Un mot par jour

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Un mot par jour episodes

  • Une ville de Nouvelle Zélande vient de licencier son sorcier officiel

    Et si Poudlard se trouvait, en réalité, en Nouvelle-Zélande ?

    Vous ne le savez peut-être pas mais, pendant plus de vingt ans, la ville de Christchurch employait... un sorcier attitré !

    Ce dernier avait notamment pour "fonction" de faire tomber de la pluie en cas de sécheresse...


    Un sorcier dans la ville


    Tout avait commencé sur les chapeaux de roues, pour l'homme coiffé d'un chapeau de sorcier.


    Arrivé à Christchurch (la troisième plus grande ville de Nouvelle-Zélande) en 1972, Ian Brackenbury Channell avait d'abord harangué les foules, vêtu de son amusante tenue de mage.


    Si les forces de l'ordre municipales avaient d'abord essayé de le déloger de la place où il avait l'habitude d'officier, celles-ci durent toutefois se rendre à l'évidence : le prédicateur avait un charme indéniable qui subjuguait les foules.


    De plus en plus populaire, le fin rhéteur (justement diplômé en psychologie et en sociologie) a donc progressivement fait partie du paysage local, jusqu'à même intégrer les guides touristiques de Christchurch.


    Une chose en entraînant une autre : la ville a donc fini par l'embaucher (en 1998), en la qualité de... "Wizard of New Zealand" ("sorcier de la Nouvelle-Zélande") !


    Le charme se brise


    Dès lors sorcier officiel et rémunéré en tant que tel (16 000 dollars australiens par an, ce qui équivaut à 10 000 euros annuels), Ian Brackenbury Channell défendait "l'âme de la ville" à sa manière en soutenant des initiatives populaires.


    Plus excentrique : le néo-zélandais jetait également "des sorts" pour porter chances aux équipes de rugby locales ou encore "faire tomber la pluie" en période de sécheresse.


    Malheureusement pour lui, la ville de Christchurch a bien décidé de le licencier (en octobre 2021), après 23 ans d'un dévouement sans faille.

    La nouvelle a bien évidemment déplu à l'homme de 88 ans qui tancé, en retour, la "bande de bureaucrates sans aucune imagination" qui avait précipité son départ.


    Pas de panique, cependant : malgré la déception du vieil homme, Christchurch ne fera l'objet d'aucune malédiction. Parole de sorcier.


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    2 min
  • Pigcasso est un cochon-artiste côté

    Picasso est mort... vive Pigcasso !

    N'y voyez pas qu'un bête jeu de mot : sous ce pseudonyme se cache en fait une truie que son propriétaire présente... comme une artiste peintre !

    Loin de seulement faire rire, le charmant animal vend tout de même ses toiles à des sommes astronomiques.


    De l'art et du cochon


    Donner de la confiture à des cochons : voilà ce que ferait Pigcasso (un mot-valise amusant, composé de "pig" - pour "cochon", en anglais – et "Picasso", le célèbre peintre espagnol), si elle n'avait aucun admirateur.


    Heureusement pour elle, c'est précisément l'inverse.

    L'artiste porcin vient en effet de vendre une œuvre pour la coquette somme... de 23 500 euros !


    Un joli exploit pour un animal qui est déjà l'auteur de plus de 400 œuvres !


    La prouesse prend, d'ailleurs, d'autant plus de relief si on la considère à l'aune de la destinée qui pendait au groin de ladite truie : avant d'être Pigcasso, celle-ci devait en effet finir dans l'abattoir d'une exploitation porcine située à la périphérie de Cape Town (en Afrique du Sud) !


    Fort heureusement pour le porcelet, Joanne Lefson – une autre artiste – a joué le rôle de l'ange gardien, en devenant son propriétaire (en 2016).


    Un sauvetage in extremis qui a coïncidé avec le début d'une nouvelle vie : celle de peintre à succès !


    Une patte originale


    Avec son double quintal et ses six années porcines au compteur, Pigcasso ne partait par forcément avec que des avantages pour réaliser ce parcours de vie improbable.


    Selon sa propriétaire (qui l'a placée dans un refuge animalier sud-africain), la truie manierait en fait le pinceau en l'attrapant simplement avec ses dents puis en l'agitant très énergiquement, jusqu'à mettre de la couleur sur des toiles vierges.


    D'un style très abstrait, les différentes productions de ce peintre hors du commun donnent d'ailleurs naissance à de nombreuses interprétations.

    Par exemple : l'une de ses toiles représente une grosse tache jaune côtoyant quelques stries rouge vif.

    Pour certains, il n'en fallait pas plus pour y reconnaître Donald Trump...


    Si en plus Pigcasso sait manier l'art du buzz, elle a encore de beaux jours devant elle !


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    2 min
  • Supprimer une autoroute peut réduire la circulation

    "Moins d'autoroutes, moins de trafic" : a priori, le raisonnement semble plutôt simpliste.

    Pourtant, cette stratégie a bien porté ses fruits.

    C'est même la réciproque d'un phénomène bien connu : celui du "trafic induit".


    Action, réaction


    C'est quelque chose de plutôt méconnu, mais les autoroutes et voies rapides induisent fatalement la circulation de voitures.


    Cela peut s'expliquer par un outil de compréhension ordinairement dévolu au domaine de l'analyse économique : celui de l'élasticité de la demande.

    Directement sensible à l'offre (à laquelle elle s'adapte par effet miroir), la demande s'ajuste en effet mécaniquement ; en fonction de la conjoncture économique.


    De ce fait : dans le cadre de l'infrastructure de transport comprise comme un service, le nombre d'usagers circulant en voiture augmente ou diminue en fonction de l'amélioration ou de la dépréciation du niveau dudit service (et, aussi, de son coût).


    Ainsi, pour réduire le nombre d'automobilistes, il suffirait de supprimer des infrastructures de transport pour déboucher sur ce qu'on appelle une "évaporation du trafic".


    Comme par magie


    C'est la journaliste et sociologue américaine Jane Jacobs qui a notamment contribué à populariser l'expression de "trafic évaporé", via la publication de son célèbre ouvrage "Déclin et survie des grandes villes américaines" (1961).


    Dans cette étude, l'intellectuelle démontre – entre autres - comment la régulation de la circulation automobile peut métamorphoser la vie et le paysage urbains (lesquels sont continuellement érodés par la profusion de voitures).


    Dans la mégapole de New York, par exemple, la suppression d'une voie avait occasionné (à la fin des années 1950) la nette baisse du trafic automobile ; améliorant, du même coup, les conditions de vie des riverains.


    Ce "trafic déduit" (on parle aussi, parfois, de "désinduction") est donc une bonne surprise qui désengorge les routes de manière durable.

    Peu coûteux à reproduire, l'exemple new-yorkais a – depuis – évidemment fait pas mal d'émules (dans des villes aussi diverses que Boston, Séoul et... Rouen !).


    Après tout : pourquoi faire compliqué quand on peut solutionner d'épineux problèmes de manière aussi simple ?


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    3 min
  • Chez McDonald's en Chine on peut faire du vélo en mangeant

    "Mangez, bougez".

    Les Chinois semblent appliquer ce précepte à la lettre.

    Effectivement : c'est bien en Chine que McDonald's a installé des vélos d'appartement, dans certaines de ses enseignes.

    De cette manière, les clients peuvent faire de l'exercice tout en rechargeant leur téléphone.


    Au four et au moulin


    C'est depuis septembre 2021 que "la table-vélo de recharge verte" a fait son apparition dans certains restaurants McDonald's, installés au sein de l'Empire du Milieu.


    La nouvelle a été officialisée par le géant du fast-food lui-même, via un communiqué de presse et la publication d'une vidéo exclusive sur TikTok (la célèbre plateforme de vidéos chinoise).


    Sur ce petit spot (faisant la réclame d'un McDonald's de Shanghai), on pouvait notamment voir une femme attablée, mangeant un hamburger et buvant du soda... tout en faisant du vélo d'appartement !


    Si les images ont intrigué de manière positive certains spectateurs, elles ont toutefois également soulevé quelques critiques.

    Ainsi pouvait-on lire des commentaires circonspects, quant au bien-fondé d'une pratique mélangeant l'activité physique et l'alimentation....


    Rien ne se perd, tout se transforme


    Il faut toutefois bien plus que quelques railleries, pour faire dérailler le gouvernement chinois de la nouvelle voie qu'il entend tracer pour le futur.


    En effet, ces vélos d'appartement s'inscrivent dans le projet "Upcycle for Good" ; lequel met en avant la création de produits en plastique recyclé.

    Une nouvelle résolution qui tombe bien, puisque l'enseigne McDonald's compte également s'engager toujours plus dans le domaine de l'écologie.

    Pour boucler la boucle, les clients du fast-food peuvent en outre recharger leur téléphone avec l'énergie générée par leurs coups de pédales.


    Comptant bien lancer une nouvelle tendance, la chaîne de fast-foods a donc déjà mis à disposition dix "vélos de recharge verts" dans deux restaurants du pays (situés à Guangdong et Shanghai).


    Au-delà du buzz, les Chinois auront donc l'occasion de montrer s'ils veulent ou non que cette initiative - aussi amusante qu'écologique - fasse le tour de la Chine.


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    2 min
  • Il est impossible d'allumer un feu en frottant deux silex

    Pour découvrir le podcast Complément d'Histoire: https://www.chosesasavoir.com/podcast/complement-dhistoire/

    ------------------------------------

    Idée reçue numéro 0 : il est possible d'allumer un feu avec deux silex.

    Perdu : c'est tout simplement impossible !

    Exit, donc, l'image d’Épinal d'Hommes des cavernes allumant leurs feux en frottant simplement des pierres...


    Allumer le feu


    Nos préjugés tomberaient-ils les uns après les autres ?

    Celui-ci semble dater de la Préhistoire !


    Pierre que l'on associait au feu des cavernes, le silex ne fonctionne pas tout à fait comme on a l'habitude de le présenter.


    Que l'on ne s'y trompe pas pour autant : il s'agit bien d'un minéral qui peut être utilisé pour créer une flamme... mais - pour y parvenir – le processus est relativement complexe.


    Impossible donc de faire surgir des étincelles en frottant simplement deux silex l'un contre l'autre.


    Pour créer le feu salvateur, il faut plutôt frotter le minéral contre une autre pierre qui contient – celle-ci – du sulfate de fer.

    À ce titre : la pyrite et la marcassite peuvent donc faire l'affaire.


    Et si l'on tient tout de même à utiliser deux silex ?

    Frottés l'un contre l'autre, les deux pierres ne créent en fait que des étincelles "froides" et instables qui ne peuvent absolument pas enflammer la moindre brindille...


    Il suffira d'une étincelle


    A contrario, la pyrite (comme la marcassite) fait jaillir des étincelles chaudes (d'où son nom de "pyrite", provenant du grec "pyros", pour "feu").

    Projetés, des éclats de sulfure de fer (tout juste arrachés à la pierre) deviennent ainsi incandescents pendant quelques secondes.


    Dès lors, il ne reste qu'à placer ces étincelles sur un support inflammable ; afin que le feu prenne.

    Pour ce faire, nos aïeuls de la Préhistoire utilisaient probablement de l'amadou (un champignon que l'on trouve souvent en forêt).


    Une fois que les premières braises prenaient forme, les humains d'alors enflammaient le tout en ajoutant des herbes sèches.

    Avec un peu de savoir-faire, une belle flamme pouvait alors danser sur le petit brasier ; en moins de cinq minutes.


    De nos jours, il reste toutefois possible de faire du feu avec un simple silex... et un canif !

    Eh oui : en frappant sèchement ladite pierre, avec le dos de la lame, des éclats d'acier enflammés jaillissent tout naturellement.


    À vous de jouer !


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    3 min
  • Les voix qu'entend un schizophrène diffèrent selon les pays

    "Les voies du Seigneur sont impénétrables"... et les voix du schizophrène ne sont pas interchangeables !

    Il semblerait, en effet, que cette maladie mentale (qui touche 50 millions de personnes à travers le monde) ait des manifestations différentes selon l'origine du sujet.

    Ainsi, alors qu'un schizophrène occidental peut entendre des injonctions violentes, son homologue asiatique aurait – quant à lui – des suggestions bien plus triviales...


    Une histoire de contexte


    Selon le peintre français George Braque : "la culture engendre la monstruosité".

    Restons plus nuancés et disons simplement qu'elle la modèle...


    Nulle question de comparer les schizophrènes à des monstres, bien entendu, mais certains chercheurs ont pointé du doigt un élément intéressant.


    Il semblerait, en fait, que selon la culture d'origine des personnes sujettes à ce trouble psychologique, les hallucinations auditives (qui affectent, très souvent, les schizophrènes) aient une teneur radicalement différente.


    C'est précisément Tanya Luhrmann – une anthropologue de Stanford – qui a mené une étude très poussée sur le sujet (publiée dans le "British Journal of Psychiatry").


    Après avoir interviewé 60 schizophrènes (originaire d'Amérique du Nord, d'Afrique et d'Asie), la chercheuse a notamment pu cerner la typologie de leurs hallucinations.


    Chacun voit midi à sa porte


    Le moins qu'on puisse dire, c'est que la diversité humaine se reflète jusque dans la "folie".


    En effet, si la plupart des schizophrènes américains entendent "des voix menaçantes et agressives" (qui les incitent à commettre des actes violents), les Indiens – eux – entendent plutôt des voix familières (associées à des membres de leur entourage) leur demandant... de faire le ménage !


    Les Ghanéens, de leur côté, ont plutôt tendance à "entendre Dieu leur parler".


    Selon Tanya Lurhmann : ces différences de perception pourraient s'expliquer par les divergences qui affectent les notions d'identité et de communauté, dans chacune des cultures d'origine.


    En Occident, par exemple, les pensées occupent un rôle privé dans la psyché individuelle ; ce qui expliquerait pourquoi les hallucinations auditives seraient perçues comme des intrusions particulièrement violentes.


    A contrario, en Asie, la notion d'interdépendance communautaire occupe encore un rôle central pour de nombreuses personnes.

    Les hallucinations auditives s'en retrouvent donc considérablement dédramatisées, par les sujets qui en sont les récepteurs.


    Aux schizophrènes de trouver leur voie...



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    3 min
  • Chasseur d'iceberg est un nouveau métier

    Les icebergs ne servent pas qu'à faire chavirer des paquebots.

    À vrai dire, certains d'entre eux sont même prisés pour le liquide qu'ils recèlent.

    En quête d'eau pure, certains Canadiens se muent alors en "chasseurs", lancés aux trousses de ces gigantesques blocs de glace.


    Au cœur de la glace...


    Chasseurs de fantômes, chasseurs de trésors, chasseurs de baleines... et – aussi - chasseurs d'icebergs !

    L'Amérique du Nord n'a pas fini de nous surprendre.


    En 2019, le "Daily Mail" nous a conté l'histoire d'un de ces hommes à l'occupation bien originale.


    Âgé de 60 ans, le Canadien Edward Kean traque des blocs de glace ; depuis maintenant une vingtaine d'années.

    Capitaine d'un bateau nommé "Green Waters", le senior parcourt ainsi régulièrement des dizaines de kilomètres en quête de "Moby Dick" givrés.


    Sa technique est maintenant bien huilée : l'homme tire quelques coups de fusil, dans le but d'affaiblir un morceau de glace qu'il pourra alors décrocher en utilisant un coup de pelle mécanique.

    L'eau ainsi prélevée sera ensuite vendue comme un produit de luxe ; du fait de sa grande pureté.


    Et pour cause : le liquide en question est en fait congelé depuis une période qui remonte à bien avant la révolution industrielle du XIXe siècle.


    Il est donc vierge de toute pollution !


    ...Un sacré filon


    Une fois qu'elle a été prélevée, cette eau de luxe peut être revendue... pour la coquette somme d'un dollar le litre, à des entreprises locales !


    Elle est alors directement mise en bouteille ou mélangée avec de l'alcool (pour, par exemple, faire de la bière ou de la vodka "premium").


    Au total, une bouteille d'eau de ce type coûte donc environ 11 euros, tandis que les tarifs peuvent grimper jusqu'à 60 euros - le flacon - pour de la vodka !


    Des prix exorbitants qui n'ont pas de quoi dissuader les acheteurs, bien au contraire.

    Mieux : une clientèle fortunée raffole de ce genre de boissons et en achète régulièrement.


    Ces clients en quête de breuvages purs et immaculés dépassent – bien entendu – très largement les frontières du Canada (puisqu'on en trouve jusqu'au Moyen-Orient et dans le reste de l'Asie).


    Edward Kean peut s'en frotter les mains.



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    2 min
  • Certains chameaux sont botoxés

    Il n'y a pas que les stars sur le déclin qui recourent au Botox.

    Dans le règne animal, certains animaux ont également eu droit à quelques injections de toxine botulique.

    Pas de leur propre chef, évidemment...


    Les bosses de trop


    Les chameaux ont déjà deux bosses... alors pourquoi encore les boursoufler ?

    Les explications, il faudra les demander aux propriétaires de quelques unes de ces bêtes... vivant en Arabie Saoudite !


    C'est en ces terres ensablées qu'un concours de beauté d'un genre bien particulier a provoqué une vive polémique.


    En effet, jugés par un jury d'experts, 43 chameaux ont été disqualifiés... pour tricherie ! (selon l'agence de presse saoudienne, SPA, en 2021).

    Les fameux camélidés avaient tout simplement reçu des injections de Botox.


    Stupide, a priori.

    Mais quand on jette un œil aux prix réservés aux vainqueurs... on comprend aisément ce qui a pu motiver les tricheurs !


    Eh oui : pour ce festival ancré dans la tradition bédouine et organisé annuellement au début du mois de janvier ,par le roi Abdelaziz – dans un désert situé au nord-est de Riyad - les propriétaires des plus beaux chameaux pouvaient empocher la très jolie somme de 66 millions de dollars (soit 58,5 millions d'euros) !


    Sous toutes les coutures


    Pour départager les chameaux, les juges inspectaient la taille de leurs lèvres, leur cou et – bien évidemment – leurs inévitables bosses.


    Mais comme tout cela est très sérieux, absolument rien n'a été laissé au hasard.

    Du coup, pour entraver tout risque de triche les inspecteurs ont passé tous les chameaux aux rayons X.


    Un révélateur quasiment infaillible qui a dévoilé la vérité aux yeux de tous : des mâchoires et des lèvres de camélidés étaient bien inauthentiques.


    Mais ce n'est pas tout.

    En plus du Botox, certains candidats avaient également utilisé du collagène ou encore des hormones pour stimuler la croissance musculaire de leurs bêtes.


    Une manœuvre malhonnête qui, malheureusement pour l'équité du concours, dure depuis plusieurs années.

    En effet, en 2018, 14 chameaux s'étaient déjà retrouvés disqualifiés pour les mêmes motifs.


    Pour gagner dans les règles, mieux vaut donc bosser dur.



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    2 min
  • Un enfant noir américain n'a pu fréquenter une école pour blancs qu'en 1960

    Retrouvez le nouveau podcast de Ben, Apprendre l'anglais avec l'actu, sur https://www.chosesasavoir.com/podcast/apprendre-langlais-avec-lactu/

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    Les États-Unis n'ont pas toujours été le pays du melting pot que nous connaissons actuellement.

    En fait, il y a encore quelques décennies la ségrégation raciale était encore d'actualité.

    Si bien que les premières classes mélangeant Noirs et Blancs n'ont en réalité vu le jour... qu'en 1960 !


    L'Amérique en noir et blanc


    Elle s'appelle Ruby Nell Bridges.

    Son nom ne vous évoque peut-être rien, mais il s'agit en fait d'un des personnages-clés de la seconde moitié du XXe siècle états-uniens.


    Et pour cause : alors qu'elle n'était qu'une petite fille, cette afro-américaine a été la première personne de couleur à intégrer une école jusque-là réservée aux seuls Blancs.


    Cet événement historique a eu lieu le 14 novembre 1960, à l'école élémentaire William-Frantz de la Nouvelle-Orléans.

    Il s'agissait alors de la concrétisation d'un appel au volontariat (lancé par la "National Association for the Advancement of Colored People" ; NAACP) auquel avaient répondu les parents de la fillette quelques mois plus tôt.


    L'acte en lui-même n'avait absolument rien d'anodin.

    En effet : la ségrégation scolaire n'avait en fait été abolie que depuis l'arrêt "Brown v. Board of Education" de 1955.


    Dans une société où les mentalités n'avaient pas encore évolué, il était donc logique que le père de la jeune Ruby soit hésitant à scolariser sa fille dans un établissement quasi-exclusivement blanc.


    Première de cordée


    Les remous ne se firent pas attendre.

    Du fait de l'opposition de plusieurs parents d'élèves, Ruby Nell Bridges dut en effet faire sa rentrée sous escorte.


    Pire : les officiers de polices locaux (et de l’État) refusant de la protéger, ce sont des marshall fédéraux qui assurèrent la protection de la fillette.


    C'est donc au milieu d'une foule extrêmement courroucée que la nouvelle élève fit son entrée en classe.


    Mais la folie ne s'arrêta pas là : réprobateurs, de nombreux parents retirèrent leurs enfants de l'établissement.

    Des professeurs suivirent même ce mouvement de défection... à l'exception d'une institutrice originaire de Boston, nommée Barbara Henry.


    Durant une année, l'enseignante donna donc cours à la seule petite Ruby ; dans une classe où elle n'était que la seule élève...


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    3 min
  • Le premier disque dur pesait 1 tonne

    La mode est la miniaturisation.

    Si vous avez l'habitude de stocker vos données sur des clés USB ou sur des cartes micro SD, vous serez donc surpris d'apprendre que le premier disque dur... pesait une tonne !


    Moins c'est petit, moins c'est mignon


    1956 : des hommes chargent un disque dur IBM à bord d'un avion.


    La capacité du gros bloc peut, aujourd'hui, nous faire sourire : il ne pouvait stocker que 5 petits Mo de données...

    Son poids, par contre, est encore plus étonnant : l'engin pesait en fait... 900 kilogrammes !

    Il s'agissait alors d'un IBM 350, un modèle de disque dur dévoilé la même année par la firme américaine.


    Sur le plan purement technique, ce mastodonte (qui avait une taille comparable à celle de deux réfrigérateurs) se composait de 50 plateaux de 61 centimètres de diamètre (avec 100 surfaces d'enregistrement).

    Chacune des surfaces avait elle-même 100 pistes, tandis que le disque tournait à 1 200 tours/minute.

    Des caractéristiques qui rendaient le disque capable d'atteindre un taux de transfert proche d'une vitesse de 8 800 caractères par seconde.


    Avec de telles mensurations, il n'était donc pas étonnant que le disque dur IBM 350 coûte la coquette somme de 3 200$ (l'équivalent de 2 350€) pour une location mensuelle ou... 50 000$ (36 000€) pour un achat pur et simple !


    Un poids lourd qui s'écoule


    Malgré ses dimensions gargantuesques, l'IBM 350 parvint à se vendre - de 1956 à 1961 - dans des proportions qui atteignent le millier d'exemplaires.


    À cette époque, l'engin faisait partie intégrante du RAMAC 305 : le premier ordinateur à disque dur commercialisé par la firme IBM.


    Si de tels chiffres de vente peuvent aujourd'hui nous sembler dérisoires, ils n'étaient donc pas du tout anodins à l'époque.


    Évidemment, avec un tel prix de vente, les consommateurs de la société civile étaient - de fait - exclus de l'équation.

    Ce sont donc l'armée américaine et plusieurs multinationales qui firent l'acquisition de ce géant, pionnier de l'informatique moderne.


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