
Sign up to save your podcasts
Or


En découvrant l’herbier composé par une femme, vénitienne, au XIXème siècle à Venise, Ryoko Sekiguchi trouve une guide et la confirmation de son intuition à propos de Venise : la ville et l’archipel qui la compose respire, et vit entourée de végétaux, vibre du mouvement de l’eau à travers les pieux de bois sur lesquels elle a été bâtie, une forêt lacustre.
« L’envie est là toujours d’écrire sur une ville, explique l’autrice, poète et traductrice japonaise, après Beyrouth, Venise était un défi : tout n’avait-il pas déjà été écrit sur la Sérenissime ? En composant un pont entre son archipel natal et Venise, en traduisant les liens entres les îles, le rapport des vénitiens à l’eau, à la lagune, en révélant les identités végétales inhérentes à ces villes, Ryoko Sekiguchi écrit une autre histoire, et abolit le temps « Une ville sans sa nature n’existe pas. Téhéran n’existerait pas sans sa montagne, Kyoto ou Amsterdam sans les canaux qui les traversent ».
Pourquoi une ville et des fleurs dans le goût du monde ?Les herbes, des légumes fleurs, la nature est aux sources même de la cuisine, et qui plus est à Venise, en Italie où « la cuisine » est inscrit au patrimoine immatériel de l’humanité à l’Unesco. L’herbier n’est-il pas une collection d’herbes et de fleurs séchées ? Des herbes aromatiques comme celles que l’on trouve dans les cuisines, des herbes sauvages cueillies pour être mangées en salade ou cuisinées ? L’ortie, le pissenlit, la roquette, la scarole ou l’artichaut sont cueillis, les graines de tomates semées, « Il y a des herbes que l’on ne trouve qu’à Venise. Une recette cache toujours les mains de celui ou celle qui cuisine, derrière un herbier il y a toujours aussi les mains de celui qui collecte. Moi je trouve un parallèle entre un carnet et de recettes est un journal intime, comme l’herbier peut l’être. »
Avec Ryoko Sekiguchi, autrice de « Venise Millefleurs » aux éditions P.O.L
Beyrouth dans 365h à Beyrouth, et 321 plats qui les accompagne, L’appel des odeurs, Ce n’est pas un hasard, Nagori, La voix sombre chez P.O.L
sur Instagram.
Ryoko Sekiguchi dirige également chez Picquier la collection « Le banquet », dont le livre « Herbes sauvages » du chef cuisinier Nakahigashi Hisao. Ancienne résidente de la villa Médicis à Rome, elle publie en français, en italien, en japonais dans des revues
« Venise n’est pas seulement faite de cette grande île, c’est un archipel qui fait vivre Venise, dès que l’on part une petite heure autour c’est un autre monde. Cette ville nous rend sensible, c’est un grand laboratoire des 5 sens. »
Herbier de prison (1915-1918), de Rosa Luxembourg, éditions Heros Limite.
Sur Rfi, dans le Goût du monde :
Programmation musicale
Barra, de Yeko.
La recette
By RFI5
11 ratings
En découvrant l’herbier composé par une femme, vénitienne, au XIXème siècle à Venise, Ryoko Sekiguchi trouve une guide et la confirmation de son intuition à propos de Venise : la ville et l’archipel qui la compose respire, et vit entourée de végétaux, vibre du mouvement de l’eau à travers les pieux de bois sur lesquels elle a été bâtie, une forêt lacustre.
« L’envie est là toujours d’écrire sur une ville, explique l’autrice, poète et traductrice japonaise, après Beyrouth, Venise était un défi : tout n’avait-il pas déjà été écrit sur la Sérenissime ? En composant un pont entre son archipel natal et Venise, en traduisant les liens entres les îles, le rapport des vénitiens à l’eau, à la lagune, en révélant les identités végétales inhérentes à ces villes, Ryoko Sekiguchi écrit une autre histoire, et abolit le temps « Une ville sans sa nature n’existe pas. Téhéran n’existerait pas sans sa montagne, Kyoto ou Amsterdam sans les canaux qui les traversent ».
Pourquoi une ville et des fleurs dans le goût du monde ?Les herbes, des légumes fleurs, la nature est aux sources même de la cuisine, et qui plus est à Venise, en Italie où « la cuisine » est inscrit au patrimoine immatériel de l’humanité à l’Unesco. L’herbier n’est-il pas une collection d’herbes et de fleurs séchées ? Des herbes aromatiques comme celles que l’on trouve dans les cuisines, des herbes sauvages cueillies pour être mangées en salade ou cuisinées ? L’ortie, le pissenlit, la roquette, la scarole ou l’artichaut sont cueillis, les graines de tomates semées, « Il y a des herbes que l’on ne trouve qu’à Venise. Une recette cache toujours les mains de celui ou celle qui cuisine, derrière un herbier il y a toujours aussi les mains de celui qui collecte. Moi je trouve un parallèle entre un carnet et de recettes est un journal intime, comme l’herbier peut l’être. »
Avec Ryoko Sekiguchi, autrice de « Venise Millefleurs » aux éditions P.O.L
Beyrouth dans 365h à Beyrouth, et 321 plats qui les accompagne, L’appel des odeurs, Ce n’est pas un hasard, Nagori, La voix sombre chez P.O.L
sur Instagram.
Ryoko Sekiguchi dirige également chez Picquier la collection « Le banquet », dont le livre « Herbes sauvages » du chef cuisinier Nakahigashi Hisao. Ancienne résidente de la villa Médicis à Rome, elle publie en français, en italien, en japonais dans des revues
« Venise n’est pas seulement faite de cette grande île, c’est un archipel qui fait vivre Venise, dès que l’on part une petite heure autour c’est un autre monde. Cette ville nous rend sensible, c’est un grand laboratoire des 5 sens. »
Herbier de prison (1915-1918), de Rosa Luxembourg, éditions Heros Limite.
Sur Rfi, dans le Goût du monde :
Programmation musicale
Barra, de Yeko.
La recette

48 Listeners

233 Listeners

57 Listeners

92 Listeners

55 Listeners

65 Listeners

17 Listeners

22 Listeners

3 Listeners

1 Listeners

15 Listeners

0 Listeners

24 Listeners

3 Listeners

2 Listeners

0 Listeners

30 Listeners

22 Listeners

0 Listeners

2 Listeners

4 Listeners

4 Listeners

0 Listeners

1 Listeners

20 Listeners

52 Listeners

1 Listeners

18 Listeners

13 Listeners

17 Listeners

0 Listeners

0 Listeners

0 Listeners

0 Listeners