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Or


L’inquiétude monte au Danemark face aux velléités du président américain de faire main basse –par la force s’il le faut sur le Groenland… cette immense île arctique convoitée de longue date par Donald Trump qui, malgré la levée de boucliers des Groenlandais, affirme encore que « les États-Unis obtiendront le Groenland » et que « Copenhague finira par céder ».
De quoi mettre en alerte également l’Union européenne, qui se sent ainsi menacée –par son grand allié américain sur ses propres frontières. Alors que le Danemark vient de voter une enveloppe de 2 milliards d’euros pour renforcer la sécurité dans l’Arctique, certains pays européens, dont la France, n’excluent pas l’envoi de troupes au Groenland…
Avec nos invités :
- Jean-Dominique Giuliani, président de la Fondation Robert Schuman
- Guillaume Lasconjarias, historien militaire et professeur associé à Sorbonne Université.
Durant la campagne américaine, Il se faisait fort de mettre un terme à la guerre en 24h, sans expliquer comment, --la réalité –et la complexité du conflit semblent avoir depuis --rattrapé le nouveau locataire de la Maison Blanche qui a désormais donné 100 jours à son émissaire spécial, l’ancien général Keith Kellogg pour trouver les voies d’une trêve entre Moscou et Kiev…
Alors que les Européens ont aujourd’hui renouvelé leurs sanctions contre la Russie, Vladimir Poutine se dit prêt à discuter avec Donald Trump qui a lui aussi --haussé le ton la semaine passée menaçant Moscou de nouvelles sanctions. Quelle stratégie entend suivre Donald Trump pour arracher la paix, mettre fin à cette guerre qu’il juge « ridicule » ? L’Ukraine sera-t-elle invitée à la table des négociations ?
Avec nos invités :
- Guillaume Ancel, ancien officier et chroniqueur de guerre, auteur de Saint Cyr à l’école de la grande muette (Flammarion) et du blog Ne pas subir
- Ulrich Bounat, analyste géopolitique, spécialiste de l’Europe centrale et de l’Est, chercheur associé chez Euro creative.
Cette question cruciale reste en suspens, alors que l’idée d’une administration unique avec la Cisjordanie est rejetée par Israël. Seul point d’entente entre l’État hébreu, l’Autorité palestinienne et Washington : hors de question que le Hamas, l’auteur des massacres du 7 octobre, participe à cette future gouvernance.
Le mouvement islamiste palestinien très affaibli après 15 mois de guerre contre Israël est néanmoins loin d’avoir été anéanti et entend bien compter, peser dans l’avenir de Gaza. De quoi possiblement compliquer l’instauration de la paix ?
Avec :
- Agnès Levallois, vice-présidente de l'iReMMO (Institut de Recherche et d’Études Méditerranée Moyen-Orient), chargée de cours à Sciences Po Paris
- Stéphanie Latte Abdallah, directrice de recherche au CNRS (Césor-EHESS), spécialiste du Proche-Orient et de la question palestinienne, autrice de l’ouvrage à paraître, Gaza, une guerre coloniale (Actes Sud).
Après Joe Biden, c’est le groupe Patriotic Millionaires qui s’en est inquiété aujourd’hui au Forum économique de Davos, ce groupe de millionnaires du monde entier, qui prône une plus grande taxation des ultra-riches, et qui affirme comme l’ex-président américain que « l’extrémisme de la richesse » nuit à la « confiance dans les médias, et influence les systèmes juridiques ».
Dans leur viseur, l’allégeance des rois de la tech à Donald Trump, ils s’appellent Elon Musk, Mark Zuckerberg, Jeff Bezos, ils sont dans cet ordre, les trois hommes les plus riches du monde. Ils étaient, bien sûr, aux premières loges, lors de l’investiture du nouveau président américain au Capitole. Ces nouveaux « oligarques » américains concentrent un pouvoir et une puissance d’influence énormes notamment par le biais de leurs réseaux sociaux de X à Facebook en passant par Instagram. Leur toute puissance alliée au pouvoir présidentiel de Trump peut-elle bousculer, mettre en danger nos démocraties ?
Avec :
- Maud Quessard, directrice de l’Espace Euro- Atlantique de l’IRSEM, spécialiste de politique étrangère américaine, autrice de l’ouvrage Les guerres de l’information à l’ère du numérique (PUF)
- Olivier Burtin, maître de conférences en Civilisation et Histoire des États-Unis à l’Université de Picardie Jules Verne.
Ce sont les « malgré nous » de Poutine, ces combattants étrangers intégrés, par la ruse, à l’armée russe, aux côtés de leurs compatriotes volontaires pour aller combattre sur le front ukrainien. Des milliers de Sri-lankais, d’Indiens, de Népalais et beaucoup d’Africains venus du Bénin du Cameroun ou bien encore de Centrafrique, tous attirés en Russie par des offres d’emplois trompeuses, assorties de salaires mirobolants.
Ils pensaient être chauffeur ou mécanicien, les voilà désormais en première ligne perdus dans le Donbass. Véritable « chair à canon » étrangère pour l’armée russe. Comment les recruteurs de Moscou usent-ils de tous leurs leviers pour enrôler ces hommes ? La stratégie du Kremlin pour renouveler ses troupes passe-t-elle par un véritable « trafic d’êtres humains » ?
Avec :
- Florent Parmentier, secrétaire général du CEVIPOF à Sciences Po, chercheur associé à l’Institut Jacques Delors
- François Mazet, journaliste au service Afrique de RFI.
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C’est parce que toutes les négociations diplomatiques ont échoué que le troisième otage français en Iran a décidé, lundi 13 janvier 2025, de sortir du silence, et de dévoiler son identité. Depuis la terrible prison d’Evin à Téhéran, où il croupit depuis plus de deux ans, Olivier Grondeau a réussi à faire passer un message à Radio France, un émouvant appel à l’aide alors qu’ils sont à bout de forces.
Les trois otages français, Olivier Grondeau, mais également l’enseignante Cécile Kohler et son compagnon Jacques Paris, des « otages d’État » dénonce le Quai d’Orsay, sont officiellement emprisonnés pour « espionnage ». L’accusation, toujours la même avec laquelle le régime iranien arrête et emprisonne des citoyens étrangers ou binationaux, pour faire pression sur la communauté internationale. Une stratégie de la « diplomatie des otages » face à laquelle les Occidentaux semblent bien impuissants. Comment sortir de ce bras-de-fer sordide ?
Avec :
- Chirinne Ardakani, avocate d’Olivier Grondeau, et présidente du collectif Iran Justice
- Clément Therme, chargé de cours à l’Université Paul Valéry de Montpellier, auteur de l’article « La diplomatie des otages de Téhéran. Le cas des Européens détenus en Iran », publié sur le site de l’IFRI ( Institut français des relations internationales).
C’était il y a 5 ans, très précisément le 11 janvier 2020, la Chine annonçait le 1er mort dû à un virus inconnu, un coronavirus, qui allait dans les mois suivants balayer, et bouleverser le monde entier. Près de 800 millions de personnes touchées, au moins 10 millions de morts officiellement, sans doute beaucoup plus, estime l’OMS (l’Organisation mondiale de la Santé). 5 ans après, le virus est toujours là, mais circule à bas bruit, la tempête a été maîtrisée, grâce aux efforts déployés pour enrayer la pandémie.
Les leçons de la crise ont-elles pour autant été bien retenues, et surtout seront-elles suffisantes pour faire face à une nouvelle pandémie qui, selon tous les spécialistes, est quasiment inéluctable.
Avec :
- Pr Jean-Daniel Lelièvre, médecin au sein du service de maladies infectieuses et immunologie au CHU Henri-Mondor à Créteil (AP-HP), spécialiste de la vaccination et expert à la HAS (Haute Autorité de Santé) ainsi qu'auprès de l'OMS.
- Dr Massamba Sassoun Diop, médecin urgentiste président de SOS médecins à Dakar.
Moins de deux semaines avant son retour à la Maison Blanche, le président élu américain multiplie les menaces d’annexion – allant jusqu’à évoquer un recours à la force – pour faire main basse sur le Canal de Panama et le Groenland européen, et promettant par ailleurs une guerre économique à son grand voisin canadien s’il refuse de devenir le 51e État américain.
Provocations ou menaces réelles, ces revendications territoriales, ce nouvel « impérialisme américain » consterne et inquiète le monde, notamment les dirigeants européens qui ont mis en garde hier contre toute violation de leurs frontières. Mais que cherche donc Donald Trump en multipliant ces déclarations hostiles ? Entre provocations et volonté de garantir les intérêts américains, jusqu’où ira Trump ?
Avec nos invités :
Le 1er janvier 2025, l’Ukraine a coupé les robinets des gazoducs permettant d’acheminer le gaz russe vers l’Europe. Kiev a décidé de ne pas renouveler un accord quinquennal avec le géant russe Gazprom et, désormais, plus un seul mètre cube de gaz ne transite à travers le pays. L’Ukraine veut ainsi saper l’effort de guerre russe, puisque le manque à gagner devrait s’élever à 6,3 milliards d’euros par an. Mais cela va aussi engendrer des problèmes d’approvisionnement pour les Européens. L’Union européenne, qui avait infligé des sanctions contre le pétrole et le charbon russes, ne s’était pas attaquée au gaz, car elle en est encore trop dépendante. Pourquoi l’Europe ne s’est-elle pas encore affranchie du gaz russe ? Pourquoi cet arrêt de livraisons met tout le continent sous pression ? Quelles alternatives s’offrent à lui ?
Avec notre invitée Anne-Sophie Corbeau, chercheuse au Centre global de politique de l’énergie, à l’université Columbia (États-Unis).
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Il visait la planète rouge, le voilà installé à la Maison-Blanche. Rien ne semble pouvoir arrêter Elon Musk dans sa quête de puissance. L’entrepreneur surdoué, controversé et mégalo, déjà patron de Tesla, Space X, Starlink et du réseau social X fait sa grande entrée sur la scène politique, au plus près des leviers du pouvoir présidentiel. Récompensé pour son soutien sans faille à Donald Trump, voilà Elon Musk nommé conseiller spécial en charge de « l’efficacité gouvernementale », un cost-killer dont les entreprises sont pourtant biberonnées aux subventions fédérales. Un mélange des genres vertigineux, qui fait de lui le 1ᵉʳ oligarque américain, et sans aucun doute l’homme le plus puissant du monde.
(Rediffusion du 18/11/2024)
Avec nos invités :
- Olivier Lascar, journaliste, rédacteur en chef du numérique à Sciences et Avenir, auteur de Enquête sur Elon Musk, l’homme qui défie la science (Alisio), et Deepfake, l’IA au service des faux (Eyrolles)
- Boris Manenti, chef du service économie au Nouvel Observateur, auteur du livre Elon Musk, le bonimenteur (éditions du Rocher)
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L'émission est remplacée à partir du 30/3/2026 par Le Grand Entretien du soir. Diffusions les lundis, mercredis, jeudis et vendredis... Réécoutez les émissions Décryptage précédentes sur le…

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