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Alors que l'intelligence artificielle est souvent présentée comme une menace pour l'emploi, une étude américaine menée par Ramp et Revelio Labs vient nuancer cette idée. Selon ses conclusions, les entreprises qui investissent massivement dans l'IA recrutent plus rapidement que leurs concurrentes. Une tendance qui s'explique avant tout par les gains de productivité générés par cette technologie.
Lorsqu'on évoque l'intelligence artificielle, un scénario revient presque systématiquement. Les entreprises investissent dans l'IA, les logiciels remplacent progressivement les salariés et les licenciements se multiplient. Les annonces récentes de plusieurs géants de la tech, comme Meta, semblent d'ailleurs alimenter cette idée. Les effectifs diminuent tandis que les investissements dans l'intelligence artificielle continuent de progresser. Pourtant, une nouvelle étude américaine menée par Ramp et Revelio Labs vient sérieusement bousculer ce constat. Les chercheurs ont analysé près de 22 000 entreprises américaines afin de mesurer l'impact réel des investissements dans l'intelligence artificielle sur l'emploi.
Le résultat est pour le moins surprenant. En moyenne, les effectifs de cadres des entreprises ayant investi massivement dans l'IA augmentent de 10,2% dans les deux années qui suivent le début de leurs investissements. Autre enseignement marquant : les jeunes diplômés, souvent présentés comme les premières victimes de l'intelligence artificielle sur le marché du travail, semblent eux aussi bénéficier de cette dynamique. Les postes de début de carrière progressent également. Les recrutements concernent aussi bien les ingénieurs que les commerciaux, les fonctions administratives ou encore les équipes du service client.
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L'IA ne crée pas directement des emplois, elle accélère la croissance des entreprisesPour autant, il ne faut pas conclure que l'intelligence artificielle crée mécaniquement des emplois. C'est toute la subtilité de cette étude. Les chercheurs montrent que les gains de productivité apportés par l'IA permettent aux entreprises de développer davantage de produits, d'accélérer leurs projets et de gagner des parts de marché. La conséquence est qu'elles finissent par recruter pour accompagner cette croissance. Cette logique économique est bien connue. Chaque grande innovation technologique réduit les coûts de production. Les entreprises disposent alors de deux possibilités : produire autant avec moins de salariés ou profiter de ces gains de productivité pour développer leur activité. Dans le second cas, la croissance s'accompagne naturellement de nouvelles embauches.
En revanche, cette dynamique ne concerne pas toutes les entreprises. Celles qui se contentent de quelques abonnements à ChatGPT ou qui expérimentent ponctuellement des outils d'intelligence artificielle ne constatent quasiment aucun changement dans leurs effectifs. Les bénéfices apparaissent lorsque l'IA s'inscrit dans une véritable stratégie de transformation. Cela suppose des investissements importants, une intégration profonde de cette technologie dans les processus de l'entreprise, mais aussi une vision à long terme. L'intelligence artificielle n'est donc pas une solution miracle de court terme. C'est un chantier de transformation qui demande des moyens, des compétences et une véritable stratégie.
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Un risque de fracture entre les entreprisesL'étude met également en lumière un autre phénomène. Les entreprises qui investissent le plus dans l'IA sont aussi, bien souvent, celles qui étaient déjà les plus innovantes et les mieux financées. Dès lors, l'intelligence artificielle pourrait contribuer à creuser les écarts entre les entreprises. Un fossé pourrait progressivement apparaître entre celles qui disposent des ressources nécessaires pour intégrer pleinement l'IA et celles qui restent au stade de l'expérimentation. Cette analyse permet aussi de comprendre pourquoi les discours sur les effets de l'intelligence artificielle semblent parfois contradictoires. D'un côté, certaines entreprises annoncent des licenciements en expliquant que certaines tâches sont désormais automatisées. De l'autre, d'autres recrutent parce que les gains de productivité générés par l'IA leur permettent de lancer de nouveaux projets et de conquérir de nouveaux marchés.
Ces deux réalités coexistent. Au fond, ce qu'il faut retenir, c'est que l'intelligence artificielle détruit certains métiers, en transforme beaucoup d'autres et peut également créer de nouveaux besoins. La question n'est donc plus seulement de savoir si l'IA remplacera les salariés, mais plutôt quelles entreprises sauront utiliser cette technologie pour créer davantage de valeur et renforcer leur compétitivité.
Alors que les États-Unis veulent réduire leur dépendance à la Chine dans les terres rares, deux entreprises américaines, MP Materials et USA Rare Earth, se disputent le rôle de futur champion national. Une bataille industrielle devenue judiciaire, qui pourrait finalement fragiliser la stratégie de Washington.
Les terres rares reviennent régulièrement dans l'actualité économique tant ces métaux sont devenus stratégiques. Indispensables à la fabrication des voitures électriques, des éoliennes, des smartphones ou encore des équipements militaires, ils sont aujourd'hui au cœur de la rivalité entre les États-Unis et la Chine. Pékin domine toujours largement cette industrie et utilise cette position comme un véritable levier de puissance. Face à cette dépendance, Washington tente de reconstruire une filière nationale capable de rivaliser avec la Chine. Mais avant même d'affronter Pékin, une autre bataille fait rage : celle qui oppose les deux principaux acteurs américains du secteur.
D'un côté, MP Materials. De l'autre, USA Rare Earth. Pendant plusieurs années, MP Materials semblait disposer d'une longueur d'avance. L'entreprise exploite le principal gisement américain de terres rares, situé en Californie, et poursuit un objectif ambitieux : reconstruire une chaîne d'approvisionnement entièrement intégrée aux États-Unis, depuis l'extraction du minerai jusqu'à la fabrication des aimants permanents, indispensables aux technologies d'aujourd'hui et de demain. Pour la Maison Blanche, l'entreprise est rapidement devenue le symbole de la reconquête industrielle américaine. Elle bénéficie de soutiens publics importants et d'investissements privés considérables afin de recréer une industrie qui avait quasiment disparu du territoire américain. Mais cette position dominante est aujourd'hui remise en cause par un concurrent de plus en plus crédible.
USA Rare Earth nourrit exactement la même ambition. Certes, l'entreprise accuse encore un léger retard, mais elle accélère fortement son développement. Elle construit une gigantesque usine d'aimants dans l'Oklahoma, prépare l'ouverture d'une mine au Texas et multiplie les acquisitions internationales afin de sécuriser ses approvisionnements. Là aussi, les pouvoirs publics américains apportent un soutien massif. Autrement dit, Washington ne mise pas sur un seul poids lourd. Les autorités américaines accompagnent deux entreprises concurrentes avec l'espoir que l'une d'entre elles parvienne à bâtir une filière capable de concurrencer la Chine.
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Une guerre judiciaire sur fond de secrets industrielsCette stratégie répond à un impératif devenu majeur : réduire la dépendance américaine vis-à-vis de Pékin. Les tensions commerciales entre les deux pays ont montré à quel point des restrictions chinoises sur les exportations de terres rares pouvaient fragiliser l'industrie américaine. Mais cette volonté de faire émerger deux acteurs puissants nourrit également une concurrence particulièrement agressive. À tel point que le conflit a désormais quitté le terrain industriel pour celui des tribunaux.
MP Materials accuse aujourd'hui son rival d'avoir débauché plusieurs de ses ingénieurs les plus stratégiques. L'entreprise soupçonne certains anciens salariés d'avoir emporté ou partagé des informations confidentielles portant sur un procédé particulièrement sensible de fabrication d'aimants. USA Rare Earth rejette fermement ces accusations. Selon l'entreprise, cette procédure judiciaire n'aurait qu'un seul objectif, ralentir l'essor d'un concurrent devenu de plus en plus crédible. Au-delà de cette bataille judiciaire, ce contentieux mobilise également une partie des ressources et de l'énergie des deux groupes, alors même que Washington souhaite accélérer le développement d'une véritable industrie américaine des terres rares.
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Le paradoxe de la stratégie américaine face à la ChineCette guerre judiciaire intervient à un moment charnière pour le secteur. L'objectif affiché par les États-Unis est de reconstruire une filière nationale capable de sécuriser leurs approvisionnements et de réduire leur dépendance à la Chine. Or cet affrontement entre les deux principaux acteurs américains pourrait ralentir cette dynamique. À court terme, cette concurrence peut favoriser l'innovation et accélérer certains investissements. Mais à moyen et long terme, elle risque également de disperser les financements publics, de retarder plusieurs projets industriels et de compliquer l'émergence d'un véritable champion américain.
C'est tout le paradoxe de la stratégie de Washington. Les États-Unis veulent retrouver leur souveraineté industrielle en créant un leader capable de rivaliser avec la Chine. Mais en laissant leurs deux principaux prétendants se livrer une guerre sans merci, ils pourraient bien retarder la renaissance de cette industrie stratégique... au plus grand bénéfice de Pékin.
Longtemps attribuée à un simple changement des aspirations familiales, la baisse de la natalité s'explique aujourd'hui par des facteurs beaucoup plus complexes. Difficultés à former un couple, crise du logement, précarité, réseaux sociaux… Cette évolution, qui touche désormais la quasi-totalité de la planète, pourrait avoir des conséquences majeures sur la croissance, les retraites et l'économie mondiale.
C'est l'un des principaux bouleversements économiques de notre époque : la chute de la natalité. Longtemps considérée comme un phénomène propre aux pays riches, elle touche désormais la quasi-totalité de la planète. Aujourd'hui, plus des deux tiers des pays affichent une fécondité inférieure au seuil de renouvellement des générations, fixé à 2,1 enfants par femme.
Pendant longtemps, la baisse de la fécondité s'expliquait assez simplement. Les couples faisaient moins d'enfants. Mais cette explication ne suffit plus. Selon plusieurs travaux, dans de nombreux pays développés, le nombre d'enfants par mère reste relativement stable. Ce qui fait chuter la natalité, c'est surtout la baisse de la formation des couples. Les jeunes continuent d'exprimer le souhait d'avoir des enfants. En revanche, ils rencontrent davantage de difficultés à construire une relation durable, à se projeter et à créer un environnement favorable à la parentalité.
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Logement, précarité : les facteurs économiques restent déterminantsAu-delà des évolutions des mœurs, des facteurs beaucoup plus structurels expliquent également cette baisse de la natalité. L'accès au logement est plus difficile, les études sont plus longues, la précarité professionnelle est plus fréquente et le coût de l'éducation continue d'augmenter. Autant de facteurs qui retardent les projets familiaux. Le logement illustre parfaitement cette réalité. Sans stabilité résidentielle, il devient plus difficile d'envisager de fonder une famille. Le Financial Times souligne ainsi que le recul de la natalité au Royaume-Uni et aux États-Unis est notamment lié aux difficultés d'accès au logement. Mais cette explication ne suffit pas à elle seule. Les pays nordiques, pourtant relativement prospères et dotés de politiques familiales généreuses, connaissent eux aussi une baisse marquée de leur fécondité.
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Les smartphones et les réseaux sociaux sont-ils aussi en cause ?Une autre hypothèse, plus récente, retient l'attention de plusieurs chercheurs américains : le rôle des smartphones et des réseaux sociaux. Entre 2008 et 2015, période correspondant à leur généralisation, la baisse de la natalité s'est accélérée dans de nombreux pays, aussi différents que la France, les États-Unis, le Mexique, l'Indonésie ou encore plusieurs pays africains. Attention toutefois : les chercheurs ne démontrent pas de lien de causalité. Ils évoquent une corrélation forte et avancent plusieurs mécanismes susceptibles d'expliquer cette évolution.
Le premier est simple. Nous passons moins de temps ensemble. Or, pour rencontrer un partenaire durable, les interactions réelles restent essentielles. Les réseaux sociaux modifient également les attentes. Ils exposent en permanence des modèles de beauté, de réussite personnelle ou de vie de couple parfois fantasmés, susceptibles de rendre plus difficile la construction d'une relation stable. Enfin, ils entretiennent un climat d'anxiété permanente qui n'incite pas toujours à se projeter dans des engagements conjugaux et familiaux de long terme.
Il ne faut évidemment pas accuser le smartphone de tous les maux. Il ne s'agit que d'une hypothèse parmi d'autres pour expliquer cette dynamique. Une chose, en revanche, est certaine : moins de naissances aujourd'hui, ce sont moins d'actifs demain. Cela signifie potentiellement moins de croissance, davantage de difficultés pour financer les retraites, des tensions sur les systèmes de santé et, à terme, un ralentissement de l'innovation et de la consommation.
L'enjeu est désormais mondial. Et alors que nous n'avons jamais eu autant de moyens matériels, autant de progrès technologiques et une espérance de vie aussi élevée, les sociétés font presque partout moins d'enfants. Derrière cette évolution démographique se cache peut-être l'un des plus grands défis économiques du XXIᵉ siècle.
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Après les taxes sur les véhicules électriques chinois, l'Union européenne envisage de nouvelles barrières douanières pour contrer cette fois l'arrivée massive des automobiles hybrides rechargeables. La Chine a acquis, ces dernières années dans ce segment, une expertise et une compétitivité auxquelles les constructeurs européens ont bien du mal à répondre.
C'est le segment qui attire les regards ces derniers mois : les hybrides rechargeables grignotent à toute vitesse des parts de marché. Elles représentent désormais près de 10% des ventes de véhicules neufs en Europe, avec des progressions très rapides en Italie, +85% ou en Espagne, +45%, depuis le début de l'année. Or ce succès est une nouvelle fois porté avant tout par les modèles chinois qui se sont engouffrés dans un secteur épargné par les droits de douane supplémentaires, contrairement aux véhicules purement électriques.
« Les véhicules hybrides rechargeables chinois sont ultra-compétitifs, d'autant plus qu'il s'agit de "super-hybrides", des modèles à propulsion essentiellement électrique avec un complément thermique, ce qui n'est pas le cas de leurs concurrents européens », explique Gianmarco Guadalupi, consultant automobile pour le cabinet Efeso, « en 2024, personne n'avait entendu parler des hybrides rechargeables chinois, ils sont arrivés sur le marché européen en 2025 et cette année, BYD est devenu leader sur ce segment ».
Protection ou simple respiration pour les constructeurs européens ?Ces nouvelles taxes douanières sont accueillies favorablement par les géants européens de l'automobile, notamment allemands, pourtant pas très fans des droits de douane habituellement. Mais les Mercedes et BMW misent beaucoup sur les hybrides rechargeables pour relancer le marché premium. Le problème, c'est qu'il est peut-être déjà trop tard. Les véhicules chinois restent en effet compétitifs même avec des taxes supplémentaires, ce qui a déjà été constaté pour les voitures 100% électriques. « L'Europe manque d'une vision stratégique sur l'industrie automobile, note Gianmarco Guadalupi. Pour l'instant, l'objectif est de ralentir l'arrivée des véhicules chinois en espérant que les constructeurs européens rattrapent leur retard d'ici trois ou quatre ans, mais la vague venue de Chine ne pourra pas être arrêtée. »
Des barrières douanières pour préserver les actionnaires ?Une vague d'autant plus difficile à ralentir que la Chine semble avoir déjà anticipé le problème. Des constructeurs chinois ont d'ores et déjà noué des alliances industrielles pour contourner les barrières douanières. Dongfeng va ainsi faire produire dans l'usine Stellantis de Rennes des modèles de sa marque premium Voyah, dont pourraient faire partie des hybrides rechargeables.
La mise en place de nouvelles taxes ne paraît donc pas en mesure d'inverser la donne, et au-delà du répit potentiel accordé aux constructeurs européens, le délégué CGT Renault, Florent Grimaldi, y voit surtout une stratégie financière : « Les barrières douanières, ça protège les actionnaires qui peuvent obtenir un délai supplémentaire pour vendre leurs parts ou encaisser les dividendes, mais ça ne protège absolument pas l'outil industriel et les salariés. »
Car la grande crainte des syndicats des constructeurs européens, c'est que ce bras de fer aboutisse surtout à des négociations entre constructeurs européens et chinois pour intégrer la technologie ou des pièces venues de Chine dans les véhicules français, allemands ou italiens. Les conséquences pourraient être sévères pour l'emploi, en particulier dans la recherche et le développement. Renault a ainsi confirmé jeudi la suppression de 600 postes d'ingénieurs en France, dans le cadre d'un plan mondial de restructuration de son département R&D. Au total, 2 400 postes vont être supprimés, particulièrement en Roumanie, au Brésil ou au Maroc.
Alors que l’Europe est sous le coup d’une vague de chaleur d’une ampleur inédite, la deuxième en un mois, scientifiques et économistes préviennent : la catastrophe économique provoquée par le réchauffement climatique sera à la hauteur de la catastrophe écologique.
Plus personne de sérieux ne conteste le consensus scientifique : le réchauffement climatique à l’œuvre depuis les débuts de la mondialisation entraîne une multiplication des événements climatiques extrêmes. Rien qu’en 2026, le monde a eu affaire à une canicule début janvier en Australie, des records de chaleur enregistrés en Amérique du Nord en mars, des températures extrêmes en Inde et au Pakistan au printemps, et désormais deux épisodes caniculaires coup sur coup en Europe.
Les conséquences économiques à court terme sont évidentes : en période de chaleur extrême les gens sortent moins, la consommation baisse, de nombreux chantiers sont à l’arrêt, les hôpitaux sont sous tension, les écoles sont fermées obligeant les parents à les garder à la maison ou à les emmener au travail. De manière générale, la productivité s’effondre. D’après une étude d’Allianz Trade, les épisodes de chaleur extrême pourraient coûter 210 milliards d’euros à l’économie française d’ici la fin de la décennie.
Des conséquences à long terme pour toutes les économiesÀ plus long terme, les conséquences pourraient être bien pires. Mercredi 24 juin, Scientific Climate Ratings, une filiale de l’Edhec (une grande école française) a publié la première notation des risques climatiques. De la même manière que les agences de notation s’intéressent au risque financier des pays, à leur capacité à rembourser leurs emprunts, l'idée est de regarder cette fois le risque climatique et d'estimer l’impact économique du réchauffement climatique pour chacun de ces pays. Le Brésil y apparaît par exemple comme particulièrement exposé, en raison de sa dépendance au secteur agricole. L'agriculture est en effet l’une des activités les plus sensibles au réchauffement climatique : les sécheresses, les inondations, tous les événements climatiques extrêmes affectent les récoltes. Les auteurs estiment que le PIB brésilien pourrait décliner de presque 6 % d’ici à 2035 et même de 13 % d’ici à 2050 en raison du réchauffement climatique.
La catastrophe économique sera à la hauteur de la catastrophe écologiqueDans les pays du G20 les plus exposés, on peut aussi citer l’Arabie saoudite, l’Inde mais aussi les États-Unis. À l’autre bout du spectre, on trouve les pays plus froids, la Russie et le Royaume-Uni qui sont moins directement exposés mais qui verront eux aussi, quoi qu'il arrive, leur PIB reculer. La catastrophe économique sera à la hauteur de la catastrophe écologique : elle sera plus faible si nous arrivons à contenir le réchauffement de la planète à 1,5 degrés d'ici la fin du siècle (l'objectif fixé au moment de la signature de l'Accord de Paris en 2015).
À l'inverse, si les mesures nécessaires ne sont pas prises à temps et que les températures augmentent de trois degrés, le cataclysme économique sera terrible. La trajectoire actuelle nous rapproche plutôt de ce deuxième scénario. La suite dépend de nous, de nos dirigeants, des politiques publiques, des entreprises. Il est encore temps d’agir, si ce n'est pas pour les générations futures, au moins pour le PIB.
Alors que le mondial de foot se poursuit avec de nouveaux matchs prévus ce mercredi, focus sur le financement des équipes. Un point déterminant pour la compétition, car le manque de moyens et la fuite des talents plombent les chances de nombreux pays africains.
Le football, on le sait, est une histoire de talents et les équipes africaines n'en manquent pas, mais c'est surtout une histoire d'argent. Pour la première fois d'ailleurs, dix pays africains ont été sélectionnés pour cette Coupe du monde, les joueurs africains sont encensés dans le monde entier et pourtant, depuis la création de la Coupe du monde, aucune équipe africaine n’a soulevé le trophée. Pourquoi ce paradoxe ?
L’Afrique produit des talents, mais elle ne possède pas encore l’écosystème capable de capitaliser sur ses jeunes footballeurs. Aujourd'hui, 97% de la valeur des effectifs africains du Mondial sont détenus hors d’Afrique. Cette valeur est estimée à 2,4 milliards d’euros. Un autre chiffre ? L’ensemble des clubs du continent africain générerait moins de 400 millions de dollars de revenus annuels, soit moins que les revenus d’un seul des cinq plus grands clubs européens. En comparaison, la Premier League de foot est aujourd’hui à plusieurs milliards de livres de revenus cumulés par saison. Cela donne le tournis et ce sont deux études d'Harvard qui le disent.
Le paradoxe n’est donc pas sportif, il est structurel. L’Afrique exporte ses talents, mais ne possède pas la machine économique qui permet de les valoriser. C’est une situation proche d’une économie qui exporte ses matières premières sans développer toute la chaîne de production. Le talent est africain, mais la chaîne économique est largement européenne.
Le football : une industrie mondialell faut des infrastructures, des revenus, des centres de formation, et surtout l’habitude d’affronter les meilleures équipes pour avoir toutes les chances de jouer dans la cour des grands.
La Coupe du monde révèle ce déséquilibre : une équipe africaine peut battre une grande nation sur un match. Mais pour gagner un tournoi, il faut un système capable de produire des champions sur plusieurs générations.
Pour cela, les fédérations africaines ont besoin de revenus, indispensables pour avoir les moyens d’offrir aux joueurs les meilleures conditions de formation ou même d’exercice de leur activité.
Or, lorsqu'elles vendent un joueur à l'international, l’indemnité de formation et la contribution de solidarité, qui représentent 5% de chaque transfert international et qui sont reversées aux clubs formateurs, ne suffisent pas à les compenser. Surtout quand on sait qu'un joueur vendu à 150 000 euros peut en valoir 30 millions quelques années plus tard, c’est une richesse créée en Afrique et captée ailleurs.
Redistribution des droits TV des compétitions africainesPendant des années, ils ont été récupérés hors continent. La Confédération africaine de football a signé un nombre record de droits médias pour la dernière Coupe d'Afrique des nations au Maroc afin de mieux développer les infrastructures et les talents du football sur le continent.
Mais problème, de nombreuses compétitions sont restées inaccessibles aux chaînes du continent qui ont lancé un appel pour que les téléspectateurs africains ne se retrouvent plus contraints de souscrire à des chaînes privées ou étrangères pour suivre une compétition de football.
Le chef du gouvernement britannique, Keir Starmer, a annoncé lundi sa démission du poste de Premier ministre. Celui qui était l'artisan d'un rapprochement avec l'Union européenne n'a pas pu aller au bout de son projet. Hasard du calendrier ou pas, ce 23 juin le Royaume-Uni commémore le dixième anniversaire du référendum sur sa sortie de l'UE. Et ce alors que les Britanniques sont de plus en plus mécontents des effets du Brexit.
Ce sont notamment ceux qui ont voté pour quitter l'UE qui se sentent trahis. Les promesses de limiter l'immigration et de doper l'économie ne se sont pas concrétisées. L'Irlande du Nord fait des jaloux. Partie intégrante du Royaume-Uni, ce territoire a pu conserver le libre accès à son voisin du sud, la République d'Irlande, et au reste du marché unique. Ce statut particulier lui a permis de surpasser le reste du Royaume-Uni en termes de croissance. Et ce grâce notamment aux exportations destinées à la République de l'Irlande qui, elles, ont littéralement explosé. Alors que les expéditions britanniques vers l'UE se sont effondrées.
À cause des lourdeurs administratives et des coûts liés au Brexit, les entreprises exportatrices ont dû se tourner vers de nouveaux marchés, notamment en Asie. Toutefois, les accords conclus avec des pays comme l'Australie ou l'Inde ne compensent qu'une partie infime des expéditions perdues.
La santé en sous-financement chroniqueExemple de ces lendemains qui déchantent, le sort du National Health Service (NHS), le service de santé publique britannique. C'était l'argument phare de la campagne pro-Brexit : récupérer des millions de livres sterling versés au budget européen pour financer plutôt le NHS. C'est une promesse non tenue. Malgré les réformes pour le rendre moins coûteux et plus efficace, le service de santé publique britannique souffre de sous-financement chronique, manque de personnel et les délais d'attente s'allongent.
L'attractivité du Royaume-Uni reste intacteUn point positif, néanmoins, le Royaume-Uni reste attractif pour les investisseurs. Et cela malgré une économie à la peine. Ces investissements se concentrent notamment dans les services financiers, la technologie et l'intelligence artificielle. Des secteurs dans lesquels la réglementation britannique est plus souple que celle de l'UE. Les politiques publiques soutiennent l'innovation. Autant de facteurs qui contribuent à l'investissement des entreprises. Mais dans leur vie de tous les jours, les Britanniques ne le ressentent pas forcément. 57% d'entre eux regrettent le divorce et souhaitent un retour dans l'UE. Mais sur quelles bases ?
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Le remariage ou pas ?Pendant deux ans, le gouvernement Starmer a prôné un rapprochement avec l’Europe, notamment dans la défense et les relations commerciales, sans pour autant réintégrer l'UE ni le marché unique. Mais la population reste profondément divisée. La question de la réadhésion à l’UE devrait redevenir centrale lors de la campagne des législatives britanniques en 2029.
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Trois mois après son arrivée, Asha Sharma, la nouvelle patronne de la division gaming du géant informatique promet de « réinitialiser Xbox ». Une promesse qui devrait prendre la forme d'un dégraissage brutal avec de nombreuses fermetures et ventes de studios et des milliers de suppressions d'emplois. La traduction d'un changement de stratégie brutal pour Microsoft qui délaisse le jeu vidéo pour se mettre toutes ses forces dans la course à l'intelligence artificielle (IA).
« Ça ne peut plus durer comme ça. » Dans un courrier adressé aux 20 000 salariés de Xbox le 10 juin, Asha Sharma arrivée à la tête de la division gaming de Microsoft en janvier dernier donne le ton. Dans ce texte aux accents de lettre de rupture, elle dresse le portrait d'une branche en déclin et promet de « réinitialiser Xbox » en 100 jours. Comment ? Asha Sharma restait floue. Depuis la presse spécialisée fait état d'un « bain de sang » en préparation pour la fin de l’exercice fiscal de Microsoft, le 30 juin prochain, avec à la clé de multiples fermetures de studios et des milliers d’emplois supprimés.
Trois jours avant ce courrier, Asha Sharma profitait pourtant du Summer Game Fest, la grand-messe annuelle du jeu vidéo, pour lancer en grande pompe les festivités autour des 25 ans de Xbox. Rien ne laissait alors présager qu'en coulisses se préparait le cinquième plan social en deux ans pour Xbox. Microsoft se porte pourtant bien : au premier trimestre 2026, le groupe a enregistré plus de 30 milliards de dollars de bénéfices.
Une rentabilité en berne malgré des investissements colossauxMais la contribution du jeu vidéo est de plus en plus marginale. La rentabilité de Xbox atteint péniblement 3 %, loin des standards du groupe. Dans son courrier Asha Sharma rappelle pourtant les investissements colossaux consentis ces dernières années : 20 milliards sur cinq ans, auxquels il faut ajouter les 69 milliards de dollars dépensés en 2023 pour racheter Activision Blizzard, le plus gros investissement de toute l’histoire de l’industrie du jeu vidéo qui a fait de Microsoft le premier employeur mondial du secteur. Cette frénésie de rachat de studios visait à alimenter en contenu le Game Pass, le système d’abonnement de Xbox, sorte de Netflix du jeu vidéo.
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Mais cette stratégie n'a pas porté ses fruits. D'abord parce que les jeux vidéo coûtent de plus en plus cher à produire, il n'est pas rare que leurs budgets dépasse ceux des superproductions hollywoodiennes. Or la croissance du jeu vidéo s'est déplacée des marchés historiques de Xbox en Europe et aux États-Unis vers la Chine ou le Brésil où il est beaucoup moins bien implanté. Surtout, entre le moment où cette stratégie de rachats compulsifs a été imaginée et mise en œuvre et aujourd'hui, le boom de l'intelligence artificielle est intervenu. Il ne faut pas oublier que l’industrie du jeu vidéo est d’abord et avant tout une industrie informatique. Elle subit donc de plein fouet l'explosion du prix des composants électroniques et la concurrence des datacenters.
Le jeu vidéo n'est clairement plus une prioritéEn première ligne de cette course effrénée à l'IA, Microsoft se retrouve en position de mettre ses différentes divisions en concurrences. Entre ses deux enfants, le groupe a clairement choisi : c'est dans l'IA qu'il prévoit d'investir 190 milliards de dollars cette année. Le jeu vidéo n'est clairement plus une priorité. Ce n'est pas un hasard si avant d’être nommée PDG de Xbox en janvier Asha Sharma avait fait toute sa carrière dans l'IA. Microsoft lui a visiblement confiée pour mission de dégraisser pour permettre au groupe d'accélérer dans sa course à l’intelligence artificielle. Ce n'est pas un bug, c'est un changement brutal de stratégie.
Organisée pour la première fois sur trois pays et avec un format inédit de 48 équipes, la Coupe du monde 2026 marque une rupture économique majeure. Derrière l'augmentation du nombre de matchs, la Fifa fait évoluer son modèle publicitaire en s'appuyant sur les géants de la tech, l'intelligence artificielle et les plateformes numériques pour générer de nouvelles sources de revenus.
La Coupe du monde 2026 sera celle de tous les records. Organisée aux États-Unis, au Canada et au Mexique, elle réunira 48 équipes et comptera 104 matchs, contre 64 lors des éditions précédentes. Soit près de 65% de contenu supplémentaire à monétiser. Pendant des décennies, le modèle économique de la Fifa reposait sur trois piliers : la vente de billets, les droits télévisés et les revenus issus des sponsors traditionnels grâce aux panneaux publicitaires autour des terrains. Ce modèle reste d'actualité, mais il évolue rapidement pour s'adapter à une compétition devenue plus grande et plus coûteuse.
Cette transformation se traduit notamment par l'arrivée de nouveaux partenaires issus de la technologie. Lenovo, Google, TikTok ou encore YouTube ne se contentent plus d'acheter de la visibilité. Ils fournissent également des infrastructures numériques, des services technologiques et des outils d'intelligence artificielle qui participent directement au fonctionnement de la compétition.
Des sponsors qui ne vendent plus seulement leur image mais aussi leurs technologiesAujourd'hui, payer plusieurs millions d'euros pour afficher son logo pendant 90 minutes autour d'un terrain ne suffit plus. Les entreprises technologiques cherchent désormais à proposer des services qui améliorent l'expérience des spectateurs et des organisateurs. L'exemple de Lenovo illustre parfaitement cette évolution. Pour la Coupe du monde 2026, le groupe déploie près de 10 000 équipements informatiques et mobilise plusieurs centaines d'ingénieurs afin d'accompagner l'organisation de l'événement.
Pour la Fifa, cette stratégie présente un double avantage. D'une part, ces entreprises contribuent au financement de la plus grande compétition de football au monde. D'autre part, elles permettent de créer de nouvelles sources de revenus liées aux usages numériques qui n'existaient pas il y a encore quelques années. Les habitudes de consommation ont profondément changé. Les supporters ne regardent plus seulement un match à la télévision. Ils commentent les actions sur les réseaux sociaux, consultent les statistiques en direct sur leur smartphone ou visionnent les ralentis sur TikTok. Cette multiplication des écrans ouvre de nouvelles opportunités commerciales pour les annonceurs comme pour la Fifa.
Le supporter devient une donnée économique et chaque contenu peut être monétiséCette évolution transforme également le rôle du spectateur. Il n'est plus seulement une audience, mais devient une source de données permettant de personnaliser les campagnes publicitaires. Grâce à l'ultra-personnalisation, les annonceurs peuvent cibler beaucoup plus précisément les consommateurs qui les intéressent. Un jeune supporter sénégalais, par exemple, pourra recevoir sur son téléphone des publicités adaptées à sa région, à ses habitudes de consommation ou à ses centres d'intérêt, alors même qu'il regarde le même match qu'un supporter européen ou américain.
Au fond, un match de football de 90 minutes n'est plus le seul produit commercialisé. Il devient le point de départ d'un écosystème beaucoup plus vaste où chaque extrait vidéo, chaque ralenti, chaque publication sur les réseaux sociaux ou chaque contenu diffusé avant et après la rencontre peut générer des revenus. Les recettes de la Fifa ne proviennent donc plus uniquement des chaînes de télévision qui diffusent les matchs, mais également des plateformes numériques qui exploitent les extraits et les contenus associés.
L'objectif est clair : augmenter les revenus de la compétition en répondant aux nouveaux usages des consommateurs et en allant chercher la valeur là où se trouve désormais l'attention du public. La Coupe du monde 2026 pourrait ainsi marquer l'entrée définitive du football dans l'économie des plateformes numériques, où la donnée et l'expérience utilisateur deviennent presque aussi importantes que le spectacle sur le terrain.
L'économie verte mondiale vient de franchir un seuil symbolique : plus de 10 000 milliards de dollars de capitalisation boursière. Un record qui témoigne de la montée en puissance des activités liées à la transition énergétique et qui montre que l'écologie est désormais aussi un puissant moteur de croissance économique, de compétitivité et de souveraineté industrielle.
L'économie verte mondiale, c'est-à-dire l'ensemble des entreprises cotées dont l'activité repose sur des solutions environnementales, dépasse désormais les 10 000 milliards de dollars de capitalisation boursière. C'est plus de trois fois le PIB de la France et l'équivalent de la valeur cumulée des grandes entreprises européennes. Ce record illustre une réalité de plus en plus évidente : la transition écologique devient progressivement un immense moteur économique. Mais lorsqu'on parle d'économie verte, il ne s'agit pas uniquement des panneaux solaires ou des éoliennes. Le sujet est beaucoup plus large. On y retrouve bien sûr les énergies renouvelables, mais aussi les batteries, les véhicules électriques, le recyclage, la gestion des déchets, le traitement de l'eau ou encore l'efficacité énergétique des bâtiments. Autant de secteurs qui occupent désormais une place importante dans l'économie mondiale.
Pourquoi l'économie verte continue de progresser malgré les crisesLe cap des 10 000 milliards de dollars constitue un record absolu. Et ce qui frappe, c'est le contexte dans lequel cette progression intervient. Depuis deux ans, les tensions géopolitiques se multiplient. Les guerres commerciales s'intensifient. Les États-Unis ont ralenti certaines politiques climatiques et plusieurs gouvernements européens font face à des contraintes budgétaires qui limitent leurs aides publiques.
Pourtant, malgré ces vents contraires, les revenus de l'économie verte continuent d'augmenter rapidement. La raison est simple. La transition énergétique n'est plus seulement une affaire d'environnement. Elle est devenue une question de compétitivité économique et de souveraineté industrielle. Depuis la guerre en Ukraine, l'Europe a pris conscience de sa dépendance énergétique. Produire davantage d'électricité renouvelable ou nucléaire ne répond plus seulement à un objectif climatique; c'est aussi une manière de réduire la dépendance aux importations de gaz. Les investissements dans les technologies vertes répondent donc désormais à des enjeux autant stratégiques qu'écologiques. Le « vert » devient progressivement un enjeu de puissance économique.
Des technologies plus rentables et des besoins énergétiques en forte hausseCette dynamique s'explique également par les progrès technologiques réalisés au cours des deux dernières décennies. En vingt ans, le coût des panneaux solaires a été divisé par près de dix et celui des batteries a lui aussi fortement reculé. Résultat, produire de l'électricité renouvelable est devenu, dans de nombreuses régions du monde, particulièrement compétitif. Les entreprises se montrent avant tout pragmatiques. Elles investissent parce que ces technologies sont rentables et non plus uniquement parce qu'elles bénéficient de subventions ou d'un soutien des pouvoirs publics.
Autre moteur de croissance : l'explosion des besoins en électricité. Avec le développement de l'intelligence artificielle, des centres de données, des véhicules électriques ou encore des pompes à chaleur, la demande mondiale d'électricité augmente rapidement. Il faut donc renforcer les capacités de production d'énergie propre et développer des systèmes de stockage toujours plus performants. Cela représente des milliers de milliards de dollars d'investissements au cours des prochaines années et autant d'opportunités pour les entreprises de l'économie verte.
On comprend ainsi pourquoi les investisseurs s'intéressent de plus en plus à ce secteur. Les marchés considèrent que ces entreprises bénéficient désormais d'une croissance solide, portée par des besoins qui devraient durer plusieurs décennies. Rappelons toutefois une chose importante : franchir le seuil des 10 000 milliards de dollars ne signifie pas que l'économie mondiale est devenue entièrement verte. Le pétrole, le gaz et le charbon représentent encore une part majeure de l'énergie consommée dans le monde. La transition est engagée, mais elle est loin d'être achevée. En revanche, ce chiffre possède une portée symbolique très forte. Il montre que les technologies vertes ne constituent plus un marché de niche réservé à quelques investisseurs spécialisés, mais qu'elles deviennent progressivement l'un des nouveaux piliers de la croissance mondiale.
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