La RDC, puis les pays voisins, Burundi, Ouganda, Rwanda, Centrafrique, Congo Brazza… Ensuite le Gabon et le Kenya… Et maintenant l’Afrique de l’Ouest avec la Côte d’Ivoire, le Nigeria ou encore le Bénin. Où s’arrêtera cette variole du singe, ou Mpox ?
« En RDC, rapporte Le Monde Afrique, le dernier bilan faisait état, vendredi dernier, de plus 17 000 cas suspects, plus de 3000 cas confirmés et 582 morts. (…) Les autorités de Kinshasa ont assuré pouvoir compter sur l’acheminement des premiers dons de vaccins dès cette semaine, a annoncé hier le ministre de la santé, Samuel Roger Kamba, rappelant qu’il s’agit désormais d’"une urgence continentale". Si les États-Unis ont promis jusqu’à 75 000 doses, l’Union européenne, 215 000 et la France, 100 000, c’est le Japon qui se montre à l’heure actuelle le plus généreux, avec l’envoi annoncé de 3 millions et demi de doses prélevées sur ses stocks. Une solidarité internationale dont le pays a bien besoin, pointe encore Le Monde Afrique, au vu du changement d’échelle de l’épidémie et du coût prohibitif du vaccin pour un pays tel que la RDC (100 euros la dose) ».
En Côte d’Ivoire, donc, l’épidémie s’étend dans plusieurs districts sanitaires. Avec 32 cas confirmés de Mpox, et un décès à déplorer. C’est ce que constate Afrik.com. Pour autant, « le ministre ivoirien de la Santé, Pierre Dimba, se veut rassurant et affirme que la situation est sous contrôle. Mais, s’interroge le site panafricain, face à la propagation de la maladie, les Ivoiriens s’interrogent : le pays est-il réellement prêt à affronter ce nouveau défi sanitaire ? »
Vigilance épidémiologique
« Depuis que l’Organisation mondiale de la santé a déclaré le 14 août que la variole du singe était devenue une urgence mondiale de santé publique, c’est le branle-bas de combat pour éviter la flambée de cette maladie virale à travers la planète, relève Le Pays au Burkina Faso (…). Même le Pape François a tiré la sonnette d’alarme à l’occasion de la prière de l’Angélus, dimanche, et a exprimé sa solidarité envers les personnes et les pays touchés par cette maladie à transmission vectorielle particulièrement contagieuse ».
Alors, note encore Le Pays, « la seule arme médicale contre ce mal est le vaccin antivariolique jadis administré à presque tous les enfants du continent, mais qui a malheureusement disparu de nos jours, en même temps que la variole humaine qui a été éradiquée dans les années 70 ». Mais« heureusement qu’il existe d’autres méthodes moins onéreuses pour éviter la propagation exponentielle du virus, parmi lesquelles la prévention et la sensibilisation qui restent sans conteste les meilleures. Les pays africains doivent s’en servir à outrance et au plus vite afin de réduire les risques de contaminations (…) ».
Justement, complète L’Observateur Paalga, toujours à Ouagadougou, si « l’Afrique de l’Ouest est relativement épargnée pour l’instant, la vigilance épidémiologique doit être de mise. Outre les mesures d’hygiène habituelles qui exigent la propreté des corps, des maisons d’habitation, des lieux de travail ou d’autres cadres de rencontre, bref l’assainissement de nos cadres de vie, il faut éviter la viande de brousse et des rongeurs qui colonisent nos villages, nos villes, nos domiciles et les aliments qui pourraient être contaminés par ces animaux. Il faut également signaler aux autorités sanitaires tout cas suspect de fièvre avec lésions ou pustules cutanées ».
Le Sénégal pourrait fournir des vaccins
Face à cette épidémie, « la riposte s’organise à Dakar », relève WalfQuotidien. En effet, précise le quotidien sénégalais, « des responsables des laboratoires de 17 pays en Afrique de l’Ouest sont en immersion à l’Institut Pasteur de Dakar, depuis hier ». Objectif : « donner des outils pour diagnostiquer, détecter précocement, pouvoir traiter et éviter la propagation de la maladie ».
Qui plus est, pointe le site d’information Seneplus, « le directeur de la Santé publique de l’Institut Pasteur de Dakar, Abdourahmane Sarr, a annoncé hier que des études avancées étaient en cours pour mettre à la disposition des pays à risque un vaccin produit sur place ».
Enfin, « venu présider la rencontre, le Directeur de la Prévention, El Hadj Mamadou Ndiaye, a assuré qu’il n’y avait pas de cas de variole du singe pour l’instant au Sénégal mais que le pays était en alerte ».