
Sign up to save your podcasts
Or


Les chasseurs de trésor peuvent être jaloux !
Eh oui : dans ce domaine, un simple blaireau a bien devancé les bipèdes que nous sommes... mais de manière bien involontaire !
Peu importe, le butin vaut le détour : plus de 200 pièces romaines nous arrivent tout droit de l'Antiquité.
Héros malgré lui
Qui sait à quoi pensait réellement cet animal, en fouillant dans la terre ?
Peut-être à dénicher quelque insecte ou autre pitance, pour s'alimenter.
Pour le blaireau, manque de chance, les pièces de monnaie ne sont pas comestibles !
Elles revêtent, toutefois, une importance cruciale pour les humains passionnés d'Histoire que nous sommes !
Et pour le coup, nous voilà gâtés : ce sont bien deux centaines de pièces de monnaie (datant de l'époque romaine) qui ont été trouvées dans un coin situé au nord-ouest de l'Espagne.
Cette découverte majeure a été communiquée à la fin du mois de décembre 2021, dans "Les Cahiers de préhistoire et d'archéologie de l'Université Autonome de Madrid".
Les faits, toutefois, remonteraient au mois de janvier de la même année.
Touchée par la tempête Filomena - qui avait recouvert de neige une bonne partie du pays – la région des Asturies fut en fait le théâtre de cet événement peu commun.
Le hasard fait bien les choses
Devant se nourrir par tous les moyens, les animaux de la faune locale ont fouillé le sol autant qu'ils le pouvaient ; s'aventurant, souvent, bien loin de leur tanière.
C'est précisément dans la grotte de la Cuesta de Bercio (à Grado) qu'un petit blaireau a donc facilité le travail des archéologues.
Alertés par un riverain qui avait aperçu des pièces jonchant le sol, des spécialistes ont ensuite accouru sur place.
En faisant des recherches complémentaires, ils ont alors pu dénombrer un ensemble de 209 pièces datant d'une période comprise entre le IIIe et le Ve siècle après Jésus-Christ.
Venant principalement de régions aussi diverses que le nord de l'Europe et "la Méditerranée orientale" (comprenant des zones comme Antioche, Thessalonique ou Constantinople), ces objets précieux auraient pu être déposés dans ce lieu tenu secret ; en raison d'une instabilité politique (éventuellement causée par l'invasion des Suèves, un peuple germanique qui déferlait alors au nord-ouest de la péninsule ibérique).
Les pièces sont, aujourd'hui, entre de bonnes mains... après être passées par de bien petites pattes !
Voir Acast.com/privacy pour les informations sur la vie privée et l'opt-out.
Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
Les humains peuvent changer de nom, c'est bien connu.
Mais les pays ?!
Ce cas est plutôt rare, mais il existe bel et bien.
La Turquie compte d'ailleurs recourir à ce droit, pour sensiblement changer d'image sur le plan international.
Dindon de la farce
Incroyable, mais vrai : la Turquie pourrait bien opérer un relooking, dans les mois ou les années qui viennent.
Nulle question de changer de drapeau (pour l'instant) ; mais la volonté des dirigeants turcs (et de son président Recep Tayyip Erdogan, en tête) est bien de changer le nom officiel du pays qu'ils représentent.
À l'international, la Turquie est pour l'instant connue sous le nom de "Turkey" (soit, le nom du pays tel qu'il est prononcé dans les pays anglophones).
Problème, toutefois, pour le gouvernement turc : "turkey" est également un mot de la langue anglaise qui signifie... "dinde" !
Ne pas confondre
L'origine de cette homophonie est à chercher dans les siècles qui ont précédé notre ère.
La locution "Turkey hen" ("poule de Turquie") désignait en fait une pintade domestique qui avait été introduite sur l'île de Madagascar, via des marchands passant – à l'époque - par l'empire ottoman.
Les années passant, le simple mot "turkey" a finalement désigné la "dinde" ; le terme étant encore massivement utilisé de nos jours.
Considérant cette homophonie comme étant peu flatteuse, les dirigeants turcs ont donc pris la décision de faire un changement de taille.
Exit "Turkey" et bonjour à "Türkiye", soit tout simplement le nom du pays en turc.
Invoquant une représentation plus fidèle de la "culture, de la civilisation et des valeurs" de leur pays, les membres du gouvernement turc entendent déjà remplacer la mention "Made in Turkey" par celle de "Made in Türkiye".
De même, une vaste campagne de communication baptisée "Hello Türkiye" a été lancée sur les réseaux sociaux.
Pour le reste, il faudra attendre l'aval de l'ONU avant que la mue ne devienne officielle.
Voir Acast.com/privacy pour les informations sur la vie privée et l'opt-out.
Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
Tous les liens pour écouter Choses à Savoir Art se trouvent sur:
https://www.chosesasavoir.com/podcast/art/
Voir Acast.com/privacy pour les informations sur la vie privée et l'opt-out.
Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
Des saucisses interdites en Allemagne ?
Et pourquoi pas des baguettes de pain interdites en France ?
Aussi improbable que cela puisse paraître, le pays de la "Wurst" a bien pris une décision de ce type, pour mener à bien la Première Guerre mondiale.
Des dirigeables très gourmands (en ressources)
Si l'on vous parle de saucisses... puis de dirigeables... a priori, vous ne voyez pas de rapport ?
Pourtant, certains liens unissent les deux objets (de dimensions incomparables) dans le domaine de la confection matérielle.
Plus précisément : au début du XXe siècle, les Zeppelin qui volaient dans le ciel fonctionnaient avec des sacs contenant de l'hydrogène.
Ces matériaux, justement, étaient fabriqués à partir... d'intestins de vaches !
Et pour mettre en fonction un dirigeable, il ne fallait pas lésiner sur la quantité.
En effet, pour faire fonctionner un seul Zeppelin, l'on devait tout simplement accumuler les tripes... de plus de 250 000 vaches (afin de construire les fameux sacs d'hydrogène) !
Privés de saucisses
Très prisés pour occuper l'espace aérien et larguer des bombes, des dirigeables furent produits en grande quantité par l'armée allemande.
Mais, comme l'on peut s'en douter, de telles décisions ont fatalement un coût et des choix doivent évidemment être faits pour que le plan fonctionne.
C'est donc pour élever une flotte aérienne conséquente que l'État-major allemand a pris la décision inédite... d'interdire la fabrication de saucisses en Allemagne (et dans d'autres régions alliées ou occupées ; comme l'Autriche, la Pologne ou encore le nord de la France) !
Un véritable crève-cœur pour des Allemands très friands de ce mets qu'il déguste littéralement à toutes les sauces !
Concrètement, dans les faits : chaque boucher était tenu de livrer directement les intestins des animaux qu'il avait en stock, pour que ceux-ci servent dans le processus de fabrication des dirigeables.
Des agents du Kaiser étaient, quant à eux, spécialement diligentés pour s'assurer que chacun participe – à sa manière – à l'effort de guerre.
Baignées dans une solution alcaline, les membranes collectées étaient ensuite étirées, puis séchées, avant d'être finalement assemblées pour constituer les fameux sacs servant à faire flotter les gigantesques vaisseaux teutons.
La guerre demande décidément des sacrifices que l'on ne soupçonne même pas.
Voir Acast.com/privacy pour les informations sur la vie privée et l'opt-out.
Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
Charles Darwin : à "l'origine des espèces"... et de la chaise de bureau ?!
Cela peut paraître étonnant mais le naturaliste anglais a la paternité de plusieurs découvertes ; et ce, dans des domaines bien différents de sa spécialité.
Ainsi, pour travailler à l'aise, le scientifique a par exemple élaboré l'un des premiers prototypes des chaises que nous utilisons encore aujourd’hui, lorsque nous faisons face à un bureau.
La chaise dans tous ses états
Rien ne vaut le fait d'être à l'aise, pour pouvoir travailler sereinement.
Ce principe élémentaire, Charles Darwin l'avait bien compris.
C'est précisément pour cela qu'il a confectionné un outil sur mesure, pour étudier les trouvailles qu'il avait amassées à travers le monde.
Mais avant de conter cette histoire, intéressons-nous justement... à l'évolution des sièges à travers les époques.
Du temps de l’Égypte antique, les artisans égyptiens travaillaient déjà assis sur des chaises spécialement conçues pour mener à bien leur activité.
Il s'agissait, alors, de tabourets inclinés construits pour supporter une position assise.
Ce modèle rudimentaire a évidemment évolué au fil des siècles et en fonction des latitudes.
Mais c'est au début des années 1840 que survient un changement majeur : à savoir l'invention de la chaise de bureau, munie de roulettes.
Travailler à tête reposée
À vrai dire, le concept de chaise pivotante à roulettes (et réglable en hauteur) date du tout début du XVIe siècle.
Martin Löffelholz von Kolberg – un noble patricien de Nuremberg – expose, en effet, un tel objet dans un manuscrit enluminé (le "Codex Löffelholz") qu'il publie en 1505.
Il faut toutefois attendre plus de trois siècles, pour que la brillante idée prenne vie.
Son astucieux inventeur est alors Charles Darwin.
Dans sa vie quotidienne, le brillant scientifique avait effectivement besoin d'une chaise inclinable (et à roulettes) pour étudier rapidement (et confortablement) des objets qu'il avait collectés.
Une fois conçue, l'invention - connue sous le banal nom de "fauteuil en bois sur roues" - n'avait plus qu'à essaimer dans le reste du monde ; pour rencontrer le succès que l'on observe encore aujourd'hui.
Un bien bel exemple de sélection naturelle, en somme.
Voir Acast.com/privacy pour les informations sur la vie privée et l'opt-out.
Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
On le sait : la ligne Maginot n'a pas vraiment eu le succès escompté, pour contenir les avancées allemandes.
Ce que l'on sait moins, en revanche, c'est qu'un ensemble de fortifications était également prévu pour assurer la défense de Paris et de sa région : la ligne Chauvineau.
Double rideau
Le traumatisme de la "Der des Der" n'a pas engendré que du pacifisme.
À partir de 1928, la France décide en effet de se doter d'une ligne de fortifications pour contrer une éventuelle percée allemande.
À l'origine de ce projet, se trouve le ministre de la Guerre André Maginot.
La ligne - ainsi tracée le long de la frontière qui sépare l'Hexagone de la Belgique, du Luxembourg, de l'Allemagne, de la Suisse et de l'Italie - est achevée dix ans plus tard (soit en 1938).
Cependant, l’État-major français (qui pressent peut-être les limites de cette méthode) ne compte pas en rester à ce simple rideau défensif.
Ainsi, en septembre 1939, alors que la guerre éclate, celui-ci décide de construire des ouvrages de défenses complémentaires.
Pour protéger la capitale et sa région, une position de défense est mise en chantier : celle-ci sera baptisée du nom de "Ligne Chauvineau" (en l'honneur de l'officier qui en assurera la réalisation).
Un passage éclair
L'objectif initial de cet édifice était de servir de ligne de défense antichar (les blindés allemands étant évidemment identifiés comme des armes offensives redoutables).
Étalée sur une longueur de 130 kilomètres, formant un demi-cercle placé au nord de Paris, la ligne se composait notamment de nombreux petits blockhaus (réalisés par la main d’œuvre militaire).
Plutôt légère, cette fortification avait également pour avantage de servir de places de tir pour l'artillerie française.
Mais, peu après le début de la bataille de France (mai 1940), la ligne Chauvineau connaît déjà son épreuve du feu.
N'étant défendu que par des troupes désorganisées et peu pourvues en matériel, l'édifice ne peut malheureusement contenir les incursions nazies que l'espace de quelques jours.
Aussi, après de premiers combats initiés le 9 juin 1940, la ligne de défense est abandonnée par les soldats français (alors que les Allemands menacent de les encercler).
Comme son homologue Maginot, Chauvineau aura donc fait long feu.
Voir Acast.com/privacy pour les informations sur la vie privée et l'opt-out.
Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
Des billets de 0 euro ?... Pour quoi faire ?!
S'ils sont bien sûr inutiles pour payer des transactions, ces petits bouts de papier représentent en fait un objet souvenir très prisé qui rapporte des recettes plutôt importantes aux sites touristiques qui les vendent.
Compteurs à zéro
Les Indiens ont découvert le 0 vers le Ve siècle de notre ère.
Il a fallu tout de même attendre plus de quinze siècles, avant que les monnayeurs en fassent de même.
Trêve de plaisanterie : les premiers billets de zéro euro ont été présenté au public, le 1er avril 2015.
D'aucuns auraient pu penser qu'il s'agissait là d'un classique "poisson d'avril", mais Richard Faille (le président de la société Euro Banknote Memory) était bel et bien sérieux.
Déjà créateur du concept des médailles souvenirs (en partenariat exclusif avec La Monnaie de Paris, en 1996), l'homme voyait là une nouvelle opportunité de proposer des produits originaux à des collectionneurs.
Ainsi, la première série de billets de ce type comptait cent unités différentes, lesquelles affichaient uniquement l'image de sites touristiques français.
Chaque billet était vendu – au moment du lancement – au modique prix de deux euros.
Depuis, l'idée a fait du chemin puisqu'en 2021 on comptait plus de 2 500 billets différents ; imprimés dans plus de 30 pays d'Europe et du reste du monde.
À s'y méprendre
Pour satisfaire les puristes, les billets de zéro euro sont imprimés en étant conformes aux mêmes caractéristiques techniques des véritables billets de banques.
Pour ce faire, ceux-ci sont donc produits par Oberthur Fiduciaire : tout simplement l'une des plus grandes imprimeries fiduciaires du monde.
De ce fait, à l'arrivée, la ressemblance de ces objets avec des billets ordinaires est vraiment frappante et il n'y a guère que le zéro (et la qualité du papier, pour les numismates avertis) pour nous empêcher de payer avec.
C'est sans doute pour toutes ces raisons que les billets de zéro euro ont le vent en poupe et qu'ils ont conquis les cœurs, jusqu'à la Chine.
Par conséquent : ne vous fiez pas à ce qu'il y a de marqué sur le papier... dans quelques années, tous ces billets vaudront certainement très cher !
Voir Acast.com/privacy pour les informations sur la vie privée et l'opt-out.
Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
Livre "Guinness Book des records", chapitre "conflit" : il est fort possible d'y trouver le bombardement de Zanzibar, dans la catégorie "guerre la plus courte de l'Histoire".
Cet événement militaire, survenu le 27 août 1896, a effectivement pour particularité de n'avoir duré... que 38 petites minutes !
Une seule sommation
Fin du XIXe siècle : l'archipel de Zanzibar (situé sur la côte orientale africaine) est alors un protectorat anglais, officiellement géré par le sultan Hamad ibn Thuwaini ibn Saïd Al-Bousaïd.
En parfaite entente avec les Britanniques, l'homme rend toutefois l'âme le 25 août 1896.
Démarre alors une autre paire de manches pour les colons européens : rétif à toute présence étrangère sur ce territoire insulaire, un dénommé Khalid ibn Bargach brigue le trône laissé vacant... et entend gouverner tout seul !
Très loin de se laisser impressionner, les Anglais lui adressent immédiatement un ultimatum : s'il ne change pas de cap, le nouveau "sultan" fera face à de sévères représailles militaires.
Campant sur ses positions, l'intéressé a tout juste le temps d'organiser une résistance de fortune en disposant des troupes face à la mer ; sur l'île principale de l'archipel.
La suite appartient à l'Histoire...
Rapide comme l'éclair
Pour protéger son territoire, le sultan compte sur 2 800 hommes (dont des soldats de métiers, mais aussi des gardes du palais et même des centaines de serviteurs et d'esclaves).
Côté anglais, les militaires déployés sont près de trois fois moins nombreux (1050 soldats)... mais le matériel utilisé est de toute autre facture !
Après l'expiration de l'ultimatum qu'ils avaient lancé (le 27 août 1896, à 9:00 pile ; heure d'Afrique orientale), les Britanniques démarrent un bombardement intensif sur le palais de Khalid ibn Bargach.
Ce dernier essaie bien de répliquer avec ses navires, mais ses ennemis ne mettent que quelques instants à tous les couler.
En moins de 40 minutes, les Anglais incendient ainsi le palais et le harem de leur adversaire du jour.
N'accusant qu'un seul blessé grave dans leur camp, ceux-ci reprennent aussi facilement le contrôle de leur colonie (tandis que le sultan, en fuite, se réfugie dans le consulat allemand).
Qui a dit que l'Allemagne avait inventé la guerre-éclair ?
Voir Acast.com/privacy pour les informations sur la vie privée et l'opt-out.
Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
Diego Armando Maradona, Lionel Messi, Manu Ginobili, Aníbal Troilo : vous avez saisi le point commun ?
Il s'agit effectivement d'Argentins.... mais pas seulement !
Tous ces hommes ont également pour particularité d'avoir des origines italiennes.
Une caractéristique qu'ils partagent avec... deux tiers de leurs compatriotes !
La botte pose le pied en Amérique
"Les Argentins sont des Italiens qui parlent espagnol et qui se prennent pour des Français" : voici le genre de boutades que l'on peut entendre, lorsqu'il s'agit de parler de ce drôle de peuple d'Amérique du Sud.
Les plus perspicaces avaient toutefois déjà remarqué que des liens indéfectibles unissaient le pays au drapeau "albiceleste" ("blanc et bleu") à la "botte" de l'Europe.
Rien que la lecture des patronymes d'Argentins provenant de toutes les régions du pays rappelle, en effet, que ce sont bien les Italiens qui ont constitué la principale nation d'immigrants ayant fondé la nation argentine actuelle.
Ces origines européennes, ces Sud-Américains les rappellent - une fois de plus - avec humour, en disant notamment que si "les Mexicains descendent des Aztèques" et les "Péruviens des Incas", les Argentins, eux, "descendent du bateau" !
Une langue pour une autre
Arrivés en masse à partir des années 1850, les Italiens (alors surtout originaires des régions méridionales, comme la Campanie, la Calabre et l'actuelle Sicile) représentaient 45 % du total des immigrants (jusque dans les années 1940).
Rien de surprenant, donc, à ce que - de nos jours - leurs descendants occupent la proportion impressionnante de deux tiers de l'actuelle population civile argentine.
Ce qui est bien plus étonnant, par contre, c'est qu'avec une communauté aussi imposante... les Italiens ne soient pas parvenus à imposer leur langue !
Mais il y a aussi une explication à cela.
Si les Argentins parlent tous espagnol, c'est très probablement parce que les migrants italiens de l'époque maniaient bien plus couramment leur dialecte régional que la langue de Dante.
Alors qu'ils voulaient également s'intégrer à leur nouveau pays, ces nouveaux arrivants acceptèrent donc volontiers l'espagnol comme lingua franca.
Un espagnol argentin que l'on entend désormais teinté, en retour, de forts accents italiens !
Voir Acast.com/privacy pour les informations sur la vie privée et l'opt-out.
Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
Adolf Hitler prix Nobel de la paix : non non, il ne s'agit pas d'une mauvaise blague.
Cette proposition saugrenue a même germé dans l'esprit d'un parlementaire suédois qui avait adressé une lettre au comité de ce prix, en 1939.
Ladite suggestion était, toutefois, bien moins sérieuse qu'ironique...
L'art de l'ironie
Erik Brandt : voilà comment s'appelait l'individu qui a probablement eu l'une des idées les plus excentriques du XXe siècle.
En janvier 1939, ce député social-démocrate suédois est alors fraîchement élu pour participer aux débats qui agitent le parlement de son pays.
Antifasciste revendiqué, ce fils de pasteur est aussi issu d'un milieu plutôt modeste, puisqu'il est originaire de Borrby (une petite commune située au sud de la Suède).
Alors qu'une guerre contre le Reich semble aussi inévitable qu'imminente, l'homme décide cependant de communiquer son rejet du nazisme à sa manière.
En effet : pour faire réagir ses contemporains, Erik Brandt écrit une lettre ouverte au comité Nobel norvégien (le 1er février 1939).
Il y demande clairement à ce que l'on attribue le prix Nobel de la paix au dictateur qui avait annexé l'Autriche et envahi les Sudètes au cours de l'année écoulée.
Autre élément du sulfureux contexte : Neville Chamberlain fait, lui, officiellement partie des nommés pour la récompense.
Ayant signé les accords (léonins) de Munich, le Premier ministre britannique avait fatalement eu pour don d'agacer Erik Brandt...
Manque de chance, toutefois : même si son initiative absurde, pleine d'humour noir, aurait bien pu séduire les anti-nazis de tous bords... c'est précisément l'inverse qui s'est produit !
Rire de tout... mais pas avec tout le monde
"L'amour ardent de la paix" du Führer, pourtant ostensiblement évoqué de manière sarcastique, n'avait pas plu à tout le monde !
Effectivement : contre sa propre volonté, Erik Brandt fut tristement pris au sérieux par ses contemporains.
Comble du comble : c'est le militant anti-fasciste suédois qui a lui-même été taxé de fascisme !
Ce quiproquo restera toutefois sans grande conséquence : la proposition ne fut évidemment pas étudiée par le comité Nobel... et la guerre – impitoyable - allait définitivement éclipser tous ces "débats" devenus du même coup caducs.
Voir Acast.com/privacy pour les informations sur la vie privée et l'opt-out.
Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
From the publisher's feed
Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

69 Listeners

335 Listeners

25 Listeners

19 Listeners

21 Listeners

11 Listeners

20 Listeners

12 Listeners

22 Listeners

6 Listeners

6 Listeners

7 Listeners

5 Listeners

3 Listeners

2 Listeners

3 Listeners

156 Listeners

5 Listeners

3 Listeners

3 Listeners

3 Listeners

2 Listeners

1 Listeners

1 Listeners

0 Listeners

0 Listeners

0 Listeners

2 Listeners