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Kamala Harris a toutes les chances d'obtenir l'investiture du parti démocrate, mais avoir été adoubée par le président sortant ne suffit pas à garantir qu'elle lui succedera sur le ticket démocrate. La vice-présidente doit être formellement désignée par la majorité des quelques 4 000 délégués qui assisteront à la convention du parti, qui se tiendra du 19 au 22 août prochain. Kamala Harris sera peut-être confrontée à la concurrence d'autres candidats. Et devra effectuer rapidement un choix stratégique : le nom d'un ou d'une colistière pour le ticket démocrate.
Avec notre invité Hugo Bouvard, maître de conférences en histoire et sociologie des États-Unis à l'Université Paris-Cité.
«Je soutiens pleinement le président Trump et lui souhaite un prompt rétablissement». C'est le tweet rédigé par Elon Musk trente minutes à peine après la tentative d'assassinat contre le candidat républicain, samedi dernier (13 juillet 2024). Le patron de Space X, Tesla, et du réseau Twitter qu'il a rebaptisé X a annoncé son intention de verser 45 millions de dollars par moi pour soutenir la campagne de l'ex président. Ce mardi, le milliardaire a aussi décidé de délocaliser deux de ses sociétés de la Californie vers le Texas, un État plus en adéquation avec ses positions conservatrices. Elon Musk qui se décrivait auparavant comme centriste a basculé dans la sphère ultra-réactionnaire, et pourrait entraîner derrière lui d'autres milliardaires..
Avec nos invités :
- Julien Pillot, économiste spécialiste de l'industrie numérique, enseignant-chercheur à l'Inseec Business School, chercheur associé au CNRS.
- Olivier Lascar, rédacteur en chef du Pôle digital de Sciences et Avenir, auteur du livre Enquête sur Elon Musk, l’homme qui défie la science (Éditions Leduc, Alisio).
Le président ukrainien a proposé aux Russes de participer à un prochain sommet sur la paix. Depuis l'échec d'une tentative de pourparlers au début de la guerre, c'est la première fois que Volodymir Zelensky envisage des négociations avec Moscou sans poser de condition préalable. Une invitation qui intervient après le sommet organisé en Suisse au mois de juin 2024, en l'absence de la Russie et qui n'avait donné lieu à aucune avancée. Sur le terrain, les combats restent meurtriers, mais aucun des deux camps ne parvient à effectuer de percée décisive.
Avec notre invitée :
Christine Dugoin-Clément , analyste en Géopolitique, chercheure pour la Chaire risque de l'IAE Paris-Sorbonne et au CREOGN (Centre de Recherche de l'École des Officiers de la Gendarmerie nationale).
C'est en ce moment même que doit débuter à Milwaukee, dans le Wisconsin, une convention républicaine inédite. Après la tentative d'assassinat dont il a été victime, Donald Trump y apparaitra comme un combattant survivant, un miraculé. Il bénéficie, en outre, d'une bonne surprise de dernière minute : l'ensemble de la procédure fédérale qui pesait contre lui pour rétention de documents officiels après son départ de la Maison Blanche vient d'être annulée par la juge de Floride en charge du dossier. Fort de cette victoire sur le front judiciaire, de sa nouvelle aura quasi-messianique, l'ex-président révélera ce soir le nom de son co-listier dans la course à la Maison Blanche.
Avec notre invitée :
Ellen Kuntz, professeure à l’INSEEC, spécialiste des États-Unis, auteure de « Portraits de VEEP, l’incroyable histoire de Kamala Harris ».
Le président élu iranien prêtera serment devant le Parlement le 30 juillet. C'est ce que rapportent ce mercredi les médias d'État. Élu vendredi dernier (5 juillet 2024), Massoud Pezeshkian l'a emporté vendredi dernier contre l'ultraconservateur Saeed Jalili, au second tour de scrutin. Un peu plus de la moitié des Iraniens se sont abstenus. Pendant sa campagne, Massoud Pezeshkian a promis de mettre fin à l'isolement de l'Iran dans le monde afin d'améliorer le niveau de vie de la population, et plaidé pour un assouplissement des sévères restrictions qui pèsent sur la vie des femmes. Mais il a aussi clairement exprimé son attachement au guide suprême du pays, l'ultraconservateur Ali Khamenei, nommé à vie en 1989. Quelle sera la marge de manœuvre de ce président ? C'est la question que l'on se pose dans Décryptage..
Avec notre invité :
Azadeh Kian, professeure de Sociologie et directrice du Centre d’Enseignement, de Documentation et de Recherches pour les Études Féministes (CEDREF) à l’Université Paris Cité.
C'est dans la salle où a été signé leur traité fondateur que les dirigeants des pays membres de l'OTAN se sont retrouvé dès hier soir (9 juillet 2024) pour célébrer le soixante-quinzième anniversaire de leur alliance. Le sommet ouvre formellement ce soir, mais les 32 pays membres se sont déjà entendus sur le renouvellement de leur aide militaire à Kiev. Ils ont aussi réaffirmé leur volonté d'intégrer l'Ukraine à l'OTAN. Cette réunion se déroule sur fond d'inquiétudes politiques : le possible retour de Donald Trump à la Maison Blanche fait craindre un désengagement américain. Le président français est affaibli par l'absence de majorité au Parlement, le chancelier allemand est confronté à une extrême droite renforcée qui réclame la fin de l'aide à l'Ukraine et le Premier ministre hongrois affiche sa proximité avec Vladimir Poutine.
Avec notre invité :
Guillaume Lasconjarias, historien militaire, professeur associé à l’Université Paris Sorbonne. Ancien chercheur au collège de défense de l'Otan à Rome.
Emmanuel Macron se laisse du temps afin d'y voir plus clair au lendemain des législatives. Gabriel Attal qui a présenté sa démission, a donc provisoirement été maintenu à la tête du gouvernement français. Ce scrutin est une défaite cinglante pour l'extrême droite qui se projetait déjà au pouvoir, mais la gauche arrivée en tête est loin d'avoir obtenu la majorité absolue. Une période d'instabilité politique s'ouvre donc en France, avec trois blocs qui devront apprendre à composer entre eux à l'Assemblée. La plupart des alliés de l’Hexagone respirent devant la déroute du Rassemblement national, mais restent préoccupés par le flou sorti des urnes. La France en sort-elle affaiblie sur la scène internationale ? C'est la question que l'on se pose ce soir dans Décryptage...
Avec notre invité :
Nicolas Tenzer, politologue, enseignant à Sciences Po, chercheur associé au Centre for European Policy Analysis (CEPA).
Le cap des 38 000 morts a été franchi à Gaza, ce jeudi 4 juillet 2024, selon le Hamas. La guerre, déclenchée après une attaque terroriste sans précédent du mouvement islamiste en Israël, le 7 octobre 2023, ne connait quasiment aucun répit depuis près de neuf mois. Une catastrophe humanitaire d'ampleur inédite sévit dans ce petit territoire assiégé, où 2 millions quatre cent mille personnes sont en quête quotidienne de vivres, d'eau, de médicaments ou tout simplement d'abri.
Selon les Nations unies, environ 80% des habitants ont été déplacés depuis le début du conflit, au gré des ordres d'évacuation de l'armée israélienne. Lundi dernier (1er juillet 2024), 250 mille Gazaouites ont ainsi été appelés à quitter le sud de l'enclave. Une errance peur au ventre, ventre creux, dans un paysage dévasté.
Avec nos invitées :
- Caroline Seguin, responsable des opérations d’urgence pour Gaza à Médecins Sans Frontières (MSF)
- Lucile Marbeau, porte-parole du Comité international de la Croix-Rouge (CICR).
Près d'une semaine après sa prestation catastrophique lors du débat qui l'a opposé à Donald Trump, le président américain ne parvient pas à lever les doutes sur son état de santé. Joe Biden reçoit aujourd'hui les gouverneurs démocrates pour tenter de les convaincre de sa capacité à mener sa campagne jusqu'au bout. Mais au sein de son parti, les inquiétudes s'expriment à haute voix. Affaibli, le candidat démocrate a aussi perdu un atout-clé face à son adversaire : une décision de la cour suprême a entraîné cette semaine le report des épreuves judiciaires qui attendent Donald Trump.
Avec notre invité :
- Jérôme Viala-Godefroy, chargé de cours à Sciences Po Saint-Germain-Laye, spécialiste de la politique américaine.
Le Premier ministre hongrois a pris ce matin (1er juillet 2024) la tête du Conseil de l'Union européenne. C'est une fonction essentiellement symbolique attribuée tour à tour à chaque État membre, mais qui offre une belle tribune à Viktor Orban. Fort du succès du Rassemblement national en France et de la progression des droites radicales aux élections européennes, il espère parallèlement créer une nouvelle coalition au Parlement pour imposer une vision souverainiste de l'Europe.
Viktor Orban a promis d'agir avec impartialité à la tête du Conseil de l'UE, mais son arrivée à la présidence inquiète à Bruxelles où il s'est plus illustré par sa capacité de blocage que par son sens du compromis.
Avec notre invité :
Romain Le Quiniou, directeur général d’Euro Creative.
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L'émission est remplacée à partir du 30/3/2026 par Le Grand Entretien du soir. Diffusions les lundis, mercredis, jeudis et vendredis... Réécoutez les émissions Décryptage précédentes sur le…

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