Donald Trump affirme vouloir reprendre le contrôle des immenses réserves pétrolières du Venezuela et faire revenir les compagnies américaines. Un pari ambitieux, tant le secteur est affaibli après des années de sous-investissement, de sanctions et de chute de la production.
Le pétrole est au cœur des ambitions américaines au Venezuela. Le président des États-Unis, Donald Trump, assure vouloir reprendre la main sur les gigantesques réserves du pays et mobiliser des entreprises américaines pour relancer l’extraction.
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Sur le papier, le potentiel est colossal. Le Venezuela revendique plus de 300 milliards de barils de réserves, soit environ 17 % des réserves mondiales, davantage que l’Arabie saoudite ou la Russie. Membre fondateur de l’Opep en 1960, le pays fut longtemps une puissance pétrolière majeure.
Une production en chute libre
Mais la réalité est tout autre. La production s’est effondrée au fil des années, notamment après les nationalisations menées sous Hugo Chavez et le durcissement des sanctions américaines à partir de 2017. De 3,5 millions de barils par jour à la fin des années 1990, le pays est tombé sous le million aujourd’hui.
Les infrastructures sont vieillissantes, les investissements massifs nécessaires et le retour des compagnies américaines, comme ExxonMobil ou ConocoPhillips, reste incertain. D’autant que le marché pétrolier mondial est aujourd’hui en situation de surproduction, ce qui limite l’impact immédiat de ces annonces sur les prix.