Religions du monde

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Religions du monde episodes

  • «Le nouveau pouvoir évangélique» : un protestantisme militant à la conquête du monde ?

    Qui sont les évangéliques, qu’on estime aujourd’hui à environ 700 millions dans le monde (sur environ 2,6 milliards de chrétiens), et dont le nombre a connu un essor fulgurant à partir des années 1950 ? Comment les différents courants évangéliques nés à partir du XVIè siècle se sont-ils propagés à travers le monde pour devenir visibles et influents ? Pourquoi attirent-ils de nouveaux fidèles ? Comment leurs idées morales influencent la politique ?

    Faut-il craindre ce protestantisme de conversion, ceux qu’on appelle les « born-again » (nés de nouveau), qui s’attachent à une lecture littérale de la Bible ? Peut-on parler de « nouveau pouvoir évangélique » ?

    Autant de questions auxquelles l’historien et spécialiste du protestantisme Sébastien Fath tente de répondre dans son ouvrage très complet de 500 pages intitulé « Le nouveau pouvoir évangélique », paru aux éditions Grasset en janvier 2026.

     

    Invité en studio :

    Sébastien Fath, historien, spécialiste du protestantisme, en particulier des évangéliques, membre du Groupe Sociétés Religions Laïcités (Laboratoire de recherches du CNRS et de l’École Pratique des Hautes Études), auteur de nombreux articles et ouvrages dont « Dieu bénisse l’Amérique – la religion de la Maison Blanche » (2004, Éd. Seuil) ; « Du ghetto au réseau – Le protestantisme évangélique en France (1800 – 2005) » (2018, Éd. Labor et Fides) ; « Gospel & francophonie – une alliance sans frontières » (2016, Éd. Empreinte) ;  « Le nouveau pouvoir évangélique » (2026, éditions Grasset).

    Entretien :

    Jean-Raymond Stauffacher, secrétaire général de la Fédération protestante de France.

    49 min
  • Sarah Mullally, une femme à la tête de l’Église anglicane

    Sarah Mullally a pris ses fonctions d’archevêque de Canterbury, le 28 janvier 2026. C’est la première femme à devenir la cheffe spirituelle de l’Église d’Angleterre, siège de la Communion anglicane.

    Une Église anglicane d’une grande diversité, qui compte aujourd’hui 43 « Provinces », en communion les unes avec les autres et avec le siège de Canterbury, une sorte d’Église-mère que dirige désormais Sarah Mullally qui va résider au Palais de Lambeth, la résidence officielle de l’archevêque de Canterbury. Une Église-mère qui n’est pas hiérarchique comme le pape pour l’Église catholique, mais qui représente une autorité morale et spirituelle.

    La Communion anglicane très diverse regroupe désormais entre 85 et 100 millions de fidèles dans 165 pays, elle s'est développée aux États-Unis, en Afrique et en Asie avec l’expansion de l’Empire britannique et a essaimé dans plusieurs autres pays comme le Brésil.

    Aujourd’hui, 80% des Anglicans se situent en Afrique subsaharienne. Et la nomination de Sarah Mullally, le 3 octobre 2025 (qui a pris ses fonctions le 28 janvier), femme mariée, comme primat d’Angleterre, même si elle n’a pas d’autorité directe sur les 43 Provinces, a suscité des remous parmi les plus conservateurs du continent africain, qui ont manifesté leur désapprobation, en prenant leurs distances avec la nouvelle archevêque de Canterbury.

    Les questions qui cristallisent toutes les crispations « sont celles qui se réfèrent à la sexualité, le mariage pour tous, les bénédictions d’unions de personnes de même sexe », souligne Rémy Bethmont, professeur d’Histoire et Civilisation britanniques à l’Université Paris 8, spécialiste du paysage religieux britannique contemporain, en particulier de l’anglicanisme.

    Mais c’est aussi un réflexe contre le colonialisme dans certaines provinces anglicanes d’Afrique qui veulent faire leur propre théologie sans suivre celle des pays du Nord, fait remarquer Jack McDonald, chanoine de l’Église d’Angleterre, chef du culte anglican en Belgique, et professeur à la Faculté protestante de Bruxelles ainsi qu’à l’Université catholique de Leuven, qui travaille en particulier sur l’Afrique subsaharienne. 

     

    Invité en studio :

    • Rémy Bethmont, professeur d’Histoire et Civilisation britanniques à l’Université Paris 8, spécialiste du paysage religieux britannique contemporain, en particulier de l’anglicanisme.

    Entretien :

    • Jack McDonald, chanoine de l’Église d’Angleterre, chef du culte anglican en Belgique, et professeur à la faculté protestante de Bruxelles ainsi qu’à l’Université catholique de Leuven, qui travaille sur l’Afrique subsaharienne.

    Reportages et correspondances (reprises) : Marie Billon, Sarah Tétaud, Lucie Mouillaud.

    49 min
  • Liban: l'Institut d'Études Islamo-Chrétiennes de l’USJ, lieu de rencontre et de dialogue

    Au Liban, pays multiconfessionnel qui a subi la guerre entre 1975 et 1990 et le poids de la domination syrienne, l’Institut d’Études Islamo-Chrétiennes de l’USJ (Université Saint-Joseph de Beyrouth) fait figure d’un véritable laboratoire et d’une petite passerelle qui résiste tant bien que mal à l’instrumentalisation politique du religieux.

    Créé en 1977, en pleine guerre civile, à l’initiative de six amis, trois chrétiens et trois musulmans, cet institut avait pour but de faire connaître au plus grand nombre le christianisme et l’islam, avec l’idée que « plus on se connaît, moins on se fait la guerre ». Une passerelle indispensable aujourd'hui alors que les tensions se multiplient non seulement au Liban avec les frappes israéliennes malgré le cessez-le-feu en novembre 2024 avec le Hezbollah, mais aussi dans de nombreuses régions du monde.

    L’Institut a été rattaché à la Faculté des Sciences Religieuses de l’USJ, l’Université Saint-Joseph de Beyrouth, en 2000. Aujourd’hui, il est dirigé (depuis 2022) par l’anthropologue et théologienne Roula Talhouk et propose un cursus de Master en deux ans. 

    Un institut ouvert à tous, chrétiens, musulmans, agnostiques, non-croyants, du Liban et de l’étranger, pour comprendre qui est l’autre, basé sur un enseignement rigoureux en arabe et en français des sciences religieuses et des sciences sociales, et comprendre le fait religieux en vue de cultiver la paix, notamment au Liban, entre les différents groupes confessionnels.

     

    Intervenantes :

    • Roula Talhouk, anthropologue et théologienne, directrice de l’Institut d’Études Islamo-Chrétiennes à l’USJ, l’Université Saint-Joseph de Beyrouth au Liban
    • Loubna Haïdar, docteur en Anthropologie religieuse et enseignante à l’Institut d’Études Islamo-Chrétiennes de l’Université Saint-Joseph de Beyrouth
    • Rita Ayoub, docteur en Sciences religieuses, spécialiste en dialogue islamo-chrétien et en Communication Non Violente, enseignante à l’Institut d’Études Islamo-Chrétiennes de l’Université Saint-Joseph de Beyrouth
    • Nada Rashwani, étudiante en Master de relations islamo-chrétiennes à l’Institut d’Études Islamo-Chrétiennes de l’Université Saint-Joseph de Beyrouth.
    49 min
  • Jordanie: les chrétiens célèbrent l’Épiphanie au bord du Jourdain

    Pour les célébrations de l’Épiphanie en janvier 2026, nous nous sommes rendus sur la rive orientale du Jourdain, côté jordanien, à Al Maghtas, Béthanie au-delà du Jourdain, non loin du lieu où Jean Le Baptiste aurait baptisé Jésus, un site classé depuis 2015 au Patrimoine Mondial de l’Unesco.

    Al Maghtas, qui signifie « baptême » ou « immersion », constitue l'un des cinq sites de pèlerinages chrétiens en Jordanie. Un lieu situé à 9 km au nord de la mer Morte, qui se trouve au point le plus bas sur terre, à moins 435 mètres, mais « au plus près du ciel » selon les chrétiens. Ici, les traces de l’Ancien et du Nouveau Testament sont visibles, parmi les vestiges découverts après la signature du Traité de paix entre le Royaume hachémite de Jordanie et Israël en 1994 et le déminage opéré le long du Jourdain.

    Ce que les chrétiens appellent la « Terre Sainte » n’est donc pas seulement situé à l’ouest du Jourdain en Cisjordanie ou en Israël, mais aussi dans sa partie orientale, en Jordanie, nous disent les patriarches des Églises chrétiennes. 

    En ce vendredi 9 janvier 2026, les catholiques de toute la Jordanie se sont donné rendez-vous pour célébrer l’Épiphanie, la manifestation de Jésus aux Rois Mages, aux peuples du monde entier, et de l’Esprit Saint sous la forme d’une colombe. Une fête célébrée par tous les chrétiens. Les Grecs orthodoxes, majoritaires parmi la minorité chrétienne en Jordanie, l’ont fêtée la semaine suivante.

    Dans ce pays de quelque 12 millions d’habitants à plus de 90% musulmans, les chrétiens représentent environ 3 à 6% de la population. Un pays qui revendique une paix et une stabilité rares dans cette région secouée par les guerres et les crises, de Gaza à la Cisjordanie et Israël située juste en face du site de Béthanie au-delà du Jourdain, à la Syrie au nord.

    Ce jour-là, plus de 4 000 fidèles catholiques s’étaient rassemblés dans l’Église latine du Baptême du Seigneur pour célébrer aussi, comme tous les ans, la commémoration du baptême de Jésus Christ le 11 janvier. Reportage.

    En janvier 2024, un an et demi après les attaques du 7 octobre par le Hamas en Israël, nous étions en reportage auprès des Grecs orthodoxes de Jordanie qui célébraient l’Épiphanie au bord du Jourdain avec la présence exceptionnelle de Théophile III, le patriarche orthodoxe de Jérusalem et de toute la Palestine, alors que les populations de Gaza subissaient les bombardements par l’armée israélienne.

    Reportage en Jordanie, avec le concours du Jordan Tourism Board et de l’ambassade de Jordanie en France. Remerciements au guide conférencier francophone Shaher Abo Zaitoon.

     

    49 min
  • Intelligence artificielle: quels défis pour les religions?

    Qu’est-ce que l’Intelligence Artificielle peut apporter aux religions ? Quels sont les risques, les défis majeurs ? Comment éduquer à l’utilisation de l’IA en particulier dans le domaine des religions ? Faut-il créer des IA fermées pour chaque confession religieuse ? Autant de questions auxquelles nous tenterons de répondre avec nos invités. (Rediffusion)

    Toutes les religions sont concernées, comme le souligne Laurence Devillers dans son livre « L'IA, ange ou démon » (Éd. Cerf, 2025), « Qu’il s’agisse d’amitié, d’amour ou de politique, que ce soit à travers la nature, la religion, l’art ou l’histoire, ou encore dans nos rapports à la matière et aux objets, que ce soit dans le travail, l’éducation ou le sport, l’IA s’immisce partout et modifie notre rapport au monde. »

    Invités :

    - Laurence Devillers, professeure en intelligence artificielle à Sorbonne-Université, chercheuse au CNRS, autrice de « L’IA, ange ou démon », aux éditions du CERF (mars 2025) ; « Les robots émotionnels » (2020 – éditions de l’Observatoire)

    - Bernard Jarry-Lacombe, ingénieur, chargé de mission au sein du pôle Société de la Conférence des Évêques de France, auteur de l’ouvrage collectif « Pour un numérique au service du bien commun » (2022 - Odile Jacob)

    - Elon Cohen, représentant de l’Union mondiale juive libérale, très impliqué dans un travail spécifique sur judaïsme et numérique, judaïsme et IA.

    49 min
  • Kimbanguisme: des sources anticoloniales au culte d’aujourd’hui

    L’Église kimbanguiste est une Église indépendante africaine, de type prophétique, créée en 1921 dans le Bas Congo par le prophète Simon Kimbangu, alors que toute la région était en proie aux puissances coloniales. Il s’agissait pour Simon Kimbangu, qui était au départ un fidèle de l’Église baptiste, de placer l’homme noir au centre, de prôner son émancipation et de contester la colonisation.

    Simon Kimbangu annonce que Dieu est noir, Jésus est noir, Adam et Eve sont noirs : « L’homme noir deviendra blanc, l’homme blanc deviendra noir », cette phrase lui coûtera sa détention et la peine de mort, commuée en prison à vie. Mais pour ses fidèles, Simon Kimbangu est la première incarnation de l’Esprit Saint. Il mourra en détention 30 ans après son arrestation, à la prison de Kasombo à Lumumbashi le 12 octobre 1951.

    Peu avant l’indépendance du Zaïre en 1960, l’Église de Jésus Christ sur la Terre par son Envoyé spécial Simon Kimbangu (AJSSK) est reconnue par les autorités coloniales.

    Plus de cent ans après sa création, le kimbanguisme – qui s’appuie sur la Bible et surtout sur les récits prophétiques des successeurs de Simon Kimbangu, ses fils, petits-fils et arrière-petits-fils - revendique plus de 30 millions de fidèles dont une large majorité en République Démocratique du Congo, mais aussi en Angola, en République du Congo et en diaspora, à la faveur des mouvements et des migrations, et constitue aujourd’hui un élément dans la construction d’une identité noire.

    • Reportage en RDC à Kinshasa, de notre correspondant Pascal Mulegwa. 
    • Reportage en France auprès de la paroisse kimbanguiste de Saint-Ouen (culte célébré dans une grande salle à Fleury Mérogis au sud de Paris), de Véronique Gaymard. 

    Invité :

    Aurélien Mokoko-Gampiot, sociologue rattaché à l’Université de York au Royaume-Uni et au Groupe Société Religions et Laïcité (CNRS-EPHE). Sa thèse de doctorat : Le kimbanguisme en France : de la terre d'origine à la terre d'accueil (2003)

    À lire aussiSimon Kimbangu et les mythes fondateurs du kimbanguisme

    Livres publiés :

    • Kimbanguisme et identité noire (L’Harmattan, 2004)
    • Les kimbanguistes en France. Expression messianique d’une Église afro-chrétienne en contexte migratoire (L’Harmattan, 2010)
    • Kimbanguism: An African understanding of the Bible (Pennsylvania State University Press, 2017)

    À lire aussiÀ la Une: «Kimbangu: un grand homme, la patrie enfin reconnaissante!»

    49 min
  • Lilia Bensedrine-Thabet, le dialogue interreligieux contre l’ignorance et la peur de l’autre

    Lilia Bensedrine-Thabet a bâti sa vie dans le dialogue interreligieux, elle a baigné dans un environnement qui incarnait l’ouverture à l’autre, avec un père tunisien, musulman, sa mère française, catholique, tous deux pratiquants, qui étaient l’un des premiers couples mixtes dans la Tunisie du président Habib Bourguiba.

    Connaître l’autre dans sa culture et sa religion avec une curiosité et beaucoup de questionnements, c’est ce qui a guidé Lilia Bensedrine-Thabet tout au long de sa vie, avec cette maxime : « Ce qui nous unit est tellement plus important que ce qui nous divise ».

    Aujourd’hui, Lilia Bensedrine-Thabet est juriste, spécialiste en droit international, et titulaire d’un Master en islamologie, co-présidente du Comité pour le dialogue interreligieux et inter-convictionnel du Conseil de l’Europe.

    Depuis 2017, elle dirige le Festival Sacrées Journées de Strasbourg, né en 2011, qui invite le public à s’immerger au cœur des musiques sacrées et des spiritualités du monde, avec cette particularité : les artistes issus d’une vingtaine de pays se produisent dans les lieux de culte des uns et des autres, à la cathédrale, à la grande mosquée, à la pagode, au temple… En 2023, les Sacrées Journées se sont vu décerner le prix de la Tolérance, parrainé par la région Grand Est et la Ville de Strasbourg, en récompensant ainsi cette approche par la musique et la danse de ces rencontres et de connaissances mutuelles, pour le vivre ensemble.

    Lilia Bensedrine-Thabet s’implique aussi au sein de l’association Passe-Portes qui s’adresse aux couples mixtes par les cultures et les religions. Elle a passé sa vie à construire des ponts, entre les cultures, entre les mondes. Un parcours personnel qui l’a forgée et marquée dans cet engagement pour le dialogue interreligieux, au quotidien.

    Invitée :

    Lilia Bensedrine-Thabet, juriste, spécialiste en droit international, et titulaire d’un Master en islamologie, directrice du Festival Sacrées Journées de Strasbourg, co-présidente du Comité pour le dialogue interreligieux et inter-convictionnel du Conseil de l’Europe.

    49 min
  • Le chant grégorien : une histoire de chœurs, ouverts sur le monde

    Qu’est-ce que le chant grégorien ? Ce chant monodique en latin, lié à la liturgie et à la parole biblique de l’Église catholique romaine, s’est développé à l’époque médiévale autour du XIIIè et IXè siècles. Après un déclin progressif, il a été restauré au XIXè siècle, et aujourd’hui, il est porté par des chœurs qui le font vivre sur plusieurs continents. (Rediffusion)

    « C’est par la pratique des psaumes qu’on comprend ce chant », disait Louis-Marie Vigne, considéré comme l’un des grands maîtres contemporains du chant grégorien en France, fondateur du Chœur grégorien de Paris, il y a une cinquantaine d’années. « Ce qui m’intéresse dans le grégorien, c’est le rapport du temps à l’éternité… La modification de notre conscience du temps est une des fonctions générales de la musique, une de ses plus belles vocations. Mais le chant grégorien en fait l’expérience permanente, à travers le mélisme, c’est-à-dire une méditation sonore sur une note ».

    Nous partons à la rencontre de ce chœur grégorien de Paris, dont les choristes viennent de tous les continents et se produisent également en tournée à différents endroits du monde, et dont le chef de chœur d’hommes est malgache, et la cheffe de chœur de femmes est sud-coréenne.

     

    Invités :

    - Pierre Loiret, auteur notamment de plusieurs livres accompagnés de CDs sur le chant grégorien (« Origine, au commencement était le verbe » (Éd. Ad Caelum 2024), « Rayonnement, comme le cèdre du Liban » (Éd Caelum 2025), « Modalité, le Seigneur est ma lumière » (Éd. Ad Caelum, 2025)

    - Xavier Accart, rédacteur en chef du magazine Prier, auteur de « L’âme du grégorien, entretiens avec Louis-Marie Vigne » (Éd. du Cerf, 2025).

    49 min
  • Des rites pour la vie: des joies aux peines, comment célébrer pour les croyants et les non croyants?

    Comment réenchanter les rites, de la naissance au mariage, à la séparation ou au deuil ? Quel rituel autour d’une union «loin de l’Église» ? Que faire autour d’une euthanasie ? Quel acte rituel de réparation après un viol ? Comment célébrer pour ces joies et ces peines en dehors des sept sacrements de l’Église catholique ? Célébrer tout au long de la vie, c’est ce que propose Gabriel Ringlet, prêtre belge qui a fondé l’École des rites, en partage avec des croyants et des non-croyants.

    Invité :

    Gabriel Ringlet, prêtre et écrivain, auteur du livre paru en septembre 2025 : «Des rites pour la vie» (Éd. Albin Michel), ancien journaliste et enseignant, ancien vice-recteur à l’Université de Louvain, fondateur de l’École des Rites. 

    (Rediffusion)

    49 min
  • Juifs noirs d’Afrique : l’essor étonnant du judaïsme en Afrique subsaharienne

    Le phénomène n’est pas nouveau, mais depuis une vingtaine d’années, il est en plein essor : certains groupes en Afrique subsaharienne assurent être des descendants des Tribus perdues d’Israël, exilées vers Koush (la terre des Hébreux en Afrique) ; d’autres se sont identifiés au judaïsme par conviction, parfois par conversion personnelle, s’estimant plus proches de cette religion que du christianisme imposé par la force par le colonisateur.

    Certains ne recherchent pas la reconnaissance par Israël, d’autres au contraire la souhaitent et ne veulent plus être ignorés par les communautés juives.

    Malgré des cultures et traditions ancestrales riches liées aux ancêtres, certains de ces groupes revendiquent leur appartenance au judaïsme et parfois leur filiation au peuple juif. Un essor étonnant qui ne semble pas fléchir ni subir les conséquences de la situation à Gaza et la guerre menée par Israël.

    Reportages d’illustrations en Côte d’Ivoire, au Kenya, en France, entretiens et décryptages avec les chercheurs Edith Bruder et Daniel Dossou.

     

    Intervenants :

    - Dr Edith Bruder, anthropologue et historienne, chercheuse associée à la School of Oriental and African Studies (University of London) au CNRS (France), à UNISA (University of South Africa) et Senior Research Fellow à ISGAP, New York. Elle est la présidente-fondatrice de The International Society for the Study of African Jewry- ISSAJ.

    Elle est l'auteure de divers articles scientifiques et ouvrages tels que The Black Jews of Africa, History, Identity, Religion (Oxford University Press, 2008 et 2012) ; Black Jews, Les Juifs noirs d'Afrique et le mythe des Tribus perdues (Albin Michel 2014) ; Juifs d'ailleurs. Diasporas oubliées, identités singulières (Albin Michel 2020 ; Jews from Elsewhere, Forgotten Diasporas, Singular Jewish Identities (Oxford University Press, 2026), ainsi que de Histoire des relations entre les Juifs et les Noirs- De la Bible à Black Lives Matter (Albin Michel 2023).

    - Daniel Dossou, docteur en Histoire internationale, Graduate Institute – Institut de Hautes Études internationales et du développement (IHEID), il vient de terminer sa thèse en Histoire internationale au Geneva Graduate Institute (IHEID), intitulée : «Being Black and Jewish in Côte d'Ivoire and Kenya : Histories, Communities, and Life Stories» (Être noir et juif en Côte d’Ivoire et au Kenya : histoires, communautés et vies).

    Reportage en Côte d’Ivoire / Benoît Almeras

    Entretien au Kenya avec le Dr Silverstein (cardiologue, ex-chef de la synagogue de Nairobi, il a joué un grand rôle dans l'intégration des Noirs convertis dans la Nairobi Hebrew Congregation. / Gaëlle Laleix

    Entretien en France avec Hortense Bilé, présidente de l’association Am Israël Farafina (association multiculturelle juive de France, qui regroupe notamment des juifs noirs d’origine africaine et antillaise).

    49 min

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