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Or


À la veille de son nouvel entretien téléphonique avec Donald Trump, c’est Vladimir Poutine qui a désormais les cartes en main, fort des concessions que lui a déjà pré-accordées le président américain. Vladimir Poutine aborde ces négociations sur la trêve en Ukraine en position de force. Et le maître du Kremlin entend bien prendre son temps. Son « Oui mais » à la proposition de trêve américano-ukrainienne, indique clairement sa volonté de ne pas se laisser imposer des concessions.
Dans cette partie de poker diplomatique, de quelles cartes dispose Donald Trump pour tenter de faire plier son homologue russe ? Combien de temps encore Vladimir Poutine pourra-t-il user de sa stratégie de manœuvres dilatoires ?
Avec :
- Christine Dugoin-Clément, analyste en Géopolitique, chercheure pour la chaire risque de l'IAE Paris-Sorbonne et au CREOGN (Centre de Recherche de l'École des Officiers de la Gendarmerie nationale), auteure du livre Géopolitique de l’ingérence russe : la stratégie du chaos (PUF)
- Luka Aubin, directeur de recherche à l’IRIS, docteur en Études slaves, auteur de Géopolitique de la Russie (La Découverte).
Rien ne va plus entre les deux grands voisins nord-américains, en plein bras de fer depuis le retour de Donald Trump à la Maison Blanche. Le président américain qui n’a de cesse de malmener son allié canadien, en l’écrasant de droits de douane, menaçant même -de doubler encore ces taxes, avant de faire marche arrière.
Une brutalité commerciale qui accompagne de puissants désirs d’annexion, Donald Trump martelant vouloir faire du Canada le 51ème État américain : de quoi faire bondir toute la nation canadienne, farouchement attachée à ses frontières et à son identité -et qui comme le nouveau Premier ministre Mark Carney se dit prêt au combat, et jurant que « jamais le Canada ne fera partie des États-Unis de quelque façon que ce soit ».
Ottawa entre en résistance, prêt à l’offensive-- Mark Carney, le prodige de la finance peut-il gagner la bataille commerciale contre Donald Trump ? Ce bras de fer rapprochera-t-il les Canadiens de la vieille Europe également malmenée par Washington ?
Avec :
- Geneviève Tellier, professeure à l'École d'études politiques d'Ottawa, autrice de l’ouvrage Les finances publiques au Canada. Le fonctionnement de l’État à la lumière du processus budgétaire (Bruylant)
- Jérémy Ghez, professeur d’Économie et d'Affaires internationales à HEC, auteur du livre États-Unis : déclin improbable, rebond impossible (VA Éditions).
C’est la grande crainte de la communauté internationale, horrifiée par les massacres de ces derniers jours dans l’ouest du pays, qui ont fait près de 1 400 victimes civiles, principalement parmi la communauté alaouite, une minorité musulmane dont était issu l’ex-dictateur Bachar el-Assad. Un déchainement de violences, les pires depuis la chute de l’ancien régime en décembre 2024, qui fait réapparaître toutes les haines qui minent la fragile unité du pays. Après 13 ans de guerre civile et 54 ans de dictature brutale, la Syrie va-t-elle sombrer à nouveau dans un chaos communautaire ? Le président par intérim l’islamiste Ahmed al-Charra aura-t-il l’autorité nécessaire pour mettre fin aux tensions ?
Avec :
- Marc Pierini, chercheur à Carnegie Europe, ancien ambassadeur de l’Union européenne en Syrie (1998–2002)
- David Rigoulet Roze, chercheur à l'Institut Français d'Analyse Stratégique (IFAS) et chercheur associé à l'IRIS. Rédacteur en chef de la revue Orients Stratégiques.
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Cela faisait longtemps qu’elle en parlait, l’Europe n’a désormais plus le choix : face au brutal désengagement américain, alors que Washington a coupé son aide à l’Ukraine et engagé son rapprochement avec Moscou, les Européens, désormais mis à l’écart, mesurent l’importance d’acquérir enfin leur autonomie stratégique.
Pour pouvoir continuer à aider l’Ukraine et muscler leurs capacités en matière de défense, les 27 ont ainsi validé la semaine passée le plan de réarmement de 800 milliards d’euros de la Commission européenne. Un premier pas vers la naissance d’une « Europe de la défense », qui préfigure une véritable révolution militaire et industrielle. L’Union européenne a-t-elle les moyens de ses ambitions ? Les 27 pourront-ils s’entendre face aux immenses défis qui les attendent avant de pouvoir se passer, un jour, du parapluie américain ?
Avec :
Alors que l’Europe se met en ordre de bataille face à la menace russe, le maître du Kremlin continue quant à lui d’engranger- tranquillement les cadeaux de son nouvel ami américain sans même qu’il ait besoin de réclamer.
Depuis le dégel des relations bilatérales, le mois dernier entre Washington et Moscou, Donald Trump a somme toute réhabilité Vladimir Poutine sur la scène internationale, après 3 ans d’isolement et de sanctions l’agresseur de l’Ukraine, poursuivi par la CPI pour crimes de guerre est devenu l’interlocuteur privilégié du président américain pour faire la paix en Ukraine, alors que son homologue ukrainien Zelensky est mis en permanence sous pression, humilié à la Maison Blanche et désormais privé de l’aide américaine. Extraordinaire revirement de l’histoire, Poutine en avait sans doute rêvé, Trump l’a fait. Jusqu’où ira l’alignement de Washington avec les objectifs de Moscou ? Alors que s’accélèrent les préparatifs du sommet Trump-Poutine, le maître du Kremlin aura-t-il finalement gain de cause sur l’Ukraine ?
Avec nos invités :
- Ulrich Bounat, analyste géopolitique, spécialiste de l’Europe centrale et de l’Est, chercheur associé chez Eurocreative
- Florent Parmentier, secrétaire général du CEVIPOF à Sciences Po, chercheur associé à l’Institut Jacques Delors.
Un monde déjà complètement bouleversé, 6 semaines seulement après son retour à la Maison Blanche, et avec pour promesse de donner « un nouvel âge d’or à l’Amérique ». Donald Trump a brutalement bousculé l’ordre mondial mis en place depuis 1945 et même son propre pays, avec la « purge » de l’administration fédérale américaine, tout en imposant à l’extérieur des droits de douane élevés à ses propres alliés et en suspendant par ailleurs l’aide militaire apportée à l’Ukraine après s’être rapproché de la Russie de Vladimir Poutine…
Et « ce n’est que le début », a-t-il promis hier (4 mars 2025), lors de sa très longue adresse au Congrès... Jusqu’où ira Donald Trump dans sa quête -de grandeur pour l’Amérique ? La diplomatie de la force –qui est la sienne conduira-t-elle le monde au chaos ou pas ?
Avec nos invités :
- Pascal Boniface, directeur de l’Institut des Relations internationales et stratégiques (IRIS)
- Jérôme Viala-Gaudefroy, docteur en Civilisation américaine, spécialiste de la rhétorique présidentielle et auteur du livre Les mots de Trump, éditions Dalloz.
Les alliés européens, véritablement choqués, abasourdis par la violente scène d’humiliation du président Zelensky dans le bureau ovale à la Maison Blanche vendredi (28 février 2025), dans la droite ligne du rapprochement entre Washington et Moscou.
Face à ce retournement d’alliance, les Européens réunis hier (2 mars 2025) à Londres par le Premier ministre britannique Starmer, ont donc tenu à afficher leur unité, en resserrant les rangs derrière l’Ukraine et en s’engageant à se réarmer pour faire face à la Russie … aux côtés du Canada et de la Turquie, cette nouvelle coalition entend peser auprès de Donald Trump pour défendre « une solution juste et durable » en Ukraine, qui prennent en compte leurs intérêts face à Moscou.
Avec nos invités :
Patrick Martin Genier, enseignant à Sciences-Po, spécialiste des questions européennes et internationales, auteur de L'Europe a-t-elle un avenir ? (éditions Studyrama)
Sébastien Maillard, conseiller spécial à l’Institut Jacques Delors, spécialiste des institutions et politiques européennes.
Le Premier ministre François Bayrou a beau assurer qu’il ne souhaite pas « l’escalade », la menace d’une révision des accords migratoires lancée hier (26 février 2025), -5 jours après l’attentat de Mulhouse, résonne comme un coup de semonce dans le ciel algérien --sur fond de relations déjà très tendues entre les 2 pays, après la reconnaissance l’été dernier de la « marocanité » du Sahara occidental par le président Macron, et l’arrestation de l’écrivain Boualem Sansal en novembre à Alger.
Les refus répétés de l’Algérie de reprendre ses ressortissants expulsés de France sont « inacceptables », a martelé François Bayou qui donne donc 6 semaines à Alger pour démontrer sa volonté de mieux coopérer en matière migratoire, à défaut de quoi le Premier ministre menace –tout simplement de remettre en cause les accords de 1968.
Comment l’Algérie va-t-elle répondre à cet ultimatum, la relation entre les 2 pays peut-elle se dégrader jusqu’à la rupture totale, entre escalade et surenchère, le divorce franco-algérien est-il certain ?
Avec nos invités :
- Khadidja Mohsen-Finan, politologue, enseignante-chercheuse à l’Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne, spécialiste du Maghreb et du monde arabe
- Hasni Abidi, politologue, directeur du CERMAM, spécialiste du monde arabe.
Alors que le président américain semble s’aligner chaque jour -un peu plus- sur l’agenda de Vladimir Poutine, les Européens tentent de s’organiser, --après l’effroi et la consternation face au revirement américain, le président Macron lundi dernier -et le Premier ministre britannique Keir Starmer demain ont pris la route de la Maison Blanche pour tenter d’infléchir Donald Trump et faire en sorte que la paix en Ukraine ne se fasse pas sur le dos de Kiev, au seul profit des russes… et au mépris de la sécurité européenne… d’où l’initiative franco-britannique d’un possible déploiement de troupes européennes en Ukraine, pour « garantir la sécurité » du pays dans le cadre d’un accord de paix.
Quelles pourraient être précisément les missions d’une telle force de paix ? L’Europe en a-t-elle les moyens ? Et plus largement les Européens pourront-ils à l’avenir se défendre sans les Américains ? Beaucoup de questions, beaucoup d’incertitudes.
Avec nos invités :
- Thibault Fouillet, directeur scientifique de l’Institut d’études de stratégies et de défense à l’Université Lyon 3. Auteur de «Géopolitique des petites puissances», aux éditions La Découverte
- Guillaume Ancel, ancien officier et chroniqueur de guerre, vient de publier «Petites leçons sur la guerre», aux éditions Autrement.
Alors que la guerre en Ukraine est entrée dans sa 4ème année aujourd’hui, le lâchage de Kiev par les États-Unis de Donald Trump au profit de la Russie de Poutine stupéfie le monde et fait trembler les Européens… Pourquoi le président américain courtise-t-il autant son homologue russe au point d’en adopter sa rhétorique et de traiter le président ukrainien de dictateur ? Le dégel des relations entre les 2 superpuissances américaine et russe est-il durable et menace-t-il l’avenir du continent européen, et en bouleversant également l’ordre international ?
Avec nos invités :
- Régis Genté, correspondant de RFI à Tbilissi, auteur de « Notre homme à Washington. Trump dans la main des Russes », éd. Grasset.
- Claude Blanchemaison, ancien ambassadeur de France en Russie, ancien directeur des départements d’Europe et d’Asie au Quai d’Orsay.
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L'émission est remplacée à partir du 30/3/2026 par Le Grand Entretien du soir. Diffusions les lundis, mercredis, jeudis et vendredis... Réécoutez les émissions Décryptage précédentes sur le…

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