
Sign up to save your podcasts
Or


La poétique du souvenir avec Yasmine Hamdan (Liban) et Christine Zayed (Palestine).
Yasmine Hamdan est notre 1ère invitée pour la sortie de son 3ème album I Remember I Forget
Yasmine Hamdan a d'abord surgi sur la scène musicale avec la formation indie électronique pionnière Soapkills, formée avec Zeid Hamdan dans le Beyrouth de la fin des années 90. Le répertoire entêtant et irrévérencieux du duo ainsi que ses visuels auront rayonné créativement à travers le monde arabe et au-delà, culminant avec une anthologie en 2015.
Après s'être installée à Paris en 2005, la musicienne collabore avec le producteur Mirwais (ex-Taxi Girl et producteur de Madonna) pour le projet Y.A.S., à l'origine d'un album dansant et raffiné, Arabology, paru chez Universal en 2009. Depuis, elle s'est fait un nom au-delà des frontières en tant qu'autrice-compositrice et productrice solo, entrelaçant avec élégance des univers éloignés comme la poésie, la pop et la tradition panarabe, l'electronica, la soul ou encore la guitar music. Elle a collaboré avec des cinéastes de tous horizons tels que Elia Suleiman, Jim Jarmusch (chantant notamment à l'écran dans le film de 2013 Only Lovers Left Alive), Daniele Arbid ou Ghassan Salhab, et a joué au sein de projets collectifs majeurs comme Africa Express. En solo, Yasmine Hamdan a sorti un premier disque en 2013, Ya Nass, un en 2017, Al Jamilat, et à présent son troisième album I Remember I Forget, co-produit aux côtés de son collaborateur de longue date Marc Collin (Nouvelle Vague).
La mémoire est une force sans pareille. I Remember I Forget [Je me souviens que j'oublie] succède à deux disques solo salués à l'international, Ya Nass (2013) et Al Jamila (2017). L'album scelle la réputation de Yasmine Hamdan en tant que conteuse talentueuse, performeuse captivante et défricheuse indépendante. L'artiste polyglotte, née à Beyrouth et installée à Paris, a toujours mêlé dans sa musique l'intime, le poétique et la politique, souvent avec un humour vif, puisant ses influences dans les dialectes et sonorités du monde pan-arabe et d'ailleurs. C'est plus que jamais le cas sur ce nouvel album, un ensemble de chants de beauté et de fureur légitime, forgé dans le tumulte de crises mondiales, notamment l'explosion en 2020 du port de Beyrouth et l'effondrement économique du Liban (désastre financier qui aura protégé l'élite aux dépens du plus grand nombre). Dans un monde moderne de plus en plus fracturé, les prises de parole de Yasmine Hamdan semblent plus vitales que jamais.
«Pour cet album, je voulais m'attacher à un lieu spécifique — et il fallait que ce soit le Liban», explique Yasmine Hamdan. «Mon lien avec le Liban et ce qui lui est arrivé a constitué le terreau à partir duquel j'ai commencé à écrire et composer l'album. Cependant, au fur et à mesure du processus créatif, cet endroit est devenu un symbole, une métaphore, une catharsis pour ce qui se passe plus largement dans le monde et à travers l'expérience collective.»
«En dépit de la douleur ressentie devant ce qui est infligé à mon lieu de naissance, s'est installé peu à peu un sentiment de tendresse, de familiarité, ce qui m'a apporté de l'espoir et de l'inspiration. Beyrouth a certainement continué à être généreuse avec moi», raconte-t-elle. Yasmine Hamdan s'est ainsi attelée à l'écriture des chansons, renouant pour l'occasion avec un collaborateur de longue date, Marc Collin (Nouvelle Vague). I Remember I Forget a été produit sous la tutelle de leurs labels respectifs, Hamdanistan et Kwaidan, et paraît chez Crammed Discs / [PIAS].
Titres joués durant l'entretien : I Remember I Forget, Shmaali, Shadia et The Beautiful Losers.
► Album I Remember I Forget (Crammed Discs / [PIAS] 2025).
Site Yasmine Hamdan - Bandcamp.
YouTube.
Actu concert 18 mars, Paris Le Trianon.
Puis la #SessionLive reçoit Christine Zayed pour l'album Kama Kuntu.
Née dans une famille mélomane de Palestine, élevée entre Jérusalem et Ramallah, Christine Zayed est une chanteuse, une compositrice et une instrumentiste, virtuose du qanûn. Elle a été initiée dès son plus jeune âge à la musique arabe classique et contemporaine, ainsi qu’à la musique traditionnelle palestinienne. Son répertoire s’appuie principalement sur la musique arabe classique, basée sur le maqam (la science et la pratique de l’improvisation modale arabe), et sur la poésie arabe, en particulier la poésie palestinienne contemporaine. Ses compositions, fortement ancrées dans la tradition, sont résolument contemporaines, recherchant les chemins de la modernité dans le croisement avec d’autres univers musicaux. Elle vit et travaille en France depuis quelques années et collabore à de multiples projets, notamment au sein de l’Ensemble Chakâm ou du groupe Atine. Elle se produit en solo ou en trio avec le flûtiste Sylvain Barou et le percussionniste Habib Meftah interprétant un répertoire que l’on retrouve dans son premier album, Kama Kuntu («Ce que j’étais»). On y croise plusieurs invités, notamment Piers Faccini.
Titres interprétés au grand studio :
- Avant que je photographie les oiseaux, Live RFI
- Animal, Feat. Piers Faccini, extrait de l'album
- Ghalimi Live RFI.
Line Up : Christine Zayed (qanûn, chant), Sylvain Barou (flûtes, duduk) et Habib Meftah (percussions)
Son : Mathias Taylor, Benoît Letirant.
► Album Kama Kuntu (T-Rec 2024).
Site - YouTube.
Actu concerts : 11 décembre – Festival NoBorder, Brest // en trio + 12 décembre – Le Chenal, Porspoder // dans le cadre de NoBorder // en trio.
David Walters sort Kité Koulé avec Keziah Jones, en amont du prochain album Ti Love.
David Walters signe son grand retour avec un nouveau single Kité Koulé feat. Keziah Jones ! iIs sont nos invités dans la #SessionLive !
Premier extrait de son prochain album Ti Love attendu début 2026, ce morceau marque une rencontre musicale vibrante avec un autre guitariste / chanteur : Keziah Jones. Les deux artistes se sont croisés pour la première fois en 2006, à l’occasion d’une exposition de peintures de Keziah à Paris, où David avait été invité à jouer. Depuis, une complicité artistique s’est tissée entre eux, jusqu’à une nouvelle retrouvaille à Marseille, lors du Marseille Jazz Festival.
C’est à Paris, lors d’une soirée spontanée, que le morceau est né. Écrit d’un seul souffle, inspiré par un échange sur le temps qui passe et la puissance de l’instant présent, «Kité Koulé Kon Dlo» (littéralement «laisser couler comme l’eau») prône la fluidité, l’acceptation et la connexion à soi et au monde, dans toute la beauté imprévisible de l’existence. Entre groove enivrant et spiritualité, le titre fait aussi référence à Manman Dlo, déesse des océans, symbole de mémoire, de vie et de guérison. Une chanson à la fois intime et universelle, qui nous invite à danser avec les courants de la vie.
Titres interprétés au grand studio
- Kité Koulé David Walters Feat. Keziah Jones (single) Live RFI
- Ti Love Feat. Fatoumata Diawara, exclu, extrait cd non sorti
- La vie est belle David Walters et Roger Raspail Live RFI.
VOIR LA #SESSIONLIVE YouTube par RFI Vidéos.
Line Up : David Walters (guitare voix), Keziah Jones (guitare voix) et Roger Raspail (percus)
Son : Mathias Taylor, Benoît Letirant.
► Album David Walters à venir Ti Love (début 2026) chez Heavenly Sweetness.
+ Playlist David et Keziah (sous réserve)
- Cesaria Evora «Amor Di Mundo» Café Atlantico 1999_choix David
- Prince «Something in the Water» 1999 album (sortie en 1982)_choix Keziah
- Keziah Jones «My Brother»_choix David (Nigerian Wood 2008, 5è album)
- Prince «Bob George» Black album (22 nov 94)_choix Keziah.
Pour la 20è édition du festival Arabesques à Montpellier, hommage du Couscous Clan à Rachid Taha et retour de l'ONB !
Créé en 2006 par UNi’SONS, le Festival Arabesques brille comme une perle culturelle majeure qui illumine Montpellier. Cet événement annuel, qui prend place au cœur de la ville en septembre, se dresse comme un véritable phare de la diversité artistique et du vivre ensemble.
Nos invités : Taoufik Mimouni (ONB), Habib Derchaoui (fondateur Arabesques).
7 ans sans Rachid Taha... Le festival Arabesques lui a rendu hommage en septembre avec l'armée mexicaine du Couscous Clan. L'émission démarre avec un autre groupe emblématique du Alger-Paris-Barbès : l'ONB. L'Orchestre national de Barbès prépare un nouvel album pour fêter 30 ans d'insolitude.
Après plus de mille concerts donnés aux quatre coins du monde de Londres à Montevideo, en passant par Alger, Casablanca, Bamako ou encore Montréal, l’Orchestre National de Barbès n’a rien perdu de sa flamme ni de sa fougue légendaire. Trente ans après ses débuts, l’ONB reste fidèle à son esprit frondeur : toujours là, toujours libre, fidèle à cette promesse que le métissage est une célébration, et que la musique demeure un territoire de liberté, sans passeport ni barrière.
Sur scène, le groupe déchaîne un cocktail incandescent de chaâbi, gnawa et raï, électrisé par des influences rock, reggae et un ska cuivré explosif dont ils détiennent la recette unique. Une French Touch transmaghrébine, urbaine et populaire, à la croisée des diasporas et des héritages mêlés, qui fait vibrer les corps autant qu’elle éveille les consciences.
À l’occasion de cet anniversaire haut en couleurs, le collectif mythique parisien remonte sur scène pour rallumer les braises, électriser les foules et faire danser les mémoires. Entre énergie brute, générosité festive et insoumission joyeuse, l’ONB rappelle s’il en était encore besoin, qu’il est plus que jamais un porte-voix vivant, poétique et politique des cultures croisées.
Distribution : Youssef Boukella : basse ; Fatah Ghoggal : guitare, chant ; Taoufik Mimouni : clavier, chant ; Ahmed Bensidhoum : derbouka, chant ; Mehdi Askeur : accordéon, chant ; Khliff Miziallaoua : guitare, chant ; Kamel Tenfiche : percus, chant ; Mamoun Dehane : batterie, chant ; Basile Theoleyre : trompette, chant ; Dominique Sablier : clavier.
+ Extraits du concert
Facebook.
Puis Habib Derchaoui, le boss d'Arabesques, nous parle de son festival, l'association Uni'Sons et de son ami Rachid Taha, à qui le festival a rendu hommage en septembre 2025.
Un grand concert-création en hommage à Rachid Taha, l’inclassable, l’insoumis, le rockeur made in Casbah. Celui qui a fait exploser les carcans, mêlé les riffs électriques au chaâbi et au raï, et signé la fusion magistrale entre les sons brûlants du rock et la modernité des musiques arabes. Rachid Taha, le pionnier, le transgressif, l’agitateur visionnaire, a ouvert des brèches profondes dans le paysage musical. Il a renversé les frontières, électrisé les scènes du monde entier, faisant résonner souvent dans un même cri la colère, l’exil, la fête, l’amour et la liberté.
Pour célébrer cet héritage incandescent, le Festival Arabesques réunit un cercle de musiciens complices, artistes fidèles ou héritiers de son feu sacré. Parmi eux, Rodolphe Burger, compagnon de route et frère d’âme ; Justin Adams, alchimiste des cordes et des fusions transcontinentales ; Sofiane Saidi, voix du raï 2.0 à l’énergie brute ; Yousra Mansour, charismatique chanteuse-guitariste du groupe Bab L’Bluz, qui incarne une nouvelle génération de révolte poétique. À leurs côtés, le Couscous Clan, formation emblématique née autour de Rachid Taha, rallume les braises de son énergie folle, entre riffs acérés, rythmes incendiaires et poésie électrique. Ensemble, ils feront résonner l’écho de sa voix, toujours vivante, toujours en lutte, toujours en fête. Un hommage vibrant à une légende libre, éternel passeur, éternel révolté.
Distribution : Rodolphe Burger : guitare ; Justin Adams : guitare ; Sofiane Saidi: chant ; Yousra Mansour de Bab’l Bluz : chant ; Idris Badarou: basse ; Kenzi Bourras : claviers ; Hakim Hamadouche: mandole et Franck Mantegari : batterie.
+ Extraits du concert : Voilà Voilà, Rock El Casbah et Ya Rayah.
L'intégralité du concert hommage à Rachid Taha est disponible sur le site rfi.fr.
Facebook Rachid Taha
Site Uni'Sons
Site festival Arabesques.
Entre Pink Casbah et Everyday Superheroes, piano méditatif et arabo andalou «arrangé» rock & soul.
Nos premiers invités sont les 3 chevaliers du trio Armel Dupas pour la sortie de Everyday Superheroes.
Avec Everyday Superheroes, le Armel Dupas Trio signe un album vibrant, cinématographique, où chaque morceau célèbre à sa manière les figures ordinaires de la vie quotidienne. À travers dix titres d’une grande cohérence poétique, le trio nous plonge dans un univers acoustique lumineux, enraciné dans la tradition du jazz tout en s’ouvrant aux couleurs du monde d’aujourd’hui. On y entend l’écho des grandes années Blue Note — des grooves inspirés de la soul jazz des années 60, des clins d’œil rythmiques aux musiques latines (Chocolate Cake), une narration presque filmique (The West Coasters, Vert Lagune), mais aussi la douceur d’un piano méditatif (Peace On Earth, Les mystères de l’âme) et l’énergie bondissante d’un trio en pleine osmose (The Playful Listener). À ces compositions s’ajoutent deux reprises emblématiques : Invitation, traité comme un boléro élégant, et Encuentros de John McLaughlin, totalement réinventé dans une dynamique presque orchestrale. Entre éclats, tendresse et clarté mélodique, Everyday Superheroes est un hommage vibrant à celles et ceux qui avancent dans la vie avec grâce, courage ou discrétion. Un album à la fois généreux, accessible, et plein d’âme.
Armel Dupas se définit comme un musicien-entrepreneur. Son attrait pour la diversité artistique le conduit à multiplier pendant plus de 10 ans les expériences de tournées, de concerts et de musiques pour le cinéma et le théâtre (Henri Texier, Arnaud Desplechin, Sandra Nkaké, Catherine Ringer). Son oeuvre en tant que leader débute avec deux albums remarqués : Inner Island, album du groupe WaterBabies, vainqueur en 2013 du Tremplin Rezzo Focal Jazz à Vienne, auquel succède Upriver en 2015, sorti sous la bannière prestigieuse du label Jazz Village. En 2017-2018, le Armel Dupas Trio parcourt les scènes jazz françaises et européennes grâce au soutien du projet Jazz Migration qui entoure la sortie de l’album A Night Walk.
En 2019, Armel découvre le plaisir de la scène en solo hors des circuits traditionnels, bâtissant une tournée de 100 concerts chez l’habitant baptisée Home Piano Live, laquelle épouse à merveille la sortie de son album Broderies (7 millions d’écoutes sur les plateformes de streaming). Se produisant davantage à l’étranger qu’en France, Armel prépare un départ pour Moscou avorté par la crise de la COVID. C’est l’occasion d’un retour aux sources sur ses terres nantaises, où Armel redécouvre la vie au calme, entouré de nature et de vieux complices. Home Piano Live devient une émission en direct sur YouTube où l’on joue du jazz pour les amis d’ici et d’ailleurs. En quête permanente de rencontres avec son public, Armel crée en 2021 Le Piano Sacré et Le Coaching Musical, nouvelles passerelles entre musique et bien être. Allongé.e.s sur son piano, les participant.e.s au Piano Sacré vivent la musique d’une manière inédite, entre son vibratoire et portrait musical. 2022 voit la création d’un nouveau Armel Dupas Trio avec Jules Billé (contrebasse) et Christophe Piot (batterie). Acoustique et ancré dans un jazz easy listening, le trio produit deux albums qui remportent instantanément un large succès sur Spotify, propulsant la formation nantaise au rang des artistes de jazz les plus streamés internationalement.
Titres interprétés au grand studio
- Chocolate Cake Live RFI
- Les mystères de l'âme, extrait CD
- Everyday superheroes Live RFI
Line Up : Armel Dupas (piano), Jules Billé (contrebasse) et Christophe Piot (batterie).
Son : Mathias Taylor, Benoît Letirant.
► Album Everyday Superheroes (Jazz Family 2025).
Site Armel Dupas
YouTube
Home Piano Live
Puis la #SessionLive reçoit Samira Brahmia pour Pink Casbah.
Depuis plus de 10 ans, dans le milieu de la musique «du monde», elle se fait repérer pour sa voix et sa personnalité à la force tranquille. Mais avec son passage à l’émission «The Voice» où elle défendait crânement «Haramtou Bik Nouassi», chanson d’amour du creuset arabo-andalou, Samira Brahmia a plus que galvanisé un auditoire des deux côtés de la Méditerranée. Un signe d’encouragement pour une chanteuse qui revendique son identité plurielle et a l’ambition de bousculer les codes esthétiques pour faire voyager son art hors des territoires assignés. Toute son histoire la porte vers cette multiculturalité. C’est que celle qui en pince pour le swing d’Ella Fitzgerald, le groove de Cheikha Rimitti, la fougue d’Edith Piaf, la saudade de Cesaria Evora, a comme ses illustres ainées une voix dont le grain, la dynamique, la texture, la classe qui rappellent celles dont on dit qu’elles guérissent l'âme.
Samira Brahmia, femme-monde, voix des deux rives. Née en France mais élevée en Algérie, Samira Brahmia a grandi au carrefour des cultures, bercée autant par le blues et le rock que son père lui faisait écouter que par les mélodies arabo-andalouses qui irriguaient son quotidien. Dans l’Algérie des années 1990, alors que le pays traverse une décennie marquée par la violence, elle rêve déjà de musique et de liberté. Elle fait ses premiers pas comme choriste au sein d’un groupe de rock, puis se lance sur scène avec cette force tranquille et cette voix singulière, suave et brûlante, qu’on n’oublie pas.
Son univers, qu’elle nomme le Pink Casbah, abolit les cases et les frontières. Héritière autant de Joni Mitchell que de Cheikha Rimitti, de Piaf que de Cesaria Evora, elle chante en arabe, en français et en anglais, dans un aller-retour constant entre Orient et Occident, entre héritage et invention.
Titres interprétés au grand studio
- Sankara (hommage à Thomas Sankara) Live RFI
- Len Arka3, extrait album
- Dzeoudji ou Quilini (Marie-toi et lâche-moi) (hommage à Cheikha Remitti) Live RFI.
Line Up : Samira Brahmia (chant), Khliff Miziallaoua (guitare), Karim Ziad (batterie), Youcef Boukella (basse) et Meddhy Ziouche (piano).
Son : Mathias Taylor, Benoît Letirant.
► Album Pink Casbah (auto-prod 2025).
Site Samira Brahmia
YouTube.
D'une ville péninsule (Conakry) aux villes qui ne meurent jamais (Beyrouth), la route passe aussi par Addis, Kingston, Bogota. Bon voyage !
Comme tous les mois, Sophian Fanen propose 5 nouveautés :
- Ata Kak, Batakari, tiré de l'album Batakari (Awesome Tapes from Africa, 2025)
- Sister Nancy, Armageddon, tiré de l'album Armageddon (Ariwa Sounds, 2025)
- Yasmine Hamdan, Shadia, tiré de l'album I Remember I Forget (Hamdanistan/Kwaidan Records, 2025)
- Mulatu Astatke, Kulun, tiré de l'album Mulatu Plays Mulatu (Strut Records, 2025)
- Lucas Hill, Madrugada, tiré de l'album El sol sale también (Polen Records, 2025).
Puis la #SessionLive reçoit Kaabi Kouyaté pour la sortie de Tribute to Kandia.
Sory Kandia Kouyaté (1933-1977) fut «La voix» de la Guinée indépendante. Descendant de Balla Fasséké Kouyaté, l’illustre «djeli» (détenteur de la tradition orale d’un peuple) de Soundiata Keïta, le fondateur de l’Empire du Mandingue, initié à la musique (notamment au ngoni) et à la complexe généalogie mandingue par son érudit de père, il rejoint très tôt la cour royale de Mamou où ses dons vont faire merveille.
C’est à ce baobab de la chanson guinéenne qu’un de ses fils, Kabiné Kandia Kouyaté, alias Kaabi, consacre cet hommage.
Un projet suscité par le réalisateur Laurent Chevallier qui réalisa «La Trace de Kandia», dans lequel Kaabi revenait en Guinée sur les traces de son père, à la rencontre des lieux et témoins de sa légende.
Par le choix du répertoire, cet hommage rend compte de la géographie mentale de Sory Kandia Kouyaté, de son insertion dans la chanson de geste griotique mandingue Contemporanéiser un patrimoine : tel était l’objectif que s’assignait Sory Kandia Kouyaté.
C’est dans le même esprit que Kaabi a œuvré, lui qui avoue avoir eu besoin de temps pour comprendre l’envergure d’un tel legs. Fort de ce bagage, il s’est donc entouré d’un équipage ad hoc. Des fidèles comme Badje Tounkara (ngoni), Ballaké Sissoko (kora), Lansine Kouyaté (balafon) ou des invités sachant combien l’on ne pénètre dans la musique mandingue qu’avec tact et d’humilité, à l’instar d’un Jean-Philippe Rykiel, familier des musiciens africains, dont le piano prend ses quartiers dans la savane. La présence de la chanteuse Aminata Camara, qui fut choriste de son père, symbolisant comme un passage de témoin. Encore que le plus fascinant dans cet album est la voix de Kaabi, dont le timbre, les modulations, les inflexions, facétie de l’ADN, font écho de façon si troublante à celle du plus célèbre griot de la Guinée. (D’après Frank Tenaille).
Titres interprétés au grand studio
- Mobalou Live RFI
- Wamiyo, extrait CD
- N'na Yafa Live RFI
Line Up : Kaabi Kouyaté (chant), Jean-Philippe Rykiel (Piano), Chérif Soumano (Kora) & Youssouf Diabaté (Ngoni).
Son : Benoît Letirant, Mathias Taylor.
RFI Vidéos : Christophe Valette, Dominique Fiant et Cyril Etienne.
► Album Tribute to Kandia (Buda Musique / Socadisc 2025).
Site de Kaabi Kouyaté
Kaabi Kouyaté à lire sur RFI Musique
La trace de Kandia
Sory Kandia Kouyaté à lire sur RFI Musique.
Dhafer Youssef, Flèche Love, Labess, Aziz Konkrite et Habib Dechraoui à la 20è édition d'Arabesques.
L'esprit du festival Arabesques : un hymne à la diversité culturelle à Montpellier. Créé en 2006 par UNi’SONS, le Festival Arabesques brille comme une perle culturelle majeure qui illumine Montpellier. Cet événement annuel, qui prend place au cœur de la ville en septembre, se dresse comme un véritable phare de la diversité artistique et du vivre ensemble.
Une programmation musicale et pluridisciplinaire : de la musique, mais aussi du théâtre, des contes aux projections cinématographiques, de la danse à la calligraphie, des délices gastronomiques, le festival offre une immersion inégalée dans la riche culture du monde arabe. Cet éventail artistique couvre à la fois la tradition et la création contemporaine, encourageant l'appréciation et la compréhension profonde de cette culture.
Des valeurs de convivialité et de cohésion sociale : au-delà de son rôle artistique, Arabesques incarne un engagement profond en faveur des valeurs de convivialité, de respect mutuel et de vivre ensemble. Chaque année, il réunit un public de toutes origines et de tous âges dans un esprit de dialogue et d'ouverture. Le festival transcende les stéréotypes, offrant une vision authentique et nuancée des cultures arabes. Le public varié reflète la richesse des cultures méditerranéennes, favorisant ainsi l'harmonie et l'enrichissement mutuel.
Un rayonnement international entre l'Europe et le monde arabe : Arabesques est bien plus qu'un festival local. Il se positionne comme un pont entre l'Europe et le monde arabe, mettant en lumière les convergences culturelles et établissant une relation harmonieuse. Avec plus de 20 000 spectateurs qui se rassemblent chaque année pendant 15 jours, le festival investit divers lieux publics et culturels de la Métropole de Montpellier, dont le domaine d'O, l'Opéra comédie, la Halle Tropisme et des espaces publics. Il s'efforce de stimuler la curiosité de tous, favorisant ainsi le vivre-ensemble et l'accessibilité culturelle. Arabesques devient une scène internationale pour la nouvelle génération d'artistes arabes grâce à ses partenariats étroits avec des artistes, des festivals, des salles de spectacles et des institutions en Europe et du bassin méditerranéen qui fait de lui l’événement culturel dédié au Monde arabe le plus important d’Europe.
Nos invités :
Nous avons rencontré le oudiste tunisien Dhafer Youssef. Le maître du oud, vocaliste au talent rare, est revenu à Arabesques pour présenter en exclusivité son tout nouvel album (il jouera 3 titres en fin de concert), attendu à la fin de l’automne. C’est un rendez-vous avec l’un des artistes les plus singuliers de la scène musicale contemporaine. Dhafer Youssef (oud, voix) ; Mario Rom (trompette), Daniel Garcia (piano, claviers) ; Swaeli Mbappe : guitare basse et Tao Ehrlich (batterie).
Flèche Love. L'artiste suisse-algérienne propose une expérience intime, presque chamanique, où la voix devient souffle, cri, incantation, caresse. Portée par la puissance de l’émotion brute et la délicatesse du geste, elle convoque un ailleurs sensible, un territoire intérieur à explorer les yeux fermés. Dans Archipels intérieurs, elle (Amina Cadelli) est accompagnée de Jaafar Aggiouri à la guitare, clarinette, clarinette basse et au chant, et d’Olivier Koundono au violoncelle.
Labess › Dima Libre - nouvel album. C’est un cri du cœur, un souffle insoumis, l’élan vital qui irrigue chaque note du cinquième album de Labess. Dima Libre est une traversée en eaux profondes, portée par la voix rugueuse, vibrante et sincère de Nedjim Bouizzoul. Une voix qui dit les fêlures, les colères brûlantes, les espoirs têtus, les poésies mouvantes et les étincelles volées à la nuit. Nedjim est un voyageur, Algérie, Québec et Bretagne récemment.
Aziz Konkrite est un DJ franco-marocain, collectionneur de disques, beatmaker et producteur d’événements depuis 35 ans. Pour lui, tout a commencé avec la musique : funk, soul, hip-hop, boogie, et musique du monde de Montpellier à Nottingham, Paris à Casablanca, Lille, Praha, Gandou, Brighton…
- Site du festival Arabesques
- Dhafer Youssef
- Flèche Love
- Labess
- Aziz Konkrite.
Les musiques nées de l'esclavage (domaine français) est le nouveau livre du journaliste Bertrand Dicale. Entretien.
Bertrand Dicale est né à Paris d'un père guadeloupéen et d'une mère auvergnate. Il est diplômé de l'Institut d'études politiques de Paris et du Centre de formation des journalistes. Depuis janvier 2017, il est directeur général du média numérique d'information News Tank Culture, consacré à l'économie et aux politiques de la culture. Auteur de plusieurs ouvrages, il vient de publier «Musiques Nées de l'Esclavage (domaine français)», aux éditions de la Philharmonie.
Quelle trace la longue période coloniale a-t-elle laissée dans les cultures populaires des terres possédées ou exploitées par la France et ses colons ? Ces sociétés nées de l'esclavage ont engendré un nombre étonnant de genres musicaux : biguine, séga, zouk, quadrille, gwoka, bèlè, mazurka... L'Afrique jetée dans le creuset de la créolisation est partielle, composite, ruinée ; l'Europe que les colons apportent avec eux est incomplète, bancale et surtout confrontée à d'autres cultures, au contact des Africains, des Amérindiens et des Asiatiques dans un contexte radialement neuf. De ce qu'Edouard Glissant appelle la Relation émerge une créolité d'autant plus passionnante à explorer qu'elle annonce le Tout-Monde dans lequel nous vivons.
Playlist de Bertrand Dicale :
- Négoce et Signature La Pastourelle (4ème figure du quadrille, Guadeloupe)
- Ti-Coca An Tan Mango (Haïti)
- Stellio et Léona Gabriel Calalou (Martinique/Guyane)
- Joséphine Baker Madiana (USA/Île-de-France)
- Germain «Chabin» Calixte Zombi baré mwen (Guadeloupe)
- Kassav Zouk La Sé Sèl Médikaman Nou Ni (Guadeloupe/Martinique)
- Danyel Waro Batarsité (Île de La Réunion)
- Theodora Congolese BBL (Congauloise).
- Éditions de la Philharmonie
- X - Bertrand Dicale
Par ailleurs, Bertrand Dicale propose un podcast sur Martinique La 1ère depuis le 15/09/2025.
Un diggeur passionné des Caraïbes talonné par un poète anglo-trinidadien qui slame la mémoire des afro-descendants. (Rediffusion)
Emile Omar est notre 1er invité pour présenter le 3e volume de la série Disques Debs International Mizik Maladi (Strut Record 2025). Une compilation concoctée par Emile Omar et Hugo Mendez.
Strut présente avec enthousiasme le troisième volume tant attendu de la série Disques Debs International, explorant plus en profondeur les archives de l’un des plus grands labels franco-caribéens, Disques Debs, basé en Guadeloupe. Fondé par le visionnaire Henri Debs à la fin des années 1950, le label et son studio ont fonctionné pendant plus de 50 ans, produisant plus de 300 singles 7” et 200 albums, faisant de Disques Debs un pilier de l’histoire musicale caribéenne.
Au début des années 1980, Henri Debs s’était déjà imposé comme un producteur prolifique, avec un catalogue de sorties inégalé en Guadeloupe et en Martinique. Parti d’un simple magnétophone deux pistes installé à l’arrière d’une boutique de vêtements, Disques Debs s’est transformé en une véritable institution, avec un studio ultramoderne en plein cœur de Pointe-à-Pitre, des magasins de disques et d’instruments de musique en Guadeloupe, en Martinique et à Paris, une discothèque au Gosier, ainsi que des accords de distribution internationale en Europe, aux États-Unis et en Amérique du Sud.
Disques Debs a joué un rôle essentiel dans l’évolution de la musique caribéenne moderne, créant un pont entre les genres traditionnels comme la biguine et le gwoka et les styles contemporains comme le cadence, le compas et le zouk. Ce dernier est devenu un phénomène mondial dans les années 1980 grâce à des groupes emblématiques comme Kassav’ et Zouk Machine. Durant cette période, le label a soutenu une nouvelle génération d’artistes tout en continuant à collaborer avec des figures légendaires des décennies précédentes.
Le volume 3 de cette série, compilé par Emile Omar et Hugo Mendez, met en lumière l’une des périodes les plus dynamiques et influentes du label, alors qu’il étendait son rayonnement international dans les années 1980. À travers deux vinyles, cette sortie propose une sélection soigneusement choisie de morceaux issus de l’univers Disques Debs, mettant en avant à la fois de jeunes talents et des artistes confirmés qui ont marqué cette époque.
Cette collection célèbre non seulement l’héritage inégalé d’Henri Debs, mais offre également un instantané de l’âge d’or de la musique caribéenne, confirmant Disques Debs comme une véritable institution culturelle.
► Titres joués
- Christian Yéyé – Misyé Zanndo
- Horizon – Neg Mawon
- Alex Rosa – L'Appel des champions
- Max et Henri – Sé Pou Demen
► Album Mizik Maladi, l'âge d'or des Disques Debs International (Strut Record 2025)
Bandcamp Volume 1
Bandcamp Volume 2 Cadence Revolution
Bandcamp Volume 3 Mizik Maladi
À écouter aussiSpéciale Disques Debs international avec Émile Omar
Notre 2nd invité est Anthony Joseph pour la sortie de l’album Rowing up River to Get Our Names Back.
L’origine africaine des OVNI, George Clinton en personne, n’aurait pas désavoué ce concept afro-futuriste dont Anthony Joseph avait fait le sujet de The African Origins Of Ufo’s, sa nouvelle écrite il y a bientôt vingt ans. Durant ce laps de temps, les albums du chanteur-poète de Trinidad se sont succédé, mais l’idée ne s’est pas évaporée. Après un travail de réflexion et de recherches artistiques avec le musicien-producteur Dave Okumu, il est même devenu l’axe de rotation de son nouvel album. Base des premiers titres élaborés en duo, la nouvelle est ensuite devenue la rampe de lancement de Rowing Up River To Get Our Names Back Vol 1 & 2. D’une aventure si dense qu’il a fallu la scinder en deux parties. Après avoir solidement assuré la connexion musicale de toute la diaspora caribéenne sur ses précédents albums, Anthony Joseph s’engage dans une fresque musicale aussi ambitieuse que fascinante : l’exploration de toutes ces strates qui constituent la longue et tumultueuse histoire de la musique noire. Ces couches créatives qui se sont superposées et additionnées, la nouvelle se nourrissant de la précédente pour, sans le savoir, préparer l’arrivée de la suivante. Cet immense puzzle où, reliées par une forte conscience politique, les différentes pièces ont noirci les portées de leurs notes les plus intenses. Sculpté dans la cire des œuvres si impérissables qu’elles ont rendu stériles toutes les tentatives d’altération des décennies qui se sont accumulées. Forme, fond, portée révolutionnaire, tout est resté intact. Y compris l’esprit de tous ces musiciens qui ne se sont exprimés que par la voix de leur instrument, la puissance de leur groove, la radicalité de leur démarche artistique.
Funk, P-Funk, soul, dub, free-jazz, jazz, afrobeat, blues, confrontant leurs deux visions musicales pour n’en former plus qu’une, c’est en binôme éclairé par les phares de leur créativité qu’Anthony Joseph et Dave Okumu ont façonné un afro-futurisme à l’esthétique mouvante et sans limites d’expansion. Stabilisée par cette volonté de raviver toutes les racines, l’exploration se conjugue à celle qui mène aux patronymes perdus. Ceux qui, entre le voyage depuis l’Afrique vers l’Amérique, se sont évaporés dans les flots de l’Atlantique et le claquement des fouets. Ceux dont ont été dépossédés les déracinés de force qui ont dû endosser celui du maître. Les peaux des batteries, le bois des baguettes et celui des percussions, le nylon de cordes, les métaux des saxophones et les trompettes, tout ce qui constitue l’arche organique dans laquelle ont embarqué les héros de la musique noire, révèle au moment du décollage un tableau de bord à l’électronique sophistiquée. Renforcer, voire supplanter certaines fonctions peut s’avérer utile tant la destination est lointaine. Elle est à des années-lumière d’ici. La rejoindre impose de connecter le présent avec le passé pour pouvoir l’emmener dans le futur. Dans l’afro futur. Là où, après avoir remonté la rivière, tous auront récupéré leurs noms et se seront réappropriés un pan de leur histoire.
► Titres joués extraits de l’album
- Satellite
- Tony
- Black History
- Churches of Sound
► Album Rowing up River to Get Our Names Back (Heavenly Sweetness 2025)
Site – Bandcamp – YouTube.
Voyage musical entre la Nouvelle Orléans, Paris, Marseille et Dakar.
La #SessionLive reçoit Raphaël Imbert, Sarah Quintana et Pierre-François Blanchard pour le festival Jazz Nouvelle Orléans à la Goutte d'Or + Marseille.
Entre la Goutte d’Or et la Nouvelle Orléans, la distance est bien moins longue qu’il n’y paraît. Eloignés géographiquement d’un peu moins de 8 000 kilomètres, les deux territoires sont pourtant proches par de bien des façons. Toutes deux terres de métissage dès leur origine, la Crescent City et l’ancienne commune de La Chapelle se sont nourries au fil des années des différentes vagues d’immigration qu’elles ont accueillies et dont les influences ont nourri la culture locale de différentes strates perceptibles aussi bien dans la musique, la gastronomie, la mode ou l’architecture.
Comme les années précédentes, le festival 2025 s'est tenu pendant trois jours au 360 Paris Music Factory, cœur battant du quartier de la Goutte d’Or ; avec trois musiciens majeurs issus de la scène néo-orléanaise, Joe Lastie, Cha Wa et, à nouveau, James Andrews. Enfin, événement, le festival se transportera cette année à Marseille, autre terre de métissage, pour une réplique sous la houlette de Raphaël Imbert.
Titres interprétés au grand studio
- Basin Street Blues Live RFI
- Baby don’t (Sarah Quintana) Live RFI
- Laisse le bon temps rouler Live RFI.
Line Up : Raphaël Imbert (sax), Pierre-François Blanchard (piano) et Sarah Quintana (chant).
Son : Mathias Taylor, Benoît Letirant.
► Album Sarah Quintana Baby Don't (Independiente 2025)
Festival au Campus Art Méditerranée
Raphaël Imbert
Sarah Quintana
Pierre-François Blanchard.
Puis nous recevons Sahad pour la sortie du nouvel album African West Station.
Depuis plus de dix ans, Sahad Sarr est le fondateur et le leader vocal du groupe SAHAD, basé à Dakar. Ce projet indépendant et autoproduit innove et participe au développement de la musique alternative au Sénégal. Et ancien finaliste du Prix Découvertes RFI.
En 2021, entouré d'une équipe interculturelle, Sahad crée le label indépendant Stereo Africa 432 pour assurer la production à 360° du groupe et participer à la promotion, au soutien et au développement d'autres projets musicaux émergents sur la scène locale. Le label est également à l'origine du Stereo Africa Festival, qui vise à promouvoir les musiques actuelles d'Afrique de l'Ouest à travers une programmation éclectique et devient un lieu de rencontre entre professionnels africains et internationaux pour la promotion, la représentation, la diffusion et la structuration des musiques du continent.
Sahad Sarr est aussi le fondateur et l'initiateur de l'écovillage Kamyaak : un projet de développement environnemental, culturel et social qui travaille avec des femmes et des jeunes dans la région de Fatick.
Après deux albums acclamés, SAHAD est de retour avec un projet puissant et profondément enraciné : African West Station, une véritable odyssée musicale qui traverse les frontières du temps et de l'espace, reliant l'âme vibrante de l'Afrique de l'Ouest au reste du monde. C’est une célébration de l'histoire, de la liberté et du pouvoir de l'union des peuples. Ce voyage n'est pas figé dans le passé, c'est une Afrique contemporaine tournée vers l'avenir qui s'exprime ici. Tout en rendant hommage aux années 70, aux révolutions culturelles et politiques, SAHAD s'inspire de l'esprit critique, de l'effervescence des luttes pour la fin de la colonisation et de la quête universelle de liberté. S’il se nourrit d'une certaine nostalgie des luttes et des révolutions passées, l’album nous projette avec espoir vers un avenir où les hommes et les femmes, au-delà de leurs différences, apprendront à s'écouter, à vivre ensemble et surtout à danser ensemble. African West Station est aussi un manifeste. C'est un voyage. Une célébration. Une rébellion. Une invitation à se libérer, à danser et à espérer, ensemble.
Titres joués : Vultures, Yabon feat. Pat Kalla, Ne Mbife et Ba Nu Faloo.
► Album African West Station (Stereo Africa 432).
Bandcamp
YouTube.
Nos premiers invités sont les Sababa 5 pour la sortie de leur 4ème album Nadir.
Formé à Tel-Aviv en 2016, basé en France, le groupe vient de jouer à guichets fermés à Paris.
Après trois albums salués par la critique, une série de 45 tours très recherchés et des collaborations avec des chanteuses telles que Yurika et Sophia Solomon — soutenus par des figures influentes comme Gilles Peterson, Cerys Matthews ou Jeremy Sole — Sababa 5 se révèle sous un jour à la fois énigmatique et irrésistible avec Nadir.
Ce nouvel album explore une fusion plus sombre, sophistiquée et cinématographique entre soul psychédélique et rock moyen-oriental. Le terme ‘nadir’, emprunté à l’astronomie, désigne le point de la sphère céleste situé à l’opposé du zénith, directement sous l’observateur. Par extension, il évoque aussi un point bas, une période de crise ou de doute. Cette double signification résonne avec la démarche du groupe, qui mêle dans sa musique les contraires : le céleste et le terrestre, l’abstraction et la matière. Ce titre résume l’essence même de l’album : une traversée de paysages sonores profonds et introspectifs, à la fois ancrés dans des grooves bruts et ouverts sur l’infini.
Un album essentiel pour les amateurs de The Heliocentrics, Khruangbin, The Dap Kings ou Moğollar.
Titres interprétés au grand studio
- Vu Live RFI
- Gaip Feat. Canay Dogan, extrait single Gaip
- Zenith Live RFI.
Line Up : Ilan Smilan (guitare), Amir Sadot (basse), Eitan Drabkin (claviers) et Itamar Weinstein (batterie).
+ Claire Simon (traduction).
Son : Mathias Taylor, Benoît Letirant.
► Album Nadir (Batov Rd 2025)
Bandcamp - Facebook.
Puis nous recevons Sarah Maison pour la sortie de son 1er album Divad.
L’histoire de Sarah Maison débute dans le sud de la France à la fin des années 80. Pensionnaire durant sept années de l’École Nationale Supérieure d’Art de la Villa Arson (Nice), elle envisage très tôt une carrière d’artiste, confronte concret et abstrait, investigue sur les modes d’expression instinctifs, avant de trouver sa voie : la musique. Une fois montée à Paris, Sarah Maison délaisse le minimalisme acoustique et solitaire des débuts au profit d’une recherche d’arrangements plus luxuriants pour ses compositions. La première matérialisation sera «Western Arabisant», soutenu par La Souterraine sur la compilation «Semi-Vol.2» en mars 2016. Entrer dans l’univers singulier de Sarah Maison s’apparente à franchir le seuil de son domicile. Pas femme à se faire enfermer dans un style, largement influencée par ses origines métissées (mère amazigh et père du Cantal), elle dresse son autoportrait, brouille les pistes, mêle tradition française et rythmes dansants sur lesquels elle appose des textes non dénués d’humour. La décoration intérieure s’avère donc unique, généreuse et riche, entre couleurs vives, tissus chamarrés et formes omniprésentes. Après deux EP's auto-produits (Sarah Maison en 2018 et Soleils en 2021), Sarah Maison revient en 2025 avec son premier album.
« Laissez-moi donc me promener en de multiples facettes... Sans me déranger... Laissez-moi être ».
Cette phrase, tirée de «Dans une ivresse», résume à merveille l’esprit de Divad, un voyage sonore intense et nuancé qui célèbre la liberté de l’artiste.
Titres interprétés dans le grand studio
- Bonsoir Live RFI
- Mandoline, extrait de l'album
- Exister Live RFI.
Line Up : Sarah Maison (guitare-voix).
Son : Mathias Taylor, Benoît Letirant, Camille Roch.
► Album Divad (Capitane Rd 2025).
Bandcamp - Facebook.
From the publisher's feed
De Mozart à Billie Eilish en passant par Tinariwen... C’est Le rendez-vous transmusical de RFI présenté par Laurence Aloir, avec des portraits, des reportages, des chroniques, les nouvelles…

2,450 Listeners

32 Listeners

223 Listeners

34 Listeners

55 Listeners

3 Listeners

6 Listeners

158 Listeners

62 Listeners

4 Listeners

0 Listeners

15 Listeners

13 Listeners

0 Listeners

179 Listeners

24 Listeners

3 Listeners

0 Listeners

29 Listeners

21 Listeners

0 Listeners

2 Listeners

4 Listeners

1 Listeners

4 Listeners

0 Listeners

1 Listeners

4 Listeners

52 Listeners

0 Listeners

0 Listeners

0 Listeners

0 Listeners

0 Listeners