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Or
« Ça chauffe entre la France et l’Algérie », s’exclame le site d’information Afrik.com. « Les relations diplomatiques entre les deux pays sont une nouvelle fois tendues à la suite de l’annonce, avant-hier, par le ministre français des Affaires étrangères, Jean-Noël Barrot, de l’adoption d’une mesure de restriction sur l’octroi de visas. Cette décision a suscité une vive réaction du gouvernement algérien, qui a exprimé son étonnement par la voix de son ministère des Affaires étrangères. Selon Alger, aucune communication préalable n’avait été faite concernant ces mesures, alimentant ainsi un sentiment de méfiance ».
Une affaire qui survient, rappelle Afrik.com, « alors que les relations entre les deux pays sont marquées par une série de tensions, notamment liées à des différends politiques et mémoriels qui perdurent depuis des décennies. Parmi les sujets sensibles figurent la question des archives de la guerre d’indépendance, la restitution des biens confisqués aux Algériens durant la colonisation, ainsi que la reconnaissance par la France des crimes coloniaux. L’Algérie réclame également des réparations pour les essais nucléaires français menés sur son sol ».
Et l’année dernière, relève encore le site, « les relations franco-algériennes se sont encore détériorées après la reconnaissance par Paris de la souveraineté marocaine sur le Sahara Occidental ».
Rajoutons à cela l’emprisonnement en Algérie de l’écrivain franco-algérien Boualem Sansal, actuellement en grève de la faim. Et le récent attentat de Mulhouse, dont l’auteur, un ressortissant algérien, avait fait l’objet de plusieurs ordres de quitter le territoire français, tous refusés par Alger.
L’Algérie « étonnée »Résultat, donc, la France a haussé le ton avec les restrictions de visas…
Et pour sa part, « L’Algérie met en garde la France », constate le site algérien TSA. « La crise se complique sérieusement entre Alger et Paris. Le gouvernement algérien a exprimé hier son “étonnement“ quant à cette annonce de “mesures de restriction de circulation et d’accès au territoire français prises à l’encontre de ressortissants algériens titulaires de documents de voyage spéciaux les exemptant de formalités de visas“. Le gouvernement algérien a indiqué qu’il n’a été “aucunement informé“ de cette décision “comme le commandent les dispositions de l’article 8 de l’accord algéro-français en matière d’exemption réciproque de visas pour les détenteurs de passeports diplomatiques ou de service“ ».
Le site ObservAlgérie rapporte pour sa part cet autre commentaire des autorités d’Alger : « l’Algérie est manifestement devenue l’enjeu de querelles politiques intra françaises où tous les coups bas politiciens sont permis dans le cadre d’une compétition, dont l’extrême-droite est l’instigateur, le référant et le donneur d’ordres ».
Coup de barre à droite…En effet, commente Ledjely en Guinée, « en France, les propos chocs et les discours martiaux contre l’Algérie, renvoient à une certaine fermeté plutôt appréciée des électeurs de droite et d’extrême droite ». Et« à la veille d’une élection présidentielle française plutôt ouverte, on sent les dirigeants politiques de droite se positionner. (…) Les ministres de l’Intérieur, Bruno Retailleau, et de la Justice, Gérald Darmanin, font partie de ceux qui attisent les flammes, affirme encore Ledjely, n’hésitant pas à extrapoler, à user de surenchère verbale. Mais ils le font davantage parce que leur existence et leur triomphe politique en dépendent. (…) Cynisme politique oblige, ces passes d’armes entre Paris et Alger sont même une aubaine pour les uns et les autres. Ils leur servent d’occasion de démontrer leur autorité, leur virilité ».
Le bout du tunnel est loin…Alors, « Paris-Alger : l’idylle brisée ? », s’interroge Le Matin d’Algérie qui constate que oui, « tant va la cruche à l’eau qu’à la fin elle se casse. (…) L’atmosphère est lourde entre Paris et Alger. Le “couple“ que les présidents Macron et Tebboune ont tenté de construire depuis 2020, censé instaurer une relation bilatérale durable et apaisée, est plus que jamais en péril. (…) Qui osera faire le premier pas pour amorcer la désescalade ? », s’interroge encore Le Matin d’Algérie. « Si à Alger, personne ne peut oser moufter pour ramener le calme, à Paris, ce n’est pas mieux. Les rares politiques ou intellectuels appelant à cesser la guerre des petites phrases contre l’Algérie pour passer à des questions plus sérieuses sont blacklistés par les médias, voire étouffés par le vacarme des va-t-en-guerre contre l’Algérie. Visiblement, la perspective du reflux de la crise est loin d’advenir. À Alger comme à Paris, les motifs pour accentuer la brouille et nourrir le ressentiment ne manquent pas ».
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« Ça chauffe entre la France et l’Algérie », s’exclame le site d’information Afrik.com. « Les relations diplomatiques entre les deux pays sont une nouvelle fois tendues à la suite de l’annonce, avant-hier, par le ministre français des Affaires étrangères, Jean-Noël Barrot, de l’adoption d’une mesure de restriction sur l’octroi de visas. Cette décision a suscité une vive réaction du gouvernement algérien, qui a exprimé son étonnement par la voix de son ministère des Affaires étrangères. Selon Alger, aucune communication préalable n’avait été faite concernant ces mesures, alimentant ainsi un sentiment de méfiance ».
Une affaire qui survient, rappelle Afrik.com, « alors que les relations entre les deux pays sont marquées par une série de tensions, notamment liées à des différends politiques et mémoriels qui perdurent depuis des décennies. Parmi les sujets sensibles figurent la question des archives de la guerre d’indépendance, la restitution des biens confisqués aux Algériens durant la colonisation, ainsi que la reconnaissance par la France des crimes coloniaux. L’Algérie réclame également des réparations pour les essais nucléaires français menés sur son sol ».
Et l’année dernière, relève encore le site, « les relations franco-algériennes se sont encore détériorées après la reconnaissance par Paris de la souveraineté marocaine sur le Sahara Occidental ».
Rajoutons à cela l’emprisonnement en Algérie de l’écrivain franco-algérien Boualem Sansal, actuellement en grève de la faim. Et le récent attentat de Mulhouse, dont l’auteur, un ressortissant algérien, avait fait l’objet de plusieurs ordres de quitter le territoire français, tous refusés par Alger.
L’Algérie « étonnée »Résultat, donc, la France a haussé le ton avec les restrictions de visas…
Et pour sa part, « L’Algérie met en garde la France », constate le site algérien TSA. « La crise se complique sérieusement entre Alger et Paris. Le gouvernement algérien a exprimé hier son “étonnement“ quant à cette annonce de “mesures de restriction de circulation et d’accès au territoire français prises à l’encontre de ressortissants algériens titulaires de documents de voyage spéciaux les exemptant de formalités de visas“. Le gouvernement algérien a indiqué qu’il n’a été “aucunement informé“ de cette décision “comme le commandent les dispositions de l’article 8 de l’accord algéro-français en matière d’exemption réciproque de visas pour les détenteurs de passeports diplomatiques ou de service“ ».
Le site ObservAlgérie rapporte pour sa part cet autre commentaire des autorités d’Alger : « l’Algérie est manifestement devenue l’enjeu de querelles politiques intra françaises où tous les coups bas politiciens sont permis dans le cadre d’une compétition, dont l’extrême-droite est l’instigateur, le référant et le donneur d’ordres ».
Coup de barre à droite…En effet, commente Ledjely en Guinée, « en France, les propos chocs et les discours martiaux contre l’Algérie, renvoient à une certaine fermeté plutôt appréciée des électeurs de droite et d’extrême droite ». Et« à la veille d’une élection présidentielle française plutôt ouverte, on sent les dirigeants politiques de droite se positionner. (…) Les ministres de l’Intérieur, Bruno Retailleau, et de la Justice, Gérald Darmanin, font partie de ceux qui attisent les flammes, affirme encore Ledjely, n’hésitant pas à extrapoler, à user de surenchère verbale. Mais ils le font davantage parce que leur existence et leur triomphe politique en dépendent. (…) Cynisme politique oblige, ces passes d’armes entre Paris et Alger sont même une aubaine pour les uns et les autres. Ils leur servent d’occasion de démontrer leur autorité, leur virilité ».
Le bout du tunnel est loin…Alors, « Paris-Alger : l’idylle brisée ? », s’interroge Le Matin d’Algérie qui constate que oui, « tant va la cruche à l’eau qu’à la fin elle se casse. (…) L’atmosphère est lourde entre Paris et Alger. Le “couple“ que les présidents Macron et Tebboune ont tenté de construire depuis 2020, censé instaurer une relation bilatérale durable et apaisée, est plus que jamais en péril. (…) Qui osera faire le premier pas pour amorcer la désescalade ? », s’interroge encore Le Matin d’Algérie. « Si à Alger, personne ne peut oser moufter pour ramener le calme, à Paris, ce n’est pas mieux. Les rares politiques ou intellectuels appelant à cesser la guerre des petites phrases contre l’Algérie pour passer à des questions plus sérieuses sont blacklistés par les médias, voire étouffés par le vacarme des va-t-en-guerre contre l’Algérie. Visiblement, la perspective du reflux de la crise est loin d’advenir. À Alger comme à Paris, les motifs pour accentuer la brouille et nourrir le ressentiment ne manquent pas ».
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