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Or


L’Ukraine fait face depuis deux ans à la guerre, suite à l’invasion de son territoire par la Russie. Les églises orthodoxes elles aussi subissent les conséquences de cette guerre qui a véritablement commencé, il y a 10 ans, après la révolution de Maïdan (après le refus du président Viktor Ianoukovitch de signer l’accord d’association avec l’Union européenne, préférant se rapprocher de Moscou), les annexions de la Crimée et des territoires de l’Est par la Russie. (Rediffusion)
Comment faire nation lorsque le pays voisin nie son existence ? L’Ukraine revendique sa langue, son identité, et aussi son église orthodoxe indépendante de Moscou.
En Ukraine, deux églises orthodoxes se font face : l’église orthodoxe ukrainienne affiliée au patriarcat de Moscou et l’église orthodoxe d’Ukraine, qui a obtenu son autocéphalie en 2019.
Alors que le patriarche orthodoxe de Moscou, Cyrille, soutient ouvertement l’invasion russe depuis le début de la guerre, les autorités ukrainiennes considèrent l’église orthodoxe ukrainienne affiliée au Patriarcat de Moscou comme un fer de lance des services de renseignement russes et d’une doctrine agressive du monde russe.
Avec la guerre, de nombreuses paroisses de l’église orthodoxe ukrainienne liée au patriarcat de Moscou sont passées du côté de l’église d’Ukraine. Le métropolite Onuphre s’est lui aussi distancé des positions bellicistes de son supérieur Cyrille et a condamné la guerre.
Les autorités ukrainiennes veulent désormais que les églises ukrainiennes qui dépendent encore du patriarcat Moscou rompent totalement leurs liens avec la Russie. Une loi en ce sens est en préparation à la Rada, le Parlement ukrainien. Reportage et témoignages recueillis à Kiev.
Émission initialement diffusée en février 2024.
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Les députés français examinent un projet de loi sur l’aide active à mourir. Un projet qui va trop loin pour les uns, qui craignent la légalisation d’une aide à mourir, et pas assez loin pour d’autres, favorables à l’euthanasie. Avec le projet de loi sur « l’aide active à mourir » en cours d’examen en France, c’est un changement sociétal qui s’annonce : ni euthanasie ni suicide assisté, on se trouverait entre les deux, avec une partie du texte sur le développement des soins palliatifs, et l’autre qui sera très débattue sur l’aide active à mourir.
Des mots froids, dans un texte de loi, lorsque la réalité au contact des personnes qui souffrent est complexe et sensible.
Comment accompagner dignement ces personnes comme celles qui souffrent de la maladie de Charcot, qui se termine inexorablement par l’étouffement, ou d’autres maladies comme les cancers ou des accidents qui entraînent d’atroces souffrances ?
À quel dilemme les soignants sont-ils confrontés, comment les confessions religieuses, notamment l’Église catholique, appréhendent-elles ces situations, quand il s’agit de la mort ?
Notre reporter Maxime Grember s’est rendu dans le Centre hospitalier de Roubaix dans le nord de la France, et en Belgique auprès d’accompagnateurs spirituels, pays où la loi sur l’euthanasie est entrée en vigueur en 2002, il y a tout juste 22 ans.
Reportage au Centre Hospitalier de Roubaix / Maxime Grember
- Dr Katia Hebbar-Savean, responsable du service des soins palliatifs
- Dr François Guillemot, gastro-entérologue à la retraite
- Remerciements : Bernard Avril.
Projet de loi relatif à l’accompagnement des malades et de la fin de vie
Entretien avec Mgr Vincent Jordy, évêque de Tours, vice-président de la CEF (Conférence des Evêques de France), un des porte-paroles de la CEF sur la fin de vie.
Reportage en Belgique auprès d’accompagnateurs spirituels / Maxime Grember
- Marie-Thérèse Hautier, accompagnatrice spirituelle aux Cliniques Universitaires Saint-Luc de Bruxelles
- Gabriel Ringlet, prêtre catholique, accompagnateur spirituel, écrivain, théologien, auteur de « Vous me coucherez nu sur la terre nue. L’accompagnement spirituel jusqu’à l’euthanasie », Albin Michel
Loi belge sur le site de l’ADMD Belgique (Association pour le droit de mourir dans la dignité).
Alors que la France se prépare à accueillir les Jeux olympiques, nous nous interrogeons sur le rapport au corps dans les différentes traditions religieuses. Que disent les trois religions monothéistes, le christianisme, le judaïsme et l’islam ? Et comment ces religions s’inscrivent dans ce rendez-vous des Jeux olympiques ?
Le livre publié en avril 2024, Le Dieu du sport, les trois monothéismes, aux éditions du Cerf, s’articule autour de trois chapitres : judaïsme, christianisme, islam, sans pour autant émettre de comparaisons. Avec trois auteurs qui s’expriment surtout de façon personnelle : Marc-Alain Ouaknin pour le judaïsme, Emmanuel Falque pour le christianisme et Ghaleb Bencheikh pour l’islam.
► En début d'émission, reportage au stade Pierre de Coubertin pour une rencontre auprès de jeunes chrétiens, d'anciens athlètes de haut niveau et de responsables d'églises, engagés dans le sport.
La religion bahaïe a été fondée au XIXè siècle en Perse, l’Iran d’aujourd’hui. La foi bahaïe prône la tolérance, la justice sociale, l’égalité entre les hommes et les femmes, l’unicité de Dieu. Les bahaïs ont toujours été persécutés en Iran, de manière codifiée après la révolution islamique de 1979. Dans son dernier rapport paru en avril 2024, l’organisation de droits humains Human Rights Watch désigne ces persécutions comme constitutifs de crimes contre l’humanité.
Aujourd’hui les bahaïs sont présents sur tous les continents, l’Afrique, l’Asie, l’Océanie, l’Amérique, l’Europe, l’éducation est une des valeurs centrales de leur religion en vertu de laquelle ils prônent un message de paix et de fraternité entre tous les êtres humains.
Invités en studio :
- Hamdam Nadafi, directrice du Bureau des Affaires extérieures des bahaïs de France.
- Hiram Bouteillet, membre du Bureau des Affaires extérieures des bahaïs de France.
Intervenant :
- Ahmed Benchemsi, porte-parole et directeur de la communication de Human Rights Watch (HRW) pour la région Moyen-Orient et Afrique du Nord.
- Rapport de HRW publié le 1/04/2024 : « La botte sur mon cou : le crime de persécution des autorités iraniennes contre les bahaïs en Iran »
Comment naissent les innovations religieuses ? Comment le monothéisme est-il devenu une innovation, notamment dans la religion juive, qui a pu induire un changement de société ? Et comment expliquer qu’un courant juif très minoritaire à l’époque soit devenu un groupe dominant, celui des chrétiens, entre le IIè et le IVè siècle de notre ère ?
Cette évolution a été provoquée par plusieurs crises qui ont constitué des éléments déclencheurs, nous dit l’anthropologue Dominique Desjeux, dans son livre « Le marché des dieux ». L’auteur parcourt plusieurs siècles d’histoire sous le prisme de la sociologie pour analyser la naissance de ces innovations religieuses, du judaïsme au christianisme et leur développement autour de la Méditerranée.
Invité :
- Dominique Desjeux, anthropologue, professeur émérite à l’Université Paris-Cité Sorbonne SHS, auteur de : « Le marché des dieux. Comment naissent les innovations religieuses. Du judaïsme au christianisme » (éditions Puf, 2022).
Des femmes pasteures qui exercent dans différentes églises protestantes en France et sur le continent africain présentent une Bible commentée « par et pour » les femmes d’Afrique. L’édition dans sa version en français est le fruit d’un travail collectif entre protestants et catholiques, conçue par des femmes. L’ouvrage encourage à l’autonomisation des femmes et permet de s’éloigner d’un regard uniquement occidental de la Bible.
Cette Bible est surtout enrichie de 52 thématiques sur des préoccupations de la vie quotidienne, parfois difficiles à aborder sur le continent africain entre hommes et femmes et au sein des églises, comme l’héritage, le veuvage, le viol, les mutilations génitales, l’homosexualité ou la polygamie.
L’est de la République Démocratique du Congo est en proie à des conflits meurtriers depuis plus de 30 ans, qui ont fait plusieurs dizaines de milliers de morts et des millions de déplacés, même s’il est difficile d’obtenir des chiffres fiables. La situation ne cesse de se dégrader depuis la fin des années 1990, notamment avec l’avancée de plusieurs dizaines de milices et de mouvements armés dont le M23, accusé d’être soutenu par le Rwanda voisin, dans une vaste région convoitée pour ses ressources minières et agricoles, minée par les conflits ethniques et fonciers, où l’État est quasiment absent.
Comment continuer à vivre, à espérer, à résister et à croire dans ces conditions de violence ? Comment les femmes qui sont exposées en particulier aux violences sexuelles arrivent-elles à se projeter dans un avenir pourtant incertain ? Quel rôle de la religion, de la foi pour tenir dans ces conditions extrêmes ?
Invitée en studio :
- Marie Desanges Kavene, originaire de Butembo, religieuse congolaise de la congrégation des Sœurs Servites de Marie, professeure invitée et associée au Département de recherche de théologie pratique et pastorale des facultés Loyola à Paris, auteure de « Femmes dans la guerre au Nord-Kivu (RDC), Résilience et foi chrétienne pour que la vie continue » (Éditions Karthala, 2023).
Interviews :
- Léonard Santedi, prêtre de l’archidiocèse de Kinshasa en RDC et recteur de l’Université catholique de Kinshasa
- Rose Kahambu Tuombeane, co-fondatrice de l’association DYFEGOU (Dynamique des Femmes pour la bonne Gouvernance), militante pour la paix et pour les droits des femmes, basée à Butembo dans le Nord-Kivu.
- Correspondance de Coralie Pierret à Goma.
L’ayahuasca est un breuvage hallucinogène utilisé dans les sociétés amérindiennes d’Amazonie par les chamanes guérisseurs des corps et des âmes. Au Gabon, c’est la racine de l’iboga qui est consommée dans les rites d’initiation bwiti. Des breuvages et poudres que certains Occidentaux consomment dans des quêtes de développement personnel, avec un essor du « tourisme chamanique » depuis les années 1960. (Rediffusion)
Avec le commissaire de l’exposition « Visions Chamaniques » au Musée du Quai Branly à Paris, nous vous proposons un parcours centré sur les populations Shipibo-Konibo en Amazonie péruvienne, jusqu’à la globalisation de l’ayahuasca auprès des Occidentaux à partir des années 1960, un phénomène qui s’est aussi développé au Gabon avec l’iboga.
Invité : David Dupuis, anthropologue, commissaire de l’exposition « Visions chamaniques » au Musée du Quai Branly (du 14/11/2023 au 26/05/2024).
Reportage au Gabon sur l’iboga - Yves-Laurent Goma.
Extraits du documentaire de Vincent Gallet intitulé « Onanyati, art visionnaire sacré d’Amazonie ».
À Jérusalem, berceau des trois religions du livre, le judaïsme, le christianisme et l’islam, un lieu cristallise toutes les tensions politiques et religieuses : les musulmans l’appellent l’Esplanade des Mosquées, avec le Dôme du Rocher d’où le prophète s’éleva au ciel et au sud, la mosquée Al Aqsa, troisième lieu saint de l’islam. Les juifs nomment cette esplanade le Mont du Temple, où était érigé le second temple bâti par Salomon, détruit en 70 A.-C., dont il reste en contrebas une partie du mur d’enceinte, le Mur des Lamentations.
Depuis la Guerre des Six jours en 1967, un statu quo précaire régit l’Esplanade des Mosquées, mais ces règles sont de plus en plus remises en question et l’accès aux lieux de culte est de plus en plus restreint, des tensions exacerbées dans le contexte de la guerre à Gaza.
Invité en studio :
- Vincent Lemire, professeur à l’Université Paris-Est - Gustave-Eiffel à Marnes-la-Vallée, ancien directeur du Centre de recherche français à Jérusalem, auteur de « Au pied du Mur, vie et mort du quartier des maghrébins de Jérusalem, 1187-1967 » (Éd. du Seuil, janvier 2022), « Histoire de Jérusalem » (Éd. Les Arènes, 2022)
Archives sonores de nos correspondants et envoyés spéciaux permanents à Jérusalem.
La Jordanie mise sur sa diplomatie et sur la promotion du dialogue interreligieux comme vecteurs de paix et de stabilité, alors que la guerre à Gaza fait craindre un embrasement régional, après les massacres perpétrés par le Hamas le 7 octobre 2023 et les opérations militaires meurtrières lancées par l’armée israélienne qui ont fait des milliers de morts. Depuis la création de l’État d’Israël en 1948, la dynastie hachémite revendique aussi son rôle de gardienne des lieux saints musulmans et chrétiens de Jérusalem.
Ce pays de 11 millions d’habitants compte plusieurs millions de réfugiés palestiniens mais aussi de nombreux Irakiens et Syriens. Plus de 90% de la population jordanienne est musulmane, l’islam est religion d’État. Le royaume s’appuie notamment sur le dialogue interreligieux avec les minorités chrétiennes qui représentent entre 4 et 6% des habitants pour promouvoir une certaine stabilité. Rencontres et reportage à Amman.
Reportage à Amman :
Rencontres avec :
- Renée Hattar, directrice du RIIFS (Royal Institute for Inter Faith Studies), Institut Royal d’Etudes Interreligieuses, fondé en 1994
- Aïcha Lahdhiri, professeure de Philosophie islamique médiévale, chercheuse au RIIFS (Institut Royal d’Études Interreligieuses)
- Hassan Abu Arqoub, docteur en Études islamiques, mufti auprès du ministère des Affaires religieuses de l’État jordanien
- Ibrahim Dabbour, prêtre orthodoxe, secrétaire général du Conseil des églises chrétiennes de Jordanie
- Rifat Bader, prêtre catholique, curé de l’Église du Sacré Cœur à Amman en Jordanie, directeur du Centre catholique des études et des médias et fondateur du site abouna.org.
- Firas Malkawi, guide touristique jordanien.
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Religions du monde traite de l’actualité des religions et croyances autour du monde, de sujets de société, la recherche spirituelle, la religion sur Internet, les pratiques religieuses... Des…

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