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On savait déjà que le plastique envahissait tous les recoins de la planète, du sommet de l’Himalaya aux abysses marins, jusque dans le placenta des femmes enceintes et même dans nos cerveaux. Une récente étude révèle une nouvelle source de pollution : les masques chirurgicaux, omniprésents depuis la pandémie de Covid-19.
Au plus fort de la crise sanitaire, on estime que 130 milliards de masques étaient utilisés chaque mois dans le monde. Des millions de tonnes de déchets qui, une fois jetés dans la nature, se dégradent lentement, libérant du plastique et des microplastiques.
Une pollution invisible mais massiveUne équipe de l’université de Coventry (Royaume-Uni), dirigée par la chercheuse Anna Bogush, a analysé plusieurs types de masques – du simple masque chirurgical aux modèles FFP2. Leur étude, publiée dans la revue Environmental Pollution, montre que tous libèrent des particules plastiques lorsqu’ils sont immergés dans l’eau, et cela sans avoir été abîmés, ni manipulés. Les masques filtrants (FFP2/FFP3) relâchent par ailleurs 3 à 4 fois plus de microplastiques que les masques chirurgicaux standard. « Nous avons observé que tous relâchaient des microplastiques, et en grand nombre », explique Anna Bogush. Multipliez ce constat par des milliards d’unités, et la pollution devient colossale.
Des impacts environnementaux et sanitairesCes microplastiques perturbent les écosystèmes et finissent par se retrouver dans la chaîne alimentaire. Nous les respirons, nous les ingérons, et leur accumulation dans le corps humain suscite des inquiétudes croissantes.
Mais les particules plastiques ne sont pas les seules substances en cause. Les chercheurs ont également mis en évidence la libération de bisphénol B, un perturbateur endocrinien utilisé comme substitut du bisphénol A, longtemps employé avant d’être interdit dans de nombreux pays. Problème : le bisphénol B, lui aussi dangereux pour la santé, reste autorisé dans certaines régions du monde, comme aux États-Unis.
Des solutions encore à construireFaut-il pour autant arrêter de porter des masques en cas de maladie ? Non, leur utilité sanitaire n’est pas remise en question. Mais, selon Anna Bogush, cette prise de conscience doit inciter à agir : « Notre but, c’est d’améliorer les normes. On ne veut pas effrayer, mais aider. Il faut mettre en place des politiques de collecte et pousser les industriels à produire différemment ». En attendant des filières de recyclage adaptées ou des matériaux moins nocifs, un geste simple peut déjà limiter les dégâts : ne pas jeter son masque n’importe où.
By RFIOn savait déjà que le plastique envahissait tous les recoins de la planète, du sommet de l’Himalaya aux abysses marins, jusque dans le placenta des femmes enceintes et même dans nos cerveaux. Une récente étude révèle une nouvelle source de pollution : les masques chirurgicaux, omniprésents depuis la pandémie de Covid-19.
Au plus fort de la crise sanitaire, on estime que 130 milliards de masques étaient utilisés chaque mois dans le monde. Des millions de tonnes de déchets qui, une fois jetés dans la nature, se dégradent lentement, libérant du plastique et des microplastiques.
Une pollution invisible mais massiveUne équipe de l’université de Coventry (Royaume-Uni), dirigée par la chercheuse Anna Bogush, a analysé plusieurs types de masques – du simple masque chirurgical aux modèles FFP2. Leur étude, publiée dans la revue Environmental Pollution, montre que tous libèrent des particules plastiques lorsqu’ils sont immergés dans l’eau, et cela sans avoir été abîmés, ni manipulés. Les masques filtrants (FFP2/FFP3) relâchent par ailleurs 3 à 4 fois plus de microplastiques que les masques chirurgicaux standard. « Nous avons observé que tous relâchaient des microplastiques, et en grand nombre », explique Anna Bogush. Multipliez ce constat par des milliards d’unités, et la pollution devient colossale.
Des impacts environnementaux et sanitairesCes microplastiques perturbent les écosystèmes et finissent par se retrouver dans la chaîne alimentaire. Nous les respirons, nous les ingérons, et leur accumulation dans le corps humain suscite des inquiétudes croissantes.
Mais les particules plastiques ne sont pas les seules substances en cause. Les chercheurs ont également mis en évidence la libération de bisphénol B, un perturbateur endocrinien utilisé comme substitut du bisphénol A, longtemps employé avant d’être interdit dans de nombreux pays. Problème : le bisphénol B, lui aussi dangereux pour la santé, reste autorisé dans certaines régions du monde, comme aux États-Unis.
Des solutions encore à construireFaut-il pour autant arrêter de porter des masques en cas de maladie ? Non, leur utilité sanitaire n’est pas remise en question. Mais, selon Anna Bogush, cette prise de conscience doit inciter à agir : « Notre but, c’est d’améliorer les normes. On ne veut pas effrayer, mais aider. Il faut mettre en place des politiques de collecte et pousser les industriels à produire différemment ». En attendant des filières de recyclage adaptées ou des matériaux moins nocifs, un geste simple peut déjà limiter les dégâts : ne pas jeter son masque n’importe où.

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