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Kwe signifie « bonjour » dans de nombreuses langues autochtones et c’est sur le principe de la rencontre, fertile, respectueuse, que les communautés autochtones accueillent et se présentent aux visiteurs de passage. Deuxième étape : dans le Saguenay, au bord du lac Saint-Jean ou Pekuakami, où jadis le peuple ilnu se rassemblait à l’été, avant de repartir nomadiser. Aujourd’hui, on y trouve la communauté ilnu de Mashteuiatsh.
Celui ou celle qui pose le pied au Québec, connaît certainement le roman de la Nouvelle France, terre de pionniers et de colons francophones en Amérique. Une terre qui jadis, avant l’arrivée de Jacques Cartier ou Samuel de Champlain, se vivait depuis des millénaires en partage et en mouvement par des hommes et des femmes parmi les lacs, les rivières et la forêt boréale.
Des peuples autochtones, à qui l’on doit -notamment- le nom du Canada, « Kanata » signifiant village en langue iroquoienne ou wendat, ou Québec qui désigne « là où le fleuve se rétrécit » en langue algonquienne. Des peuples qui pour la plupart s’appellent, se désignent dans leurs langues simplement « humains ».
C’est donc aux sources de cette humanité en Amérique que l’on vous propose de vous emmener pour une série en 3 épisodes, au Québec autochtone, à la rencontre de communautés que l’on connaît trop mal, à commencer par leurs noms.
Petit rappel : au Québec, il existe 11 nations autochtones: les Inuit et dix Premières Nations parmi lesquels les Wendat, les Innu, les Anishinaabeg, les Atikamekw, les Mi'kmaq, les Kanien’kehá:ka, les Naskapi, les Eeyouch, les Wolastoqiyik et les W8banakiak.
Leurs communautés se déploient à travers tout le Québec et sont encore placées sous le régime des dites « réserves indiennes », des territoires non cédés par les autochtones mais appartenant à la Couronne, réservés à l’usage d’une « bande indienne » ou d’une communauté autochtone. Longtemps perçus par les allochtones ou non autochtones, comme des lieux clos, interdits, ces communautés sont en fait des lieux de vie ouverts à tous et toutes, des espaces de transmissions et de cultures passionnants. Là-bas, des musées, des sites culturels mais aussi les paysages de rivières, de lacs ou de forêts racontent l’histoire et la grandeur de ces premiers peuples.
Le Québec autochtone est un territoire immense -le Québec est 3 fois plus grand que la France- et les réalités comme les histoires de chaque Nation et à l’intérieur, de chaque communauté, sont multiples voire infinies. Même si elles ont toutes en commun d’avoir été malmenées par la colonisation et la sédentarisation forcée. Mais les autochtones sont toujours là, bel et bien là; et aujourd’hui, tous et toutes ont à cœur de reprendre la main et le narratif sur qui ils sont et d’où ils viennent.
Deuxième étape, devant l’immense lac Pekuakami ou « lac peu profond », au sein de la communauté ilnu de Mashteuiatsh. Une terre dite de « réserve » de 15 km2 où vivent près de 2000 Pekuakamiulnuatsch sur ses 9 000 membres… Mashteuiatsh signifie dans leur langue, le nehlueun, « là où il y a une pointe » ; une pointe sur le grand lac au bord duquel ils vivent, au cœur du « Nitassinan » innu soit « notre territoire », socle de leur culture nomade millénaire.
Les Ilnu de Mashteuiatsh appartiennent à la grande nation innu. Autrefois appelés Montagnais, les Innu sont la nation la plus importante en population de la province francophone, soit plus de 20 000 personnes déployées en 11 Communautés, entre le Québec et le Labrador, sur des terres ancestrales qui n’ont jamais été cédées par des accords ou des traités.
Malgré l'accaparement de leurs terres, la construction de barrages, l’assimilation à travers la logique des pensionnats autochtones qui avait pour but de « tuer l’indien dans l’enfant », les Ilnu de Mashteuiatsh retissent patiemment, doucement, les fils d’une culture et d’un héritage malmenés par l’histoire coloniale. Tous et toutes continuent de marcher la tête haute, dans les pas de leurs ancêtres que symbolisent les étoiles et qu’à la nuit tombée, on regarde d’un œil différent, une fois au bord du lac…
Rencontre avec des acteurs culturels: écrivain, poétesse, artiste, artisane, chercheuse ou guide, tous et toutes membres de la communauté ilnu
Une série en 3 épisodes de Laure Allary et Céline Develay-Mazurelle.
Avec :
- Michel Jean, écrivain et journaliste innu originaire de la communauté de Mashteuiatsh
- Marie-Andrée Gill, poétesse, scénariste et artiste ilnu
- Raphaëlle Langevin, artiste et artisane ilnu
- Uauietilu Robertson-Laforge, guide animateur au Musée ilnu de Mashteuiatsch et musicien
- Katia Kurtness, artiste ilnu et chercheuse en études autochtones à l'Université du Québec en Abitibi-Témiscamingue
- Héléna Delaunière, Responsable des services de recherches au Musée ilnu de Mashteuiatsh. Chargé de projet en archéologie
- Erika Emond, guide au Musée ilnu de Mashteuiatsh et jeune leader innu de la Relève, un programme conçu pour former les jeunes leaders autochtones.
Pour préparer votre voyage à Mashteuiatsh :
- Le site de Tourisme Autochtone Québec regorge de ressources et d’idées
- La présentation des 11 Nations du Québec par Tourisme Autochtone Québec et un guide très utile sur comment voyager en pays autochtone
- Le site de la communauté ilnu de Mashteuiatsh
- Le site de Tourisme Sagenay Lac Saint Jean sur Mashteuiatsh et de Tourisme Mashteuiatsh
- Le site du passionnant Musée ilnu de Mashteuiatsh qui présente des expositions temporaires et une exposition permanente « Tshilanu Ilnuatsh » soit « Nous les Ilnuatsh » repensée en 2020
- L’artisanat autochtone ilnu de Matsheshu Créations, matsheshu signifiant « renard » en nehlueun
- Pour dormir tout au bord du Lac Saint Jean, en pod mini-chalet, Hébergement Plage Robertson-Shekutamit Expérience
- Juste à côté, se trouve le campement Assi Nipi qui mise sur le tourisme régénératif autochtone
- Pour en savoir plus sur la culture innu plus largement, allez sur le site de l’institut Tshakapesh ou voir les capsules vidéos de Nametua Innu, mémoire et connaissance du Nitassinan.
À lire et écouter :
- « Kukum », de Michel Jean, Éditions Points, 2022. Le premier roman du journaliste et écrivain ilnu devenu best-seller. Sur la destinée de son arrière grand-mère Almanda qui se mêle à celle du peuple nomade ilnu dont la liberté farouche sera entravée par la colonisation
- « Tiohtiá:ke », de Michel Jean. Éditions du Seuil, 2023. Un récit fort sur l’itinérance d’un Innu de la Côte Nord débarqué à Montréal et qui, malgré la rue, va trouver entraide et résilience
- « Uashtenam: allumer quelque chose », de Marie-André Gill. Éditions La peuplade. 2025. Regard sensible et mots pesés sur l’intime et l’instant, par une artiste de son temps
- « Chauffer le dehors », de Marie-André Gill. Éditions La peuplade. 2019
- « Le peuple rieur. Hommage à mes amis innus », de Serge Bouchard. Lux Éditions. 2018. L’ouvrage de référence de l’anthropologue québécois Serge Bouchard sur le peuple innu
- Le passionnant balado produit par Radio Canada « Laissez-nous raconter : L’histoire crochie » avec Marie-Andrée Gill autour de 10 mots-clés à décoloniser
- La musique solaire de l’artiste ilnu, originaire de Mashteuiatsh Soleil Launière.
By RFIKwe signifie « bonjour » dans de nombreuses langues autochtones et c’est sur le principe de la rencontre, fertile, respectueuse, que les communautés autochtones accueillent et se présentent aux visiteurs de passage. Deuxième étape : dans le Saguenay, au bord du lac Saint-Jean ou Pekuakami, où jadis le peuple ilnu se rassemblait à l’été, avant de repartir nomadiser. Aujourd’hui, on y trouve la communauté ilnu de Mashteuiatsh.
Celui ou celle qui pose le pied au Québec, connaît certainement le roman de la Nouvelle France, terre de pionniers et de colons francophones en Amérique. Une terre qui jadis, avant l’arrivée de Jacques Cartier ou Samuel de Champlain, se vivait depuis des millénaires en partage et en mouvement par des hommes et des femmes parmi les lacs, les rivières et la forêt boréale.
Des peuples autochtones, à qui l’on doit -notamment- le nom du Canada, « Kanata » signifiant village en langue iroquoienne ou wendat, ou Québec qui désigne « là où le fleuve se rétrécit » en langue algonquienne. Des peuples qui pour la plupart s’appellent, se désignent dans leurs langues simplement « humains ».
C’est donc aux sources de cette humanité en Amérique que l’on vous propose de vous emmener pour une série en 3 épisodes, au Québec autochtone, à la rencontre de communautés que l’on connaît trop mal, à commencer par leurs noms.
Petit rappel : au Québec, il existe 11 nations autochtones: les Inuit et dix Premières Nations parmi lesquels les Wendat, les Innu, les Anishinaabeg, les Atikamekw, les Mi'kmaq, les Kanien’kehá:ka, les Naskapi, les Eeyouch, les Wolastoqiyik et les W8banakiak.
Leurs communautés se déploient à travers tout le Québec et sont encore placées sous le régime des dites « réserves indiennes », des territoires non cédés par les autochtones mais appartenant à la Couronne, réservés à l’usage d’une « bande indienne » ou d’une communauté autochtone. Longtemps perçus par les allochtones ou non autochtones, comme des lieux clos, interdits, ces communautés sont en fait des lieux de vie ouverts à tous et toutes, des espaces de transmissions et de cultures passionnants. Là-bas, des musées, des sites culturels mais aussi les paysages de rivières, de lacs ou de forêts racontent l’histoire et la grandeur de ces premiers peuples.
Le Québec autochtone est un territoire immense -le Québec est 3 fois plus grand que la France- et les réalités comme les histoires de chaque Nation et à l’intérieur, de chaque communauté, sont multiples voire infinies. Même si elles ont toutes en commun d’avoir été malmenées par la colonisation et la sédentarisation forcée. Mais les autochtones sont toujours là, bel et bien là; et aujourd’hui, tous et toutes ont à cœur de reprendre la main et le narratif sur qui ils sont et d’où ils viennent.
Deuxième étape, devant l’immense lac Pekuakami ou « lac peu profond », au sein de la communauté ilnu de Mashteuiatsh. Une terre dite de « réserve » de 15 km2 où vivent près de 2000 Pekuakamiulnuatsch sur ses 9 000 membres… Mashteuiatsh signifie dans leur langue, le nehlueun, « là où il y a une pointe » ; une pointe sur le grand lac au bord duquel ils vivent, au cœur du « Nitassinan » innu soit « notre territoire », socle de leur culture nomade millénaire.
Les Ilnu de Mashteuiatsh appartiennent à la grande nation innu. Autrefois appelés Montagnais, les Innu sont la nation la plus importante en population de la province francophone, soit plus de 20 000 personnes déployées en 11 Communautés, entre le Québec et le Labrador, sur des terres ancestrales qui n’ont jamais été cédées par des accords ou des traités.
Malgré l'accaparement de leurs terres, la construction de barrages, l’assimilation à travers la logique des pensionnats autochtones qui avait pour but de « tuer l’indien dans l’enfant », les Ilnu de Mashteuiatsh retissent patiemment, doucement, les fils d’une culture et d’un héritage malmenés par l’histoire coloniale. Tous et toutes continuent de marcher la tête haute, dans les pas de leurs ancêtres que symbolisent les étoiles et qu’à la nuit tombée, on regarde d’un œil différent, une fois au bord du lac…
Rencontre avec des acteurs culturels: écrivain, poétesse, artiste, artisane, chercheuse ou guide, tous et toutes membres de la communauté ilnu
Une série en 3 épisodes de Laure Allary et Céline Develay-Mazurelle.
Avec :
- Michel Jean, écrivain et journaliste innu originaire de la communauté de Mashteuiatsh
- Marie-Andrée Gill, poétesse, scénariste et artiste ilnu
- Raphaëlle Langevin, artiste et artisane ilnu
- Uauietilu Robertson-Laforge, guide animateur au Musée ilnu de Mashteuiatsch et musicien
- Katia Kurtness, artiste ilnu et chercheuse en études autochtones à l'Université du Québec en Abitibi-Témiscamingue
- Héléna Delaunière, Responsable des services de recherches au Musée ilnu de Mashteuiatsh. Chargé de projet en archéologie
- Erika Emond, guide au Musée ilnu de Mashteuiatsh et jeune leader innu de la Relève, un programme conçu pour former les jeunes leaders autochtones.
Pour préparer votre voyage à Mashteuiatsh :
- Le site de Tourisme Autochtone Québec regorge de ressources et d’idées
- La présentation des 11 Nations du Québec par Tourisme Autochtone Québec et un guide très utile sur comment voyager en pays autochtone
- Le site de la communauté ilnu de Mashteuiatsh
- Le site de Tourisme Sagenay Lac Saint Jean sur Mashteuiatsh et de Tourisme Mashteuiatsh
- Le site du passionnant Musée ilnu de Mashteuiatsh qui présente des expositions temporaires et une exposition permanente « Tshilanu Ilnuatsh » soit « Nous les Ilnuatsh » repensée en 2020
- L’artisanat autochtone ilnu de Matsheshu Créations, matsheshu signifiant « renard » en nehlueun
- Pour dormir tout au bord du Lac Saint Jean, en pod mini-chalet, Hébergement Plage Robertson-Shekutamit Expérience
- Juste à côté, se trouve le campement Assi Nipi qui mise sur le tourisme régénératif autochtone
- Pour en savoir plus sur la culture innu plus largement, allez sur le site de l’institut Tshakapesh ou voir les capsules vidéos de Nametua Innu, mémoire et connaissance du Nitassinan.
À lire et écouter :
- « Kukum », de Michel Jean, Éditions Points, 2022. Le premier roman du journaliste et écrivain ilnu devenu best-seller. Sur la destinée de son arrière grand-mère Almanda qui se mêle à celle du peuple nomade ilnu dont la liberté farouche sera entravée par la colonisation
- « Tiohtiá:ke », de Michel Jean. Éditions du Seuil, 2023. Un récit fort sur l’itinérance d’un Innu de la Côte Nord débarqué à Montréal et qui, malgré la rue, va trouver entraide et résilience
- « Uashtenam: allumer quelque chose », de Marie-André Gill. Éditions La peuplade. 2025. Regard sensible et mots pesés sur l’intime et l’instant, par une artiste de son temps
- « Chauffer le dehors », de Marie-André Gill. Éditions La peuplade. 2019
- « Le peuple rieur. Hommage à mes amis innus », de Serge Bouchard. Lux Éditions. 2018. L’ouvrage de référence de l’anthropologue québécois Serge Bouchard sur le peuple innu
- Le passionnant balado produit par Radio Canada « Laissez-nous raconter : L’histoire crochie » avec Marie-Andrée Gill autour de 10 mots-clés à décoloniser
- La musique solaire de l’artiste ilnu, originaire de Mashteuiatsh Soleil Launière.

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