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Après la défaite de Donald Trump lors des élections de midterms, RFI vous propose une édition spéciale. Anne Cantener reçoit Frédérique Sandretto, enseignante en Civilisation américaine à Sciences Po Paris et lauréate de la bourse Fulbright en sciences politiques. Avec nos envoyés spéciaux Gwendolina Duval, au Texas, et Edward Maille, en Géorgie, elles évoquent l'avenir des partis démocrate et républicain.
L'enjeu pour les démocrates, c'est de parvenir à s'unir. L'élection dans le Michigan a mis au grand jour le clivage entre les progressistes et l'aile modérée du parti. « L'unité, c'est leur seule chance de remporter la présidentielle de 2028 », juge Frédérique Sandretto. Le parti doit désormais surmonter ses divisions et afficher une image consensuelle.
Il devra également se trouver un leader. Jon Ossoff semble en bonne position, selon l'enseignante. « Il pourrait jouer un rôle-clé », confirme Edward Maille, envoyé spécial de RFI en Géorgie. « C'est le démocrate le plus populaire de l'Etat. En quelques mois, il a gagné une visibilité médiatique nationale. » Sa facile réélection comme sénateur renforce son statut d'étoile montante du parti et prouve que sa méthode de « campagne coordonnée » fonctionne. « Il a investi trois millions de dollars en deux ans dans sa campagne et celle d'autres candidats locaux et a surtout mutualisé les porte-à-porte et les distributions de tracts », explique notre journaliste. Il a également réussi à restructurer le parti démocrate en Géorgie. Un modèle qui pourrait être reproduit ailleurs. Alors qu'on dit de lui qu'il est jeune, élégant et éloquent comme Barack Obama, « depuis deux mois, il est plus vindicatif, plus virulent », remarque Frédérique Sangretto. « Il a su pointer du doigt le décalage entre ce que Donald Trump dit et ce qu'il fait, notamment son obsession pour sa nouvelle salle de bal ».
Le parti républicain et l'héritage de Donald Trump
« Donald Trump sort clairement affaibli de ce scrutin », explique Frédérique Sandretto. « La campagne républicaine s'est faite autour de lui. Il s'est approprié ces midterms et c'était une erreur stratégique. » Donald Trump avait pourtant reçu des mises en garde au sein de son camp. « Mais il est dans une posture de toute puissance et il n'a pas voulu écouter d'autres voix que la sienne. »
La question qui se pose désormais, c'est qui va être son héritier. Des noms circulent : JD Vance, Marco Rubio... Mais d'autres figures pourraient émerger. « Compte tenu des résultats des midterms, le futur candidat républicain à la présidentielle de 2028 sera obligé de se démarquer du président », juge Frédérique Sandretto. « Il devra trouver sa propre voix tout en évoluant dans l'ombre de Donald Trump qui est encore au pouvoir pour deux ans. Ce ne sera pas facile. » D'autant que tout est possible venant du président : « Il pourrait vouloir créer un autre parti avec ce qui reste de la base Maga ou au contraire, il pourrait s'adoucir et être doux comme un agneau pendant deux ans avec la majorité démocrate, comme il l'a fait avec le maire de New York, Zohran Mamdani. »
C'est le jour J aux États-Unis, un scrutin à haut risque pour le Donald Trump. Le président américain pourrait perdre gros. Il y a deux ans, son parti, le Parti républicain, avait remporté a remporté les législatives, s'assurant le contrôle du Sénat et de la Chambre des représentants. Nous en parlons avec notre envoyé spécial permanent à Washington, Vincent Souriau.
Depuis la dernière élection présidentielle, la guerre en Iran et l'envolée des prix des carburants ont érodé la popularité du président. Au point que certains bastions républicains pourraient basculer dans le camp démocrate. À la Chambre des représentants, les démocrates sont largement favoris, mais ils pourraient aussi reprendre le Sénat, où 35 sièges sont en jeu. Et parmi eux, sept sont considérés comme incertains, voire susceptibles de basculer en faveur des démocrates.
L'un des scrutins les plus disputés se déroule au Texas, qui n'a pas élu de sénateur démocrate depuis près de 40 ans. On peut également citer le Kansas, qui avait pourtant donné 16 points d'avance à Donald Trump en 2024, mais où une bascule semble possible. Ou encore le Maine, où la sénatrice républicaine est en difficulté. Il faut toutefois rester prudent. Pour reprendre le Sénat, les démocrates doivent réaliser un sans-faute : conserver les sièges qu'ils détiennent déjà, notamment dans le Michigan, et aller chercher quatre sièges républicains. La tâche est loin d'être facile.
Suivez notre directMidterms aux États-Unis
Le coût de la vie au cœur de la campagneC'est l'un des thèmes qui a dominé la campagne électorale aux États-Unis. Dans tous les États, les candidats ont tenté de répondre aux préoccupations des Américains face à la hausse des prix, que ce soit au supermarché ou à la pompe. La Géorgie ne fait pas exception. Le coût de la vie a même éclipsé d'autres sujets, comme l'avortement ou les droits LGBT, traditionnellement au cœur des campagnes démocrates. Un reportage de notre correspondant Edward Maille.
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Interrogations sur le statut des militaires salvadoriens déployés en HaïtiAvec Gotson Pierre, directeur d’AlterPresse, nous évoquons notamment les nouveaux affrontements entre les forces de l’ordre et des gangs armés, qui ont contraint des habitants de la plaine du Cul-de-Sac, au nord de Port-au-Prince, à fuir leurs domiciles. Parallèlement aux opérations policières, des militaires salvadoriens ont effectué plusieurs patrouilles à Tabarre. Plus de 2 000 soldats salvadoriens ont été déployés en Haïti par le président Nayib Bukele, à la suite de l’attaque et de la disparition de quatre techniciens militaires de son pays. Mais le statut de ces soldats soulève des interrogations : selon l’ONU, la grande majorité d’entre eux ne relève pas de la Force de répression des gangs, soutenue par les Nations unies, et échappe donc au dispositif de contrôle et de reddition de comptes de cette force.
Journal de la 1èreLa rentrée scolaire est perturbée en Martinique.
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Depuis la disparition de quatre militaires salvadoriens, le 18 octobre dernier à Croix-des-Bouquets, le président Nayib Bukele a envoyé plus de 2 000 soldats avec des équipements, notamment des véhicules blindés et des hélicoptères, dans le pays pour participer aux recherches et soutenir la lutte contre les gangs. Si certains habitants de Port-au-Prince voient dans cette présence militaire un espoir de retrouver la paix, d’autres s’interrogent sur les véritables intentions du chef de l’État salvadorien et sur les conséquences de cette intervention pour la souveraineté nationale.
Au micro de Peterson Luxama, correspondant de RFI en Haïti, des habitants de la capitale confient s'imaginer déjà vivre à nouveau dans le calme et retourner chez eux, tandis que d'autres émettent des réserves et se demandent où sont les militaires haïtiens. Les organisations de la société civile et des experts font également entendre leurs préoccupations.
Le nouveau visage d'AustinC'est le dernier jour de campagne aux États-Unis avant les élections de mi-mandat. La Chambre des représentants va être renouvelée, tout comme un tiers du Sénat et 36 gouverneurs. C'est le cas du Texas, notamment dirigé par un républicain depuis 1988. Mais cette fois-ci, le démocrate James Talarico pourrait remporter le scrutin face à Ken Paxton. Il est porté notamment par un discours très critique sur la multiplication des data centers et l'arrivée des géants du numérique comme Google, Amazon et Space X. Une évolution que l'on observe au quotidien, dans les rues de la capitale du Texas, Austin. Reportage de Gwendolina Duval.
Plus de contenusMidterms États-Unis
Chili : Codelco secoué par une polémiqueLes actionnaires du groupe public, deuxième producteur mondial de cuivre, sont convoqués pour une assemblée extraordinaire jeudi alors que huit cadres de l'entreprise ont été renvoyés. « Un audit interne réalisé par la nouvelle direction de Codelco a révélé des erreurs de comptabilité concernant la production de cuivre dans les bilans annuels de 2024 et 2025 », explique Marine de La Moissonnière du service international de RFI. « Les chiffres auraient été gonflés pour valider les objectifs de certains dirigeants de l'entreprise et leur permettre d'empocher des primes. » Pour comprendre comment et pourquoi cette fraude comptable a été possible, deux audits ont été confiés à des cabinets privés. Une enquête interne est également en cours.
La réputation et la crédibilité du géant minier en prennent un sérieux. Cette affaire intervient à un moment particulièrement tendu. Le Chili, premier producteur mondial, a enregistré en août sa plus faible production mensuelle en 15 ans. Codelco, comme les autres compagnies minières chiliennes, souffre d'un manque d'investissements. « Codelco est, en effet, dans une situation très compliquée », analyse Emilio Castillo, professeur au département Génie des mines à l'université du Chili. « Face au vieillissement de ses mines, les investissements afin de maintenir le niveau de production ont tardé. Ces projets n'ont pas pu être réalisés correctement, en temps voulu et dans les délais impartis. Cela se traduit aujourd'hui par des tensions et une hausse des coûts. Codelco traverse vraiment une tempête. » À cela s'ajoute le climat. Des fortes pluies liées à El Niño ont perturbé l'activité minière dans le nord et le centre du pays, en juillet et août.
Le journal de la 1èreEn Martinique, la baisse de la population a des impacts sur l'économie.
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Dernière ligne droite avant les élections de mi-mandat aux États-Unis. Les démocrates et les républicains jettent leurs dernières forces dans la bataille et courtisent différentes minorités, comme, traditionnellement, les Afro-Américains ou les électeurs hispaniques. Mais un nouveau groupe démographique devient de plus en plus stratégique : les Américains d’origine asiatique. Son poids démographique augmente, et les campagnes électorales, démocrates comme républicaines, cherchent à mieux s’organiser pour les mobiliser.
Dans des États comme la Géorgie, où des élections s'annoncent très serrées, cet électorat pourrait être décisif. Alors les démocrates font tout pour encourager les Américains d'origine asiatique à aller voter. Le dossier de notre correspondant à Atlanta, Edward Maille.
La Maison de l'Amérique latine à Paris menacéeLa Maison de l’Amérique latine, située en plein cœur de la capitale française, est le quartier général de la diplomatie latino-américaine et le centre culturel où se côtoient la peinture mexicaine, le tango argentin, le cinéma brésilien et tous les arts du Sud du « Rio Grande ». Elle vient de fêter ses 80 ans et ce sera peut-être le dernier dans ses locaux, parce que les bâtiments qu’elle occupe ont été mis en vente par la Banque de France. Nous en parlons avec Ubaldo Bravo de la rédaction en espagnol de RFI.
Cette annonce « a suscité une forte mobilisation des associations, des personnalités politiques et de la culture qui ont réuni plus de 28 000 signatures contre la disparition de la Maison de l'Amérique latine », explique le journaliste. « Ce soutien ne s’explique pas seulement parce que les activités y sont gratuites ou parce que le bâtiment est beau. Les signataires la défendent surtout parce que la Maison symbolise l’histoire des relations entre la France et les pays latino-américains. » Le général Charles de Gaulle l’a créée en 1946 pour remercier les gouvernements de l’Amérique latine qui avaient aidé à libérer la France du nazisme. « 300 des 400 comités de la France Libre se trouvaient de l’autre côté de l’Atlantique », souligne Ubaldo Bravo.
La Banque de France doit annoncer le nom de l’acheteur en novembre. Mais on ne sait pas encore si Emmanuel Macron interviendra. Selon l'ancien président François Hollande, le gouvernement peut demander à la Banque de France de garantir le maintien de la Maison de l’Amérique latine dans son siège historique. Il suggère même une clause dans le nouveau contrat qui dise : « La Maison de l'Amérique latine doit rester ici. »
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L'humoriste haïtien Tanael JoachimSon spectacle s’appelle « The Alien Everywhere » (« Le migrant partout »). Tanael Joachim est, en ce moment, en tournée européenne. L’humoriste haïtien qui vit aux États-Unis a construit son humour autour de son histoire et de son identité d’immigré. En 2018, il avait écrit dans les pages du New York Times pour répondre à Donald Trump qui avait, à l'époque, qualifié Haïti de « pays de merde ». Aujourd’hui, il continue de défendre son île natale sur scène et n’hésite pas à lancer des piques au président américain. Loubna Anaki l'a rencontré à New York.
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Le journal de la 1ʳᵉ
En Martinique, le premier paquebot de croisière de la saison est arrivé.
Nayib Bukele est bien décidé à secourir les quatre soldats Salvadoriens qui ont disparu le 18 octobre dernier. Ces membres de la Force de répression des gangs (FRG) ont été attaqués près de Port-au-Prince. Pour les retrouver, « 2 000 soldats salvadoriens sont arrivés en Haïti », explique Frantz Duval, rédacteur en chef du Nouvelliste.
« Le Salvador amasse des troupes et des équipements avec le soutien du gouvernement haïtien. » Nayib Bukele et le premier ministre Alix Didier Fils-Aimé se sont enfin parlé hier. Mais « le cadre juridique de ce déploiement reste flou », souligne le journaliste. « La FRG et l'ONU ne disent rien. »
Toujours en Haïti, la nouvelle date de l'élection présidentielle a été dévoilée : le premier tour aura lieu le 18 juillet 2027 ; le second, le 4 octobre. « Les Haïtiens connaîtront les noms de leurs nouveaux élus le 23 octobre 2027 », précise Frantz Duval. « L'ancien calendrier ne convenait à personne », explique encore le journaliste. « Beaucoup de routes sont toujours coupées. Énormément de communes restent inaccessibles. De plus, les candidats ont du mal à rassembler les documents administratifs dont ils ont besoin. Enfin, les électeurs ne sont pas nombreux à s'être inscrits pour pouvoir voter. »
Le Nouvelliste revient aussi sur cette première : le vodou bénéficiera désormais d'une dotation de l'État, comme les autres confessions religieuses. « Il n'y a pas de religion officielle en Haïti, mais ce culte est reconnu par la Constitution de 1987 », explique le rédacteur en chef. Ce qui a rendu possible l'octroi de 50 millions de gourdes au vodou, c'est que cette religion s'est organisée et dispose désormais d'un représentant.
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Le « gerrymandering » dilue le vote des Afro-américains au Tennesse
Memphis, ville majoritairement afro-américaine où Martin Luther King a été assassiné, était auparavant l'un des seuls bastions démocrates du Tennessee, État très conservateur. En mai dernier, les républicains ont décidé de remodeler à leur avantage le 9ᵉ district électoral, celui englobant la ville. Désormais, il n'y a plus une, mais trois circonscriptions qui s'étendent bien au-delà de Memphis, et les voix des Afro-américains sont complètement diluées. Résultat : la nouvelle 9ᵉ circonscription devrait envoyer un républicain à la chambre des représentants.
Le redécoupage électoral à des fins partisanes, le « gerrymandering », est une vieille recette de politique politicienne qui existe depuis plus de 200 ans aux États-Unis. En juillet 2025, Donald Trump s'en est emparé dans le but de limiter la casse aux midterms. Les Républicains ont lancé le mouvement au Texas ; les démocrates ont riposté. Mais cette stratégie poussée à l'extrême (9 États, sur un total de 50, ont modifié leur carte électorale) pourrait se retourner contre le camp républicain. Marine de La Moissonnière nous explique les effets inattendus du gerrymandering.
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Les midterms vues de Medina (Ohio)Plus que quelques jours avant les élections de mi-mandat aux États-Unis. Donald Trump, très impopulaire, pourrait perdre sa majorité au Congrès. Parmi les États-clés cette année, il y a l’Ohio qui avait placé le milliardaire largement en tête lors de la dernière élection présidentielle et où plusieurs sièges risquent de basculer en faveur de l’opposition démocrate. RFI a posé ses valises à Medina, petite ville du nord de l'Ohio. Depuis le début de la semaine, nos envoyés spéciaux François-Damien Bourgery et Justine Fontaine nous livrent des portraits d'habitants. Aujourd'hui, rencontre avec Stéphanie Jacovetti, une militante anti-data centers. Alors que le président américain s'est imposé comme l'un des plus grands défenseurs de l'intelligence artificielle, cette question s'est invitée dans la campagne. Cette mère de famille, employée du service public, se bat depuis près d'un an contre le projet de construction d'un data-center juste à côté du terrain qu'elle a acheté avec son mari pour construire une maison pour leur retraite, dans le comté de Lorain, à une quarantaine de minutes de Medina.
Comme elle, des gens se mobilisent partout aux États-Unis car ils craignent une concurrence sur l’usage de l’eau, une hausse de leurs factures d'électricité et la pollution que produisent les générateurs au diesel qu'utilisent parfois ces data-centers. Les autorités locales défendent ces projets, assurant qu'ils apportent des revenus aux communes. En retour, les opposants pointent les réductions d’impôts dont bénéficient souvent les data-centers qui, une fois construits, emploient très peu de personnes sur place. Cette question, qui dépasse les clivages partisans, va peser sur le scrutin de mardi prochain. Même Erin Brokovitch, qui avait inspiré un film pour son travail, dans les années 1990, contre un scandale de pollution de l'eau potable en Californie, a rejoint la mobilisation nationale contre les data-centers.
L’ensemble de cette série de portraits et les reportages de nos envoyés spéciaux et correspondants de RFI sur les midterms sont à retrouver sur les réseaux sociaux, sur notre application et sur rfi.fr.
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Le journal de la 1ʳᵉ
Nouvelle menace de blocage en Guadeloupe.
Où est passé Flavio Bolsonaro ? Le candidat malheureux à la présidentielle brésilienne a atterri ce mercredi, (28 octobre 2026) en Floride. Depuis lundi, (26 octobre) on était sans nouvelles du sénateur d'extrême droite. Au lendemain de sa défaite à la présidentielle face à Lula, il avait pourtant assuré qu'il ne quitterait pas le Brésil.
« Je n’ai jamais pensé à quitter le pays. Je vais rendre mes passeports », affirmait-il avant-hier dans une vidéo publiée sur son compte Instagram, alors que la justice venait de lui interdire de quitter le Brésil.
« Pour résister face au chaos, je vais organiser l’opposition. Je vais rassembler les députés et les sénateurs élus pour élaborer notre stratégie et faire de la Chambre et du Sénat notre bastion contre la barbarie qui se profile déjà pour les quatre prochaines années de Lula », ajoutait-il.
Mardi, il faisait pourtant ses valises. Les autorités argentines ont confirmé qu'accompagné de sa femme et de ses deux filles, il a passé la frontière à Puerto Iguazu, avec sa carte d'identité. Là, ils ont embarqué dans un avion privé. Après une escale technique à Guayaquil, en Équateur, pour faire le plein, ils sont arrivés en Floride.
Flavio Bolsonaro est sous le coup de plusieurs enquêtes pour corruption et blanchiment d'argent, notamment dans le cadre du scandale financier Banco Master. Hier, un juge de la Cour suprême a également ordonné une enquête sur un possible financement étranger de sa campagne présidentielle. Or, en février 2027, Flavio Bolsonaro perdra son mandat de sénateur et du même coup, son immunité parlementaire. D'où ce départ, une fuite « honteuse » selon Lula...
La famille Bolsonaro a l'habitude de ce genre de coups d'éclat. Jair Bolsonaro a été condamné à 27 ans de prison pour une tentative de coup d'État, lors de la présidentielle de 2022 qu'il avait perdu face à Lula. Tout comme Flavio, à l'époque il n'avait pas reconnu sa défaite et était parti aux États-Unis pour ne pas assister à l'investiture de son rival, ne rentrant au Brésil que trois mois après. Aujourd'hui, cette fuite de Flavio Bolsonaro porte un coup à la crédibilité du clan Bolsonaro. « On pensait que la famille allait rester dans le jeu parlementaire. Aujourd'hui ce sera plus difficile », analyse le politologue Gaspard Estrada qui prédit un « rôle plus important » pour Michelle Bolsonaro, la troisième femme de Jair, dans les semaines à venir. Mais même si, dans le camp conservateur, certains sont surpris et agacés par cette fuite, le clan Bolsonaro pourrait s'en remettre. Malgré le passif de son père, Flavio Bolsonaro a bien récolté 60 millions de voix dimanche.
Midterms : 3è portrait à Medina
À moins d'une semaine des élections de mi-mandat aux États-Unis, les deux envoyés spéciaux de RFI à Medina situé dans l'Ohio, État qui vote très largement républicain depuis dix ans, mais où plusieurs sièges pourraient basculer en faveur des démocrates mardi prochain, continuent de nous dresser le portrait d'habitants de cette petite ville de 25.000 habitants. Aujourd'hui, Fred Frazier qui a eu recours à la clinique gratuite de Medina. Installé au sein de l'hôpital de la ville, ce cabinet médical qui a ouvert en 2004, est réservé aux personnes qui n'ont pas de couverture santé. « Le personnel soignant est entièrement bénévole. Et tout est pris en charge : les visites chez les spécialistes, les médicaments… Les patients qui passent par cette clinique n'ont absolument rien à payer », développe François-Damien Bourgery.
En décembre 2025, Fred Frazier se blesse au genou alors qu'il vient de perdre son emploi et la couverture santé qui va avec. Il considère que la clinique lui a sauvé la vie car lors de son rendez-vous, le médecin lui a découvert un problème cardiaque. Il a pu être soigné gratuitement. Fred Frazier considère que cette question de l'accès à la santé est essentielle dans un pays qui compte 28 millions de personnes sans couverture médicale, selon les chiffres de l'agence fédérale pour la Santé. Un chiffre qui devrait augmenter à cause de la Big Beautiful Bill, la loi de Donald Trump adoptée l'année dernière. « Les hôpitaux sont devenus des entreprises. Ils disent : « Nous voulons que ce client revienne nous voir plus souvent » », regrette Fred Frazier.
Pour autant, il ne pense pas que les élections pourront changer la situation. « J'en suis arrivé au point où je ne crois plus ni l'un ni l'autre des deux partis. Je pense qu’ils ont complètement oublié les cols bleus, les travailleurs. Ils se soucient davantage de ce qui est bon pour eux, les membres du Congrès, et pas tant de ce qui est bon pour le pays ou leur État. Je ne fais tout simplement plus confiance à aucun homme politique pour prendre les mesures qui s'imposent pour le bien du pays. » Fred Frazier pourrait ne pas aller voter le 3 novembre.
Ce portrait est à retrouver en vidéo sur les réseaux sociaux de RFI.
Le vote latino fait tanguer le Texas
Lors des élections de mi-mandat, un État pourrait basculer : le Texas. Aucun démocrate n’y a remporté d’élection à l’échelle de l’État depuis 1994. Pourtant, cette année, les sondages donnent des duels serrés : pour le siège de sénateur entre le démocrate James Talarico et le républicain Ken Paxton, et pour le poste de gouverneur entre le républicain sortant Greg Abbott et la démocrate Gina Hinojosa. Même le redécoupage électoral de l’an dernier, censé favoriser les républicains, pourrait se retourner contre eux.
Dans cette bataille, un électorat pourrait faire la différence : les Latinos, devenus le premier groupe de population de l’État. En 2024, beaucoup avaient voté Donald Trump. Deux ans plus tard, entre la hausse des prix et le durcissement migratoire, certains le regrettent. Reportage à San Antonio et dans la vallée du Rio Grande de Gwendolina Duval.
Le journal de la 1ère
En Martinique, les professionnels du tourisme ne sont pas épargnés par les tensions sociales.
Le Mexique est secoué par un scandale à sept mois des législatives. Guadalupe Taddei, la présidente de l'Institut national électoral, l'organisme chargé d'organiser les élections dans le pays, a démissionné hier (lundi 26 octobre 2026). Le président de l'Assemblée nationale mexicaine l'a confirmé sur X.
La semaine dernière, la fonctionnaire avait affirmé qu'elle ne quitterait pas ses fonctions, s'accrochant jour après jour, malgré les accusations et les vidéos publiées par des médias mexicains. La pression a fini par être trop forte.
Vendredi (23 octobre 2026), la Auditoría Superior de la Federación, l'équivalent de la Cour des Comptes en France, a annoncé l'ouverture d'une enquête. Il est reproché à Guadalupe Taddei d'avoir accordé de juteux contrats à des fournisseurs de l'Institut national électoral en échange de cadeaux, de voyages, d'invitations à dîner... dont elle aurait bénéficié ainsi que ses proches et sa famille. Son fils aurait ainsi visité Paris et séjourné au Meurice, un hôtel de luxe en plein cœur de la capitale.
La classe politique mexicaine et la présidente de gauche Claudia Scheinbaum appellent à faire toute la lumière sur ce scandale. À sept mois des législatives de mi-mandat, l'affaire est plus qu'embarrassante. Les préparatifs en vue des élections générales de juin ont commencé début septembre. Jamais encore, le pays n'avait eu à organiser des scrutins d'une telle ampleur. 102 millions de personnes sont appelées à élire leurs députés nationaux mais aussi locaux, leurs gouverneurs et leurs maires. Au total, 20.000 postes sont en jeu. Il faudra installer 170.000 bureaux de vote dans tout le pays.
Haïti : toujours pas de confirmation sur le sort des quatre Salvadoriens
Comme chaque mardi, nous faisons le tour de l'actualité haïtienne avec Gotson Pierre, le directeur de l'agence Alterpresse. On ignore toujours si les restes humains remis à la FRG sont bien ceux des quatre soldats salvadoriens enlevés par des gangs, explique le journaliste. Alors que les opérations de recherche se poursuivent, le président de la République dominicaine, Luis Abinader, a offert ses services à Nayib Bukele. Il a également décidé de renforcer la surveillance à la frontière entre les deux pays qui se partagent l'île d'Hispaniola. «Il va envoyer davantage de personnels et de drones», précise Gotson Pierre. «Luis Abinader a averti que les membres de gangs armés qui tenteraient de pénétrer sur le territoire dominicain seraient traités comme des terroristes.»
Enfin, d'importantes intempéries ont fait 4 morts et deux disparus en Haïti. «Il continue de pleuvoir ce mardi», témoigne le journaliste. «La situation reste préoccupante avec des risques d'inondations et de glissements de terrain.»
Midterms : RFI à Medina (Ohio)
À une semaine des élections de mi-mandat aux États-Unis, nos envoyés spéciaux, Justine Fontaine et François-Damien Bourgery, qui se sont installés à Medina, dans le Midwest, continuent de nous faire découvrir les habitants de cette petite ville de 25.000 habitants. Aujourd'hui, portrait de Cheryl, une retraitée de 63 ans, que nos journalistes ont rencontrée à une distribution de nourriture organisée par la Banque alimentaire du comté de Medina, dans la petite ville de Wadsworth, sur le parking du stade de football américain de l’équipe du lycée du coin. Les gens commencent parfois à faire la queue plus de deux heures avant le début de la distribution, dans leur voiture.
«Au cours de l’année écoulée, tous les prix ont augmenté. À cause des droits de douane et de la guerre en Iran qui font grimper les prix du carburant. Je ne suis pas satisfaite de notre gouvernement», confie Cheryl au micro de RFI. Ce ras-le-bol traduit le ressenti d’une partie des électeurs, les démocrates évidemment mais aussi les indépendants, et dans une moindre mesure certains républicains, comme le producteur de soja dont François-Damien Bourgery nous parlait hier.
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De plus en plus de familles étasuniennes ont du mal à boucler leurs fins de mois. La pauvreté a atteint son niveau le plus bas aux États-Unis l’an dernier (2025) à l’échelle nationale. Mais c’était avant la guerre en Iran. De plus, Donald Trump et les républicains ont adopté l’an dernier toute une série de coupes budgétaires qui pourraient faire grimper le taux de pauvreté dans les prochains mois. Enfin, l'an dernier, la pauvreté était déjà en hausse pour une tranche d’âge spécifique, celle des seniors et des personnes âgées. Cheryl a ainsi vu le prix de son assurance santé tripler l’an dernier. Elle paye maintenant 750 dollars par mois avec son mari. Leurs deux filles, bien qu'adultes, vivent encore avec eux car elles n’ont pas de quoi se payer un loyer.
Le portrait de Cheryl est à retrouver en vidéo sur nos réseaux sociaux.
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Le journal de la 1èreEn Martinique, un homme écope de huit mois de prison ferme pour avoir tenu des propos racistes.
Contrairement à la tendance du moment en Amérique latine, le Brésil n'a pas basculé à l'extrême droite. Lula rempile pour un quatrième mandat historique, après sa victoire (25 octobre 2026) avec 51,8% des voix, face à Flavio Bolsonaro. L'ancien sénateur dit vouloir demander l'annulation de l'élection. Mais cela n'a pas empêché les partisans du président sortant de centre gauche de célébrer cette victoire presque inattendue, notamment à Sao Paulo où se trouve l'envoyé spécial de RFI, Achim Lippold.
Notre journaliste était au QG de Lula, au moment de l'annonce des résultats. Il décrit des « surpris et heureux ». « Les militants se sont enlacés. Certains ont pleuré, d’autres avaient encore du mal à croire ce que les écrans affichaient : Lula était réélu président », raconte Achim Lippold. Il s'est ensuite rendu sur l’avenue Paulista, remplie de personnes qui laissaient exploser leur joie. « Il était déjà plus de 23 heures, mais on avait l’impression que la moitié de São Paulo s’était donné rendez-vous. Des familles, des enfants, des personnes âgées, des couples LGBT… Tous étaient venus célébrer la victoire de Lula. Et le mot qui revenait le plus souvent, c’était « soulagement », poursuit l'envoyé spécial de RFI.
Les partisans de Lula sont toutefois bien conscients qu'avec un Congrès largement dominé par les bolsonaristes, il ne sera pas simple de gouverner. « Ce sera difficile pour Lula, parce que le Parti libéral domine la Chambre des députés. À la Chambre comme au Sénat, les parlementaires sont majoritairement à droite. Il va donc falloir négocier », explique André au micro de RFI. « Mais quand on voit le nombre de personnes qui se sont rassemblées sur l’avenue Paulista, ou encore il y a deux semaines, cela montre vraiment la force du peuple. Et je pense que c’est important pour rééquilibrer les pouvoirs. Lula va y arriver, même si gouverner pendant ces quatre années sera très difficile. Avec la mobilisation populaire dans la rue, je crois qu’on peut parvenir à une situation meilleure. »
Maria Corina Machado de retour au Venezuela
Après près de 10 mois d'exil, la cheffe de l'opposition vénézuélienne est réapparue hier (dimanche 25 octobre), dans une église à Santa Rosa dans le nord du pays, où ses partisans l'ont acclamée. Puis elle a regagné Caracas dans la soirée où là encore elle a été accueillie par une foule en liesse. Partie du pays en secret en décembre 2025 pour aller recevoir le prix Nobel de la paix qu'elle venait de gagner, Maria Corina Machado n'a jamais pu rentrer depuis, notamment en raison de l'opposition des États-Unis.
« On ne sait pas si Washington l'a autorisée à rentrer cette fois-ci ou ne l'a tout simplement pas empêché de le faire », explique Marine de La Moissonnière du service international de RFI. Mais maintenant qu'elle est de retour, « on voit mal comment les négociations lancées en août dernier entre le gouvernement de Delcy Rodriguez et une partie de l'opposition sous l'égide des États-Unis, pourraient se tenir sans elle. »
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Pour les midterms, RFI s'installe à Medina (Ohio)Aux États-Unis, les élections de mi-mandat auront lieu le 3 novembre. Les envoyés spéciaux de RFI suivent le scrutin à Medina, une petite ville de 25.000 habitants située dans l'Ohio, dans le Midwest américain. C'est un État rural qui a très largement voté républicain depuis dix ans, mais où plusieurs sièges pourraient basculer en faveur des démocrates. François-Damien Bourgery et Justine Fontaine nous emmènent à la rencontre des électeurs de Medina.
Premier portrait de cette série : Steve Arters, 67 ans, marié et père de deux enfants qui exploite un peu plus de 400 hectares de terres à Spencer, à la sortie de Médina. Comme de nombreux agriculteurs américains, il souffre de la politique de l'administration Trump (guerre commerciale avec la Chine, guerre au Moyen-Orient) et de la hausse des prix des engrais et du carburant. Il a voté pour Donald Trump il y a deux ans, mais n'est pas sûr de remettre un bulletin républicain dans l'urne le 3 novembre.
Retrouvez le portrait de Steve Arters en vidéo sur les réseaux sociaux de RFI et le long reportage de nos envoyés spéciaux à Medina sur notre site rfi.fr.
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Le journal de la 1èreRendez-vous manqué hier matin en Guadeloupe entre le préfet, les élus et le collectif à l'origine des manifestations contre le coût de la vie.
D'après les derniers sondages, le second tour de la présidentielle au Brésil qui se déroulera dimanche prochain (25 octobre 2026) va se jouer dans un mouchoir de poche. Le sénateur d’extrême droite Flavio Bolsonaro est arrivé en tête du premier tour, devant le président sortant de centre gauche, Lula. Depuis, des milliers de Brésiliens sont descendus dans la rue pour soutenir ce dernier. La communauté LGBTQ+ qui craint un retour des Bolsonaro au pouvoir, s'est notamment mobilisée, comme nous l'explique notre envoyé spécial au Brésil, Achim Lippold.
La présidence de Jair Bolsonaro (2019-2022) a laissé de mauvais souvenirs. L’ancien chef de l'État et père du candidat « s’était fait connaître pour ses positions homophobes. Il a notamment déclaré qu’il préférerait avoir un fils mort plutôt qu’un fils gay », rappelle le journaliste. Quand il était au pouvoir, les agressions verbales et physiques contre les personnes gays, lesbiennes et trans ont fortement augmenté. Aujourd’hui, la crainte, c’est que ce climat se réinstalle en cas de victoire de Flávio Bolsonaro.
Si, à l’issue des dernières élections, la communauté queer est représentée par un nombre record d’élus aux Parlements national et régionaux, la situation reste dangereuse pour certains militants. Achim Lippold a pu joindre Mateu Fernandes. Victime de menaces de mort, il vit caché depuis plusieurs semaines dans l’État de São Paulo. « J’ai beaucoup travaillé à mobiliser les gens sur les réseaux sociaux en faveur du président sortant, Lula. Le 7 octobre 2026, j’ai constaté que mon adresse personnelle avait été divulguée dans un commentaire sur Facebook, accompagné de menaces de mort. Certains messages étaient particulièrement violents. Entre le 7 et le 13 octobre, j’ai reçu huit menaces de mort. Elles mentionnaient également le groupe suprémaciste blanc Ku Klux Klan et faisaient référence à une mort. » La communauté LGBT est très mobilisée pour tenter de faire réélire le président sortant. Pour beaucoup, Lula représente une sorte de garantie de survie face à la menace que ferait peser, selon eux, une victoire de Flávio Bolsonaro.
Autre communauté décisive pour le résultat de la présidentielle : les 48 millions d'évangélistes que compte le Brésil. Ils sont, eux, majoritairement favorables à Flavio Bolsonaro. Témoignage d'un électeur du sénateur d'extrême droite, interrogé par Carlos Herranz de la rédaction en espagnol de RFI.
L'issue de ce scrutin pèsera sur la politique environnementale du Brésil. L'avenir de l'Amazonie est en jeu alors que le pays s'était engagé à en finir avec la déforestation d'ici 2030. Les précisions du climatologue Carlos Nobre, interrogé par Lucia Muzell de la rédaction en brésilien de RFI.
Chili : le manque d'emplois inquiète
Au Chili, le taux de chômage a atteint son plus haut niveau en cinq ans. En août 2026, il s'élevait à 9,6%. Le chômage est désormais partie l'une des principales préoccupations de la population, presque au même niveau que l’insécurité. Pour tenter de réactiver l’emploi, le gouvernement chilien vient de présenter un plan de 1,2 milliard d’euros d’investissements publics et d’aides à l’embauche pour les entreprises. Notre correspondante Naïla Derroisné est allée à la rencontre de Chiliens qui cherchent du travail.
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En Guadeloupe, rencontre « au sommet », jeudi 22 octobre, entre le préfet et les élus du département.
Javier Milei était en Espagne hier (21 octobre 2026). Un voyage-éclair pour soutenir la droite et l'extrême droite espagnole à un mois des élections législatives dans le pays. Lors d'un forum économique, le président argentin a traité le Premier ministre socialiste, Pedro Sanchez de «dictateur infréquentable». Il a appelé les Espagnols à «mettre les socialistes dehors à coups de pied» lors du scrutin du 29 novembre.
Pedro Sanchez lui a répondu en chanson et dans une vidéo. «Je suis un gauchiste et j'en suis fier», affirme-t-il sur ses réseaux sociaux. Le Premier ministre espagnol est parvenu à retourner cette polémique à son avantage. Quant à Javier Milei, ses coups d'éclat à répétition participent à son image d'outsider de la politique qui ne respecte pas les codes et qui est prêt à tout pour faire changer les choses. Mais au bout de trois ans au pouvoir, les Argentins commencent à ne plus y prêter attention.
Les difficultés des locataires à Buenos-Aires
Toujours en Argentine, l'une des mesures radicales prises par Javier Milei dès son élection a été la dérégulation totale du marché immobilier. Trois ans plus tard, l’offre de logements à louer a explosé. Mais les locataires de la capitale argentine ne sont pas mieux lotis pour autant. Un dossier signé Théo Conscience, correspondant de RFI à Buenos-Aires.
Haïti : l'ultimatum du président du Salvador
Nayib Bukele a menacé les gangs qui détiennent depuis dimanche, quatre soldats salvadoriens membres de la FRG, exigeant qu'ils les libèrent. «Ce n'est qu'un ultimatum de plus», réagit Frantz Duval, rédacteur en chef du Nouvelliste. «Tous les ultimatums formulés depuis cinq par les autorités haïtiennes, la communauté internationale, les États-Unis... n'ont jamais été suivi d'effets. Ici, en Haïti, cet ultimatum est accueilli avec scepticisme.» Les quatre hommes ont été attaqués alors qu'ils voulaient aller faire des achats «près de leur campement mais dans une zone dite rouge, totalement contrôlée par les gangs.»
Haïti peut-elle rattraper la République dominicaine ?, se demande Le Nouvelliste. Dans cet article, l'économiste Réginald Surin explique que ce qu'un Dominicain met six semaines à produire, demande un mois à un Haïtien. «Même si tout allait bien, si la croissance était de 7%, il faudrait 70 ans à Haïti pour rattraper la République dominicaine», résume Frantz Duval qui parle de "chiffres qui donnent le vertige.
Enfin, l’école du Centre d’accueil de Carrefour a rouvert ses portes après quatre années de fermeture. «Il s'agit d'un centre de réinsertion pour jeunes très réputé", explique le rédacteur en chef du Nouvelliste. "Que des jeunes puissent à nouveau y être pris en charge, c'est vraiment une bonne nouvelle. Même si l'ironie de l'histoire réside dans le fait que le centre est situé dans une commune totalement contrôlée par les groupes armés».
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La mobilisation contre la vie chère serait-elle en train de s'essouffler en Martinique ?
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13h10-13h30 (TU) sur l'antenne Monde, Anne Cantener vous propose un rendez-vous d’information destiné aux Amériques, avec chaque jour, un dossier spécial Haïti. Haïti, avec quelque trois millions…

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