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Or


Habiter à Monaco et ne pas avoir le droit de jouer au casino ?
C'est un peu comme si l'on vivait au Brésil et qu'on était interdit de jouer au football !
Datant officiellement de 1987, cette prohibition étonnante plonge en fait ses racines dans une période bien plus ancienne qu'on ne pourrait le croire.
Les jeux sont faits
Placée au bord de mer, dans une région réputée pour son climat clément, la Principauté de Monaco aurait pu léguer un environnement bien pire à ses résidents.
Mais n'allez pas croire, pour autant, que tout a toujours été rose pour les sujets monégasques.
En effet, pendant le règne du prince Charles III (1818-1889), les villes adjacentes de Menton et de Roquebrune furent officiellement cédées par la Principauté à la France.
Problème : en plus de cette mutilation pénible sur le plan symbolique, lesdits territoires représentaient – à l'époque – 80 % de la surface monégasque... et une très large part de ses revenus agricoles !
Pour réalimenter des finances exsangues, il fallait donc se montrer ingénieux.
Justement, Charles III avait plus d'un tour dans son sac et l'une de ses idées fit mouche : pour remettre Monaco à flot, il fallait tout simplement transformer la Principauté en lieu de villégiature et de loisirs !
Avec cette nouvelle stratégie, les jeux de hasard étaient tout destinés à occuper une place centrale dans l'économie locale.
Interdits dans les pays voisins, les casinos faisaient donc leur arrivée sur le rocher ; drainant, avec eux, une riche clientèle étrangère.
Le prince veille au g(r)ain
Évidemment, pour qu'une telle économie fonctionne, il fallait faire en sorte que la population locale... ne dilapide pas elle-même ses économies dans les jeux de la ville !
De même, la Principauté étant relativement peu peuplée, il valait mieux éviter que les croupiers ne se trouvent face à des joueurs provenant de leur propre famille...
Pour toutes ces raisons, le prince Charles III a immédiatement cherché à dissuader les Monégasques de jouer aux jeux d'argent locaux.
Bien plus tard, cette disposition fut confortée par une loi (passée en 1987 et toujours en vigueur), interdisant aux sujets de la Principauté de participer aux jeux d'argent installés sur le territoire.
On ne peut pas avoir le beurre et l'argent du beurre.
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Certaines huîtres recèlent de perles... et certains diamants de minéraux très rares.
Des scientifiques ont en effet découvert à l'intérieur de cette pierre précieuse un composant très particulier nommé "davemaoite".
Censé se trouver au sein du manteau terrestre, c'est la première fois que ce minéral était détecté à la surface de la Terre.
Une drôle de surprise
C'est dans la revue scientifique "Science" que cette drôle de découverte a été communiquée au grand public.
Un groupe de recherche américain y révélait, dans un article, la première "rencontre avec un nouveau minéral ordinairement censé se trouver sous la surface de la Terre".
Pas d'emballement, cependant : le témoin de cette apparition terrestre ne mesure que quelques micromètres.
Cette toute petite quantité de davemaoite se loge en fait dans un diamant originaire du Botswana (dont la formation a été évaluée à près de 660 kilomètres sous la surface de la Terre).
Pour identifier sa présence, les chercheurs ont notamment fait usage d'un rayon X à haute énergie.
En mesurant "l'angle et l'intensité de la lumière" réfléchie, ceux-ci ont donc pu déchiffrer la composition exacte du diamant et ce qu'il contenait en son sein.
Un visiteur venu des profondeurs
Nommée en l'honneur du géophysicien Ho-Kwang Dave Mao, la davemaoite est une "forme particulière de pérovskite de silicate de calcium, de formule chimique CaSiO3".
Pour se former, ce minéral a besoin de pressions 200 000 fois plus élevées qu'à la surface de la Terre ; raison pour laquelle on ne le trouve, ordinairement, qu'au sein du manteau profond.
Déjà analysée sur le plan théorique, la davemaoite n'avait jusqu'à présent jamais été observée de visu (puisque, généralement, celle-ci se décompose sous la forme d'autres minéraux ; lorsqu'elle remonte à la surface terrestre).
Une telle découverte, sur notre sol, est donc une opportunité formidable pour mieux comprendre le fonctionnement du manteau de notre planète.
Par exemple : grâce à l'analyse de ces quelques fragments de davemaoite, il deviendrait possible de découvrir l'existence d'autres minéraux enfouis dans les profondeurs.
Les entrailles de la Terre délivrent leurs secrets au compte-gouttes.
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Un humanoïde muni d'une queue de singe ?
Voilà qui ressemble fort à l'un des personnages de la saga japonaise "Dragon Ball Z"...
Pourtant, dans notre monde à nous, un nourrisson est bien né avec un véritable appendice caudal long de 12 centimètres !
Passée entre les mailles du filet
"Quand on parle du loup, on en voit la queue".
Et quand on parle de l'Homo sapiens ?
À vrai dire, il nous reste bien un héritage de nos lointains cousins simiens.
En effet, au cours de son développement, un enfant humain est l'hôte d'une queue qui fait son apparition entre la quatrième et la sixième semaine de gestation.
Sous l'action des macrophages, cet appendice disparaît toutefois plutôt rapidement ; à la fin de la huitième semaine de grossesse.
Mais... il y a un mais !
Dans certains cas rarissimes, ce vestige d'un passé révolu persiste jusqu'à pointer le bout de son nez (si l'on peut dire), au moment de la naissance du nourrisson.
C'est ainsi que, de temps en temps, des bébés "mutants" font la une des journaux ; du fait de leur petite particularité.
C'est précisément ce qui a eu lieu au Brésil, au début de l'année 2021.
Au pays du "Saimiri ustus" (également appelé "singe-écureuil brésilien"), un bébé a en fait vu le jour avec – au dessus de sa fesse gauche – une queue d'une douzaine de centimètres qui se terminait par une drôle de boule (grosse de quatre centimètres de diamètre).
Couper le cordon... et la queue
Ladite queue était tout à fait inédite.
En effet : contrairement à celle d'un animal, elle n'avait pas de poils, pas d'os, ni de cartilage.
Elle était donc totalement molle, à la manière d'un simple cordon uniquement fait de peau.
En l'étudiant, les médecins ont tout de même établi qu'elle se composait de divers tissus adipeux, de nerfs et de vaisseaux sanguins.
Évidemment, ces spécialistes ont pris le soin d'ôter au nouveau-né cet appendice (en s'assurant, tout de même, que la queue n'était pas reliée à son système nerveux).
Celle-ci pouvait dès lors rejoindre la "collection" de cas recensés chez les humains (on compte, à l'heure actuelle, une quarantaine de "queues humaines" clairement identifiées).
L'Homme, un animal comme les autres ? (vous avez quatre heures)
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Vive le progrès !
Qui peut, par exemple, se plaindre de pouvoir transporter (presque) autant de livres qu'il le souhaite, en les stockant virtuellement sur une tablette ?
Eh bien, figurez-vous que cette invention ne date pas vraiment d'hier.
Son principe plonge en fait ses racines... au XVIIIe siècle !
En avance sur son temps
C'est dans la bibliothèque de l'université de Leeds (au Royaume-Uni) qu'il est possible de contempler... une bibliothèque portable.
Un peu à la manière des poupées russes, cette grande boîte transportable, en forme de livre - datant du XVIIe siècle – était l'hôte de nombreux ouvrages.
Conçu pour contenir pas moins d'une cinquantaine de petits livres, l'ingénieux objet était donc très proche (dans son principe) de nos liseuses actuelles !
Selon les historiens, il est fort probable que cette bibliothèque portable jacobine ait été le résultat d'un souhait formulé par l'avocat William Hakewill (alors membre du Parlement britannique).
Celui-ci voulait en fait offrir un présent hors du commun à l'un de ses amis, pour le nouvel an 1617.
L'étui des livres de poche
En plus d'être pratique, le "grand livre" transportable était également personnalisé.
En effet, sur sa "couverture", peuvent encore être admirées les armoiries du donneur et du receveur (un des membres de la famille irlandaise Madden) de ce cadeau.
À l'intérieur, se trouvait en outre une sélection d'ouvrages triés sur le volet pour couvrir l'ensemble des domaines importants de l'époque.
Ainsi, des éditions de poche de classiques de théologie et de philosophie écrits par Ovide, Virgile ou Cicéron composaient cette bibliothèque d'érudit.
Fier de son idée, Hakewill ne s'est pas arrêté à cette simple commande.
En effet, en l'espace de 4 ou 5 ans, celui-ci a commandé 3 bibliothèques supplémentaires du même genre.
Ces exemplaires peuvent être observés à la British Library, à la Huntington Library (Californie) et au Toledo Museum of Art (Ohio, États-Unis d'Amérique).
Avec le temps, les livres de poche, quant à eux, connurent un essor bien plus impressionnant ; puisque des colporteurs européens les diffusèrent, jusque dans les campagnes les plus reculées des différentes régions d'Europe.
Ainsi pouvait démarrer l'alphabétisation croissante du Vieux Continent.
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Surnommé "l'Unifolié" (ou "The Maple Leaf Flag" en anglais, c'est-à-dire "le drapeau à la feuille d'érable"), le drapeau du Canada est facilement reconnaissable.
Il faut dire que sa forme emblématique le rend vraiment en phase avec le pays qu'il représente.
Au point que l'on pense qu'il est né en même temps que la nation nord-américaine elle-même...
Une question d'identité
Il n'est pas toujours évident de trouver un drapeau qui marque les esprits.
Cette prouesse, les Canadiens ne sont parvenus à la réaliser qu'en 1965.
En fait, avant d'avoir un étendard de couleurs rouge et blanche (avec une seule feuille d'érable vermeille, à 11 pointes, en son centre), le pays d'Amérique du Nord a d'abord tâtonné pendant près d'un siècle.
En effet, de 1868 à 1965, le drapeau canadien était un "Red Ensign" (calqué sur le modèle britannique).
Il se composait principalement d'un rectangle rouge sur lequel se trouvait l'"Union Jack" (l'emblème du Royaume-Uni) dans le coin haut de gauche ; et d'un blason représentant les différentes provinces canadiennes, placé sur le côté droit.
Toutefois, dans la deuxième moitié du XXe siècle, des politiciens canadiens proposent de trouver un nouveau drapeau pour le pays ; afin de le démarquer de l'ancienne puissance coloniale dont il avait été rendu indépendant.
Une seule feuille sur le drapeau
C'est le chef de l'opposition d'alors - Lester B. Pearson – qui déclare, en 1960, qu'il faut "résoudre le problème du drapeau".
Une fois élu premier ministre (1963), le politicien canadien persiste sur cette voie en promettant de trouver un nouvel étendard ; avant que le Canada ne fête son premier centenaire d'indépendance (en 1967).
Dans un premier temps Pearson propose un drapeau complètement différent de celui que nous connaissons actuellement (il s'agit d'un rameau de trois feuilles d'érable rouges, dessinées sur un fond blanc bordé de deux bandes latérales bleues).
La possible adoption de ce modèle est âprement discutée en 1964 (durant une période qui est désormais connue comme celle du "grand débat sur le drapeau").
C'est finalement une autre version (avec une feuille d'érable rouge) qui est adoptée et rendue officielle – le 28 janvier 1965 – par proclamation de la Reine Elizabeth II elle-même.
Cet étendard est inauguré au cours d'une cérémonie publique, le 15 février de la même année.
Le début d'une belle histoire d'amour entre un peuple et son emblème national.
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Un aller simple vers nulle-part : voilà ce que propose Ulu Travel, une société de transport basée à Hong Kong.
Le but de ces 5 heures de voyage en bus... sans destination ?
Faire trouver le sommeil aux insomniaques les plus résistants !
Quand c'est Morphée qui conduit
Tous les moyens sont bons pour trouver le repos.
Mais si l'insomniaque lambda préfère compter les moutons, certaines personnes ont des idées un peu plus excentriques.
À Hong Kong, justement, la société de transport Ulu Travel a proposé un concept détonnant : celui d'organiser des voyages en bus, sans aucune destination précise.
Pouvant durer 5 heures, ces trajets vers l'inconnu ont en fait pour unique but de faire trouver le sommeil aux insomniaques les plus chevronnés.
Longs de 76 kilomètres, ces parcours prennent la forme d'une grande boucle.
Une fois qu'il est parti, le bus revient donc constamment à son point de départ ; jusqu'à ce que sonne la fin de l'excursion.
Pendant ce temps-là, les passagers (confortablement installés sur leur siège) peuvent paisiblement tenter de trouver le sommeil... en se laissant bercer par le ronronnement constant du moteur du bus !
Le sommeil comme point de mire
Aussi incroyable que cela puisse paraître, ce concept de voyage original est né de manière plutôt fortuite.
En effet, c'est en discutant avec certains de ses amis que le directeur marketing d'Ulu Travel a constaté que beaucoup de personnes ne se relaxaient vraiment que durant leurs voyages, effectués dans les transports en commun.
Pour répondre à cette demande en sommeil (dans les deux sens du terme), l'entrepreneur a donc logiquement lancé ces parcours en bus.
Actuellement, les billets coûtent entre 13 $ et 51 $ l'unité (selon le positionnement du passager).
Sans payer de supplément, chaque "voyageur" reçoit en outre un "goodie bag" semblable à ceux que l'on trouve dans les avions (masque pour les yeux, bouchons d'oreille, etc.).
Bonne nouvelle pour Ulu Travel : les premiers "Sleeping Bus Tour" étaient complets.
Il faut croire qu'il est difficile de trouver le sommeil, dans une ville qui ne dort jamais.
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Certains cadeaux d'anniversaire sont plus excentriques que d'autres.
Dans le genre "érudit mégalomane", un citoyen Anglais a d'ailleurs battu tous les records.
En effet, il y a un peu plus d'un siècle, un homme a tout simplement acheté le site... de Stonehenge, pour l'offrir à sa bien-aimée !
Plaisir d'offrir
A priori, penser qu'un monument aussi connu que Stonehenge n'ait pu être qu'une simple propriété privée n'est pas vraiment raisonnable.
Pourtant, ce fait étonnant a bien eu lieu, il y a plus d'un siècle.
C'est le 21 septembre 1915 que Cecil Chubb – un Anglais ayant amassé de belles sommes dans sa brillante carrière d'avocat – a déboursé le montant de 6 600 livres pour acquérir le célèbre monument préhistorique.
Organisée à Salisbury, dans le Wiltshire (un comté du sud-ouest de l'Angleterre), la vente aux enchères a, manifestement, été conclue grâce à un coup de tête amoureux.
En effet, la légende veut que Cecil Chubb voulait – par cette acquisition excentrique – faire un geste romantique, en offrant cet incroyable présent à son épouse Mary...
Rendre à César ce qui est à César
Les bonnes choses ayant une fin, le riche Britannique a finalement décidé de céder Stonehenge à la propriété publique ; via un acte de donation effectué le 26 octobre 1918.
Pour ce geste généreux, l'Anglais fut tout simplement récompensé par David Lloyd George, le Premier ministre du Royaume-Uni en personne.
Dès lors, on ne connut plus le vénérable donateur que sous le nom de Sir Cecil Chubb : premier "baronnet de Stonehenge".
Pour marquer le coup, l'homme anobli fit confectionner des armoiries originales : à savoir, une patte de lion argentée tenant deux branches de gui (en référence aux druides celtes qui vénéraient Stonehenge, au cours de l'Antiquité).
Last but not least : la devise "Saxis Condita", signifiant "fondé sur les pierres", complétait l'ensemble du nouveau blason.
Sir Cecil Chubb pouvait être satisfait : un tel prestige allait le faire entrer dans l'Histoire, comme une inscription gravée dans la roche.
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Pour écrire des vers, il faut déjà trouver les mots qui peuvent faire l'affaire. Toutefois, au grand dam du poète, certains termes sont comme des comètes. Uniques, ils ne trouvent aucun semblable dans tout le lexique.
La solitude des nom(bre)s premiers
Les rimes sont au poète, ce que l'or est à l'orfèvre. Du coup : tout barde qui se respecte ne veut pas qu'une seule once ne lui échappe...
Dans un registre moins imagé : une rime exige, en fait, au minimum, la reprise de la dernière syllabe d'un mot à un autre ; pour être considérée comme étant valide.
Dans le très vaste langage que nous utilisons, il en existe évidemment plusieurs types.
Par exemple : si le seul phonème qui rime est la dernière syllabe, la rime est dite "pauvre".
S'il y a deux voyelles et une consonne d'appui, on parle - par contre - de "rime riche".
Cependant, si elles sont agréables à l'oreille, les rimes n'ont pas qu'une simple fonction esthétique.
En effet, dans le passé - où l'oralité était bien plus prégnante qu'aujourd'hui - une poésie avait pour avantage d'être plus facile à retenir que des textes écrits en prose.
Cette propriété mnémotechnique explique donc pourquoi les grandes épopées antiques étaient formulées en vers (qu'on pense, par exemple, à "L'Iliade" d'Homère).
Certains termes restent toutefois imperméables à tout exercice rimique...
Dans la langue française, par exemple, les mots "triomphe", "quatorze", "quinze" ou encore "pauvre" ne riment avec aucun autre (du vocabulaire courant) !
Le casse-tête des poètes
S'il ne veut pas "faire de la prose sans le savoir", en guise de cache-misère, tout poète doit donc identifier ces écueils qui menacent de faire chavirer son vaisseau poétique.
Il ne fait même aucun doute que certains de ces joailliers du verbe ont couché ces mots orphelins sur une liste noire qu'ils ne risquent pas de blanchir.
Eh oui : en poésie, il n'est pas "simple" de faire un "triomphe" avec un vocabulaire aussi "pauvre" en musicalité.
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C'est bien connu : les chiens détectent des ultrasons qui sont ordinairement imperceptibles par des oreilles humaines.
Eh bien, au sein même de notre espèce, il existe également quelques "heureux" élus qui entendent un son bien particulier : le "hum" !
Le son qui tue (les oreilles)
Vous voulez devenir une personne d'exception ?
Attention à ce que vous souhaitez : vous pourriez bien le regretter !
En effet, une infime minorité d'humains (avoisinant les 4%) perçoit quelque chose d'absolument imperceptible par le reste de ses semblables.
Ce son, c'est le "hum" : un bruit sourd ; ou plutôt, un bourdonnement presque inaudible qui ressemblerait à "un camion tournant au ralenti" ou au "passage d'un avion qui s'éloigne dans le ciel".
Ce ronronnement désagréable, les personnes à-même de le détecter l'entendraient aussi bien en intérieur qu'en extérieur ; mais surtout la nuit, lorsqu'elles n'arrivent pas à dormir.
Dans ces moments-là, l'étrange vibration semble littéralement hanter des soirées alors teintées d'insomnie...
Le mystère des origines
Se déclenchant de manière a priori imprévisible, le "hum" aurait fait sa première apparition dans l'Angleterre des années 1970.
C'est en effet dans la ville de Bristol, située au sud-ouest de l'île, que les premiers témoignages de ce phénomène auraient émergé.
Par la suite, le mystérieux bourdonnement se serait répandu dans tout le pays... puis dans le monde entier !
En effet, de nos jours, une carte (nommée "World Hum Map and Database") recense plus de 10 000 points géographiques où le "hum" se serait manifesté.
Mais alors : si l'on peut être quasi-certain qu'il ne s'agit pas d'un canular, comment expliquer un phénomène aussi étrange ?
À l'heure actuelle, plusieurs études ont déjà établi avec certitude que le "hum" n'avait "rien à voir avec les acouphènes".
À vrai dire : certains chercheurs émettent plutôt l'hypothèse d'un "bruit extérieur" et "localisé".
Serait-ce donc le son d'installations industrielles (souvent présentes dans les environs des grandes villes) ?
Ou alors, aurait-ce quelque chose à voir avec des vibrations émises par des mouvements de la croûte terrestre ?
Aujourd'hui encore, le mystère reste entier et bien inspiré celui qui pourra dire d'où provient la rumeur.
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Marre du nucléaire ?
Sachez que même les scientifiques n'en voient pas vraiment le bout.
Plus précisément : les centrales actuellement en fonction n'ont tout simplement pas... de durée de vie définie !
Conçues pour durer
Tout produit a une date de péremption.
Mais quid des "producteurs" ?
Employées pour massivement produire de l'énergie, les centrales nucléaires ont – à l'origine – été construites pour fonctionner sur une très longue durée (à savoir, sur plusieurs décennies).
C'était notamment le cas aux États-Unis ; pays dans lequel chaque centrale disposait, au début, d'une durée prévue d'exploitation fixée à 40 ans.
Toutefois, avec le progrès scientifique et l'évolution des techniques d'entretien, les centrales nucléaires ont pu s'améliorer pour finalement dépasser leur durée de fonctionnement initiale.
Certaines d'entre elles ont, par exemple, atteint une autorisation prolongée qui allait jusqu'à 60 ans de mise en service.
Mieux encore : à l'heure actuelle, on estime qu'il n'existe pas de durée fixe qui les limiterait dans leur fonctionnement.
Confiance reconduite
En France, l'approche est sensiblement différente mais le principe reste tout de même proche de celui qui prévaut outre-Atlantique.
En effet, sur le territoire de l'Hexagone, il n'y a pas de "date de péremption" prédéfinie mais une "autorisation de fonctionnement" qui peut se renouveler tous les dix ans.
Au terme de ce "bail", une "visite décennale" est en fait organisée ; dans le but d'effectuer des contrôles de sécurité approfondis, pour - in fine - confirmer le niveau de sûreté des installations en place.
Si les données récoltées s'avèrent satisfaisantes, une nouvelle décennie de fonctionnement s'enclenche, via la délivrance d'une autre autorisation de fonctionnement.
Cependant, cette réévaluation peut également déboucher sur plusieurs travaux visant à conformer la centrale nucléaire aux standards de sécurité alors en vigueur.
En cas de problème : tous les composants d'une centrale (hormis l'enceinte de confinement en béton et la cuve du réacteur) peuvent d'ailleurs être remplacés.
Évidemment, si les coûts de maintenance s'avèrent ruineux, les autorités compétentes peuvent tout simplement décider du démantèlement du complexe de production énergétique.
Voilà donc à quoi ressemble la mort d'une centrale nucléaire !
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