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Le camouflet essuyé par Zelensky à Washington, où il n’a pas obtenu les garanties de sécurité ni même le financement militaire espérés, met la Pologne dans une position délicate. Varsovie doit à la fois gérer son soutien à l’Ukraine et maintenir une relation forte avec les États-Unis, son principal allié jusqu’à présent en matière de sécurité.
C’est à la Pologne que le secrétaire à la Défense américain, Pete Hegseth a réservé sa première visite bilatérale européenne. Les USA considèrent la Pologne comme un allié exemplaire sur le continent.
Un statut que la Pologne doit à ses 4,7% de PIB consacrés à la défense en 2025, la part la plus élevée au sein de l’OTAN. Surtout, une grande partie de ces fonds sont destinés à l’achat d’équipements militaires américains, en attendant le juteux contrat de 96 hélicoptères AH-64E Apache, signé en Août 2024 pour plus de 10 milliards de dollars. L’attitude de Trump marquant un désengagement américain n’en a pas moins créé une onde de choc en Pologne. À l’heure où l’administration Trump refuse d’envoyer ses forces en Ukraine dans le cadre d’une éventuelle mission de maintien de la paix et annonce la suspension de son aide à Kiev, les pays d’Europe centrale et orientale comme la Pologne, les pays baltes et la Roumanie qui ont toujours vu les États-Unis comme leur principal garant de sécurité contre la Russie sont en perte de confiance dans le soutien inconditionnel américain. La boussole stratégique polonaise va-t-elle pour autant changer ?
Notre invité est Pierre Buhler, ancien ambassadeur de France à Varsovie. Professeur de Relations internationales à Sciences Po. « Pologne, histoire d’une ambition. Comprendre le moment polonais », aux éditions Tallandier.
By RFI4.6
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Le camouflet essuyé par Zelensky à Washington, où il n’a pas obtenu les garanties de sécurité ni même le financement militaire espérés, met la Pologne dans une position délicate. Varsovie doit à la fois gérer son soutien à l’Ukraine et maintenir une relation forte avec les États-Unis, son principal allié jusqu’à présent en matière de sécurité.
C’est à la Pologne que le secrétaire à la Défense américain, Pete Hegseth a réservé sa première visite bilatérale européenne. Les USA considèrent la Pologne comme un allié exemplaire sur le continent.
Un statut que la Pologne doit à ses 4,7% de PIB consacrés à la défense en 2025, la part la plus élevée au sein de l’OTAN. Surtout, une grande partie de ces fonds sont destinés à l’achat d’équipements militaires américains, en attendant le juteux contrat de 96 hélicoptères AH-64E Apache, signé en Août 2024 pour plus de 10 milliards de dollars. L’attitude de Trump marquant un désengagement américain n’en a pas moins créé une onde de choc en Pologne. À l’heure où l’administration Trump refuse d’envoyer ses forces en Ukraine dans le cadre d’une éventuelle mission de maintien de la paix et annonce la suspension de son aide à Kiev, les pays d’Europe centrale et orientale comme la Pologne, les pays baltes et la Roumanie qui ont toujours vu les États-Unis comme leur principal garant de sécurité contre la Russie sont en perte de confiance dans le soutien inconditionnel américain. La boussole stratégique polonaise va-t-elle pour autant changer ?
Notre invité est Pierre Buhler, ancien ambassadeur de France à Varsovie. Professeur de Relations internationales à Sciences Po. « Pologne, histoire d’une ambition. Comprendre le moment polonais », aux éditions Tallandier.

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