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Or


Il y a deux ans, jour pour jour, disparaissait Mahsa Amini, cette Iranienne de 22 ans morte en garde à vue après avoir été arrêtée par la police des mœurs parce que son voile islamique était mal ajusté. Le décès de cette jeune femme de 22 ans a embrasé le pays : partout en Iran, les femmes, mais aussi les hommes sont descendus dans la rue pour demander la fin du port obligatoire du voile, et un changement de régime. Des manifestations brutalement réprimées dans le sang. Deux ans plus tard, le régime maintient sa main de fer sur celles et ceux qui continuent de réclamer plus de libertés.
L'élection en juillet dernier (2024) d'un président dit modéré en Irann'a pas suscité les améliorations concrètes espérées. Exemple de la férocité du régime, le nombre de condamnations à mort a explosé en Iran au cours de l'année écoulée. Mais la jeunesse, les femmes en premier lieu, continuent de défier les mollahs et de braver les interdits.
Avec notre invitée :
Chowra Makaremi, anthropologue, chargée de recherche au CNRS et au Laboratoire d’anthropologie politique à Paris, spécialiste de l’Iran, de la violence et des femmes. Autrice de Femme ! Vie ! Liberté ! Échos d’un soulèvement révolutionnaire en Iran (La Découverte - prix de l’essai France culture, Arte 2023).
L'espace Schengen, la zone sans passeport qui réunit 420 millions de personnes, est l'une des réalisations les plus tangibles de l'intégration européenne. Mais l'afflux de migrants et l'insécurité attribuée à leur présence ont poussé plusieurs pays à remettre en cause le principe de la libre circulation au sein de l'UE. L'Allemagne a ainsi annoncé vouloir généraliser les contrôles de police à ses frontières. Une mesure vivement dénoncée par la Pologne, qui parle de décision inacceptable, tandis que l'Autriche prévient : elle n'accueillera aucun migrant par ses voisins.
Avec Camille Le Coz, directrice associée au Centre de réflexion Migration Policy Institute et spécialiste des questions relatives aux migrations et aux déplacements forcés.
Un débat houleux, une joute acharnée, un duel enflammé... Voici comment la presse américaine commente le face-à-face qui a opposé, la nuit dernière, les deux candidats à la présidentielle américaine. Kamala Harris s'est montrée offensive et a réussi à faire sortir de ses gonds un Donald Trump sur la défensive. Mais sur le fond, la candidate démocrate n'a pas étayé ses propositions politiques. Le républicain a, de son côté, tenté de faire peser sur les épaules de son adversaire le bilan d'un mandat démocrate qu'il juge désastreux. Kamala Harris a d'ores et déjà appelé à la tenue d'un second débat. Un souhait vu par Donald Trump comme la reconnaissance d'une défaite. Ce duel télévisé changera-t-il la donne dans cette campagne inédite ?
Avec : Giovanna de Maio, chercheuse associée à l’Université de George Washington et enseignante à Sciences Po Paris, spécialiste des relations transatlantiques. Auteure de l'article Europe’s America Problem, dans la revue Foreign Affairs.
Depuis plus d'un mois, les forces ukrainiennes ont pris pied en Russie. C'est la première fois depuis la Seconde Guerre mondiale qu'une armée étrangère s'aventure sur le territoire russe. Moscou minimise cette incursion et continue de concentrer ses attaques sur le Donbass, objectif principal affiché par Vladimir Poutine. Les Russes tentent notamment de s'emparer de Pokrovsk, une ville stratégique pour l'approvisionnement des troupes ukrainiennes. Ils ciblent aussi des zones éloignées du front et frappent notamment les infrastructures énergétiques du pays. L'offensive ukrainienne en territoire russe, si elle a eu un effet sur le moral des troupes, n'a donc pas changé la donne sur le front. Ce lundi, l'armée russe a revendiqué la prise d'un nouveau village dans la région de Donetsk.
Avec notre invitée Christine Dugoin-Clément, analyste en géopolitique, chercheuse à la chaire Risques de l'IAE Paris-Sorbonne, à l'Observatoire de l'intelligence artificielle de Paris 1 Panthéon-Sorbonne, et au CREOGN. Auteure de l’ouvrage Influence et manipulations. Des conflits modernes aux guerres économiques (VA Éditions).
Le Focac, le Forum de coopération sino-africaine a ouvert ses portes à Pékin. Le sommet, qui a lieu tous les trois ans, a fait le plein. La quasi-totalité des chefs d'État du continent sont dans la capitale chinoise, le plus souvent accompagnés d'importantes délégations de ministres et décideurs économiques. Dans son discours ce matin, le président chinois a promis 51 milliards de dollars de financements nouveaux pour l'Afrique, s'est engagé à soutenir une trentaine de projets d'infrastructures à travers le continent et annoncé sa volonté d'y créer au moins un million d'emplois.
Des annonces saluées par les dirigeants africains même si, dans les faits, la Chine a réduit la voilure. Les prêts accordés au continent sont nettement moins importants qu'il y a dix ans. Pékin explique que sa nouvelle stratégie consiste à privilégier le financement de projets « petits, mais beaux ».
Avec notre invité Thierry Pairault, directeur recherche mérite au CNRS et EHESS et auteur L’Afrique et ses présences chinoises, L’Harmatan.
Le ministre israélien de la Sécurité nationale, d'extrême droite, s'est opposé aujourd'hui à la poursuite des négociations en vue d'une trêve à Gaza pour libérer les otages. Itamar Ben Gvir est un membre clé du gouvernement de Benyamin Netanyahu. Hier soir, les États-Unis ont pourtant estimé qu'il était temps de finaliser un accord entre Israël et le Hamas. La mort de six otages, dimanche 1er septembre, a suscité un vaste mouvement de colère en Israël contre le gouvernement, accusé de bloquer les discussions indirectes entamées il y a des mois avec l'intermédiaire du Qatar, de l'Égypte et des États-Unis.
Manifestations monstres, grève, pressions de ses alliés, rien ne semble faire plier le Premier ministre israélien, inflexible dans sa stratégie guerrière. Selon le Hamas, au moins 42 personnes ont été tuées ces dernières 24 heures dans la bande de Gaza sous les bombes israéliennes.
Avec notre invité Jean-Paul Chagnollaud, professeur émérite des Universités et président de l’IReMMO (Institut de recherche d’études sur la Méditerranée et le Moyen-Orient), co-auteur avec Pierre Blanc du livre Atlas du Moyen-Orient : aux racines de la violence (éditions Autrement, 2023).
C'est aujourd'hui la fête du travail aux États-Unis. Un jour qui marque le début de la dernière ligne droite avant l'élection présidentielle. À cette occasion, Kamala Harris et Joe Biden organisent leur premier meeting commun. Il aura lieu ce soir à Pittsburgh, en Pennsylvanie, un État-clé, que se disputent âprement les deux camps. Le retrait de la candidature du président le 21 juillet dernier a bouleversé la campagne : elle a offert au parti démocrate un élan d'enthousiasme et contraint le camp républicain à changer de stratégie.
Rien n'est joué dans cette course à la Maison blanche : même si la candidature de Kamala Harris enflamme le camp démocrate, Donald Trump conserve toutes ses chances de l'emporter. Les deux prétendants à la présidence sont toujours au coude à coude dans les sondages.
Avec Pierre Gervais, professeur de civilisation américaine à l'Université Sorbonne Nouvelle, auteur du livre Histoire des États-Unis de 1860 à nos jours, Éditions Hachette éducation.
Ce sont des pays de quelques centaines de milliers d'habitants, dispersés dans la Mer des Caraïbes. Des îles, terres de champions et championnes qui brillent aux Jeux Olympiques. À l'image de la Sainte-Lucienne, Julien Alfred, médaillée d'or sur le 100m samedi soir. Sainte-Lucie, Grenade, Dominique, essaient d'imiter l'exemple de la Jamaïque, dont les sportifs dominent les épreuves d'athlétisme depuis plusieurs années.
Alors comment expliquer la réussite de ces territoires aux JO ? Comment les athlètes sont-ils repérés et s'entraînent-ils sur place ?
Avec notre invité :
Loic Artiaga, professeur d’Histoire contemporaine à l’Université de Pau et les Pays de l’Adour, spécialiste de l’histoire du sport et des médias.
Elle était toujours classée dans le haut du tableau des médailles, dans les Jeux olympiques d'été précédents. Mais cette année, les victoires de la Russie ne sont même pas comptabilisées au classement des JO de Paris. Loin des plus de 300 ou 400 athlètes envoyés habituellement, ils ne sont cette fois qu'une quinzaine de Russes à participer à la compétition.
Sans pouvoir afficher le drapeau de leur pays ni chanter leur hymne national. Ils sont ce que le Comité international olympique appelle des «athlètes individuels neutres». Un dispositif mis en place pour tenir compte de l'invasion russe en Ukraine, en février 2022. Les athlètes russes persona non grata : quelles sont donc les conséquences de cette décision ? Comment le Kremlin répond-il à cette exclusion ?
Avec notre invité :
Lukas Aubin, directeur de recherche à l’IRIS, docteur en études slaves et auteur de «Géopolitique de la Russie», éditions La Découverte.
C'est la plus petite délégation ukrainienne jamais envoyée aux Jeux Olympiques : un peu plus de 140 athlètes portent les couleurs jaune et bleu à Paris. Ils sont en France alors que leur pays est en guerre, depuis plus de deux ans, contre la Russie. Le conflit a d'ailleurs tué près de 500 sportifs et entraîneurs, dans des bombardements ou sur le champ de bataille. Plus de 500 infrastructures sportives ont également été endommagées ou détruites.
Dans ces conditions, difficile de s'entraîner pour des Jeux olympiques. Alors pourquoi l'Ukraine est-elle tout de même présente à Paris ? Cette participation peut-elle jouer un rôle dans la guerre contre les Russes ?
Avec notre invité :
Florent Parmentier, secrétaire général du CEVIPOF (Centre de recherches politiques de Sciences Po).
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L'émission est remplacée à partir du 30/3/2026 par Le Grand Entretien du soir. Diffusions les lundis, mercredis, jeudis et vendredis... Réécoutez les émissions Décryptage précédentes sur le…

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