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Après dix ans de pouvoir ininterrompu, Narendra Modi va entamer un troisième mandat à la tête de l'Inde. Le BJP, le parti nationaliste hindou du Premier ministre, s'est mis d'accord ce mercredi 5 juin 2024, avec ses alliés, pour former un gouvernement de coalition.
Malgré la main de fer qu'il a abattue sur les médias et les manœuvres qu'il a menées contre l'opposition, en dépit de son investissement dans une campagne électorale très violente, Narendra Modi n'a en effet pas obtenu la majorité absolue qu'il convoitait. Il ne pourra donc pas modifier la Constitution comme il le souhaitait. Le Premier ministre va sans doute devoir mettre un frein à ses diatribes contre les musulmans, réviser sa pratique solitaire du pouvoir. Narendra Modi va être contraint au compromis.
Avec notre invité :
- Guillaume Delacroix, journaliste, correspondant à Bombay de 2013 à 2021 pour Mediapart, le Monde puis Courrier International, co-auteur avec Sophie Landrin du livre Dans la tête de Narendra Modi (Actes Sud, mai 2024).
La Douma devrait adopter rapidement la réforme fiscale envisagée depuis le début de l'année 2024 par Vladimir Poutine. Le gouvernement a précisé ses intentions fin mai : il entend augmenter les impôts sur les revenus des plus riches et sur les bénéfices des entreprises. Cette réforme a notamment pour but de contribuer à la hausse des dépenses liées à la guerre en Ukraine.
Soumise à une série de sanctions internationales depuis le début de l'offensive en 2022, l'économie russe a résisté malgré la brutale coupure d'une partie de ses échanges mondiaux. Contrairement aux espoirs des Occidentaux, elle ne s'est pas effondrée. Le fonds monétaire international a même revu à la hausse ses prévisions de croissance concernant la Russie pour cette année. Et d'après la BERD, la Banque européenne pour la reconstruction et le développement, l'économie russe est désormais revenue au-dessus des niveaux d'avant-guerre en Ukraine. Comment la Russie finance-t-elle sa guerre ? Les sanctions sont-elles inefficaces ?
Avec nos invités :
- Julien Vercueil, professeur d’économie à l’INALCO, spécialiste des économies post-soviétiques et de la Russie
- Cyrille Bret, géopoliticien, maître de conférences à Sciences Po Paris, chercheur associé spécialiste de la Russie et de l'Europe orientale à l'Institut Jacques Delors.
Des milliers de Tibétains sont menacés par la construction, à venir, d'un barrage géant dans la province chinoise du Sichuan. Pour cela, les autorités veulent évacuer et détruire au moins deux villages et six monastères. Barrage ou non, la Chine organise régulièrement des relocalisations de population, sous la contrainte, menaçant la culture, l’identité tibétaines.
Il y a 65 ans, en mars 1959, les Tibétains s'étaient soulevés contre l'occupation chinoise, provoquant la fuite du Dalaï-lama, désormais en exil. Depuis, Pékin poursuit une répression, peu documentée, dans les hauts plateaux de l'Himalaya.
Avec notre invitée, Françoise Robin, professeur des universités, responsable de la section Tibet à l'Institut national des langues et civilisations orientales, présidente de la Société française d'études du monde tibétain.
L’Espagne, la Norvège et l’Irlande ont officiellement reconnu hier (28 mai 2024) l’État de Palestine. « Une nécessité » pour « parvenir à la paix », selon le Premier ministre espagnol. Mais une décision qui provoque la colère des autorités israéliennes.
Pourquoi cette reconnaissance maintenant ? Avec quelles conséquences ?
Avec notre invitée, Agnès Levallois, vice-présidente de l'iReMMO (Institut de Recherche et d'études Méditerranée Moyen-Orient), chargée de cours à Science-Po Paris.
Trois hauts responsables syriens ont été condamnés à la prison à perpétuité en France, à la cour d'assises de Paris, vendredi 24 mai 2024. Ils étaient jugés, en leur absence, pour complicité de crimes contre l'humanité, dans la mort de deux Franco-Syriens. Malgré ces rares condamnations étrangères, le régime de Bachar el-Assad continue d'éteindre les voix dissidentes.
Treize ans après le début de la révolution syrienne, dans le sillon des Printemps arabes, le conflit est toujours en cours. Des milliers de personnes vivent dans des camps de réfugiés, prises au piège, recherchées pour certaines par le régime el-Assad. Des milliers d'autres sont emprisonnées. Que reste-t-il aujourd'hui de la révolution syrienne ? Quel impact ont ces condamnations étrangères sur le régime el-Assad ? Comment tient ce dernier malgré son isolement international ?
Avec notre invité, Arthur Quesnay, docteur en Sciences politiques affilié à l’Université Panthéon-Sorbonne.
En Afrique du Sud, 27 millions d'électeurs iront aux urnes le 29 mai 2024 pour des élections générales : des législatives et provinciales au cours desquelles l'ANC, le parti au pouvoir, pourrait perdre sa majorité pour la première fois de son histoire. Le mécontentement des électeurs est important : le chômage atteint des records, le coût de la vie est élevé, les pannes d’électricité quotidiennes, cette morosité économique aggrave les fractures sociales.
Qu’est-ce qui plombe précisément l'économie sud-africaine ? Pourquoi de telles fractures et comment en sortir ? À une semaine des élections, Décryptage dresse le bilan socio-économique d’un pays encore très inégalitaire.
Invités :
- Thierry Vircoulon, coordinateur de l’Observatoire pour l’Afrique centrale et australe de l’Institut français des relations internationales (IFRI)
- Achille Mbembe, directeur général de l’innovation pour la démocratie.
En Nouvelle-Calédonie, le réseau social TikTok reste inaccessible. Le gouvernement français a interdit son accès, mercredi 15 mai 2024, en raison de la diffusion de vidéos d'émeutiers partageant des appels à la haine. C'est la première fois, en France et même en Europe, qu'une telle décision est prise.
Pourquoi ce réseau social a-t-il été interdit et pas un autre ? Pourquoi les fausses informations, les appels à la haine s’y diffuseraient-ils plus qu'ailleurs ? TikTok est-il devenu le réseau social le plus influent ?
Avec notre invité Nicolas Arpagian, vice-président du cabinet Headmind Partners et spécialiste en risques numériques, auteur de Frontieres.com, paru aux édition de l’Observatoire.
Ces dernières semaines, l'extrême-droite allemande, l’AfD, est secouée par des scandales et des revers judiciaires. Dernier en date : l'un de ses dirigeants, Bjorn Höcke, a été condamné mardi 14 mai 2024 à une amende, pour avoir utilisé, lors de l'un de ses meetings, un slogan nazi.
Ces déboires pourraient pénaliser l'AfD pour les élections européennes de juin 2024, alors que le parti a déjà perdu plusieurs points dans les sondages. Faut-il pour autant y voir une perte de vitesse du parti ? Va-t-il au contraire poursuivre sa progression dans le pays ?
Avec notre invitée :
Elisa Goudin, maitre de conférences à l’Université Sorbonne Nouvelle en Civilisation allemande contemporaine.
En Nouvelle-Calédonie, l'état d'urgence va être décrété, face une flambée de violences. Ce territoire français d’Outre-mer, situé dans le Pacifique sud, a été secoué par deux nuits d’émeutes, qui ont fait 4 morts et des centaines de blessés. Cette colère a été provoquée par une décision de l'exécutif, sur une réforme du corps électoral dont les indépendantistes ne veulent pas.
Qu'est-ce que cette réforme implique, précisément, pourquoi provoque-t-elle la colère des indépendantistes ? Faut-il craindre une guerre civile sur place ?
Avec nos invités :
- Jean-Philippe Moinet, fondateur et directeur de la Revue Civique et auteur de « Un journal sous influence » éditions des Ailes rebelles (Italie)
- Philippe Gomes, élu au Congrès de la Nouvelle-Calédonie, ancien député, ancien président du gouvernement, et président de la province Sud
- Gilbert Tyuienon, vice-président d’Union calédonienne.
En Lituanie, le président sortant est bien parti pour être réélu, lors du second tour le 26 mai 2024. Gitanas Nauseda est arrivé dimanche 12 mai 2024 en tête du premier tour, avec 46% des suffrages. Il sera opposé à sa Première ministre Ingrida Simonyte, qui en a récolté 16%. Sur fond de menace russe, les électeurs semblent avoir choisi la stabilité, dans ce petit État balte situé entre la Biélorussie et l'enclave russe très militarisée de Kaliningrad.
Plus globalement, ce sont les trois pays baltes, la Lituanie, la Lettonie et l’Estonie, qui craignent les ingérences russes et font front commun face à Moscou. Comment ces anciennes républiques soviétiques essaient-elles de contrer l'influence russe ? Quelles sont leurs similarités en termes de politique étrangère ? S’ils s'affichent unis, existe-t-il quelques points de désaccord ?
Avec notre invité :
Michel Foucher, géographe, ancien ambassadeur de France en Lettonie. Auteur de Ukraine-Russie, la carte mentale du duel, aux éditions Gallimard.
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L'émission est remplacée à partir du 30/3/2026 par Le Grand Entretien du soir. Diffusions les lundis, mercredis, jeudis et vendredis... Réécoutez les émissions Décryptage précédentes sur le…

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