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Bouffer, graisser la patte, chercher un bras long, rendre service… Les termes pour désigner la corruption sont nombreux et existent dans toutes les langues et sur tous les continents. En Afrique, elle serait répandue, invincible, fondue dans les pratiques, les mœurs, les réflexes. Maladie désignée des dirigeants politiques et administrations, de l’économie formelle ou informelle, personne n’y échappe. Y aurait-il des différences avec le reste du monde ?
À quand remonte la corruption et à qui profite-t-elle ? Cause majeure de discrédit des États, ce phénomène universel semble prendre des tonalités bien africaines.
La corruption est-elle valorisée par la morphologie de certains réseaux et circuits familiaux ou communautaires ? Y a-t-il pression sociale et impunité ? Comment le don d’argent a-t-il supplanté la logique de cadeaux ? Et la honte dans tout ça ? Avec la corruption, les repères moraux évoluent. La honte ne désignerait plus le sentiment de tort, de ne pas honorer une vertu morale, mais plutôt le fait de ne pas satisfaire les siens, de les abandonner.
Avec la participation de l’anthropologue Jean-Pierre Olivier de Sardan, directeur de recherche émérite au CNRS (Centre national de la recherche scientifique), directeur d’études à l’EHESS (École des Hautes Études en Sciences Sociales), chercheur au LASDEL (Laboratoire d’études et de recherche sur les dynamiques sociales et le développement local) au Niger, auteur de L’enchevêtrement des crises au Sahel (Éd. Karthala).
Musiques
Crime and corruption, de Lucky Dube
La corruption, de Valsero.
By RFI5
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Bouffer, graisser la patte, chercher un bras long, rendre service… Les termes pour désigner la corruption sont nombreux et existent dans toutes les langues et sur tous les continents. En Afrique, elle serait répandue, invincible, fondue dans les pratiques, les mœurs, les réflexes. Maladie désignée des dirigeants politiques et administrations, de l’économie formelle ou informelle, personne n’y échappe. Y aurait-il des différences avec le reste du monde ?
À quand remonte la corruption et à qui profite-t-elle ? Cause majeure de discrédit des États, ce phénomène universel semble prendre des tonalités bien africaines.
La corruption est-elle valorisée par la morphologie de certains réseaux et circuits familiaux ou communautaires ? Y a-t-il pression sociale et impunité ? Comment le don d’argent a-t-il supplanté la logique de cadeaux ? Et la honte dans tout ça ? Avec la corruption, les repères moraux évoluent. La honte ne désignerait plus le sentiment de tort, de ne pas honorer une vertu morale, mais plutôt le fait de ne pas satisfaire les siens, de les abandonner.
Avec la participation de l’anthropologue Jean-Pierre Olivier de Sardan, directeur de recherche émérite au CNRS (Centre national de la recherche scientifique), directeur d’études à l’EHESS (École des Hautes Études en Sciences Sociales), chercheur au LASDEL (Laboratoire d’études et de recherche sur les dynamiques sociales et le développement local) au Niger, auteur de L’enchevêtrement des crises au Sahel (Éd. Karthala).
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