus que jamais : elle exige protection, elle réclame parfois vengeance, et elle pousse l’armée à frapper fort. Israël se retrouve face à un dilemme : peut-on encore parler d’une armée morale quand la rage et la peur semblent emporter tout le reste ?
Avec notre invité Samy Cohen, directeur de recherche émérite au CERI/Sciences Po, auteur de Tuer ou laisser vivre. Israël et la morale de la guerre, publié aux éditions Flammarion.

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