
Sign up to save your podcasts
Or


La poétique du souvenir avec Yasmine Hamdan (Liban) et Christine Zayed (Palestine). (Rediffusion)
Yasmine Hamdan est notre 1ère invitée pour la sortie de son 3ème album I Remember I Forget
Yasmine Hamdan a d'abord surgi sur la scène musicale avec la formation indie électronique pionnière Soapkills, formée avec Zeid Hamdan dans le Beyrouth de la fin des années 90. Le répertoire entêtant et irrévérencieux du duo ainsi que ses visuels auront rayonné créativement à travers le monde arabe et au-delà, culminant avec une anthologie en 2015.
Après s'être installée à Paris en 2005, la musicienne collabore avec le producteur Mirwais (ex-Taxi Girl et producteur de Madonna) pour le projet Y.A.S., à l'origine d'un album dansant et raffiné, Arabology, paru chez Universal en 2009. Depuis, elle s'est fait un nom au-delà des frontières en tant qu'autrice-compositrice et productrice solo, entrelaçant avec élégance des univers éloignés comme la poésie, la pop et la tradition panarabe, l'electronica, la soul ou encore la guitar music. Elle a collaboré avec des cinéastes de tous horizons tels que Elia Suleiman, Jim Jarmusch (chantant notamment à l'écran dans le film de 2013 Only Lovers Left Alive), Daniele Arbid ou Ghassan Salhab, et a joué au sein de projets collectifs majeurs comme Africa Express. En solo, Yasmine Hamdan a sorti un premier disque en 2013, Ya Nass, un en 2017, Al Jamilat, et à présent son troisième album I Remember I Forget, co-produit aux côtés de son collaborateur de longue date Marc Collin (Nouvelle Vague).
La mémoire est une force sans pareille. I Remember I Forget [Je me souviens que j'oublie] succède à deux disques solo salués à l'international, Ya Nass (2013) et Al Jamila (2017). L'album scelle la réputation de Yasmine Hamdan en tant que conteuse talentueuse, performeuse captivante et défricheuse indépendante. L'artiste polyglotte, née à Beyrouth et installée à Paris, a toujours mêlé dans sa musique l'intime, le poétique et la politique, souvent avec un humour vif, puisant ses influences dans les dialectes et sonorités du monde pan-arabe et d'ailleurs. C'est plus que jamais le cas sur ce nouvel album, un ensemble de chants de beauté et de fureur légitime, forgé dans le tumulte de crises mondiales, notamment l'explosion en 2020 du port de Beyrouth et l'effondrement économique du Liban (désastre financier qui aura protégé l'élite aux dépens du plus grand nombre). Dans un monde moderne de plus en plus fracturé, les prises de parole de Yasmine Hamdan semblent plus vitales que jamais.
«Pour cet album, je voulais m'attacher à un lieu spécifique — et il fallait que ce soit le Liban», explique Yasmine Hamdan. «Mon lien avec le Liban et ce qui lui est arrivé a constitué le terreau à partir duquel j'ai commencé à écrire et composer l'album. Cependant, au fur et à mesure du processus créatif, cet endroit est devenu un symbole, une métaphore, une catharsis pour ce qui se passe plus largement dans le monde et à travers l'expérience collective.»
«En dépit de la douleur ressentie devant ce qui est infligé à mon lieu de naissance, s'est installé peu à peu un sentiment de tendresse, de familiarité, ce qui m'a apporté de l'espoir et de l'inspiration. Beyrouth a certainement continué à être généreuse avec moi», raconte-t-elle. Yasmine Hamdan s'est ainsi attelée à l'écriture des chansons, renouant pour l'occasion avec un collaborateur de longue date, Marc Collin (Nouvelle Vague). I Remember I Forget a été produit sous la tutelle de leurs labels respectifs, Hamdanistan et Kwaidan, et paraît chez Crammed Discs / [PIAS].
Titres joués durant l'entretien : I Remember I Forget, Shmaali, Shadia et The Beautiful Losers.
► Album I Remember I Forget (Crammed Discs / [PIAS] 2025).
Site Yasmine Hamdan - Bandcamp.
YouTube.
Actu concert 18 mars, Paris Le Trianon.
Puis la #SessionLive reçoit Christine Zayed pour l'album Kama Kuntu.
Née dans une famille mélomane de Palestine, élevée entre Jérusalem et Ramallah, Christine Zayed est une chanteuse, une compositrice et une instrumentiste, virtuose du qanûn. Elle a été initiée dès son plus jeune âge à la musique arabe classique et contemporaine, ainsi qu’à la musique traditionnelle palestinienne. Son répertoire s’appuie principalement sur la musique arabe classique, basée sur le maqam (la science et la pratique de l’improvisation modale arabe), et sur la poésie arabe, en particulier la poésie palestinienne contemporaine. Ses compositions, fortement ancrées dans la tradition, sont résolument contemporaines, recherchant les chemins de la modernité dans le croisement avec d’autres univers musicaux. Elle vit et travaille en France depuis quelques années et collabore à de multiples projets, notamment au sein de l’Ensemble Chakâm ou du groupe Atine. Elle se produit en solo ou en trio avec le flûtiste Sylvain Barou et le percussionniste Habib Meftah interprétant un répertoire que l’on retrouve dans son premier album, Kama Kuntu («Ce que j’étais»). On y croise plusieurs invités, notamment Piers Faccini.
Titres interprétés au grand studio :
- Avant que je photographie les oiseaux, Live RFI
- Animal, Feat. Piers Faccini, extrait de l'album
- Ghalimi Live RFI.
Line Up : Christine Zayed (qanûn, chant), Sylvain Barou (flûtes, duduk) et Habib Meftah (percussions)
Son : Mathias Taylor, Benoît Letirant.
► Album Kama Kuntu (T-Rec 2024).
Site - YouTube.
Actu concerts : 11 décembre – Festival NoBorder, Brest // en trio + 12 décembre – Le Chenal, Porspoder // dans le cadre de NoBorder // en trio.
Les musiques nées de l'esclavage (domaine français) est le nouveau livre du journaliste Bertrand Dicale. Entretien. (Rediffusion)
Bertrand Dicale est né à Paris d'un père guadeloupéen et d'une mère auvergnate. Il est diplômé de l'Institut d'études politiques de Paris et du Centre de formation des journalistes. Depuis janvier 2017, il est directeur général du média numérique d'information News Tank Culture, consacré à l'économie et aux politiques de la culture. Auteur de plusieurs ouvrages, il vient de publier «Musiques Nées de l'Esclavage (domaine français)», aux éditions de la Philharmonie.
Quelle trace la longue période coloniale a-t-elle laissée dans les cultures populaires des terres possédées ou exploitées par la France et ses colons ? Ces sociétés nées de l'esclavage ont engendré un nombre étonnant de genres musicaux : biguine, séga, zouk, quadrille, gwoka, bèlè, mazurka... L'Afrique jetée dans le creuset de la créolisation est partielle, composite, ruinée ; l'Europe que les colons apportent avec eux est incomplète, bancale et surtout confrontée à d'autres cultures, au contact des Africains, des Amérindiens et des Asiatiques dans un contexte radialement neuf. De ce qu'Edouard Glissant appelle la Relation émerge une créolité d'autant plus passionnante à explorer qu'elle annonce le Tout-Monde dans lequel nous vivons.
Playlist de Bertrand Dicale :
- Négoce et Signature La Pastourelle (4ème figure du quadrille, Guadeloupe)
- Ti-Coca An Tan Mango (Haïti)
- Stellio et Léona Gabriel Calalou (Martinique/Guyane)
- Joséphine Baker Madiana (USA/Île-de-France)
- Germain «Chabin» Calixte Zombi baré mwen (Guadeloupe)
- Kassav Zouk La Sé Sèl Médikaman Nou Ni (Guadeloupe/Martinique)
- Danyel Waro Batarsité (Île de La Réunion)
- Theodora Congolese BBL (Congauloise).
- Éditions de la Philharmonie
- X - Bertrand Dicale
Par ailleurs, Bertrand Dicale propose un podcast sur Martinique La 1ère depuis le 15/09/2025.
De Rosalia à Little Simz, en passant par Bad Bunny, Sophian Fanen balaye son année 2025.
En cette fin d'année, Sophian vous fait plaisir et sélectionne ses obsessions favorites.
Rosalía, Berghain, tiré de l'album Lux (Columbia Records, 2025)
Bad Bunny, Weltita (feat. Chuwi), tiré de l'album Debí Tirar Más Fotos (Rimas Entertainment)
Theodora, Ils me rient tous au nez, tiré de l'album Mega BBL (Boss Lady, 2025)
Tarta Relena, Si veriash a la rana, tiré de l'album És pregunta (Latency, 2024)
Ale hop & Titi Bakorta, Bonne année, tiré de l'album Mapambazuko (Nyege Nyege Tapes, 2025)
Andrea Laszlo de Simone, Quando, tiré de l'album Una Lunghissima Ombra (Ekler/Hamburger Records, 2025)
Blaiz Fayah, Maureen et DJ Glad, Money Pull Up, tiré de l'album Shatta Ting (Creepy Music, 2025)
Little Simz, Lion (feat. Obongjayar), tiré de l'album Lotus (Awal, 2025)
Miki, Jtm encore, tiré de l'album Industry Plant (Structure, 2025)
Xania Monet, How Was I Supposed to Know?, tiré de l'album Unfolded (TMJ/Hallwood, 2025)
Chanson algérienne, chanson française, le choix du Prince. (Rediffusion)
Dernière date de la tournée «Chadi Madi» pour Dendana, dimanche 20 juillet au Cabaret Sauvage
Sorti le 10 mars 2023 avec un sold out à l’Institut du Monde Arabe, l'album Chadi Madia reçu depuis le prix coup de cœur de l’académie Charles Cros et le Prix des Musiques d’Ici avec une distinction au Babel XP 2025. Dendana a choisi pour son quatrième album le titre Chadi Madi, une expression qui équivaut à l' « Am Stram Gram » des pays francophones. Cette phrase, qui renvoie à son enfance dans les quartiers populaires de Tlemcen en Algérie, évoque le retour aux sources. L’album est écrit en Dérja, le dialecte algérien, un mélange d’arabe, de berbère et de français. Avec un ton libre et des mots du quotidien, il parle de vivre ensemble, de nostalgie et d’amour de son pays. Et s’il n’y avait d’autre choix à faire, que celui de conter l’Algérie telle quelle est réellement ? Une Algérie multicolore. Pour colorer cet album, Dendana va puiser dans le blues, le reggae, le rock et la musique gnawa leurs accents intemporels. Guidé par l’adage « Three cords & the truth », trois accords et la vérité, il décrit les rêves, et la réalité d’une Algérie moderne et indépendante.
Titres interprétés dans le grand studio
- Galou Live RFI
- Madleen Feat Mohand Baha, single
- Dawi Live RFI
Line Up : Nassim Dendane (guitare, voix).
Son : Mathias Taylor, Benoît Letirant.
► Album Chadi Madi (Wing It Records 2023) nouvel album courant 2026.
- YouTube (DenDana - YouTube)
- Bandcamp (Musique | DΞNDΛNΛ)
- Facebook.
Puis nous recevons la musicienne et chanteuse française Alma Rechtman pour son EP Dans ma maison.
Alma Rechtman naît dans une famille musicale, teintée de jazz et de blues. Depuis sa petite enfance, elle touche à tous les instruments autour d'elle, apprenait la guitare en regardant son père, les percussions sa marraine, la piano sa mère. Elle commence à écrire des chansons pendant le confinement, finit ses études de théâtre et part jouer dans les rues de Paris, à la recherche d'oreilles curieuses. Au fur et à mesure de ses balades sonores, elle se fait repérer par Sofar et au même moment, intègre le conservatoire de jazz de Bobigny. Aux soirées Sofar, elle découvre un public attentif qui la suivra sur une année, et le bouche à oreille fonctionne.
Alma écrit dans ses carnets, ses secrets et ses impasses, les met en musique, en percussion et propose un partage de vulnérabilité. Tantôt chanson française, tantôt latin, tantôt rock, tantôt contemporain, son style navigue mais le fil rouge reste le texte. Chaud, écorché, délicat, et à trop tendre l'oreille on risque de rencontrer ses monstres les plus énormes.
Titres interprétés dans le grand studio
- Mes Nuits à Toi Live RFI
- Dans ma maison, extrait de l'EP
- Va, va, va Live RFI.
Line Up : Alma Rechtman (piano, guitare, voix).
Son : Benoît Letirant.
► EP Dans ma Maison (Idol 2025).
YouTube (Alma Rechtman - YouTube)
Punky reggae party avec Kiddus I, Camille Bazbaz et Jérôme « Tchiky » Perez #SessionLive ! (Rediffusion)
The Salmon est le projet d'un trio légendaire de « soul men » réuni pour célébrer une longue amitié, la liberté musicale et la créativité. Inspirés par les sons originaux du reggae, de la country, du blues et de la soul, ils remontent la rivière tels des saumons, à contre-courant des clichés et des normes. Leur balade nous ravit et nous transporte vers des paysages lointains, apaisants qui nous reconnectent à l’essentiel : l’amour de la musique. Le groupe est composé de trois amis aux carrières bien remplies : Kiddus I, la légende du reggae à la voix envoûtante, « Last Crooner on Earth », héros du film Rockers sorti en 1977 et un des membres du projet Inna De Yard ; Bazbaz, pianiste auteur-compositeur-interprète français avec neuf disques à son actif ; et Tchiky, guitariste hors pair qui accompagne De La Soul depuis une dizaine d'années.
Après un premier EP sorti en 2020 composé des titres « Enough is Enough » et « The Long Road », et une pandémie plus tard, The Salmon renaît finalement en janvier 2022 du haut des collines de Kingston, où le trio enfin réuni fera vibrer la Jamaïque aux côtés de musiciens chevronnés français comme jamaïcains tels que Delroy Wormbass, Viryane Say, Sly Dunbar, Christianne Prince, Pam Hall, Fabrice Colombani, Fonso, Yann Cléry, David Hadjadj, Flabba Holt et Style Scott. Leur premier album est un pur bijou franco-jamaïcain imprégné de la terre natale du reggae, et reflète la volonté du trio de revenir aux racines de leurs inspirations. Music is love… or is nothing !
► Titres interprétés au grand studio
- Wiggling Live RFI
- The Salmon (Ska Version), extrait de l’album
- Flowers Live RFI
► Line Up : Kiddus I (chant), Camille Bazbaz (claviers) et Jérôme « Tchiky » Perez (guitare)
Son : Mathias Taylor, Benoît Letirant, Camille Roch.
► Album The Salmon (22D Music 2025).
Bandcamp - Facebook.
► Playlist
- The Specials – Gangsters 1979
- Bob Marley – Punky Reggae Party 1977
- Junior Murvin – Police and Thieves 1976
- Femi Kuti – Journey Through Life (Journey Through Life Bongo Joe 2025)
- Sami Galbi – Casaflex (1er album YLH Bye Bye Bongo Joe 2025).
Réalisation : Hadrien Touraud.
Chambristes jazz & choro x musique bretonne contemporaine.
Nos premiers invités sont le duo formé par Guillaume Latil et Matheus Donato avec l'album Hémisphères.
Violoncelle pour l’un, cavaquinho pour l’autre, Guillaume Latil et Matheus Donato s’accordent sur Hémisphères, dont la beauté jaillit entre jazz, choro, improvisation et compositions chambristes.
Quels sont les Hémisphères désignant l’album de Guillaume Latil et Matheus Donato ? Deux pour ne faire qu’un, ils ont combiné leurs origines, leurs parcours et leurs pratiques distincts. Ça ne coulait pas de source. Violoncelle pour l’un et cavaquinho pour l’autre, c’est une prouesse de produire autant de beauté dans l’entrelacs des cordes. Guillaume, membre de la formation d’André Manoukian, collaborateur de Youn Sun Nah, Lou Tavano ou Sélène Saint-Aimé, il a également enregistré avec le quartet Cuareim, collaboré avec Thierry Eliez et participé au quartet Altérité avec Édouard Ferlet, Naïssam Jalal et Sonny Troupé. Il a 38 ans.
Il faut traverser un océan et rejoindre le centre du Brésil pour trouver trace de Matheus Donato. Grandi à Brasilia avec des parents férus de Bach, Wagner et Villa-Lobos, entré au conservatoire pour y apprendre la guitare classique, il avait 10 ans quand il a éprouvé un coup de foudre pour le cavaquinho dont jouait un copain à l’église. Adoptant illico la petite guitare d’origine portugaise, devenue emblématique du choro, une expression instrumentale populaire émergée au XIXè siècle, fondement des musiques brésiliennes. Matheus Donato était encore adolescent quand il a rencontré le mandoliniste Hamilton de Holanda, devenu son maître. En France depuis trois ans, il a 25 ans.
Titres interprétés au grand studio :
- Prière en Bambara Live RFI
- Yaô, extrait de l'album
- Aos Meus Amigos Live RFI.
Line Up : Guillaume Latil (violoncelle), Matheus Donato (Cavaquinho).
Son : Benoît Letirant.
► Album Hemisphères (Matrisse Prod/L’Autre Dist.)
Site label - Instagram Guillaume Latil - Instagram Matheus Donato.
Puis nous recevons le groupe breton Eben pour la sortie de Dinaskañ.
Après plus de sept années passées à porter leurs chants à danser sur les routes de Bretagne et d’Europe, EBEN amorce un tournant décisif avec la sortie de son deuxième album, Dinaskañ. Ce terme breton, qui signifie «désentraver», donne la clé de lecture de ce projet né d’un désir commun : affirmer une liberté artistique sans compromis et inscrire la tradition dans le présent. Plus qu’un simple recueil de chansons, Dinaskañ est pensé comme un manifeste qui s’ancre dans l’héritage du chant breton tout en le confrontant aux réalités d’aujourd’hui. Inspiré par les luttes et les voix trop souvent réduites au silence, il donne chair à des récits contemporains – de l’ouvrière révoltée à la danseuse insoumise, de la sorcière condamnée au voyageur rêveur – et transforme la mémoire en un espace de résistance vivante
Titres interprétés au grand studio :
- Danz Ar Blaez Live RFI
- Tremen, extrait de l’album
- Eostig Khuz I Live RFI.
Line Up : Marine Lavigne (chant) Sterenn Le Guillou (chant), Jonathan Dour (alto 5 cordes), Julien Stevenin (contrebasse) et Antoine Lahay (guitare douze cordes, guitare électrique).
Son : Mathias Taylor, Jérémie Besset.
► Album Dinaskan (Arfolk 2025).
Site label - Soundcloud - Instagram.
De la guitare flamenca au bouzouki, un labyrinthe de lumière et de twang ! (Rediffusion)
Nos 1ers invités de la #SessionLive sont les Radio Tutti pour la sortie de l'album Twang Club.
Après huit ans d’existence et plus de 250 concerts, Radio Tutti, combo à géométrie variable pose un nouveau jalon avec son troisième album : Twang Club. Les frontières de l’électro et de l’acoustique sont toujours repoussées dans ce pays imaginaire au folklore azimuté, avec un son d’ensemble qui tend toujours plus vers la rugosité des musiques traditionnelles : les pieds sur la terre du labeur quotidien et la tête dans l’infinité des étoiles... Entre l’ancrage dans des traditions locales symbolisé par le twang (effet vocal venu de différents folklores du monde qui permet notamment d’augmenter la puissance de chant) et la dynamique électro du club, Radio Tutti connecte l’hier et l’aujourd’hui dans sa recherche infatigable de lendemains qui dansent.
Musiques traditionnelles du sud de l'Italie et de Galice viennent se télescoper avec les arrangements épiques dont le groupe a le secret, insufflant de nouvelles influences rétrofuturistes venues de musiques de transe du monde entier… Et la recette s’applique également avec bonheur à un soupçon de lingua franca (ancienne langue véhiculaire parlée dans le pourtour méditerranéen) proposé par la plume de Djé Baleti. Le binôme Pauline Rivière et Pierre-Alexis Lavergne est devenu le noyau dur autour duquel gravite la galaxie Radio Tutti. Ils signent Twang Club avec la complicité d’un sorcier des studios, Colin Buffet, réalisateur et artisan de la sono mondiale 2.0.
Titres interprétés au grand studio :
- Saca Punto Live RFI (ordinateur, bombo, petit synth (Minibrute)), petites percussions (cayambe, coquillages)
- La Rosa, extrait
- Curre a Mamma Toja Live RFI (guitare électrique, bouzouki, ordinateur).
Line Up : Pauline Rivière, Lavergne Pierre-Alexis
Son : Benoît Letirant.
► Album Twang Club (Daydream Music/Inouïe Dist. 2025).
Site Radio Tutti - Facebook - Bandcamp - YouTube.
Puis nous recevons l'inoxydable Juan Carmona qui fête ses 40 ans de carrière avec Laberinto de Luz
Le guitariste flamenco de renommée internationale célèbre quatre décennies d’une carrière tracée au fil des désirs et des rencontres avec la sortie de son nouvel album Laberinto de Luz. Ce nouvel opus propose une aventure sonore inédite au carrefour du flamenco, du jazz et des rythmes latins, un témoignage vibrant de son parcours exceptionnel. Reconnu comme l’un des plus grands compositeurs et virtuoses de sa génération, Juan Carmona continue d’innover tout en restant enraciné dans les traditions ancestrales de l’Andalousie. En collaborant avec des artistes de prestige tels que le légendaire guitariste Al Di Meola et une palette de voix féminines captivantes allant du chant gitan au scat, l’artiste rend hommage à la richesse de ces voix, explorant leur timbre et leurs sensibilités si singulière.
« À l’écoute du dernier album de Juan Carmona, j’ai été émerveillé par la diversité et la profondeur des voix, ainsi que par l’exceptionnelle virtuosité de son jeu à la guitare. Cet album, magnifiquement produit, met en avant des compositions contemporaines qui enveloppent chaque morceau d’une atmosphère captivante, toujours portée par la magnifique guitare de Juan.» Al Di Meola.
Juan Carmona s’est emparé d’une guitare à l’âge de 10 ans, et ne l’a plus lâchée. Pour ce gamin né à Lyon dans une famille espagnole fraîchement exilée d’Afrique du Nord, l’instrument est vite devenu une clé universelle : un outil pour se construire une identité et une langue à soi, une baguette de sourcier pour retourner vers l’Andalousie de ses ancêtres – où, tout jeune homme, il part étudier auprès des plus grands maîtres du flamenco ; mais aussi une boussole pour s’ouvrir d’innombrables voies et rencontres, de ses frères gitans à Al Di Meola, de musiciens gnaoua à l’Inde, des scènes du monde entier aux plateaux de cinéma… En 2025, Juan Carmona fête ainsi 40 années d’expériences en tous sens et fera halte avec ses musiciens dans les grands opéras et théâtres français pour une tournée avec notamment des orchestres symphoniques comme celui de l’Opéra de Lyon dirigé par Miguel Pérez Iñesta mais aussi Zahia Ziouani pour l’orchestre Divertimento, l’Orchestre de l’Opéra de Marseille…
Titres joués au grand studio :
- Aroma Tierra Live RFI
- Tesoro de melodías feat. Al Di Meola, extrait de l'album
- De Casablanca a Granada, qui est plus ancien. Live RFI
Line Up : Juan Carmona (guitare), Isidro Suarez (cajon).
Son : Benoît Letirant, Camille Roch.
► Album Laberinto de Luz (Nomades Kultur / L’Autre Distribution 2025).
Site - YouTube.
Entre prières païennes sublimées par Mah Damba et du Groove à la nantaise gorgé d'afro-soul-jazz et hip hop avec un balafon de compétition.
Créé en 2019, par le violoniste Clément Janinet avec Élodie Pasquier aux clarinettes et Bruno Ducret au violoncelle, La Litanie des Cimes joue avec les grands mouvements, les tempos lents d’apparence, et des contemplations harmoniques. Avec plus de 70 concerts en trio, La Litanie explorera de nouveaux horizons avec la chanteuse malienne Mah Damba en 2025 et avec la pianiste Estonienne Kirke Karja en 2026.
Augmentées de la présence envoûtante de Mah Damba, les prières païennes de La Litanies des Cimes sont de petits hymnes augmentés de la puissance de l'art des griots. Car Mah Damba - reconnue par ses pairs comme l'une des plus grandes chanteuses maliennes en activité - est une djeli (le sang), une griotte mandingue dont la voix déploie des trésors de louanges aussi complexes qu'immédiates. Magnifiques et troublantes.
Titres interprétés au grand studio
- Jamako, Live RFI
- Koumbemadia, extrait de l'album
- Jarabi, Live RFI.
Line Up : Mah Damba (chant), Clément Janinet (violon, compo) Bruno Ducret (violoncelle, compo) et Elodie Pasquier (clarinettes).
Son : Mathias Taylor, Benoît Letirant.
RFI Vidéos : Christophe Valette, Dominique Fiant et Romain Ferré.
► Album Mah Under Repetitive Skies (Cyclope Rd 2025)
Site - Bandcamp - YouTube - Instagram.
Puis la #SessionLive reçoit Tribeqa pour la sortie de Sumu (Réunion en dioula).
Au-delà d’un groupe, Tribeqa est une célébration de la rencontre entre cultures, instruments et rythmes. De la scène nantaise aux festivals en France et à l’international, les quatre musicien.nes portent haut les couleurs de l’afro-soul-jazz-hiphop. Leur groove optimiste, leur sens du métissage et leur énergie font d’eux une valeur sûre.
Comme disait Picasso : «Je ne cherche pas, je trouve». Et Tribeqa a cette grâce qui ne se commande pas, celle de trouver.
Sur scène, Tribeqa brille par une alchimie mêlant le balafon chromatique de Josselin Quentin, la guitare acoustique d’Etienne Arnoux, la batterie de Julien Ouvrard, et enfin la voix de Malou Oheix qui joue également le synthé basse. Leur répertoire voyage partout : jazz, soul, hip-hop, musiques africaines, avec des refrains en anglais, français, espagnol ou dioula. À travers leurs concerts, le public est invité à un véritable voyage musical, sans jamais quitter la salle.
SUMU : une Odyssée musicale entre Afrique de l’Ouest, jazz et hip-hop. Après trois albums salués par la critique, Tribeqa revient avec SUMU, un quatrième album magistral qui confirme l’identité unique du collectif: un dialogue vibrant entre les racines africaines, l’élan du jazz et la puissance du hip-hop.
SUMU, qui signifie «la réunion» en Dioula, ne cache rien : c’est un album lumineux, audacieux, riche de textures et d’âme. Chaque morceau est une épopée, porté par la chaleur des balafons, le lyrisme des guitares, la profondeur des grooves, et une production ciselée qui respecte autant les traditions que les innovations.
Titres interprétés au grand studio
- Respire Live RFI
- Dembele
- Sumu Live RFI.
Line Up : Josselin Quentin (balafon, vibraphone, composition), Etienne Arnoux (guitare acoustique), Simon Bismuth (batterie) et Malou Oheix (chant lead, synthé basse).
Son : Jérémie Besset + Benoît Letirant.
► Album Sumu (Underdog Rd 2025)
Site - Instagram - Bandcamp.
Un récit immersif au cœur de La Havane, là où tout a commencé : la renaissance du son cubain à travers un album et un film devenus mythiques. Le voyage peut commencer.
L’auteur, le journaliste Francis Dordor est notre invité : «À Cuba, les fêtes de Noël furent longtemps ignorées, voire interdites, considérées comme relevant de ce que Marx nommait «opium du peuple» (Castro ne croyant quant à lui qu’au papa Noël soviétique). De même, la pratique des cultes syncrétiques afrocubains tels que la Santeria ou le Palo Monte, jugés contre-révolutionnaires, pouvait vous valoir d’immenses ennuis, comme se retrouver expulsés de son logement. Puis avec l’effondrement de l’Union soviétique et l’instauration de la période dite «spéciale» un certain relâchement du système permit la réintroduction progressive des célébrations religieuses. Un moment particulier dans l’histoire de cette île héroïque coïncidant avec l’accomplissement de miracles.
Comme l’histoire de cet ancien chanteur de boléro mis à la retraite, contraint de cirer des chaussures dans les rues de La Havane pour faire vivre sa famille et qui, du jour au lendemain, se retrouva tête d’affiche d’une petite gériatrie de musiciens mis au rebut comme lui, remplissant le Carnegie Hall, l’Olympia ou l’Opéra de Sidney. Cette histoire, celle d’Ibrahim Ferrer, mais aussi de Compay Segundo, de Rubén González, d’Omara Portuondo et le détail des circonstances improbables ayant conduit à leur succès planétaire, je les raconte dans un livre intitulé «Buena Vista Social Club, à la recherche du tempo perdu».
C’est plein d’anecdotes, de témoignages, d’interviews, dont celles du producteur et guitariste Ry Cooder et du réalisateur Wim Wenders, de souvenirs de mes différentes rencontres avec ces merveilleux protagonistes du Buena Vista, de photos magnifiques, ou simplement émouvantes comme celle-ci prise par Nathalie Warez lors d’un voyage avec Ibrahim à Santiago de Cuba à la veille de Noël. C’est pas moins bien écrit qu’un discours de Laurent Wauquiez, et peut-être même mieux, et si vous n’aimez pas lire, il y a inclus le superbe film de Wenders édité pour la première fois en blue ray.» Francis Dordor.
Brooklyn/ Botswana/Ariège x Paris/Londres/Kingston, à vos marques !
Notre 1ère invitée est l'artiste américaine Natalia M. King pour la sortie de son 8ème album Afroblues.
Natalia M. King est une chanteuse, compositrice et guitariste américaine qui fusionne blues, jazz, soul et folk. Voix puissante du blues et du jazz modernes, elle captive par ses interprétations émouvantes. En 2025, elle franchit une nouvelle étape avec AfroBlues, un album mêlant pop dansante, afrobeat et sonorités blues. Son premier extrait, «Dumela», rend hommage à son voyage au Botswana, à sa terre rouge et à son peuple, capturant la beauté et la sagesse de ce lieu à travers sa musique.
AfroBlues sera une fusion audacieuse des genres, réunissant les rythmes contagieux de l’afrobeat, des éléments de danse électronique et le soupçon de blues qui a défini sa carrière. Ce virage musical représente l'évolution continue de Natalia M. King en tant qu'artiste ne craignant pas d'expérimenter de nouveaux sons et styles.
L'album est une exploration du rythme, de l'énergie et de la fusion culturelle, autour des thèmes de l’autonomisation, de la joie et de la résilience qui sont au cœur de l'album. Grâce à sa capacité à mélanger divers éléments musicaux, AfroBlues promet d'être un ajout unique et passionnant à sa discographie.
À propos du premier single «Dumela» : Il existe un petit «Royaume-Uni» qui borde l'Afrique du Sud de Nelson Mandela. Une merveilleuse opportunité, par le biais de l'amour, m'y a transportée au printemps 2024 dans le merveilleux pays africain du Botswana. Les paysages, les odeurs et les sons m'ont rappelé des souvenirs oubliés. «Dumela», qui signifie bonjour en setswana (ou tswana), est mon hommage à cette mémoire oubliée et aux belles âmes que j'ai rencontrées là-bas. Je remercie les pluies et la terre rouge qui m'ont inspirée... Dumela Botswana ! Dumela Afrique ! Merci pour votre sagesse et nous nous reverrons. Natalia M. King
Titres interprétés au grand studio
- Dumela Live RFI
- Lost & Everywhere, extrait de l'album
- I Love A Woman Live RFI.
Line Up : Natalia M. King (voix, guitare), Vince Laurent (batterie) & Damien Argentieri (claviers & moog).
Son : Mathias Taylor & Jérémie Besset
► Album AfroBlues (Natalia M. King / Modulor 2025).
Instagram - Facebook - YouTube.
Puis nous recevons l'artiste britannique ALA.NI pour la sortie de Sunshine Music
Lorsque ALA.NI a commencé à écrire Sunshine Music, son troisième album, l’hiver parisien de 2023 battait son plein, avec un froid mordant. Composant sous des couches de couettes dans son appartement de l’Opéra, elle puisait sa chaleur non pas dans son environnement, mais dans les souvenirs du soleil des Caraïbes qu’elle venait de quitter.
Ce qui devait être un voyage de deux semaines en décembre 2020 s’est transformé en deux ans et demi entre la Barbade, la Grenade — où ses parents avaient grandi — puis la Jamaïque, un long séjour qui lui a offert un nouveau sentiment d’identité. «Vivre en Jamaïque, c’était la première fois que j’habitais dans un pays à majorité noire», dit-elle. «Les Jamaïcains sont très eux-mêmes, sans s’excuser. J’ai choisi de vivre à Paris, et je me sens plus moi-même, plus expressive et plus à l’aise ici qu’à Londres, et davantage appréciée et reconnue en tant qu’artiste aussi. Mais il y a des microagressions et des microracismes auxquels nous devons faire face chaque jour en tant que personnes de couleur. Quand je suis sortie de cet environnement, je me suis dit : «Merde, c’est ça que je gérais tout ce temps.» J’avançais simplement en acceptant certains comportements négatifs comme un acte de survie mentale.»
En Jamaïque, elle a collaboré avec Sly Dunbar, l’un des batteurs légendaires de l’île, le sortant presque de sa retraite pour une session improvisée.
Sunshine Music vibre du souvenir de cette chaleur : une tapisserie d’influences mêlant calypso, jazz, bossa nova et le grand répertoire d’après-guerre, le tout tissé par la voix et la sensibilité singulières d’ALA.NI. Tout au long de l’album, des styles familiers sont honorés sans pastiche : la langueur du reggae, le souffle d’un rythme bossa nova, la diction nette du théâtre musical.
Titres interprétés au grand studio
- Seaweed Live RFI
- Tief, extrait de l'album
- This is Why Live RFI.
RFI Vidéos YT
Line Up : Alani (chant), Thomas Naïm (guitare)
Son : Mathias Taylor, Benoît Letirant
► Album Sunshine Music (No Format 2025).
Instagram - Bandcamp - YT
Concert 9 février 2026, Théâtre Athénée Louis Jouvet, Paris.
From the publisher's feed
De Mozart à Billie Eilish en passant par Tinariwen... C’est Le rendez-vous transmusical de RFI présenté par Laurence Aloir, avec des portraits, des reportages, des chroniques, les nouvelles…

2,450 Listeners

32 Listeners

223 Listeners

34 Listeners

55 Listeners

3 Listeners

6 Listeners

158 Listeners

62 Listeners

4 Listeners

0 Listeners

15 Listeners

13 Listeners

0 Listeners

179 Listeners

24 Listeners

3 Listeners

0 Listeners

29 Listeners

21 Listeners

0 Listeners

2 Listeners

4 Listeners

1 Listeners

4 Listeners

0 Listeners

1 Listeners

4 Listeners

52 Listeners

0 Listeners

0 Listeners

0 Listeners

0 Listeners

0 Listeners